Hey, this is John Lee Dumas from Entrepreneurs on Fire and you are listening to L'Académie du Podcast with Marco Bernard. You must be prepared to ignite.
Vous désirez amener votre entreprise à un autre niveau, vous démarquer et créer du contenu différent et original. L'Académie du podcast est l'outil qu'il vous faut. Marco Bernard est l'expert qui a formé le plus grand nombre d'entrepreneurs francophones à démarrer leur propre podcast sur la planète. Il vous enseigne les détails du podcasting en profondeur et partage avec vous les secrets des podcasteurs qui ont du succès. Bienvenue sur l'Académie du podcast. Voici votre hôte, Marco Bernard.
Salut tout le monde et bienvenue dans cet épisode trente-cinq de l'Académie du podcast, le seul podcast dédié à l'industrie francophone du podcasting. Que vous soyez en train de penser à lancer un podcast ou que vous soyez déjà un podcasteur expérimenté, vous y trouverez une foule d'informations et d'inspirations pour amener votre podcast à un autre niveau.
On me dit souvent qu'il faut être extraverti pour animer un podcast, qu'on doit bien s'exprimer. J'aimerais qu'on discute de ce concept aujourd'hui pour voir si ça tient la route. Il y a beaucoup de gens qui pensent qu'on doit être un extraverti pour être capable de lancer un podcast, d'avoir du succès et d'être à l'aise à l'animer.
La semaine dernière, sur l'Accélérateur, l'autre podcast que j'anime, j'ai parlé de la relation que j'ai avec Kim, en lien avec une entrevue que je lui ai accordée. Kim a lancé une émission de radio sur une radio communautaire à Québec il y a près de deux ans, et elle l'anime de façon hebdomadaire depuis. Elle a dû vraiment se battre tout au long de sa vie, et c'est un défi de tous les jours pour elle. Malgré tout ça, elle a quand même décidé de lancer son émission de radio.
Ça m'a donné l'idée de parler de ça, parce qu'il y a beaucoup de gens qui viennent vers moi et qui me disent : moi, je ne suis pas un extraverti, je suis un introverti, donc j'ai plus de difficultés à communiquer avec les gens, et ça va être plus complexe pour moi de lancer un podcast. Je veux donc tester introverti versus extraverti, pour voir ce qui tient la route et ce qui va faire en sorte que vous allez pouvoir vous démarquer avec votre podcast, qu'on soit introverti ou extraverti. C'est de ça dont on va parler aujourd'hui. Mais avant toute chose, je veux vous faire une petite invitation toute spéciale qui aura lieu la semaine prochaine, et on se reparle tout de suite après.
Souvent, les gens me demandent ce que ça rapporte de faire un podcast. Je leur réponds que d'abord, c'est une façon de créer du contenu, comme à l'écrit et comme à la vidéo, mais dans un mode beaucoup plus efficace en termes de temps et d'engagement des auditeurs. Mais quand on me demande si ça me rapporte sur le plan financier, je leur dis que j'ai généré cinquante-six mille cent trente-et-un dollars sans rien avoir à vendre sur mon site, ni aucun commanditaire, et ce, dans les douze premiers mois d'existence de l'Accélérateur. Les gens me demandent vraiment comment j'ai pu faire ça.
J'ai donc mis sur pied un webinaire qui divulgue en détail le parcours complet que j'ai fait pour y arriver et comment vous pouvez y arriver, vous aussi. Je vous invite donc spécialement, chers auditeurs, à ce webinaire qui se tiendra prochainement. Vous pouvez vous inscrire gratuitement au marcobernard.ca/56131. Au plaisir de vous voir là-bas.
Oui, cette invitation spéciale va apporter beaucoup de valeur, je pense, aux gens qui hésitent encore à lancer un podcast. Et si vous animez déjà un podcast en ce moment, mais que vous n'avez pas beaucoup de résultats, je pense que ce webinaire va vous apporter certaines réponses en lien avec l'activité de votre podcast.
Donc aujourd'hui, on parle introverti versus extraverti, à savoir qui va pouvoir obtenir le maximum de résultats, le maximum de succès avec un podcast. Est-ce que c'est plus pour un type de personne que l'autre? D'abord, un extraverti, on sait, c'est quelqu'un qui va naturellement vers les gens et qui va généralement parler plus que les autres. C'est surtout quelqu'un qui va libérer ses émotions assez facilement, qui va s'exprimer librement sur le plan de ses émotions, mais aussi de ses opinions. Il n'aura pas nécessairement de barrières dans l'expression de ses opinions et de ses émotions lorsqu'il s'adresse aux gens.
La question qu'il faut se poser, c'est : est-ce que c'est le podcast qui déclenche ça? Moi, je pense que la réponse, c'est pas vraiment, parce que cette personne-là, à la base, est déjà comme ça. Le podcast ne va pas nécessairement l'aider à libérer ses émotions ou à s'exprimer de meilleure façon. C'est déjà quelqu'un qui fait ça dans la vie de tous les jours. Pour eux, le podcast devient souvent un véhicule qui va favoriser la façon dont ils vont s'exprimer et faire passer leur message.
C'est donc simplement une méthode supplémentaire pour eux de communiquer, puisqu'ils ont déjà cette facilité-là. La problématique, par contre, lorsque ces gens-là animent des podcasts, c'est que ce sont souvent des gens qui parlent beaucoup. Ça veut dire que, des fois, le contenu n'est pas toujours pertinent. Comme ils ont la parole facile, ils vont avoir tendance à étirer un peu la sauce lorsqu'ils abordent un contenu dans un épisode, et il va peut-être y avoir des longueurs.
Ce sont souvent aussi des gens qui vont manquer un peu de rigueur dans la planification de leurs épisodes. Une fois que le podcast est lancé et qu'on a quelques épisodes derrière la cravate, on tombe un peu dans la facilité. La planification de nos épisodes prend moins de temps et on y met peut-être un peu moins d'attention. Comme ces gens-là s'expriment de belle façon, s'ils manquent de rigueur dans leur planification, ils vont compenser en agrémentant le tout et en ajoutant certaines parties à leurs épisodes pour remplir le temps normalement utilisé.
Ça donne souvent des épisodes avec des longueurs. Ce sont aussi des gens qui n'auront aucune difficulté à trouver énormément de sujets différents pour leurs épisodes, même à la toute dernière minute. Des fois, ils vont préparer un épisode la veille ou la journée même de la diffusion, et ce ne sera pas une corvée pour eux de trouver un sujet. Ils ont cette facilité de trouver des sujets de discussion, que ce soit dans la vie de tous les jours, devant un micro pour animer un podcast ou devant une caméra, par exemple sur des chaînes YouTube.
De la façon que je vois ça, pour les extravertis, le podcast va plus souvent qu'autrement leur servir de véhicule supplémentaire. Et si les extravertis s'en servent de la bonne façon, ils vont améliorer leur rigueur dans la façon de préparer leurs épisodes, leur contenu et de structurer les communications qu'ils ont avec leur réseau. Utilisé de la bonne façon, ça va faire en sorte qu'ils vont être un peu plus tight dans la façon dont ils livrent leur contenu. Excusez l'anglicisme, mais c'est vraiment la meilleure expression que j'ai trouvée pour exprimer ce que je veux dire.
Ils vont devenir plus concis, plus précis dans la façon dont ils livrent leur contenu, parce qu'ils vont pouvoir développer cette rigueur-là, cette facilité à planifier les épisodes, mais surtout à le faire de la bonne façon et de façon structurée.
Du côté de l'introverti, comment ça fonctionne? Évidemment, c'est quelqu'un d'un peu plus timide, un peu plus replié sur lui-même. Ce n'est pas nécessairement quelqu'un qui va aller vers les autres dans les cinq à sept. Ça va souvent être quelqu'un qui va vouloir se rendre dans un cinq à sept avec quelqu'un qu'il connaît déjà. Souvent, ces gens-là n'accepteront pas de se présenter dans un cinq à sept sans être arrivés avec quelqu'un ou sans qu'une personne qu'ils connaissent soit déjà sur place.
Ce ne sont pas des gens qui vont au-devant des coups, ni nécessairement des gens communicatifs. Ils vont plutôt être discrets en foule. Souvent, ce sont des gens qui manquent d'assurance ou d'audace. Qu'est-ce que le podcast va faire pour eux?
La question qu'il faut se poser, encore une fois, c'est : est-ce que c'est le podcast qui déclenche tout ça chez l'introverti, ou est-ce que l'introverti est déjà comme ça à la base? Le podcast, la seule chose qu'il va faire, c'est devenir un prétexte pour cette personne introvertie pour communiquer avec les gens, vaincre un peu cette timidité-là et laisser transparaître son message.
Ça va leur donner un véhicule supplémentaire et favoriser la communication avec leur réseau. Il y a plusieurs académiciens dans l'Académie du podcast qui sont des gens introvertis et qui se servent de ça pour porter leur message, pour que les gens entendent enfin le message qu'ils ont à porter. Chose qu'ils ont de la difficulté à faire, par exemple, dans des rencontres d'affaires ou en conférence. Ils ont de la difficulté à laisser sortir leur message, leur authenticité, leur personnalité.
Alors souvent, ils vont se servir du podcast pour être capables de faire ça. Oui, il va y avoir un peu de syndrome de l'imposteur au début. Très souvent, ces gens-là vont le vivre, parce qu'ils vont se demander s'ils méritent d'avoir de l'attention, s'ils méritent d'avoir des auditeurs sur leur podcast.
Parfois, ils vont faire l'erreur d'être trop détaillés dans leur préparation d'épisodes. Complètement l'opposé de ce qu'on voit avec les extravertis, en fait. On va avoir droit à un contenu ultra préparé lorsqu'on va voir ce que ces gens-là font. Ça va faire en sorte, des fois, que les gens vont trouver que ça manque un peu de spontanéité, un peu de naturel dans ces épisodes-là. Ils vont peut-être aussi avoir un peu de difficulté à trouver des sujets, contrairement aux extravertis.
Par contre, dans la livraison de leur contenu, ce sont des gens qui vont être extrêmement concis, qui vont apporter beaucoup de valeur en très peu de temps. Si on compare un épisode de vingt minutes fait par un extraverti et un épisode de vingt minutes fait par un introverti, souvent, l'introverti va nous livrer énormément de valeur. Celui de l'extraverti va peut-être être un peu plus léger en termes de valeur, mais parfois un peu plus intéressant à écouter, parce qu'il va y avoir plein d'histoires.
La question qu'il faut se poser, à la fin, c'est : est-ce que l'auditeur va préférer écouter quelque chose d'agréable avec un peu moins de valeur, ou quelque chose de beaucoup plus tight, beaucoup plus précis dans la livraison, mais peut-être un peu moins naturel, un peu moins intéressant au final, parce qu'il y a moins d'histoires? Parce que cette personne-là, à la base, ce n'est pas naturel chez elle de raconter des histoires, de prendre le plancher et de parler pendant plusieurs minutes sans qu'il y ait nécessairement de structure derrière. Ce sont les comparaisons qu'on peut faire entre un extraverti et un introverti.
La question qu'il faut se poser, c'est : lorsqu'on est un introverti, est-ce qu'on peut développer avec le temps cette facilité à raconter des histoires, à devenir plus à l'aise à communiquer avec son auditoire, pour devenir de plus en plus intéressant au fur et à mesure qu'on livre notre contenu? Et je pense que la réponse est oui.
Je peux vous dire une chose : reculez dans les premiers épisodes de L'Accélérateur, qui ont été enregistrés à l'été 2017. Écoutez les épisodes un à dix, par exemple, et prenez un épisode solo où il n'y a pas d'invités, parce que ça va vous donner une encore meilleure idée. Puis écoutez les épisodes d'aujourd'hui, autant sur L'Accélérateur que sur L'Académie du podcast. Vous allez vous rendre compte que, derrière le micro, je suis beaucoup plus à l'aise. Oubliez tout l'aspect technique, oubliez que le son est peut-être meilleur parce que j'utilise un meilleur micro ou que j'ai de meilleures techniques de montage.
Concentrez-vous seulement sur la façon de communiquer, sur la façon de raconter. Vous allez vous rendre compte qu'il y a énormément de différences entre ce qui a été fait au début, en 2017, et maintenant, en 2019. Dans la façon de le préparer et de le livrer, c'est extrêmement différent, je pense que c'est beaucoup mieux fait aujourd'hui, et le contenu est toujours là.
À l'époque, il y avait énormément de préparation derrière chacun des épisodes. Je devais me préparer énormément pour faire mes épisodes. Le contenu était là, la structure était là, il n'y avait pas de problème avec ça. Mais quand je compare aujourd'hui, le storytelling et le côté à l'aise derrière le micro sont beaucoup plus présents maintenant qu'en 2017, alors que je faisais mes premiers pas dans le monde du podcasting.
Bref, je pense qu'il y a autant de place pour les extravertis que pour les introvertis. La seule chose, c'est que ces gens-là ne rencontreront pas les mêmes défis. Je pense que les introvertis ont beaucoup plus à aller chercher en lançant un podcast qu'un extraverti, parce que l'extraverti communique déjà de façon régulière et sans trop de problèmes avec l'ensemble de son réseau et des gens qu'il rencontre un peu partout.
Alors que l'introverti, lui, rencontre des défis, des difficultés à ce niveau-là. Le fait de lui donner une tribune avec un podcast pour qu'il puisse s'en servir pour communiquer son message, je pense que c'est extrêmement puissant. Je suis convaincu que l'introverti a plus à aller chercher qu'un extraverti. Ceci dit, comme pour une foule d'académiciens et comme pour Kim, le podcast, c'est un véhicule. Ça va vous amener à communiquer votre message avec votre réseau, avec les gens qui veulent vous écouter.
Pour un extraverti, ça va donner un moyen de communiquer supplémentaire et lui permettre d'améliorer la rigueur dans la préparation de son contenu. Et si cet extraverti-là réussit à ajouter la rigueur, ça va devenir un moyen incroyable de diffuser son message. Il peut donc aller chercher énormément à ces deux niveaux-là : le moyen de communiquer, et plus de rigueur pour que son message soit encore plus concis, plus précis.
Pour un introverti, tu peux profiter de ça pour sortir de l'anonymat sans être obligé de te mettre le nez devant une caméra, sans devoir être affiché à l'écran comme dans une vidéo. Ça va aussi te permettre d'améliorer ta confiance, que ce soit en enregistrant seul ou en enregistrant en un à un avec des entrevues, par exemple. Ça va te permettre de développer ta communication et de devenir plus naturel au fil du temps.
Et ça, tu vas le faire devant un micro. L'introverti va le faire devant un micro et, au final, il va le développer pour la vie de tous les jours, dans des cinq à sept ou dans des moments où il va avoir à communiquer en personne. Le fait de devenir plus à l'aise à communiquer devant un micro va se répercuter sur toutes les autres phases de sa vie d'entrepreneur, entre autres, et dans la vie de tous les jours également.
Ça va lui permettre de gagner en confiance et, comme on l'a dit tantôt, de laisser enfin sortir son message pour que les gens puissent entendre ce que ces fameux introvertis ont à dire. Plus souvent qu'autrement, ils sont enterrés par les extravertis dans les cinq à sept, dans les rencontres d'affaires, dans les conférences. Ce sont souvent des gens en repli, qui restent derrière et qui laissent le plancher aux extravertis. Alors qu'en ayant un podcast, ils ont le moyen de communiquer leur propre message, et on va enfin pouvoir entendre ce qu'ils ont à dire.
Bref, je pense que les introvertis ont un peu plus à aller chercher, mais définitivement, que ce soit du côté de l'introverti ou de l'extraverti, il y a beaucoup à aller chercher avec le monde du podcast.
La semaine dernière, je vous ai annoncé qu'on relevait un défi, mon ami Dominic Sicotte et moi, et c'est déjà en place sur la page Facebook. S'il y a des gens qui veulent relever le défi avec nous à partir de la semaine prochaine, on a décidé de faire un challenge où on allait faire un épisode par jour. Je m'adresse évidemment aux gens qui ont déjà un podcast au moment où on se parle, ou qui sont sur le point de le lancer, et que ça intéresse de faire le challenge avec nous.
Vous pouvez simplement passer par ma page Facebook personnelle, c'est le facebook.com/mmarcobernard. Vous pouvez le faire aussi via Instagram, toujours au mmarcobernard, ou dans le groupe public de l'Académie du podcast. Vous pouvez vous y rendre en faisant le marcobernard.ca/groupe, ça va vous diriger directement sur le groupe Facebook public de l'Académie du podcast. Ça va vous demander un mot de passe : le mot de passe, c'est simplement Académie. À ce moment-là, on va pouvoir vous accepter dans le groupe.
Sur le groupe et sur la page Facebook, vous allez trouver une publication en haut de la page avec un document qui va vous aider dans la recherche de vos sujets un peu plus personnels. Ce sont évidemment des sujets génériques, parce que les gens qui vont décider de faire le défi n'ont pas nécessairement les mêmes sujets que Dominique et moi sur nos podcasts respectifs. Ce sont des questions assez générales, mais ça va quand même vous inspirer, je pense, dans la recherche des sujets pour ces trente jours-là où vous allez devoir créer du contenu.
Du premier avril au trente avril, on crée trente épisodes consécutifs sur trente jours, et il y a une quarantaine de sujets, je pense que c'est quarante-deux ou quarante-cinq, qui peuvent vous inspirer pour ces trente jours-là. Vous allez définitivement trouver des trucs là-dedans pour être certains de ne pas avoir le fameux syndrome de la page blanche si vous décidez de relever le défi avec Dominique et moi.
Voilà qui termine cet épisode trente-cinq. On se reparle lundi prochain pour l'épisode trente-six. D'ici là, osez porter votre message aux oreilles de tous et commencez à changer le monde un auditeur à la fois. Ciao tout le monde!