Marco : Hello, hello ! J'espère que je te trouve en super forme, parce que moi, je suis en grande forme. J'ai l'immense honneur et la joie de recevoir cette semaine Sophie Tremblay et Sébastien Harvey, les deux animateurs du podcast Les Capteurs. C'est un podcast qui s'adresse aux entrepreneurs. Les deux animateurs, qui sont aussi des conjoints dans la vie de tous les jours, aident les entrepreneurs à se démarquer, à travailler à partir de leurs forces et à prendre des décisions qui vont être meilleures pour leur entreprise.
Ils sont déjà rendus à près d'une cinquantaine d'épisodes. Ils ont vraiment très bien fait les choses, spécialement en mode solo, ou plutôt en duo, avec seulement les deux animateurs au micro. Puis ils ont commencé graduellement à interviewer des gens sur leur podcast.
C'est un super podcast que je t'invite à aller écouter, parce qu'il se démarque par la profondeur des propos qu'on y trouve, mais aussi par la chimie entre ses deux animateurs. Comme je le disais, ce sont des conjoints dans la vie de tous les jours. On peut présumer qu'une grande partie de la chimie vient de là, mais je pense que c'est beaucoup plus profond que ça. Ils ont une façon de voir l'entrepreneuriat qui se recoupe de belle façon, et ça paraît dans leur façon d'animer.
Ils ont une super belle structure, c'est super bien fait. Je t'invite à aller y jeter un coup d'œil. Comme d'habitude, c'est dans les notes d'épisode. J'ai déjà très hâte de te présenter en entrevue ce couple, Sébastien Harvey et Sophie Tremblay, les deux animateurs du podcast Les Capteurs.
Je t'invite à partager cet épisode à un entrepreneur que tu connais, parce que je pense que ça va pouvoir l'aider d'aller écouter le podcast de Sébastien et de Sophie. Je te laisse tout de suite à cette entrevue que j'ai réalisée avec un très grand plaisir, et on se reparle la semaine prochaine. Ciao !
L'Académie du Podcast, c'est pour toi, podcasteur aguerri ou en devenir, qui veux projeter ton message aux oreilles du plus grand nombre de personnes possible. À chaque épisode, on traite d'un sujet qui va t'aider à amener ton message encore plus loin. Je te remercie de passer quelques minutes avec moi aujourd'hui. C'est parti.
Aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir Sébastien et Sophie du podcast Les Capteurs. Comment ça va, vous deux ?
Sébastien et Sophie : Super bien. Salut Marco !
Marco : Je savais que vous répondriez en même temps. Je l'ai fait exprès. Sophie et Sébastien sont un couple dans la vie de tous les jours et animent un podcast qui est vraiment hot. On va parler de podcast aujourd'hui. J'ai eu la chance d'écouter plusieurs épisodes, et ce sont des gens que je côtoie aussi dans l'Académie du Podcast.
D'abord, je veux prendre le temps de comprendre d'où vous est venue cette idée de podcast. J'ai eu la chance d'écouter votre épisode zéro, qu'on va mettre dans les notes d'épisode pour que les gens puissent aller l'écouter. Je vais m'adresser à Sébastien. Sébastien, explique-nous d'où arrive le podcast Les Capteurs.
Sébastien : L'idée de faire un podcast vient souvent du fait qu'on en consomme aussi beaucoup nous-mêmes. Étant de grands consommateurs de podcasts, on a réalisé que c'était une de nos façons préférées d'apprendre et de nous développer. Mais à un moment donné, il y a un déclic qui s'est fait. C'est tellement un beau médium. Il y a un côté intime dans le podcast, qui donne l'impression d'avoir une conversation intime avec quelqu'un. C'est un tête-à-tête.
Ce sont des médiums différents, mais plus qu'à l'écrit et qu'en vidéo, comment je pourrais dire ça ? Pour avoir lu un peu sur le cerveau, environ un tiers de ton cerveau sert à traiter ce que la vue t'envoie. Ce que ça fait, c'est que tu peux entendre quelque chose et voir l'inverse, et ce que tu vas probablement retenir, c'est ce que tu as vu. Le podcast permet de déconnecter ça et de vraiment se connecter sur son imagination. Tu finis par avoir un processus de compréhension qui est différent de celui d'une vidéo.
C'est un beau médium, le podcast. En plus, tu l'as déjà mentionné de nombreuses fois dans tes podcasts : ça s'écoute partout, ça s'écoute quand on veut, et ça s'écoute même quand on est obligé de faire autre chose.
Marco : C'est ça. Je sais que vous écoutez des podcasts, pour en avoir parlé avec vous juste avant qu'on commence l'entrevue et dans d'autres occasions où on s'est côtoyés dans l'Académie. Je sais que vous en écoutez à tout moment, dans vos tâches ménagères, etc. Sébastien, je sais que tu as écouté beaucoup de podcasts. Sophie, de ton côté, est-ce que tu étais une grande consommatrice de podcasts aussi avant de lancer Les Capteurs ?
Sophie : Oh oui, définitivement. Je pense que Seb et moi, on a vraiment un amour d'apprendre tous les deux. On n'écoute pas nécessairement les mêmes podcasts, mais ça devient un sujet de conversation. C'est comme : « Il faut que je te raconte ce que j'ai entendu. » Et là, on échange des idées ensemble. Ce qui est fou avec l'idée des Capteurs, c'est que le podcast, c'est une force tranquille, parce que ça faisait des années qu'on en écoutait.
On a fait un gros exercice de vision il y a quelques années. On approchait la cinquantaine, et on cherchait vraiment une façon de contribuer et d'apporter plus de valeur autour de nous. On était rendus un peu là dans notre carrière. L'idée des Capteurs, ce n'est pas compliqué : on était en voyage dans le Sud, dans notre piscine préférée, avec un petit vino espumoso. On était en grande conversation, et c'est Seb qui a eu l'idée de nous dire : « Tu sais quoi ?
On devrait vraiment envisager de faire un podcast. » C'était en décembre 2019. Et au printemps, la pandémie est arrivée.
On a chacun une entreprise, on a fait tous les ajustements qu'on avait à faire, et il y a eu un petit ralentissement. On s'est regardés et on s'est dit : « Tu sais quoi ? Pourquoi on ne se lance pas ? Pourquoi on ne travaille pas cette idée-là pour la concrétiser ? » Pour être tout à fait franche avec toi, Marco, ça a été une bouée de bonheur et de sauvetage pour nous.
Ça nous a focalisés sur autre chose que toutes les inquiétudes qu'on avait et tout ce qu'on entendait dans les nouvelles. On a passé des heures à notre bureau et en studio à tester des affaires. Ça a été une façon de transformer la pandémie en quelque chose de vraiment créatif et productif pour nous.
Marco : Ça a été le cas de plusieurs personnes. Il y a plusieurs entrepreneurs, des gens qui allaient se lancer en affaires ou qui étaient nouvellement en affaires, qui ont vécu quelque chose d'absolument incroyable avec l'arrivée de la pandémie, alors que c'était de mauvaises nouvelles pour tout le monde. Ils se sont tournés vers certaines solutions qui ont changé complètement leur état d'esprit et qui les ont amenés à progresser. Aujourd'hui, il y en a plusieurs qui s'en sont sortis de belle façon. Dans bien des cas, il y a de belles histoires à succès à l'issue de cette pandémie, qui n'est pas tout à fait terminée encore, mais qui tire à sa fin, ou en tout cas avec laquelle on va apprendre à vivre.
Je trouve intéressant que vous soyez un couple dans la vie, que vous animiez un podcast ensemble, mais surtout que vous veniez de milieux professionnels différents. Souvent, on voit des coanimateurs ou des coanimatrices qui œuvrent à peu près dans le même domaine. Vous, vous n'êtes pas loin l'un de l'autre. Un avocat, l'autre coach d'affaires, ce n'est pas loin, mais ce n'est pas directement la même chose. Et vous décidez d'animer ensemble un podcast.
Sébastien, il y a quelques instants, tu me parlais du côté visuel versus le côté auditif. J'ai envie de t'entendre là-dessus. Qu'est-ce que ça vient ajouter à votre message, le fait qu'il n'y ait pas l'aspect visuel ? Vous êtes un couple, vous pourriez très bien avoir un beau studio avec une belle caméra, mobiliser une pièce de la maison pour enregistrer, et ce ne serait pas un trop gros problème de le faire en vidéo également. Qu'est-ce que ça vient ajouter comme plus-value, le fait qu'il y ait seulement l'auditif de votre côté ?
Sébastien : Par défaut, tu ne te concentres pas sur l'image. Par défaut, ça te force à organiser tes pensées. Et ça te force aussi à transmettre de façon imaginaire, pour que ça devienne visuel pour la personne qui t'écoute. Tu te sers des mots pour le faire. Tu te concentres vraiment sur le contenu et sur la façon de l'amener. Parce qu'on s'entend, le but du podcast, c'est de réussir à synthétiser des choses pour, comme on dit souvent entre podcasteurs, le persona, l'avatar.
Ceux à qui s'adresse le podcast, ce sont des gens qui n'ont pas beaucoup de temps. Les entrepreneurs, si tu as réussi à avoir un moment de leur temps parce qu'ils considèrent que tu es capable de leur apporter quelque chose, il faut que tu sois capable de synthétiser et de les amener à visualiser leur problématique. Avec des mots, avec des choses que tu as lues et que tu as rassemblées, tu les amènes de façon très organisée à appliquer des solutions bien pratiques une fois qu'ils t'ont écouté.
Le fait qu'on ne se concentre pas sur l'image, mais sur la façon dont la pensée fonctionne, parce qu'on utilise juste des mots, ça change tout. Tu l'as déjà dit dans un de tes podcasts, Marco : faire du podcast en même temps qu'essayer de faire de la vidéo, c'est peu compatible. Tu te souviens que tu as dit ça ?
Marco : Ce n'est pas optimal, en tout cas.
Sébastien : Ce n'est pas optimal. C'est ce que j'aime.
Marco : Là, j'entends des auditeurs mal intentionnés qui me disent : « Oui, mais Sébastien, c'est normal, tu es avocat. Tu es habitué de structurer ton discours et de faire passer le message. »
Sophie : C'est un de ses superpouvoirs, on ne se le cachera pas. Sa capacité de consommer de l'information, de la simplifier et de la synthétiser. Ça fait plusieurs années qu'on est ensemble, et c'est encore mon « wow » hebdomadaire. Mais si je peux ajouter quelque chose, c'est qu'il y a une transformation quand tu pars un podcast. Le défi, c'est d'oser et d'aller dans l'arène, comme dirait Brené Brown.
Descendre dans l'arène et être dans l'action. Parce que ce n'est pas en pensant à un podcast que tu apprends à faire un podcast, c'est en faisant un podcast. Ce qui est merveilleux, et on l'a vu dans l'épisode 35, quand on a fait le bilan de notre première année, c'est que notre plus grosse réalisation, ça a été de voir la transformation qu'on avait vécue comme individus. Quand tu allumes le micro et que tu dois expliquer quelque chose à quelqu'un, que tu veux transmettre des idées, que tu sois habitué à parler ou non, ça organise ta pensée.
Marco : Oui, clairement.
Sophie : Ensuite, ça t'amène de la profondeur dans l'implantation dans ta vie. Aux gens qui hésitent, je dirais : vas-y, lance-toi, parce que c'est un processus de transformation. Tu ne seras pas la même personne au bout d'un an. On a fait un épisode là-dessus, et ça fait bien rire Seb, parce que je dis souvent que je travaille beaucoup avec ce que j'appelle mon moi futur. Des fois, je disais : « Mon moi futur vient juste de me dire un gros merci d'avoir fait ça il y a un an. »
Marco : C'est bon. The future self.
Sophie : The future self. Prendre des décisions en te demandant si ton moi futur serait fier de toi. Si tu fais un podcast, la réponse, c'est que tu vas être excessivement fier de toi, parce que juste l'accomplissement de sortir des épisodes, avec cette rigueur et cette constance-là, fait de toi une autre personne.
Marco : Bien sûr. Tu prends de la confiance, et comme tu disais, ça structure ta pensée et ça t'amène d'autres mots pour présenter des choses à tes clients par la suite. Quand tu leur parles, tu es capable de trouver tous les angles possibles pour présenter tes idées. Il n'y a pas juste l'angle que tu as l'habitude de prendre. Tu es capable de trouver un paquet d'autres angles qui vont permettre à ton client de mieux comprendre ce que tu veux lui illustrer, ce qui est vraiment magnifique en bout de ligne.
Sophie, tu parlais de processus. J'ai envie de vous entendre là-dessus. Quand vous avez décidé, fin 2019, début 2020, vous vous êtes regardés dans le blanc des yeux et vous vous êtes dit : « Hey, why not ? C'est notre tour, on y va. » OK, parfait. C'est quoi, le premier pas après ?
Sophie : On peut peut-être diviser la question en deux, parce que Seb et moi, on a des tâches clairement divisées dans notre couple. Pour le podcast, je suis celle qui planifie beaucoup et qui s'occupe des processus de planification. Ce qui est très particulier dans notre cas, c'est qu'on a déjà deux grosses entreprises qui roulent. Les Capteurs, c'est le cadeau qu'on se fait, parce qu'on voulait faire un projet d'affaires ensemble, passer plus de temps ensemble. C'est notre nouveau bébé.
Mais ça fait déjà plus de vingt ans qu'on roule notre bosse avec une clientèle très stable. Il ne fallait pas négliger ça. Il ne fallait pas négliger notre vie de famille non plus. Pour moi, un des gros défis, ça a été de concilier tout ça et de produire. J'ai eu beaucoup de réflexions à ce niveau-là, très tôt.
La première chose que j'ai faite, c'est de sortir toutes nos idées. Après, j'ai dit à Seb : « Je vais décortiquer ça en phases d'implantation. Année un, on va faire ça. Année deux, on va faire ça. Année trois, on va faire ça. »
On avait une vue d'ensemble, mais ensuite, on a ramené notre focus juste sur ce qu'on voulait faire dans les prochains mois et dans la prochaine année. Je pense que ça a vraiment aidé, parce que ça a enlevé la pression de vouloir tout faire en même temps. La réalité, c'est qu'on souffre tous un petit peu de perfectionnisme quand on allume le micro. Il y a une période d'apprentissage pour devenir confortable et trouver son flow.
L'autre chose que j'ai faite, c'est de systématiser les processus. J'ai développé des gabarits, j'ai fait des listes de vérification rapidement, dans le but de pouvoir déléguer éventuellement. Au départ, on faisait tout, mais ça n'a pas pris six mois qu'on s'est adjoint une collaboratrice qui monte nos pages et qui nous donne un coup de main. J'étais toute prête. Le seul truc qui me restait à faire, c'était d'enregistrer des vidéos pour lui montrer le menu détail en arrière.
Tout ce travail pensé et fait en amont nous a beaucoup servi pour garder cette constance-là au niveau du podcast. Je vais peut-être laisser Seb parler du montage, parce que je ne m'occupe pas du tout de ça. Moi, je suis plus du côté rédaction. Seb, lui, est devant son écran à faire des petits chefs-d'œuvre audio.
Marco : Justement. Avant de passer la parole à Sébastien pour qu'il nous raconte son bout de travail avec le podcast, est-ce qu'on peut être dans le secret des dieux et connaître les étapes de l'année un, de l'année deux, de l'année trois ? Parce que là, vous amorcez l'année trois. Ça a été lancé en 2020, donc vous allez être dans l'année trois cette année, c'est ça ?
Sophie : Oui, parce qu'on fait vraiment du gros développement de contenu. L'année dernière, on a fait notre première entrevue, mais c'était à l'épisode 37. Ça nous a pris du temps. On voulait vraiment trouver un format d'entrevue qu'on aimait et qui allait nous faire plaisir. L'année un, c'était juste la maîtrise du podcast.
Cette année, notre année deux, parce qu'on traite le podcast en saisons, on est en train de finaliser et on va déballer notre premier programme. On prépare ça pour les prochains mois.
C'est un programme de vision pour les entrepreneurs et les professionnels, pour leur permettre de revisiter et de réactualiser leur vision dans à peu près douze sphères vraiment importantes. Pour nous, ça a été un catalyseur. On a fait ce processus-là, et c'est ce qui fait qu'on a des résultats très rapides dans notre vie et dans nos entreprises maintenant. La clarté sur la direction où on s'en va nous aide à filtrer toutes les distractions, toutes les choses inutiles dans notre vie.
On a un focus vraiment laser sur où on s'en va. C'est l'occasion qu'on veut offrir, parce que quand tu as une entreprise, tu as besoin, à un moment donné, de faire le bilan d'où tu es rendu. Des fois, tu as fait le tour du jardin, et tu as besoin de renouveler ta passion, ta motivation. Notre processus va être fait exactement pour ça.
Sébastien : Tu ne t'es pas trompé, Marco. L'année un dont Sophie parle, c'est l'année où on a lancé le podcast, mais il y a eu une année en amont, et toi, tu faisais partie de cette année-là. L'année de la préparation, tu étais là. J'écoutais des podcasts, j'ai commencé dans l'univers anglophone, puis j'ai eu la chance de tomber sur toi. J'avais de la gratitude que tu aies pris le bâton, que tu aies commencé à avancer et à nous rendre ça en français, de façon aussi claire. Ça faisait partie de notre première année.
Marco : OK, raconte-moi. Concrètement, qu'est-ce que tu as fait en amont pour être prêt à dire : « OK, on planifie notre épisode un » ? Quel travail a été fait pour se rendre là ?
Sébastien : Évidemment, il y a plusieurs aspects qu'il faut maîtriser. Il y a l'aspect technique : qu'est-ce que ça te prend ? Quels sont les outils, les logiciels, le matériel ? Tout cet aspect-là demande une réflexion. On en a déjà parlé, je fais partie de ton groupe Momentum et de ton groupe Élite, on en reparlera plus tard, et c'est une des discussions qu'on a eues.
Il y a beaucoup de pièces mobiles qu'il faut finir par comprendre et mettre ensemble. Pendant cette année un, il y avait toute cette partie-là.
Ce qui est intéressant, c'est qu'à travers ton podcast, on te suit, parce que toi aussi, tu évolues dans ton aventure de podcast. Les solutions que tu trouves, tu les mentionnes de façon généreuse. Il y a eu ça. En plus, il y avait toute une autre partie à comprendre. Sortir un podcast hebdomadaire, c'était l'intention, parce que pour créer vraiment un désir de nous écouter, on savait qu'il fallait que ça revienne de façon régulière et assez rapprochée.
Les sujets qu'on voulait couvrir venaient de lectures qu'on avait faites chacun de notre côté, mais qui demandaient beaucoup de synthèse. Pour être capables de trouver un workflow, c'est-à-dire une façon de travailler qui nous permette de nous rencontrer chaque semaine et de ramener rapidement toute cette information de façon intelligente, puis de nous enregistrer chaque semaine de façon à convaincre les gens des solutions et des idées qu'on apporte, ça demandait beaucoup de réflexion. Aller rechercher l'information que tu as déjà lue quelque part, il faut que tu aies un certain système pour la ramener rapidement quand tu en as besoin.
Marco : Et il faut surtout que tu l'aies implémentée quelque part. Il y en a beaucoup qui lisent des trucs et qui viennent en parler après, mais sans les avoir testés en cours de route. En bout de ligne, ils sont moins capables de les expliquer. Il n'y a pas de subtilité, pas de contexte. C'est plus difficile d'amener des concepts qu'on n'a pas expérimentés.
Alors que vous, j'ai compris en écoutant vos épisodes que oui, vous lisez des choses, mais vous les mettez en pratique dans vos entreprises respectives. Après, vous venez en discuter dans votre podcast pour dire : « Hey, on a testé ça, ça, ça a bien été, ça, ça a été moins bien. » C'est une espèce de classe de maître, mais en même temps un échange entre vous deux, et entre vous et l'audience.
Sophie : Et ça, Marco, tu disais que Sébastien et moi, on ne fait pas le même métier, mais on a la même clientèle, avec les mêmes problématiques. On devrait dire un gros merci à nos clients, parce qu'en vingt ans, on a été exposés à toutes sortes de choses. C'est à travers nos conversations qu'on se dit : « OK, comment on règle cette problématique-là ? » Je me plais à dire que ce qu'on essaie de faire sur le podcast, c'est de donner un regard frais sur les vieilles problématiques et d'aider les gens à absorber la courbe d'apprentissage des nouvelles.
La pandémie en est un bon exemple, avec le travail à la maison, le travail à distance. Il y a beaucoup de nouveautés auxquelles on est exposés. On avait un peu d'avance, parce que je suis devenue nomade numérique il y a plusieurs années déjà. Quand on a monté le cabinet d'avocats de Seb, on a tout fait virtuellement. On avait un peu d'avance là-dessus, donc on peut aussi aider les gens à trouver leurs propres solutions.
Le but, c'est d'être une étincelle d'inspiration, de brasser la soupe pour dire : « Il y en a, des solutions. Il faut juste commencer à s'exposer à de nouvelles idées. » Après, on connaît les entrepreneurs et les professionnels : c'est du monde indépendant. Ils peuvent prendre ce dont ils ont besoin et faire des tests à l'interne pour transformer leur propre organisation.
Marco : OK, je comprends. Si je décortique ce qu'on a vu depuis le départ : vous avez eu l'idée de lancer votre podcast dans une piscine, autour d'un verre. Il y a une pandémie, vous décidez d'en profiter pour lancer le projet. Vous vous mettez à consommer du contenu pour savoir comment le faire. Et finalement, vous lancez votre podcast. La question que j'ai pour vous maintenant, c'est : à quel moment l'Académie du Podcast, pas en version podcast, mais en version accompagnement, arrive dans votre processus ?
Sébastien : C'est une très belle question, parce que ça mijotait depuis un bon bout de temps, à force de t'écouter. Ton modèle d'affaires est un modèle fantastique. Gary Vee en parlait aussi à un moment donné. Il disait qu'indépendamment d'où tu es rendu, de tes moyens financiers et de ta compréhension, tu peux m'écouter, et plus tard, tu peux commencer à t'engager dans mes programmes. Peu importe où tu te trouves, tu peux toujours te débrouiller pour avoir l'information.
Dans mon cas, avant de t'écouter, j'avais déjà commencé à suivre des formations, en anglais. Il y a donc certains aspects du début de ce que tu offres dont on n'avait pas besoin au moment où on s'est lancés.
Marco : Que tu es allé chercher chez les anglophones.
Sébastien : C'est en plein ça. Ça aurait peut-être été plus vite si je t'avais connu avant. Mais une chose est certaine : à un moment donné, quand tu es lancé, tu te rends compte que le podcast, c'est quelque chose d'un peu solitaire. Je m'explique. Nous, on est deux, c'est moins solitaire, on se sépare le travail. Mais à un moment donné, tu réalises que tu as créé un univers où non seulement ceux qui vivent la même chose que nous en français se retrouvent, mais en plus, ils échangent de nouvelles idées.
Ce qu'on fait dans notre podcast, toi, tu l'as créé en français pour l'univers des podcasteurs. J'en parlais à Sophie. Et je n'ai même pas vu une annonce, tu ne m'as rien envoyé. C'est moi qui suis allé te chercher. J'ai trouvé ta page d'inscription et je me suis inscrit moi-même.
Marco : Oui, je me rappelle.
Sébastien : C'est parce que tu finis par réaliser, une fois que tu es lancé, qu'il y a tout cet autre accompagnement-là. Et j'ai vu qu'il y avait d'autres accompagnements après. Tu finis par te dire : ça va accélérer mon processus d'entrer dans le groupe. Non seulement ça va me dynamiser de voir d'autres personnes qui font ce que je fais, mais en plus, tu as créé un nouveau groupe et tu fais de l'accompagnement directement. Tu finis par voir que ça t'accélère dans ton organisation.
Sophie : Je peux peut-être te raconter une anecdote vraiment concrète. Seb, quand il y a une problématique, il est souvent comme un lion qui tourne sur lui-même. Il cherche, il cherche. Je me rappelle, il était assis à son bureau, ta page était ouverte sur l'ordinateur. Il y a une chaise qui tourne.
Il s'est juste tourné vers moi et il m'a dit : « J'aimerais vraiment échanger des idées avec d'autres podcasteurs. Il y a un programme avec Marco, j'aimerais ça m'inscrire. » Je l'ai juste regardé et j'ai dit : « Je pense que c'est une super bonne idée. Go, on y va. Ça va sûrement nous donner de la fraîcheur dans les idées. »
Et c'est ça que ça a fait. De façon générale, quand tu es entouré de gens qui font la même chose que toi, ça brise l'isolement. On est un couple, il y a beaucoup d'échanges entre nous deux, mais on s'est rendu compte que même ça arrivait à sa limite à un moment donné. On avait besoin d'un autre genre d'apport pour être capables d'aller plus loin. Je pense que c'est arrivé au bon moment dans notre parcours de podcast.
Marco : Combien d'épisodes aviez-vous réalisés à ce moment-là, à peu près ?
Sophie : Il y en avait pas mal. On était au printemps, on était peut-être autour de dix-sept, dix-huit.
Marco : À mi-chemin d'où vous êtes aujourd'hui, à peu près.
Sophie : À mi-chemin, ouais.
Marco : OK. C'est intéressant, parce que ce que je comprends, c'est que ce qui vous a donné envie de vous lancer dans le podcast, c'est d'en consommer et de vous dire : « Hé, on pourrait faire ça nous aussi. » Ensuite, vous êtes allés chercher de l'accompagnement du côté des Américains. Ce n'est pas parfait, ça aurait pu se faire en français, mais ça, c'est un autre débat. Non, c'est une blague.
Il y a des gens fantastiques qui font des choses aux États-Unis et en Europe, en anglais comme en français maintenant. Heureusement, il y en a en français qui le font maintenant.
Bref, il y a eu de l'accompagnement pour vous aider à faire le premier pas, les premiers 8, 10, 12, 15 épisodes. Ensuite, il y a eu comme un essoufflement, vous vouliez des idées fraîches, vous vouliez vous challenger un peu plus. Et c'est là que le Club Momentum est entré en jeu.
Sophie : C'est exactement ça. Le truc, c'est que ça fait plus de vingt ans qu'on est en affaires, alors on s'est servis des outils qu'on avait. Ton fameux exercice de persona ou d'avatar, par exemple : ça faisait déjà quinze ans que je connaissais cet exercice-là, et on l'avait fait avant de partir le podcast. On est allés puiser dans notre coffre à outils. Je pense que quand tu commences en podcasting, il faut aussi aller puiser dans le coffre à outils que tu as déjà bâti à travers ta carrière.
On pense qu'on commence quelque chose de nouveau. Et oui, on commence le médium du podcast, mais il ne faut jamais oublier qu'il y a des années d'expérience qui nous suivent et qui peuvent être transférées dans plein d'aspects du podcast, pour réaliser des épisodes et aussi pour monter le projet.
Marco : Oui, c'est ce qui fait la richesse de ton podcast, parce que ça amène ta propre couleur. Tout ce qui s'est passé avant le moment où tu parles à tes auditeurs, c'est ta couleur qui arrive. Si tu exclus tout ce qui s'est passé avant, c'est comme si tu étais né aujourd'hui, et ton propos a moins de profondeur. Ça, c'est sûr et certain.
J'ai envie de reculer au moment où Seb tourne sur sa chaise. Je le vois tourner, il faut qu'il arrête parce qu'il va être étourdi. Au moment où il prend la décision avec toi, Sophie, de cliquer pour s'inscrire au Club Momentum, il a déjà une idée en tête. Il se dit : « Je vais venir échanger des idées avec d'autres podcasteurs. Je vais me challenger moi-même.
On va se challenger en tant que couple. » Maintenant, tu arrives dans le Club Momentum, il y a de l'accompagnement, tu côtoies les gens. Qu'est-ce que vous avez trouvé dans le Club Momentum que vous ne vous attendiez pas à trouver ? Je dis « tu », parce que c'est plus Sébastien qui est présent dans les réunions.
Sébastien : Pour être franc avec toi, Marco, j'ai recommencé à t'écouter en rafale.
Marco : Ah oui ?
Sébastien : Parce que le Club Momentum, ce n'est pas juste le club en direct où on rencontre des gens. Tu organises tout au long du mois des événements où on se voit et où on échange. Il y a cet aspect-là, mais il y a aussi une mine d'or : on a accès à toutes les archives du Club Momentum depuis le début. Chacune des rencontres, autant les moments où tu as donné une formation, une petite classe de maître, que les moments où les gens t'ont posé des questions techniques, d'organisation ou de workflow : tout ça est enregistré.
Et avec ce que tu as entendu au début de notre rencontre aujourd'hui, tu sais que j'écoute à vitesse rapide. Tu as recommencé à parler très vite, d'ailleurs.
Marco : Il faut que je réduise mon débit, définitivement.
Sébastien : C'est ça qui a été mon processus. J'avais un carnet, et quand j'attrapais une perle, quand tu amenais une information qui réglait un des problèmes qu'on avait, je la notais. Il y a des choses que tu maîtrises déjà, d'autres non. En écoutant tous les enregistrements, tu finis par avoir un coffre à outils beaucoup plus solide qu'avant.
Sophie : Tu ne me vois peut-être pas dans les rencontres, Marco, mais moi, je suis celle qui implante. Lui, il trouve les perles.
Marco : C'est exactement ça. C'est pour ça que je dis « vous ». Je sais que l'information se rend.
Sébastien : Ce qui est vraiment comique, Marco, c'est que pour implanter, il faut avoir maîtrisé ce qui vient en amont. Alors j'arrive tout le temps avec de nouvelles idées après t'avoir écouté et après nos échanges, et Sophie grince des dents. Mon rôle, c'est de la convaincre, de l'amener à visualiser. Je lui dis : « Imagine. Imagine qu'on réussisse à faire ça. »
Marco : Le future self. On ramène le future self de Sophie.
Sophie : Ouais, et moi, je dis : « On va faire ça au quatrième trimestre. »
Sébastien : Oui, parce qu'on fonctionne par trimestres.
Marco : Là, tu le positionnes dans le calendrier, c'est bon. Donc, Seb, tu parlais des reprises, de la mine d'informations qu'il y a là. Je pense qu'on est rendus à 170 vidéos dans cette plateforme-là. Quoi d'autre ? Est-ce qu'il y a d'autres choses que tu as découvertes, que tu ne t'attendais pas à découvrir avant de faire le premier pas dans le Club Momentum ?
Sébastien : C'est assez récent. Le Club Momentum, c'est aussi un point de chute pour ceux qui arrivent et qui commencent. C'est super important, parce qu'ils sont en contact avec ceux qui ont avancé et qui sont rendus ailleurs dans le processus. Il y a toute une synergie qui se crée et qui fait en sorte qu'il y a moins de monde qui abandonne. Et vous avez créé cette année une étape suivante. Je ne sais pas si tu veux vraiment en parler ici.
Marco : Oui, ça fait une différence pour toi. On va en parler.
Sébastien : Oui. Le Club des Élites, c'est un autre milieu, et c'est ce qui me manquait. Je l'ai trouvé dans l'Académie du Podcast. Ceux qui sont rendus un peu plus loin dans le processus se retrouvent aussi entre eux. Ce sont d'autres problématiques, et d'autres solutions sont amenées que pour les problèmes de départ.
Sophie : Si je peux te donner un modèle qu'on aime beaucoup sur l'apprentissage : il y a trois étapes. On recommande de travailler avec quelqu'un qui est plus avancé que toi, dans notre cas, c'est toi. Ensuite, d'échanger avec des gens qui sont sensiblement au même niveau que toi, pour briser l'isolement et partager des idées. Puis, d'aider quelqu'un qui commence. Quand tu as ces trois niveaux-là, que tu travailles avec quelqu'un de plus avancé, que tu partages avec quelqu'un d'un niveau similaire et que tu contribues au succès de quelqu'un qui commence, ta contribution a vraiment de la substance.
Ça fait comme un 360 degrés de l'interaction que tu peux avoir avec les gens. Je pense que dans la communauté que tu as créée, peu importe le palier où tu es, que tu sois dans Momentum, dans les Élites ou en coaching individuel, il y a des occasions pour les gens de se positionner par rapport à où ils sont. Je suis en coaching, donc je suis une grande croyante : tu accélères les choses quand tu te fais coacher.
Marco : Tu as cent fois raison, Sophie. Et ce qui m'épate encore, et qu'on n'aurait pas pu deviner avant de lancer ces programmes-là, c'est à quel point les gens sont généreux. Tu dis qu'il y a des gens plus avancés qui peuvent venir aider ceux qui commencent. Mais faire ça, ça prend du temps. Et la majorité des gens dans le Club Momentum sont des entrepreneurs. Le temps, c'est une denrée rare.
Si on met quelques minutes, quelques heures par semaine à aider des personnes moins avancées que nous, ce temps-là, on ne l'a pas pour faire autre chose. Malgré tout, il y a toujours plusieurs dizaines de personnes de tous les niveaux qui viennent à toutes les activités et qui continuent d'être généreuses. Quand quelqu'un publie quelque chose dans le groupe Facebook, il y a toujours des dizaines de commentaires : « Moi, je ferais ça comme ça. Ça, je trouve ça super bon. Félicitations, tu es rendu à cinq mille téléchargements. »
Il y a vraiment une communauté hyper généreuse. En bon français, ça me « fabeglasse » à chaque fois.
Sophie : C'est du latin.
Marco : Comment tu dis, Sophie ?
Sophie : Flabbergast.
Marco : Ah oui, c'est du latin, ça. C'est du latin de Gatineau. Mais bref, ça m'épate à chaque fois. On n'a aucun mérite là-dedans, parce qu'il n'y a rien qu'on aurait pu mettre en place pour que ça arrive. C'est la communauté qui est faite comme ça. Probablement que les premiers membres ont inculqué cette valeur-là, et ça s'est poursuivi par la suite.
Les nouveaux qui arrivent sont accueillis de cette façon-là, alors ils veulent à leur tour accueillir de la même façon ceux qui arrivent le mois ou le trimestre suivant. Ça se perpétue. Dès qu'il y a des nouveaux, ceux qui sont là depuis trois mois, six mois ou un an viennent les accueillir. Ils veulent leur faire sentir exactement ce qu'eux ont senti en arrivant dans la communauté. Comme je disais, on n'a aucun mérite, mais c'est avec ça qu'on se retrouve, et ça fait bien notre affaire.
Sophie : C'est la magie du podcast.
Marco : Oui, c'est vrai. Je pense qu'il y a un peu de ça, parce que le podcast, c'est l'aspect proximité. Si tu animes un podcast, c'est parce que la proximité dans les relations est importante pour toi. Alors quand tu es amené à être en relation avec d'autres personnes, ça va de soi de prendre le temps de vraiment être en relation, de pousser cette relation plus loin, de la développer. Je pense qu'il y a un peu du côté podcasteur qui vient bonifier ça.
Sophie : Absolument.
Marco : Juste avant de vous laisser, j'aimerais vous entendre sur ce qui vous rend le plus fiers de votre parcours de podcasteurs jusqu'à maintenant. Vous êtes à une quarantaine d'épisodes au moment où on se parle.
Sébastien : En ce qui me concerne, c'est qu'on a mis sur pied les bases de notre vision et de notre projet de couple. Le podcast, pour nous, on en a parlé quand tu as donné ta formation sur tout le processus qui tourne autour du podcast, c'est vraiment le cœur de ce qu'on veut réaliser. Cette vision-là, on en est fiers parce que ça fonctionne : créer de la valeur et aider le plus de monde possible à planifier et à réaliser leur propre projet de vie.
On est en pleine course. Ce dont je suis le plus fier, et je l'ai déjà dit dans un de nos épisodes, c'est une des choses qui m'allument : voir une idée complètement immatérielle, avec de l'effort, de la réflexion et de la constance, se concrétiser dans le monde réel. Aujourd'hui, on a un podcast, on est en train de te parler, et on est en train de lancer notre prochaine saison. Je suis fier que l'idée soit devenue concrète.
Marco : Super. Sophie, toi ?
Sophie : Moi, je te dirais que c'est l'impact des épisodes. Je suis dans ma vingt-deuxième année de coaching. Une des choses que Seb m'a amenée à réaliser, c'est que je faisais beaucoup de travail en un à un dans les entreprises. Il m'a beaucoup poussée. Je dis souvent que c'est mon René Angélil.
Marco : Ouf ! J'ai des images dans la tête.
Sophie : Il me disait : « Il faudrait trouver une façon que tu puisses aider plus de gens. » Et un des impacts de la production de nos épisodes, c'est que maintenant, j'ai des clients entrepreneurs qui se servent des épisodes dans leur entreprise pour aider des employés ou des gestionnaires. On a un épisode sur le stress qui est devenu un épisode phare dans une des entreprises avec qui je travaille, où tout le monde y a été exposé. Je viens de finir une cohorte de dix semaines avec une entreprise où on a mis en application une dizaine de concepts qu'on aborde dans les épisodes. Ça, c'est une retombée vraiment concrète.
Marco : Ça veut dire que tu accompagnes tes clients à l'aide de ton podcast. Je ne me trompe pas ?
Sophie : Ça devient une danse. Souvent, on va parler d'un sujet, je vais leur envoyer un épisode, on va faire un suivi, on va approfondir, je vais ajuster ça avec leur profil comportemental ou leur ADN de talent. On va en profondeur. L'expertise, ça devient l'implantation de ces concepts-là.
L'autre chose, c'est que Seb et moi, on avait déjà une super complicité au départ, mais avec la chimie qu'on a développée dans la dernière année et demie en faisant le podcast, on s'est rendu compte qu'on était de super bons partenaires de travail. On a une vision et des valeurs similaires, on est exactement sur la même longueur d'onde sur l'important. Mais au niveau de nos forces, on n'attrape pas les mêmes choses.
Il s'est développé une immense confiance mutuelle entre nous deux, pour se dire : « Écoute, je pense qu'on devrait aller là », ou « Ça, ça m'attire. » Même quand je ne le vois pas, il disait tantôt que je grognais, mais j'ai appris à rester ouverte et à écouter ce qu'il me dit, parce que souvent, il a du flair pour aller dans une direction, et vice versa. Moi, je vais dire à Seb : « Je pense que le timing devrait être celui-ci. » La confiance qu'on a développée, honnêtement, c'est le fruit du travail d'équipe qu'on a fait avec le podcast. Et notre couple s'en porte encore mieux.
Pour certaines personnes, c'est un défi de travailler en couple. Pour nous, ça a été une révélation, qui nous a permis d'aller plus loin dans l'appréciation et le plaisir d'être ensemble.
Marco : Dans le fond, Sophie, si on poursuit dans le langage animalier, au début, tu grognais, et maintenant, Seb t'a amenée à ronronner plus souvent. C'est ça ?
Sophie : Ouais, c'est un peu macho, mais je vais te la laisser.
Marco : Non, non, je parle juste d'animaux. Il n'y a aucune autre connotation là-dedans. Je veux faire un peu de pouce sur ce que tu viens de dire, parce que tu as parlé d'accompagnement client avec les épisodes de podcast. Est-ce que vous avez vu un impact sur le plan des prospects ? Des gens qui arrivent dans votre univers, qui vous découvrent grâce aux Capteurs et qui cheminent ensuite vers vous pour faire affaire avec vous ? Avez-vous déjà eu des retombées à ce niveau-là ?
Sophie : Définitivement, Marco. Je te dirais que ça devient un peu la pierre angulaire de notre marketing. Pour être vraiment franche, on n'a pas besoin de pousser, ça vient tout seul. Si on produit du bon contenu, si on offre de la valeur, le téléphone sonne. J'ose le dire du bout des lèvres, si Seb me le permet : il est même allé passer sa certification de coaching l'année dernière, juste pour qu'on puisse aider encore plus de monde.
Quand tu parlais des choses qu'on a faites en coulisses, il y en a beaucoup comme ça qu'on ne voit pas encore, mais qu'on va déballer dans nos phases deux, trois, quatre. Ce sont toutes des choses qu'on a consolidées. Le but, c'est notre prochain projet d'affaires. On veut travailler ensemble, et on est en train de mettre tous les pions en place pour être capables de le faire, de voyager, d'aider du monde, de créer de la valeur. Les gens viennent naturellement à toi quand tu crées une somme massive de valeur. Ça devient une évidence.
Marco : L'idée, c'est de retourner dans une piscine le plus rapidement possible pour trouver un autre projet à lancer l'année prochaine, c'est ça ?
Sophie : Le rêve, c'est de travailler le matin et de se baigner l'après-midi.
Marco : Et s'il le faut, l'après-midi est quasiment plus productif que la matinée, avec nos idées dans la piscine.
Sophie : Absolument.
Sébastien : J'étais relancé pour le lendemain matin.
Marco : C'est ça, exactement. Sophie, Sébastien, on aurait pu poursuivre pendant une autre heure. Merci beaucoup d'être passés. On pourra refaire ça, assurément. Merci d'avoir pris le temps, et merci de votre confiance, évidemment.
Dans les notes d'épisode, comme d'habitude, il y a le lien pour aller écouter Les Capteurs, votre podcast. Continuez d'inspirer les gens, continuez de créer l'espace des entrepreneurs, pour qu'ils puissent discuter et continuer d'avancer eux aussi. On va se revoir dans quelques jours, on va certainement avoir une activité à faire ensemble.
Sébastien : Merci beaucoup, Marco.
Sophie : Merci, Marco.
Marco : Merci à vous autres. Ciao ciao !