novembre 2, 2026

Comment un podcast m’a rapporté 25 000 $ grâce à un auditeur silencieux | E455

Audience silencieuse : comment mon podcast m’a permis de signer un contrat de 25 000 $

Pendant huit mois, un homme a écouté mon podcast sans jamais me laisser un commentaire.

Pas un message.

Pas une réaction.

Pas un signe qui aurait pu me faire comprendre qu’il était là.

Puis un soir d’avril 2018, mon téléphone a sonné.

Quelques jours plus tard, ce même auditeur devenait le client du contrat le plus lucratif que j’avais signé jusque-là : 25 000 $.

Cette expérience m’a appris une chose que je n’ai jamais oubliée : la puissance d’un podcast ne se mesure pas uniquement avec des statistiques.

Elle se trouve aussi dans les relations que tu construis sans même savoir qu’elles existent.

Pourquoi une audience silencieuse ne signifie pas un manque d’intérêt

Quand tu publies un épisode, tu aimerais naturellement recevoir des réactions.

Des commentaires.

Des messages.

Des partages.

Tu aimerais savoir que ton contenu a vraiment touché quelqu’un.

Mais la réalité du podcast est différente de celle des réseaux sociaux.

Tes auditeurs t’écoutent souvent seuls.

Dans leur voiture, pendant une marche, en faisant du sport ou en s’occupant de leur maison.

Ils ne vont pas forcément interrompre ce qu’ils font pour t’envoyer un message.

Pourtant, ils t’écoutent.

Ils découvrent ton expertise.

Ils apprennent à connaître ta personnalité.

Ils commencent à comprendre comment tu réfléchis.

Et cette relation peut devenir très forte sans que tu en voies immédiatement les résultats.

L’appel qui a tout changé en avril 2018

Je me souviens encore de ce soir-là.

Il était environ 18 heures.

Nous étions sur le point de souper en famille lorsque mon téléphone a sonné.

Un numéro inconnu.

Habituellement, je n’aurais même pas répondu.

Mais cette fois, j’ai décroché.

Au bout du fil, un homme particulièrement enthousiaste.

Il s’appelait JF.

Il m’expliquait qu’il s’était inscrit à un sommet virtuel que j’avais organisé pour développer ma liste de courriels.

J’avais réuni une vingtaine d’experts sur une plateforme permettant aux participants de s’inscrire, de découvrir les intervenants et de regarder leurs présentations.

JF avait vu cette plateforme.

Et il voulait exactement la même chose pour son propre projet.

Un événement autour de la danse folklorique.

Je vais te dire la vérité : au départ, j’ai cru à une blague.

Je trouvais la demande tellement inattendue que j’ai failli raccrocher.

Mais j’ai continué à écouter.

Puis je lui ai proposé de me rappeler le lundi suivant.

Il m’écoutait depuis huit mois

Ce que JF m’a expliqué pendant notre conversation a complètement changé ma perception.

Il suivait mon podcast depuis huit mois.

Il avait entendu parler de mon sommet virtuel grâce à mes épisodes.

Il s’était inscrit.

Il avait découvert ma plateforme.

Et il savait déjà que j’avais personnellement travaillé à sa création.

Autrement dit, avant notre premier échange, JF connaissait mon travail.

Il avait suffisamment confiance pour envisager une collaboration.

Mon podcast avait déjà réalisé une grande partie du travail de vente.

Sans présentation commerciale.

Sans publicité agressive.

Sans appel découverte organisé plusieurs semaines à l’avance.

Simplement grâce à une relation construite épisode après épisode.

Un contrat de 25 000 $ signé en quelques jours

Le lundi suivant, à neuf heures, JF m’a rappelé.

Cette fois, j’ai compris que son projet était bien réel.

Il avait déjà demandé plusieurs estimations pour développer sa plateforme.

La moins chère était de 41 000 $.

En analysant son projet, j’ai réalisé que je pouvais le réaliser pour un montant inférieur.

Je lui ai donc proposé 25 000 $.

À ce moment-là, c’était une somme énorme pour moi.

Je n’étais même pas certain qu’il accepterait.

Mais il a signé le jour même.

Et le mercredi matin, les 25 000 $ étaient sur mon compte.

Ce contrat était alors le plus important de mon parcours d’indépendant.

Et il était arrivé grâce à une personne qui m’avait écouté en silence pendant huit mois.

Ce que les statistiques de podcast ne peuvent pas mesurer

Imagine que j’aie décidé d’arrêter mon podcast quelques mois avant cet appel.

Parce que les écoutes n’augmentaient pas suffisamment.

Parce que je ne recevais aucun commentaire.

Parce que j’avais l’impression de parler dans le vide.

Je n’aurais probablement jamais eu cette conversation avec JF.

C’est exactement le piège dans lequel tombent beaucoup de podcasteurs.

Ils mesurent ce qui est visible.

Mais ils oublient tout ce qui ne l’est pas.

Un tableau de bord peut mesurer des téléchargements.

Il peut montrer l’évolution de ton audience.

Il peut t’indiquer quels épisodes semblent attirer davantage d’attention.

Mais il ne peut pas connaître toutes les décisions qui se préparent dans la tête de tes auditeurs.

Il ne peut pas mesurer la confiance construite pendant huit mois.

Il ne peut pas prévoir qu’un auditeur va te recommander à un ami.

Il ne peut pas savoir qu’une personne est en train de décider si elle souhaite travailler avec toi.

C’est pourquoi il est dangereux de réduire la valeur de ton podcast à son nombre d’écoutes.

Le voyage au Mexique qui a contribué à la naissance de l’Académie du Podcast

Quelques semaines après cette expérience, je me retrouvais au Mexique avec mon épouse.

Nous étions installés sur des chaises longues, au bord de l’eau.

À cette époque, nous avions deux jeunes filles.

Je travaillais énormément et je cherchais une façon de construire une entreprise qui permettrait de mieux valoriser les heures que j’y investissais.

Le contrat avec JF m’avait donné une preuve concrète du potentiel du podcast.

Nous avons alors pris une décision importante.

Nous allions investir les revenus de notre entreprise dans notre développement.

Des mentors.

Des formations.

Du perfectionnement.

Des compétences qui nous permettraient d’aller plus loin.

L’objectif était de construire quelque chose de durable.

Pas seulement de générer des revenus immédiats.

Mais de bâtir une entreprise capable de nous ressembler et de nous faire progresser.

C’est cette vision qui a contribué à la création et au développement de l’Académie du Podcast.

Pourquoi je compare ton podcast à un phare

Il y a une image qui résume parfaitement ce que cette expérience m’a appris.

C’est celle d’un phare.

Un phare ne s’éteint pas parce qu’il ne voit aucun bateau.

Il ne décide pas d’arrêter de briller parce que personne ne lui répond.

Il reste allumé.

Quand il fait beau.

Quand il pleut.

Quand la mer est calme.

Quand les conditions deviennent difficiles.

Il est là pour les bateaux qui passent maintenant, mais aussi pour ceux qui arriveront plus tard.

Ton podcast devrait fonctionner de la même manière.

Tu n’as pas besoin de crier plus fort que les autres.

Tu n’as pas besoin de publier uniquement pour provoquer des réactions immédiates.

Tu dois surtout créer un contenu suffisamment clair et utile pour aider les personnes qui en auront besoin.

Peut-être aujourd’hui.

Peut-être dans trois mois.

Peut-être dans huit mois.

Construire un podcast qui travaille dans le temps

Pour moi, le podcast est devenu bien plus qu’un média.

C’est un outil de relation.

Un moyen de transmettre mon expertise.

Un espace où les auditeurs découvrent mes convictions.

Une façon de construire la confiance avant même de rencontrer quelqu’un.

C’est précisément ce qui s’est passé avec JF.

Quand il a appelé, il ne partait pas de zéro.

Il ne cherchait pas à savoir si j’étais crédible.

Il avait déjà passé huit mois à m’écouter.

Et c’est cette confiance qui a rendu la collaboration possible.

Le podcast peut donc créer des opportunités bien après la publication d’un épisode.

Mais pour cela, il doit d’abord exister.

Et si ton prochain auditeur changeait tout ?

Peut-être que tu as déjà lancé ton podcast.

Tu publies depuis quelques semaines ou quelques mois.

Les statistiques sont encore modestes.

Tu reçois peu de commentaires.

Et tu commences à douter.

Ou peut-être que ton podcast est encore dans tes projets.

Tu as une idée.

Tu sais que ton message pourrait aider.

Mais tu repousses constamment le moment de commencer.

Dans les deux cas, je veux te rappeler une chose.

Tu ne peux pas mesurer une relation qui n’a pas encore eu le temps de se construire.

Et tu ne peux pas découvrir ce que ton podcast pourrait t’apporter si tu ne le lances jamais.

Lance ton podcast avant la fin de l’année

Dans cet épisode, je t’invite à participer à mon atelier gratuit du 18 novembre.

Pendant deux heures, nous allons travailler ensemble en ligne pour t’aider à lancer ton podcast.

L’objectif est simple : passer de l’idée à l’action.

Ne plus repousser.

Ne plus attendre que tout soit parfait.

Ne plus laisser une nouvelle année se terminer avec ton podcast toujours dans les cartons.

Le lien d’inscription se trouve dans les notes d’épisode.

Conclusion : la puissance du podcast est souvent invisible

En avril 2018, je ne savais pas que JF m’écoutait.

Je ne savais pas qu’il allait me téléphoner.

Je ne savais pas qu’il deviendrait mon plus gros client de l’époque.

Et je ne savais surtout pas que cette expérience allait contribuer à transformer ma trajectoire professionnelle.

Je savais seulement que je devais continuer à partager mon message.

Aujourd’hui, après des centaines d’épisodes et des milliers de personnes accompagnées à l’Académie du Podcast, je continue de croire à cette idée.

Ton podcast n’est pas un mégaphone. C’est un phare.

Alors ne l’éteins pas simplement parce que personne ne te répond encore.

Écoute sur ta plateforme préférée
📄Transcription complète▼

Marco : Trente mille euros impayés. 2024, son business roulait, ses lancements marchaient à fond. Son programme phare tournait depuis quatre ans et elle, pourtant, elle était au bout du rouleau. Alors elle a fait presque ce que personne n'ose faire. Elle a fermé son programme signature et pendant douze mois, elle n'a pas écouté un seul épisode de podcast. Pas un seul. Elle, l'experte en podcast.

Si t'as déjà eu l'impression de faire rouler une machine qui te vide littéralement, ben, tu vas te reconnaître dans ce que je te présente aujourd'hui. Mon invitée, c'est Justine Armas. C'est une coach et mentor business certifiée, ancienne formatrice chez Live Mentor, plus de deux cent cinquante entrepreneurs accompagnés, deux podcasts, plus de deux cents épisodes. Elle m'a raconté son crash, ce qu'elle a coupé pour être capable de repartir et comment elle est passée de deux jours de production par épisode à deux heures seulement.

On a parlé aussi d'IA, bien sûr, de ce qui arrive avec ton podcast si ton contenu est ordinaire et de son conseil le plus payant : arrête de te réécouter. Un dernier petit détail : cette entrevue-là, c'est la toute dernière qu'elle a donnée avant une pause professionnelle. Donc elle m'a tout donné pendant cette entrevue-là. Je te laisse écouter ça. Je pense que tu vas vraiment apprécier.

Tu cherches une façon de te démarquer et tu as choisi le podcast pour y arriver. Que tu aies lancé ou non un podcast en ce moment, tu es au bon endroit. Mon nom est Marco Bernard et avec l'Académie du podcast, j'ai aidé plus de mille francophones de quinze pays différents à se lancer dans le merveilleux monde du podcast depuis 2018. Je t'aide à maximiser l'impact positif que tu veux avoir auprès de ceux que tu souhaites attirer comme clients et ainsi cesser d'être le secret le mieux gardé de ton domaine en utilisant le podcast.

Hello Justine, comment tu vas ?

Justine : Hello, salut, je vais bien et toi ?

Marco : Ça va très bien, merci. C'est particulier cette entrevue parce qu'au moment d'enregistrer l'entrevue, il y a deux personnes dans la maisonnée chez vous. Au moment où l'entrevue va être diffusée, il y en aura probablement trois.

Justine : Absolument, je suis venue accompagnée aujourd'hui. Elle est bien au chaud, elle est bien là, elle vient me soutenir, elle va me donner de la force sur cette dernière ligne droite. Donc effectivement, tu vois, on fait un enregistrement à trois, mais on n'en voit que deux.

Marco : Et voilà. Et probablement qu'au moment où on mettra tout ça en ligne, il y aura déjà des trucs sur tes réseaux à toi qui vont faire que les gens vont comprendre que maintenant, on est rendu une personne de plus dans la maisonnée.

Justine : C'est ça, exactement. Elle peut arriver quand elle veut. Ce n'est pas moi qui décide.

Marco : On a zéro contrôle sur ça. Quand ils sont prêts, ils sortent et entre-temps, nous, on peut juste faire pour le mieux.

Justine : C'est ça, c'est une expérience de lâcher-prise, littéralement.

Marco : Carrément. Tout à fait. Je veux rebondir sur cet aspect-là tout de suite, mais d'abord, j'veux qu'on parle un petit peu de ton entreprise. J'ai présenté en début d'épisode ce que tu faisais dans la vie exactement, mais dans tes propres mots, comment tu décrirais comment tu accompagnes les gens ? Après ça, j'aimerais qu'on fasse un bout de chemin sur ton été, avec les canicules qu'il y a eu. J'veux savoir un petit peu comment t'as vécu ça. Donc d'abord, comment tu accompagnes les gens au moment où on se parle ?

Justine : Au moment où on se parle, j'accompagne les gens via du coaching, puisque je suis coach certifiée ICF RNCP, et aussi du mentoring, parce que parfois on a besoin d'avoir des raccourcis, d'avoir un feedback rapide, de pouvoir passer rapidement à l'action. J'utilise vraiment ces deux casquettes depuis un an, parce que je me suis rendu compte à travers mon propre parcours, notamment quand j'ai eu un impayé de 30 000 euros en 2024, que mon business fonctionnait, mais que moi, j'étais au bout du rouleau. La seule ligne conductrice que j'avais à ce moment-là, c'était : « Sauve les meubles, récupère de la tréso. »

Je faisais que du passage à l'action et que de l'argent, que de l'argent, que des lancements, et cetera. Alors qu'en fait, moi, j'étais au bout du rouleau. J'savais plus pourquoi j'faisais ça. Et personne autour de moi m'a proposé de faire une pause, m'a proposé : « Attends, viens Justine, on regarde où est-ce que tu vas comme ça. Comment est-ce que tu vas d'abord, pour commencer ? Ce serait peut-être bien de savoir un petit peu ton niveau d'énergie. » J'avais plein de signaux qui me disaient : « Justine, tu vas droit dans le mur. Arrête d'avancer droit comme ça, tu vas te cramer. »

Donc je me suis bien cramée, évidemment. Et c'est parce que je me suis sentie seule à ce moment-là que je me suis dit : « Bah en fait, il manque des gens. » Il manque des gens qui sont capables de dire : « OK, viens, respire. OK, maintenant, qui es-tu ? Où est-ce que tu veux aller comme ça ? » Et éviter aussi que l'entreprise se casse la figure, parce que mon business fonctionnait très bien et donc j'avais encore plus peur de faire des modifications. Si je change quelque chose et que tout se casse, alors que je venais d'avoir un impayé de 30 000 euros, c'était juste un enfer sur Terre d'imaginer même cette possibilité-là.

Donc aujourd'hui, c'est ça que je fais. J'accompagne en coaching et en mentoring pour pouvoir poser les bonnes questions à la personne qui est en face de moi, pour pouvoir aussi construire un endroit qui est assez safe, parce que c'est difficile d'accepter qu'on n'est plus très bien dans son activité alors qu'elle fonctionne. C'est difficile de bouger les choses quand on a peur, justement, que tout se casse la figure, de remettre en question les choses. Et généralement, le réflexe que l'on a, c'est d'ajouter. Tu sais, j'ajoute des formations, j'ajoute des outils, j'ajoute un process, plein, plein de trucs.

Et en fait, tu te noies encore et encore et tu te perds encore et encore. Et après, c'est juste une usine à gaz où la seule sortie qu'on a envie de prendre, c'est une sortie de secours. Je vais aller prendre un autre travail ou je vais peut-être élever des chèvres quelque part sur la planète Terre : on veut juste sortir de son business. Donc le but du jeu, c'est pas de se faire la malle, parce que moi, je suis vraiment partie de mon activité pendant presque une année. J'ai vraiment tout mis sur pause et je suis partie.

C'est plutôt se poser les bonnes questions, avoir quelqu'un avec lequel on peut déconstruire en toute sécurité. Et puis ensuite avancer et repartir, j'ai envie de dire, différemment, parce qu'on a évolué et que du coup, le business doit évoluer avec la personne que l'on est aujourd'hui.

Marco : Le fameux : « Et si seulement j'avais ça de plus ? Et si seulement je pouvais faire tel truc ? Quand j'aurai tel truc, là, à ce moment-là, il va se passer ça. » Et quand on construit sur des « et si », souvent, on se retrouve dans le mur. On a eu à vivre ça, nous, à l'Académie. Non pas qu'on était dans une situation où il fallait carrément revoir toutes les choses, mais il y a eu plein de conjonctures qui sont arrivées en même temps.

Un fournisseur qui nous a mal servis, qui nous a facturé beaucoup trop pour les services qu'on a eus, pour des trucs qui, au final, aujourd'hui, ne servent plus. Il y a eu aussi le fait que l'intelligence artificielle est arrivée. Il y a eu des nouvelles plateformes qui ont été mises de l'avant. Ça nous a forcés à une grande remise en question en 2025, de notre côté.

Et ce virage-là a fait en sorte qu'au lieu d'ajouter et d'ajouter et d'ajouter, on a épuré, réduit au maximum les trucs, changé complètement notre modèle d'affaires. Et tu vois, aujourd'hui, c'est en 2025 qu'on a fait ce virage-là, ça vient de faire une année, et on a déjà surpassé le chiffre d'affaires qu'on avait à ce moment-là, juste parce qu'on s'est permis de faire un pas de recul, faire le point, faire une pause, pour se relancer vers quelque chose qui nous ressemblait plus et qui ressemblait plus aussi aux gens qu'on servait, et qu'on sert toujours d'ailleurs. Donc je me reconnais là-dedans aussi, dans ce que tu viens de mentionner.

Justine : Trop bien. Mais tu vois, moi, en 2024, j'étais tellement dans le forcing que mon programme signature, parce qu'à l'époque, j'avais vraiment la casquette de mentor et experte podcast, je pouvais plus l'aimer, ce programme. J'étais vraiment en train de me dégoûter du podcasting. J'étais en train de me dégoûter de toutes les stratégies qu'on pouvait mettre en place, alors que si j'avais créé ce programme-là, et si toi, encore aujourd'hui, t'accompagnes avec beaucoup de cœur des personnes qui veulent lancer un podcast, c'est parce que c'est un laboratoire créatif à chaque personne que l'on accompagne.

Et j'avais plus cette bande passante-là puisque j'étais prise dans tout ce bazar. J'avais plus envie d'écouter des podcasts : même moi, en tant qu'auditrice, j'étais là, genre : « Je peux plus, je peux plus, je peux plus. » Et je commençais à me dégoûter au fur et à mesure de mon programme phare, que j'avais mis du temps à construire, qui tournait de ouf depuis quatre ans, qui était réputé aussi. J'étais là, genre : « Il y a plus de sens, en fait. » Parce que je faisais qu'être en mode survie et essayer de renflouer les 30 000 euros d'impayés, l'injustice, la colère et tout ça.

Et puis j'avais une équipe, j'étais là, genre : « Bah faut que je travaille pour mon équipe. » Donc tout ça n'avait plus le vrai sens humain qui était : viens, on lance un super podcast pour toi, il va être au service de ton business, on touche aussi à ton business parce qu'on va le mettre dans une stratégie, et cetera. Non, c'était en mode : je fais mon lancement, j'ai un objectif, il fallait l'atteindre. Si je l'atteignais pas, c'était un drame, vraiment. Il y avait plus de plaisir, tu vois, plus de bonheur à faire tout ça.

Marco : Et t'as senti que tu pouvais être plus utile ailleurs qu'à aider les gens à lancer leur podcast. C'est ça que je comprends ? Donc de les retrouver là où toi, t'avais eu ces difficultés-là ?

Justine : C'est une excellente question. Effectivement, je me suis dit : « Mais en fait, à quoi bon les accompagner à lancer un podcast si finalement, ils sont en train d'ajouter quelque chose de supplémentaire alors que peut-être, ils ne se sentent pas bien dans leur business, dans leur activité ? » C'est encore ce syndrome de : j'ajoute un podcast parce que j'ai un peu plus de temps libre, ou parce que j'ai délégué tel truc, ou parce que c'est un peu famous. Je me suis dit : « Bah en fait non, peut-être que j'arrive un petit peu avant, pour éviter que des podcasts ne soient jamais lancés, pour éviter le cimetière des podcasts ou les podcasts qui prennent la poussière. »

Parce que finalement, l'entrepreneur, à l'intérieur de son business, il a juste fait ça pour ajouter quelque chose sans pour autant qu'il y ait du sens. Donc effectivement, je me suis dit : « À quoi bon être à un endroit dans l'urgence ou dans l'après, si finalement, un peu plus haut, c'est pas au clair, c'est pas OK, et que l'entrepreneur, à l'intérieur de son business, est un peu en train de se demander ce qu'il fout ? »

Marco : Est-ce que ça t'a déjà traversé l'esprit de poursuivre sur les deux fronts, ou tu t'es dit : « Je dois absolument me concentrer sur ce qui doit être fait en amont, pour mieux servir au final les gens qui arrivent vers toi » ?

Justine : Tu vois, j'ai fermé mon programme signature, MOVA, en juillet 2024. J'ai fait mon dernier lancement. J'ai accompagné les quelques derniers élèves et ça a été douloureux pour moi d'accompagner. Comme j'avais décidé de le fermer, c'était comme si j'étais toujours avec mon ex toxique, tu vois. Genre, j'ai dit qu'on était séparés, mais on était toujours un peu ensemble, c'était pas clair. Donc c'était douloureux d'accompagner, à la fois parce que c'est un programme que j'aimais beaucoup et en même temps parce que j'avais mis un stop, mais il fallait que je reste encore là pendant trois mois.

Et j'avais vraiment besoin, entre guillemets, de me soigner du podcast. J'avais trop usé, j'avais trop tiré. Et du coup, j'ai pas écouté un seul épisode de podcast. J'ai pas mis un podcast en ligne alors que ma saison avait été enregistrée en juin 2024. J'ai rien fait, podcastiquement parlant, jusqu'en juillet 2025, où il a fallu que je délègue la mise en ligne de mes épisodes. J'arrivais même pas à mettre en ligne un épisode.

Parce que tout de suite, je voyais ça comme l'experte. Alors fallait que ce soit le relaunch de fou, machin, et cetera. J'étais là, genre : « Faut que ça sorte, faut que ça sorte de ma tête, faut que ça sorte de mon ordi. » Et du coup, j'ai pris une podcast manager en disant : « OK, il y a pas de montage parce que tout est fait. Juste, occupe-toi de ça. » Et c'est comme ça que j'ai remis un petit peu du podcast dans ma vie, en tant qu'auditrice, en tant que productrice.

Et puis, au fur et à mesure, des personnes qui étaient un peu là depuis longtemps m'ont dit : « Bon, bah ça y est, je suis prête pour lancer mon podcast. Est-ce que t'es prête pour m'accompagner ? » Et j'ai fait un petit peu d'accompagnement un à un, comme ça. J'étais appelée aussi en masterclass Funnel Podcast, parce que je suis quand même encore identifiée sur cette partie-là, en France, en tout cas métropolitaine. Donc j'ai fait un petit peu des choses comme ça, mais disons que c'est un peu plus dans l'ombre.

C'est parce que des gens m'ont entendue à un endroit, qu'ils ont envie que je les accompagne personnellement. Tu vois, c'est beaucoup plus petit, et ça me convient, en fait. Ça me convient parce que je choisis les projets, le moment, et cetera. Et puis ça me fait du bien de pas faire que ça. Je sens que j'ai vraiment besoin d'avoir ces deux places. Même si le coaching et le mentoring ont une place plus dominante, le podcasting, c'est par plaisir. C'est : « Viens, on crée un podcast pour toi », et c'est cool.

Marco : Tu parles de choisir les projets. Tu dis : « Maintenant, on est dans un point où on peut vraiment faire le choix en fonction de ce qui vient me chercher, ce qui me drive, est-ce qu'un projet me plaît » et tout ça. C'est un peu à l'envers de ce que t'as vécu cet été, parce que tu l'as dit d'emblée : présentement, tu décides de rien. Vie d'entrepreneure, à travers les canicules qu'il y a eu pendant tout l'été en France, comment t'as vécu ça ?

Justine : Ah ben, j'ai vécu ça comme un projet de survie. C'est-à-dire que maintenant, mets-moi dans une jungle, pas de problème, je saurai survivre. Ça a été très rapide, et j'ai un peu paniqué : je pensais que j'allais avoir encore du temps, tu sais, préparer mes trucs et tout. Ah non, pas du tout. Et ensuite, je me suis dit : « Bon bah, c'est là, c'est trop bien. J'ai beaucoup de chance. Bah, on y va. »

Le premier trimestre, j'avais mes clients, mes contrats, mon programme. Il était déjà bien carré, mon premier trimestre. D'un point de vue business, j'ai dit : « Bon ben en fait, on va faire dans le plat, là. On va pas aller chercher plus que ce qu'il y a déjà. On va juste essayer de traverser tout ça. » Et puis j'attendais le deuxième trimestre avec impatience pour voir s'il allait vraiment me donner l'énergie, comme cette légende urbaine qui dit que le deuxième trimestre est absolument incroyable et qu'on pourrait déplacer des montagnes.

Bah oui, on peut déplacer des montagnes. Et je me suis occupée à faire ça beaucoup. J'ai beaucoup, beaucoup travaillé en me disant : « En fait, je sais pas à quelle sauce je vais être mangée au troisième trimestre. » Donc vraiment, j'ai envie de te dire que 80 % de mon chiffre d'affaires de l'année a été fait sur le deuxième trimestre. Là, pour le coup, j'ai dit oui à tout en me disant : « No limit. » Faut pas que je mette des limites. J'ai de l'énergie à fond. Je travaille de chez moi, je choisis mes horaires. Eh ben en fait, let's go. On va faire le trimestre du oui.

Et j'ai fait mon trimestre du oui. Et c'était absolument génial. Et j'avais commencé à prévoir que le dernier trimestre, donc là, cet été, soit plutôt dans une vibe de ralentissement : OK, je vais travailler à l'intérieur du business, le préparer à une pause, donc le préparer à mon absence, préparer ma reprise en janvier. J'étais plutôt sur un terrain préparatoire, et en même temps je devais délivrer mes prestas, mes missions, et accompagner mes clients. Mais tout a été un petit peu réduit au fur et à mesure des choses. Et je me dis : « Mon Dieu, j'ai bien fait de m'écouter », parce qu'effectivement, il y a eu quatre vagues de canicule.

Alors, je suis très chanceuse. J'habite à la campagne, je suis pas en plein centre-ville, je travaille de chez moi, j'ai un ventilateur toute la journée qui tourne. Donc je suis pas contrainte de me déplacer dans des bureaux à 40 degrés. Mais il y avait des jours, j'étais là, genre : « Mais l'enfer, l'enfer. » Et j'ai une piscine, et j'étais là, genre : « À quel moment est-ce que je peux faire mes visios dans ma piscine ? » Tu sais, de trouver des plans de survie, vraiment.

J'étais là avec mon t-shirt, et en fait, sous mon bureau, c'était un beau maillot de bain, et entre mes rendez-vous, j'allais hop, vite dans la piscine, après je revenais comme ça, genre : « Oui oui, tout va bien, tout va bien. » Mais c'était juste mon plan de survie, tu vois, c'était vraiment : « OK, on va s'accrocher. » Je sais que j'ai eu quand même les yeux plus gros que le ventre sur ce que je voulais préparer avant mon départ. Et j'ai même décalé au plus tard possible mon départ. Donc vraiment, dernière limite possible.

Et là, tu vois, je me rends compte que je voulais charger, charger mon planning, charger tout ce que je pouvais faire, au cas où pour mon absence, au cas où pour ma reprise. Et en fait, j'étais clairement en train de m'éloigner de : bah qu'est-ce qui fonctionne pour mon entreprise ? J'ai acheté plein de choses. Pendant mon absence, il y aura ci, il y aura ça, machin. En fait non, pendant mon absence, il y aura ce qu'il y aura. Et ce qu'il y aura, c'est l'essentiel de ce dont mon business a besoin, de ce que moi, j'ai pu mettre en place.

Et puis en fait, ça va très bien. C'est pour ça que j'ai dit que c'est une expérience de lâcher-prise : je me suis vue vraiment me tenir à plein de choses, essayer d'ajouter plein de choses. Et après, j'étais là, genre : « Oh, bah cette branche, non, en fait, finalement. » Et là, je me retrouve avec trois choses prioritaires à faire avant mon départ. Et puis voilà. Et tu vois, j'ai encore dix jours. Je me rends compte que c'est parfait. C'est parfait. Et puis on verra. Si j'ai un peu de jus, je pourrai avancer sur des petits trucs, mais seulement si j'ai envie. Je ne prévois plus rien. C'est vraiment au jour le jour. Je me laisse porter.

Marco : La majorité des podcasteurs qui écoutent n'ont pas nécessairement quelque chose à vivre qui va être intense comme ça pour les prochains mois. Mais j'ai envie de te poser la question par rapport à un : ton entreprise et deux : ton podcast. On pourra pivoter vers le podcast ensuite. Mais d'abord pour ton entreprise, comment t'as réussi à planifier ça ? Tu dis déjà : mon retour pour janvier. Donc ça veut dire qu'il y a déjà un moment de pause qui est là. T'as lâché prise sur ce qui va arriver pendant les trois ou quatre mois où tu vas être complètement arrêtée. Par la suite, il y aura un pivot pour un retour en janvier. Concrètement, t'as structuré ça comment ? D'abord pour ton entreprise.

Justine : Alors j'ai misé sur du contenu long-termiste, sur de la stratégie moyen, long terme en termes de création de contenu. C'est-à-dire que je me suis pas stressée à me dire : « Je crée des posts Insta. » Non, non, non. Je vais pas nourrir un algorithme pendant mon absence, qui va me demander du temps que j'aurai pas potentiellement. Donc je me dis : « OK, je crée du contenu depuis 2020. Sur ce contenu depuis 2020, qu'est-ce qui peut être recyclé, optimisé ? » Et donc je reprends l'existant, que ce soit sur mon podcast, sur mon blog, etc. Qu'est-ce qui existe que je peux remettre au goût du jour, qui peut m'être utile ?

Déjà, j'ai pioché un peu dans cette bibliothèque-là. J'ai fait une refonte de mon site internet, qui était en maintenance depuis mon crash de 2024, où j'ai mis en maintenance et puis j'ai disparu. Et du coup, il est en ligne depuis une semaine et j'en suis très contente. Il est exactement sur mon positionnement actuel, sur ma vision des choses. J'ai mis plein, plein de choses en place, notamment le retour du blog, avec des articles qui sont déjà programmés par avance. Mais s'ils sont pas là toutes les semaines jusqu'à janvier, c'est pas grave. En fait, je me fous la paix là-dessus.

Pour mon podcast, pas de nouvel épisode. Alors ça aussi, c'était un gros débat avec moi-même, genre : « Bon alors, est-ce que je me fais un challenge, un épisode par jour pendant 30 jours, histoire de bien remettre du contenu ? Ou est-ce que j'enregistre mes épisodes et je les programme ? » Et je me dis : « Mais en fait, comme je vais pas être là en train de promouvoir, non, j'ai pas envie. » Donc il y aura un épisode un peu genre : « Bon bah voilà, vous m'écoutez, je suis en pause, on se retrouvera en 2027. Il y a ça, ça, ça si vous avez besoin. » Je pense que ce sera plutôt quelque chose comme ça.

Ça, c'est pour la partie gestion. Automatiser aussi ma boîte email. J'ai fait beaucoup, beaucoup de nettoyage dans mon business aussi, ma newsletter aussi : il y a beaucoup d'emails qui sont programmés. Je participe à quelques événements auxquels j'avais dit oui avant. Donc faut que je programme aussi les choses. Il y a des petites choses comme ça qui sont programmées, mais ça va être surtout de l'emailing, en fait, en réalité. Pas de choses sur les réseaux sociaux. Ça va être du site et de l'emailing.

Et puis j'ai mis à jour aussi mon lead magnet. Parce que mon lead magnet me permet, entre guillemets, de continuer de chauffer les personnes qui arrivent, et donc qu'elles puissent candidater et réserver une place pour janvier. C'est comme ça que j'ai continué à mettre des choses en place pour mon offre. Mais surtout, comme j'ai des contrats dans des programmes d'accompagnement pour entrepreneurs, dans des masterminds, dans des coachings collectifs, etc., en tant que coach, je me suis occupée de prévoir mes futurs contrats de janvier en me disant : « OK, j'ai X heures potentiellement de disponibles. J'ai cet objectif de chiffre d'affaires à mon retour. »

Il y a une partie que je garde pour mes clientes avec mes offres. Et il y a une partie que je garde pour mes missions de coach mentor dans d'autres programmes. Donc il y a un certain pourcentage, et j'ai mon pourcentage de contrats à côté. Et donc ma mission, entre guillemets, en janvier, va être d'avoir deux clientes sur mon offre de coaching et deux clientes sur mon offre de mentoring. C'est tout ce que je prévois. J'ai mis les choses en place et je mise sur la lenteur. Je mise sur le moyen, long terme, parce que j'ai le temps.

Ça me sert à rien de prévoir des gros lancements, de mettre de l'ads, de faire beaucoup de création de contenu sur les réseaux sociaux. Je ne suis pas là. Donc je vais pas aller sur des stratégies court-termistes qui demandent beaucoup, beaucoup d'efforts, de créativité, de productivité, etc. Je suis plutôt : « OK, là, j'ai plusieurs mois, donc on va aller sur du SEO, sur du site internet, sur du blog, du recyclage de contenu, sur de l'emailing et sur mon lead magnet. » Et puis j'ai des épisodes de podcast que j'enregistre chez d'autres personnes, comme chez toi, qui vont sortir en mon absence.

Donc j'ai fait en sorte que ma visibilité, on va dire un peu médiatique, soit toujours un peu là pour que les choses travaillent alors que, ben, je serai sans doute absente. Mais du coup, les gens ne le sauront pas puisqu'ils pourront m'écouter et me regarder.

Marco : Bon, alors là, il y a une belle leçon à tirer pour les gens qui se posent la question : « Est-ce que je vais être capable de tenir la cadence ? Est-ce que je vais être capable de tenir la fréquence qui est recommandée, d'être là à chaque semaine ? » Il y a toujours moyen de moyenner lorsqu'on veut vraiment le faire. Ceci dit, il y a plein d'autres chemins qui auraient pu être empruntés. Toi, t'as choisi ces chemins-là : blog, programmer d'avance, faire les interviews, etc. Il y aurait eu plein d'autres avenues possibles.

Mais la beauté de ça, c'est que c'est toi qui es reine et maître dans ton truc. N'importe quel chemin que t'aurais voulu prendre, l'important, c'est que ce chemin-là te ressemble et qu'il ait la couleur que toi, t'as envie de lui donner. Donc chapeau pour ça. On comprend qu'il y a une réflexion qui a été mise derrière ces choix délibérés d'être là ou pas, selon les différents canaux dont t'as parlé.

Et là, t'as parlé du podcast. On comprend que le podcast sera en pause jusqu'au mois de janvier. C'est un podcast qui est là quand même depuis 2021. Je vais profiter du fait que t'as accompagné des gens de façon massive au début de ta carrière et que maintenant, t'es davantage axée sur le côté entrepreneur. Je vais faire un peu de pouce là-dessus. 2021, on arrive à 200 épisodes bientôt dans ton podcast. Ça fait déjà un bout de temps que t'es là. Spontanément, j'ai envie de te poser la question : qu'est-ce qui a changé dans le monde du podcast entre ton épisode zéro de 2021 et le dernier épisode que t'as fait aujourd'hui ?

Justine : Eh ben, en fait, tu vois, j'ai eu deux épisodes zéro. J'ai eu un premier épisode zéro sur ma toute première émission de podcast qui s'appelle Just In Tunes. Ma première émission est sur les coulisses de l'industrie musicale, puisqu'avant d'être spécialisée podcast, entrepreneuriat, etc., je travaillais dans l'industrie musicale. Et c'est au moment où j'ai voulu arrêter de travailler dans cette industrie que je me suis dit : « Non, mais en fait, il faut montrer ce qui se passe. » Parce que si les artistes veulent développer des vrais projets musicaux et que les labels veulent aider les artistes à développer ces projets-là, il faut qu'ils comprennent comment fonctionne l'industrie.

C'est comme ça que j'ai lancé ce podcast, alors que je ne voulais plus de mission dans la musique. Je voulais pas monétiser ce podcast-là. C'était mon laboratoire, et juste, je transmets. Mon épisode zéro, je l'ai enregistré fin 2019, et aujourd'hui, je peux pas l'écouter, cet épisode zéro, parce que je le trouve infâme. Vraiment. Et pourtant, pendant des années, je me disais : faut que je le réenregistre. Et puis après, je me suis dit : « Mais en fait, non. C'est un exemple qu'il faut laisser pour les personnes que j'ai accompagnées, justement, en disant : tu vois, cet épisode-là sera toujours le plus nul au monde, mais toujours le plus écouté, et c'est celui qui te donne la preuve de ton parcours. Donc il faut le garder, il faut l'accepter, il faut le tolérer, mais il faut le laisser. »

Et entre cet épisode zéro de 2019 et aujourd'hui, il s'est passé tellement de choses dans le podcasting. Notamment, entre 2019 et 2021, il y avait pas autant de ressources et de contenu pour lancer son podcast qu'aujourd'hui, où on en trouve très facilement. Il y a énormément de ressources, etc. Donc déjà, on trouve beaucoup plus d'aide. Moi, en 2019, il y avait pas une seule ressource en français. La technique, j'étais pas trop dérangée, parce que j'ai un studio de création musicale, donc j'étais équipée, pas de souci. C'était plutôt la légitimité.

Est-ce que je peux, moi, parler de ce sujet-là derrière un micro ? Est-ce que j'ai le droit, réellement ? Est-ce qu'on va m'écouter aussi ? Ça va, j'ai quand même des bons skills en marketing communication, donc tout ce qui était stratégie, c'était OK. Mais est-ce que c'est pas un peu une trop grosse montagne à faire soi-même, tout seul, tout ça ? Alors qu'aujourd'hui, on trouve des experts, des expertes très facilement. On trouve énormément de ressources et puis surtout, les outils qu'on a à disposition aujourd'hui, c'est incroyable. Au départ, il fallait avoir plein, plein d'outils différents pour arriver à un podcast de qualité.

Aujourd'hui, comme là où on est, sur ce logiciel, tout est centralisé. Et on est bien contents d'avoir cet endroit-là, avec une superbe qualité sonore et vidéo, où derrière, on peut avoir une IA qui recycle le contenu. Il y a énormément de choses qui sont mises en place pour qu'en fait, le podcast ne soit plus un problème, mais plutôt un lieu de kif, de plaisir et de transmission. Parce qu'on sait, toi et moi, que ça peut prendre énormément de temps à produire, une émission complète, mais même un épisode. Je sais pas combien de temps tu mettais sur tes premiers épisodes de podcast. Moi, c'était deux jours au départ.

Et sur mon émission que je voulais pas monétiser, hein. Donc c'était deux jours de prod par semaine pour sortir un épisode d'une heure et demie par semaine, le mercredi. Et après, il fallait que je m'occupe de mes clients quand même. Donc c'était vraiment des semaines pas possibles. Et là, c'est deux heures par semaine pour mon émission. Donc ça change tout. Ça change vraiment.

Marco : Et ce qui a changé entre les deux heures et les deux jours, il y a évidemment les outils, il y a évidemment l'expérience, mais à part ça, qu'est-ce qu'il y a d'autre ?

Justine : Je dirais le process. Le process, complètement. Avant, je faisais tout en deux jours. C'était que des interviews, et même sur mon podcast « Réveille ton biz », où je fais du solo et de l'interview, je faisais tout en deux jours. Donc je passais de l'idée à mon post Instagram. Tu peux pas faire toutes ces étapes-là d'un coup : ton cerveau se fatigue, tu perds du temps entre les tâches. Bref, il y avait pas de batching, en fait, de tâches similaires.

Alors que là, en mettant mon roulement de deux heures par semaine, je le vois plus en deux jours, je le vois en un mois. Et donc non seulement j'ai toujours de l'avance sur mon contenu, donc je suis très rarement à flux tendu, ce qui est hyper agréable dans la vie quand même. Mais surtout, par exemple, premier lundi du mois, j'ai deux heures, et dans ces deux heures-là, je vais mettre mon brainstorming. Je vais aller envoyer mes emails aux personnes que j'ai envie d'avoir dans mon podcast. Je vais aller mettre ça dans mon calendrier édito. J'ai deux heures et pendant ces deux heures-là, c'est que ça.

Semaine 2, j'ai deux heures, toujours. Je vais scripter pendant deux heures un maximum d'épisodes de podcast. Semaine 3, j'ai deux heures, toujours. Eh ben, je vais enregistrer et monter en même temps mes épisodes de podcast. Semaine 4, deux heures pour faire ma promotion. Je vais pas faire mon brainstorming tous les mois, parce que normalement, on a un neurone qui se connecte facilement. Donc ça, ça va sauter et ça va revenir dans six mois.

Et du coup, j'ai vraiment un mois pour faire mes scripts, mon enregistrement, mon montage, ma promotion. Et ça avance, ça avance, ça avance. Et c'est beaucoup plus rapide, finalement. Alors que c'est le même nombre d'heures. Sauf que c'est sur un mois. Du coup, c'est plus efficace.

Marco : Le fait de pas avoir d'avance, surtout quand on démarre, parce qu'on est toujours à l'affût de la prochaine idée qu'on veut mettre en place, et qu'on veut se garder une certaine liberté, être un peu agile dans la façon de procéder avec notre podcast. C'est pas rare que des gens me disent : « Ah, j'ai enregistré un épisode. Je pensais le mettre pour la semaine prochaine. Puis finalement, non, j'ai trouvé une meilleure idée. Alors j'ai fait un autre épisode et ce sera celui-là qui va être là la semaine prochaine. » Puis finalement, ils jettent aux poubelles l'épisode qui était prévu. Ah, allez !

Donc oui, effectivement, c'est le process. Est-ce que tu connais Amy Porterfield ? Oui. Bon. Donc moi, avant même de lancer l'Académie du podcast, à la fin de l'année 2018, j'étais à fond sur le blogging et j'avais fait une formation avec Amy Porterfield. Ça devait être autour de 2014, 2015. C'était dans ses premières formations. C'était une formation sur le blogging, et il y avait un module complet sur le batching qu'on a emprunté, dans le fond, et converti en mode podcasting, justement pour permettre aux gens de comprendre la grande force de pouvoir faire ça.

Et maintenant, on a pris tout cet aspect de batching-là, et quand on a développé notre outil d'IA, on lui a injecté ça à l'intérieur, ce qui fait qu'on est en mesure de créer du batching directement avec l'IA, ce qui est vraiment très, très intéressant au niveau du process.

Justine : Et j'aimerais rebondir sur ton exemple de la personne qui jette son épisode de podcast parce que finalement, elle change de sujet. Je dirais que c'est une boulette pas possible. L'idée, avant même d'enregistrer ses épisodes, et là, je m'adresse vraiment aux entrepreneurs et entrepreneuses qui nous écoutent : regardez votre calendrier commercial de l'année, regardez quels sont vos moments forts, regardez à quel moment vous voulez vendre telle offre, à quel moment vous avez des événements, etc. Pour que votre contenu podcast, mais aussi emailing, mais aussi réseaux sociaux, mais aussi blog, peu importe, soit cohérent avec vos événements.

Et donc dans ces cas-là, quand on sait ce qui se passe, on n'est pas censé jeter un contenu, puisqu'il est censé tomber à pic. Et en plus, si on a une ligne éditoriale qui est carrée, on n'est pas censé jeter quoi que ce soit. On est censé avoir un contenu qui correspond à la ligne édito et qui, au pire des cas, est reporté. C'est complètement lunaire. Vraiment.

Marco : Exactement. J'ai envie de rebondir là-dessus. T'as accompagné plein de gens, t'as animé un podcast avec des centaines d'épisodes. Qu'est-ce que tu vois qui s'en vient dans le monde du podcasting et qui risque de changer la donne dans les prochains mois, les prochaines années ?

Justine : Eh ben, tu vois, je te retournerai cette question après. J'aimerais bien qu'on débatte là-dessus. Il y a une fonctionnalité Spotify qui permet maintenant de faire toi-même tes propres épisodes de podcast. C'est-à-dire que tu fais un prompt et tu dis, par exemple : « Je veux recevoir tous les lundis un podcast personnalisé de 10 minutes grand maximum sur tel, tel, tel sujet. Et je veux pas ce sujet-là, ce sujet-là. » Et donc t'as l'intelligence artificielle qui va te donner le meilleur de ce qui a été produit par le monde du podcast, par les experts, les expertes, et qui va te le prémâcher et te le retranscrire, juste pour toi.

Ça, ça me fait flipper. Je me dis : « Bon alors finalement, si on écoute des podcasts qui peuvent être techniques, sur le podcasting, sur le marketing, sur les tendances, etc., à quoi bon produire ça si finalement une IA va le faire en allant prendre le contenu chez les autres ? » Donc forcément, on aura une baisse d'écoute. Comme maintenant, quand tu fais une recherche sur Google, t'as déjà les réponses de l'IA qui va prendre sur les blogs, et plus personne ne vient sur les sites internet. Ça, je trouve que ça change la donne.

Et en même temps, c'est pas pour ça qu'on va arrêter le podcast, parce qu'il y a des gens qui ont besoin quand même de nous écouter. Je pense que ce qui peut faire la différence, ça va être évidemment notre vision des choses, notre angle d'attaque, nos convictions et l'expérience que l'on peut mettre dans nos épisodes de podcast. Donc oui, ça fait flipper, parce que si on fait du contenu bateau, pas très humain et juste pédagogique, théorique, il y a pas de sens à venir nous écouter. Mais si on fait un contenu de type storytelling, outillage, solution, eh bah là, c'est complètement différent.

Donc je pense que pour les personnes qui font des choses très lambda, bon, bah laissez tomber, l'IA va le faire à votre place et peut-être même mille fois mieux. Pour les personnes qui ont vraiment un truc à dire et qui savent à qui elles s'adressent et pourquoi, il faut continuer de le faire. Là, il y a encore sa place. Mais du coup, je veux bien avoir ton avis aussi là-dessus.

Marco : Ben, j'suis entièrement d'accord avec toi. En fait, l'information, c'est devenu une commodité aujourd'hui, parce que pourquoi les gens viendraient passer 26 minutes en moyenne avec nous sur un épisode de podcast, alors qu'ils peuvent avoir de l'information en 38 secondes en utilisant l'IA ? Donc venir chercher que de l'information sur les podcasts, il y a aucune plus-value. Ça prend des histoires, comme tu dis, ça prend des gens qui sont capables de bien expliquer les choses, de la bonne façon, en utilisant des analogies, des contre-exemples, en venant illustrer les choses, les concepts.

Ça prend quelqu'un qui est capable de s'opposer à ce qui se fait dans le domaine. Parfois, ça attire un peu les reproches, on va se faire lancer des roches par des trolls sur Internet, et ça, c'est parfait. Quand ça arrive, c'est parce qu'on est sur la bonne voie, parce que ça veut dire qu'on est en train de marcher à des endroits où il y a peu de gens qui marchent. Et très souvent, c'est quelque chose d'extrêmement intéressant. C'est pour ça que nous, on a bâti notre outil d'IA exactement en ce sens-là.

Parce que c'est facile de partir d'une IA générique, que ce soit ChatGPT ou Claude ou Mistral ou peu importe, et dire : « Bon, je veux faire un épisode de podcast basé sur tel, tel, tel truc. » Et même si l'IA générique en question te connaît et sait un petit peu comment toi, tu fais les choses, elle va quand même au final aller chercher des informations qui sont génériques et qui sont, comme tu dis, lambda, que n'importe quelle IA va pouvoir créer. D'ailleurs, quand tu dis que Spotify fait ça, NotebookLM le fait très bien aussi avec la suite Google. Il est branché directement sur YouTube.

On fait juste dire à NotebookLM : trouve-moi des informations. Il va te créer un petit épisode, il va te donner les sources en bas, et après, tu vas pouvoir aller voir les sources pour en découvrir davantage. Donc moi, je pense que le problème, c'est pas tant que les IA récupèrent du contenu pour en faire un autre contenu, qui est comme un agrégat de ce qui existe sur le web. L'enjeu, c'est de faire partie de ceux que les IA vont trouver. Et à partir du moment où on fait partie de ceux que les IA trouvent, on va être référé.

C'est sûr que souvent, les gens reviennent et disent : « Ah oui, mais moi, j'ai même pas mon site internet encore », ou « Je viens tout juste de lancer mon site internet. Il y a des géants dans mon domaine. Moi, je suis dans le développement personnel. Il y a des gens comme François Lemay dans mon domaine et c'est sûr et certain que je vais me faire écraser littéralement par ces gens-là. » La réponse est non, parce que les IA, présentement, réfèrent pour plus de 40 % des tout petits, des micro sites.

Elles n'en ont rien à foutre de la taille des sites et de leur fameux Domain Authority, le fameux score. Les IA n'en ont rien à foutre de ça. L'important, c'est que le contenu soit bien structuré, que ça réponde à des questions précises et que ce soit reconnu comme étant une source d'autorité. C'est ça qui est important pour les IA. Et à partir du moment où on a créé nos épisodes de podcast avec la bonne structure pour que les IA nous trouvent, peu importe qu'on soit minuscule avec 47 écoutes ou qu'on soit un géant avec 47 000 écoutes, il y a aucune différence pour les IA.

Donc je pense que c'est vraiment là que ça va jouer, dans les prochaines semaines, les prochains mois. Et à partir du moment où on a compris comment jouer cette game-là, forcément, on est aux avant-postes, et on va même voir des minuscules dépasser largement les géants et se faire référer par les IA à leur place. En tout cas, à mon humble avis, et je pense que les indicateurs pointent pas mal tous dans ce sens-là.

Justine : Je suis hyper d'accord avec toi, et je dirais même qu'aujourd'hui, pour sortir du lot et bien travailler avec l'IA, il faut qu'on soit encore plus humain. C'est-à-dire que si tu fais du contenu IA avec l'IA, par l'IA, pour l'IA, ça ne sert à rien. Par contre, si tu fais du contenu humain pour des humains, que l'IA te capte parce que tu viens apporter quelque chose que l'IA ne peut pas vivre, ne peut pas percevoir, ne peut pas sentir, eh ben, c'est là qu'en fait le matching fonctionne, parce que t'as compris les règles du jeu de l'IA. Et en plus, t'es profondément humain.

Donc laisse-toi dire les choses comme tu les vois, comme tu les ressens, avec les codes de ce qui se passe. Et c'est là, en fait, que la magie opère et que les choses fonctionnent. Donc oui, ça peut faire peur que les choses soient plus rapides, plus automatisées, plus faciles. Et en même temps, il faut pas se laisser porter par la facilité complètement, parce que c'est là, en fait, qu'on perd la main sur nos outils, sur sa voix, sur sa créativité, sur ses neurones même. Non, en fait, gardons l'expérience, gardons les sentiments, gardons l'odeur, les couleurs, gardons tout ça.

C'est ça qu'il faut retranscrire derrière un micro, derrière un blog, derrière un post. C'est ça qu'il faut retranscrire, parce que c'est ça qui nous fait sortir du lot. C'est vraiment mon point de vue.

Marco : Ah, mais t'as entièrement raison. Et c'est ce qui fait passer tes deux jours initialement, seize heures plutôt, à créer un épisode de podcast, à deux heures. Parce que maintenant, un, c'est plus facile de produire, parce qu'on a des outils qui sont infiniment plus performants que ce qu'on avait en 2019 ou en 2020. Deuxièmement, le côté imparfait d'un épisode de podcast. Là, je m'adresse directement à mes académiciens, académiciennes qui veulent couper tout.

Justine : Écoutez ça très fort. Écoutez ça très fort.

Marco : Ils veulent couper tous les « euh », toutes les hésitations, tous les moments de silence qui arrivent, même dans une entrevue. J'ai fait une entrevue la semaine dernière, je pose une question à mon invitée, elle me dit : « C'est une très bonne question. » Puis après, il y a un silence d'à peu près sept secondes.

Justine : Mais c'est précieux.

Marco : On laisse le silence. Écoute, elle est en train de réfléchir. On sait bien que ce qui va arriver, ce sera pas juste la première chose qui est venue en tête. Non, non, non. Elle est en train de réfléchir à exactement ce qu'elle va répondre. Donc tous ces moments-là, les moments d'hésitation, les moments où on reprend une phrase, les moments où on se trompe, où on n'accorde pas le verbe comme il faut, toutes ces choses-là, l'IA fait pas ça.

Justine : Non, non.

Marco : Donc le côté imparfait est devenu profondément humain, et un avantage marqué pour les gens qui créent du contenu. Et j'ai recommencé à laisser des fautes dans mes emails volontairement. Lorsque je fais une faute et que je la vois, elle est soulignée, on s'entend, c'est pas une faute grave, majeure, mais une petite faute d'accord verbe ou des trucs comme ça, ça passe. Allez, on laisse. C'est un humain qui écrit. C'est pas truffé de fautes, mais à l'occasion, j'en laisse passer quelques-unes, juste pour démontrer cet aspect non pas d'improvisation, mais plutôt d'authenticité. C'est plus ça, le vrai terme, je pense.

Justine : Complètement. Pour les personnes qui veulent couper l'air de leur respiration dans leurs épisodes : ne vous réécoutez pas. Moi, je n'écoute plus un seul de mes épisodes. C'est-à-dire que quand je fais du solo, si je commence à bafouiller, je coupe, je prends mon air. OK, on repart là où j'en suis. Je ne réécoute pas un seul de mes épisodes. Et pour les interviews, je prends des petites notes en même temps, en me disant : « Bon OK, là, j'ai toussé, là, il y a un chat qui est passé, là, il y a un truc qui est tombé. » Je prends des petites notes et ensuite, je viens couper aux endroits nécessaires. Mais je ne réécoute rien du tout.

Parce que, un, c'est une perte de temps de se réécouter, quand on n'apprécie pas sa voix, quand on va venir justement censurer les choses. C'est dommage et c'est une perte de temps. Donc réduisez votre temps de production et travaillez votre perfectionnisme en évitant de réécouter ce que vous produisez, parce que vous n'allez jamais aimer, déjà parce que ce sera toujours améliorable de toute manière. Laissez les choses comme elles sont. Les interviews, on s'en fiche : vous avez apprécié le moment, c'était génialissime. Kiffez juste ça, coupez ce qui doit être coupé et puis c'est tout. Foutez-vous la paix, vraiment.

Marco : Excellent. Et ça provient de quelqu'un qui a à la fois accompagné des gens et qui a plusieurs centaines d'épisodes derrière la cravate, comme on dit au Québec, ou derrière la ceinture, comme vous dites en Europe. Le mot de la fin t'appartient. Je me doute de ce qu'il va y avoir, mais j'ai envie de te poser la question : qu'est-ce qu'on te souhaite pour la prochaine année ?

Justine : Ah, c'est une excellente question. Qu'est-ce qu'on me souhaite ? Eh ben, je dirais de garder ce sentiment de lâcher-prise, parce que je saute dans le grand bain, parce que je ne maîtrise rien. Comme tu l'as dit, je vais pas maîtriser quoi que ce soit de ce qui va arriver dans les mois, voire les années à venir. Et que mon activité soit aussi sur la même longueur d'onde. C'est-à-dire qu'il y a des choses que moi, je peux contrôler, mettre en place, mais aussi plein de choses que je ne maîtrise pas : le marché, les changements de contrat, plein, plein de choses. Bah OK, en fait. De toute façon, il y aura les ressources.

Il y aura des crises de panique, on est bien d'accord, mais il y aura les ressources de toute façon. Il y aura des nuits courtes, mais il y aura des ressources quand même. Donc c'est vraiment de garder ce goût du lâcher-prise. Et je veux pas garder ça que pour moi. Je suis pas en train de dire : vivez tous la même expérience pour apprendre à lâcher prise. Non, on peut apprendre à lâcher prise autrement. J'ai envie de partager ça avec toutes les personnes qui nous écoutent.

Pour la fin 2026 et pour l'année prochaine, foutez-vous la paix, prenez soin de vous et appréciez le lâcher-prise, parce que de toute façon, on peut mettre en place les meilleures stratégies pour avoir le meilleur podcast, on peut avoir le meilleur business, les meilleures offres. Bah en fait, il y a plein de choses qu'on maîtrise pas du tout. Et c'est la vie, en fait. Ça s'appelle simplement la vie. Donc regardez ce que vous pouvez contrôler et ajustez au fil de l'eau. Mais foutez-vous la paix le reste du temps. Je pense qu'on n'est pas venus là pour souffrir tout le temps. Apprécions quand même ce qu'on a et où est-ce qu'on va.

Marco : Super. Ben merci. Je te souhaite la meilleure des chances pour ce qui s'en vient dans les prochains jours, les prochaines semaines. Merci du beau moment. J'ai appris avant l'entrevue que c'était la toute dernière entrevue que tu donnais avant ton congé. Alors je me sens choyé de ça. Merci d'avoir pris le temps d'être avec nous aujourd'hui, et bonne chance pour la suite des choses. Je mets évidemment dans les notes d'épisode des liens pour être capable de te rejoindre. Merci Justine.

Justine : Merci beaucoup. À très bientôt.

Marco : À bientôt. Ciao ciao.

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À propos de l'Animateur

Marco Bernard

Marco Bernard anime L'Académie du Podcast et podcaste depuis 2014 (1 200+ épisodes au compteur).

Auteur du livre "Ton Podcast Ta Voix Influente", il a lancé l'ADP en 2018 et depuis, il a accompagné plus de 3 000 coachs, consultants et experts à utiliser le podcasting comme levier de croissance.

Sa philosophie : "Animer un podcast, c'est vendre. Et vendre, c'est servir."

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