Dominic Sicotte : Ici Dominic Sicotte, des Leaders d'exception. Vous écoutez Podcast inc., pour tout apprendre sur le podcasting avec mon grand chum Marco Bernard.
Annonceur : Vous désirez amener votre entreprise à un autre niveau, vous démarquer et créer un contenu différent et original? Podcast inc. est le podcast qu'il vous faut. Marco Bernard est l'expert qui a formé le plus grand nombre d'entrepreneurs francophones à démarrer leur propre podcast sur la planète. Il vous enseigne les détails du podcasting en profondeur et partage avec vous les secrets d'autres podcasteurs francophones. Bienvenue sur Podcast inc. Voici votre hôte, Marco Bernard.
Marco : Salut tout le monde et bienvenue dans cet épisode 001 de Podcast inc., le seul podcast dédié à l'industrie francophone du podcasting. Que vous soyez en train de penser à vous lancer dans le podcast ou que vous soyez déjà un podcasteur expérimenté, vous y trouverez une foule d'informations et d'inspiration pour amener votre podcast à un autre niveau. Cette semaine, je reçois un bon ami, celui qui m'a initié au monde du podcast en 2013. C'est un entrepreneur et un mentor accompli : je reçois mon bon ami Dominic Sicotte. Il fait présentement le tour des États-Unis avec sa famille à bord d'un motorisé, et il parle probablement sous un palmier quelque part sur la côte ouest américaine.
Il en a énormément à dire sur le monde du podcast, lui qui a sillonné les conférences et les formations au début des années 2010. Mais avant, je veux vous présenter le podcast de la semaine. C'est une sélection de podcasts francophones que je choisis pour vous, ou que vous m'envoyez pour me les faire découvrir et les faire découvrir à l'auditoire. Laissez-moi connaître les vôtres par courriel à parler, P-A-R-L-E-R, arobase marcobernard.ca, si jamais vous avez un podcast à soumettre à l'auditoire de Podcast inc.
Cette semaine, le podcast que j'aimerais vous partager, c'est L'École du succès, de mon bon ami Martin Latulippe. Martin reçoit des invités fort intéressants qui partagent leur vision du succès. Ça vient tout juste de commencer, en juin 2018, et comme je connais personnellement Martin, j'ai eu la chance de travailler un petit peu avec lui sur le projet. C'est une qualité de production exceptionnelle, et les épisodes durent en moyenne de trente à quarante minutes. Les invités reçus par Martin sont d'une qualité exceptionnelle. Faites un tour par L'École du succès de Martin Latulippe : je pense que vous allez adorer ce que vous allez entendre.
Je vous rappelle l'invitation à soumettre le podcast francophone que vous aimez, ou encore votre propre podcast francophone, à parler, P-A-R-L-E-R, arobase marcobernard.ca. Vous êtes sûrement un passionné du podcast, n'est-ce pas? Et si vous m'écoutez en ce moment, vous êtes sans doute francophone. Le groupe Facebook de Podcast inc. est l'endroit tout désigné pour discuter podcast et découvrir les dernières tendances du podcasting dans la grande francophonie mondiale.
C'est l'endroit où les podcasteurs vont s'entraider pour faire avancer leur podcast, que ce soit pour des trucs techniques, de la recherche d'invités ou de l'entraide pour faire exploser leur auditoire. Pour y adhérer, rien de plus simple : rendez-vous au podcast-inc.biz/groupe et mentionnez le mot de passe privilégié « Podcast inc. ». On se revoit là-bas. Ciao!
Dominic Sicotte a démarré son podcast En affaires avec passion en 2012. À ce moment, il est un des premiers Québécois francophones à se lancer dans le monde merveilleux du podcasting, et le podcasting en français en est lui-même à ses débuts. Après avoir reçu Gary Vaynerchuk, Chris Brogan, Grant Cardone, Danièle Henkel, Serge Beauchemin et Mitch Joel, pour ne nommer que ceux-ci, le podcast sera abandonné avant d'être repris dans les prochaines semaines. Je reçois donc cette semaine mon très bon ami, celui qui m'a initié au podcast en 2013, Dominic Sicotte. Bonjour, monsieur Sicotte.
Dominic : Ah, j'ai des frissons, man.
Marco : Et tu n'as même pas entendu le jingle qui va avec. On se garde la surprise.
Dominic : Comment ça va, Marco?
Marco : Ça va super bien. Toi aussi?
Dominic : Oui, très bien. Bientôt de retour au Québec, on va aller voir c'est quoi, la température fraîche. Quoique vous l'avez quand même assez tough.
Marco : On a assez chaud ces temps-ci, oui.
Dominic : On s'en revient tranquillement.
Marco : Excellent. Il faut savoir que Dominic est en train de faire le tour des États-Unis avec sa famille, ses quatre filles et sa femme, en motorisé. Ça fait combien de temps que vous êtes partis, huit mois, dix mois?
Dominic : On est partis avec le motorisé à la fin d'octobre l'année dernière, mais on est en voyage depuis le début de septembre l'année passée.
Marco : Un beau trip avec la famille. Et là, vous êtes sur le chemin du retour : vous mettez le cap à l'est à partir de demain.
Dominic : Exactement.
Marco : Sur Podcast inc., on va évidemment parler du monde du podcast. On veut voir quels sont les secrets des gens qui ont trempé dans le milieu du podcast. Toi, tu étais là dans les premiers balbutiements du podcast en français. Je veux savoir premièrement : ta première introduction au monde du podcast, ça passe par où? C'était quoi, tes premiers contacts?
Dominic : La première fois que j'ai écouté un podcast, c'était en 2003 environ. À ce moment-là, Chris Brogan avait commencé à faire du podcasting avec son podcast à lui, et il avait aussi parti les PodCamp à Boston. Au Québec, pour être très honnête, un des premiers qui a vraiment poussé le podcast, c'est Sylvain Grand'Maison. Ça doit dater d'à peu près 2004, 2005. Mais c'était beaucoup réservé aux geeks, si on veut. On parlait de jeux, c'était assez rare qu'on parlait de business.
Je comparais ça au temps du blogging. Si on recule en 98, les blogueurs, c'étaient ceux qui écrivaient leur vie. Tu n'écrivais pas pour te faire connaître, tu n'écrivais pas pour gagner de l'argent. Tu écrivais comme dans un journal intime, si tu veux. Le podcast a commencé comme ça.
Je me souviens, en 2012, c'était la première année qu'on avait déclarée l'année du podcast aux États-Unis. J'avais suivi le cours avec Cliff Ravenscraft en novembre, décembre 2011. Après ça, j'avais parti En affaires avec passion. On était vus un peu comme les démoniaques du podcasting, parce qu'on le faisait dans le but de se faire connaître, dans un but de business. Et ça, c'était un petit peu mal vu. Mais ça a été comme le retour du podcasting, si on veut.
Ce qui est arrivé, c'est que le podcasting a commencé, puis en 2006, YouTube est arrivé. Il y a eu comme un souffle de vidéo sur le podcast, un peu comme la télévision versus la radio. YouTube est arrivé avec toutes les vidéos et l'engouement que ça a amené vers la vidéo, et le podcasting a pris une débarque à ce moment-là. Vers 2012, on a vu iTunes, Stitcher et un paquet d'autres joueurs qui ont remis le podcast à l'avant.
Une des raisons, c'est que les automobilistes, dans le temps, étaient complètement tannés de la radio commerciale, le contraire de la radio parlée. Ils cherchaient un autre média qui permettait d'écouter de la radio parlée, entre guillemets, mais sans que ce soit commercial. Le podcast est redevenu la grande saveur du mois en 2012, et depuis ce temps-là, ça n'a jamais lâché. Là, on est en 2018, et je pense qu'avec ton podcast, avec ton académie, on va vraiment relancer le podcast dans un contexte d'affaires, pour étendre son audience dans le contexte d'une entreprise.
Marco : Oui, tout à fait. Les gens qui ont écouté l'intro, la façon dont je t'ai présenté, ont remarqué que je n'ai pas nommé le podcast volontairement. Là, on va le faire : le podcast, à l'époque, s'appelait En affaires avec passion. Je ne l'avais pas nommé parce qu'on va parler plus loin de ce qui s'en vient, et je ne sais pas si tu vas garder le nom. Les gens qui ont entendu la liste de noms que j'ai nommés se disent probablement : mais où il s'en va avec cette liste-là?
Est-ce qu'il a vraiment reçu comme invités Gary Vaynerchuk, Grant Cardone, Danièle Henkel? Je ne renommerai pas toute la liste, mais il y en a au moins une quarantaine d'autres, des gens très en vue que tu as reçus.
Dominic : Comme un Marco Bernard.
Marco : Oui, au cinquantième, d'ailleurs. Et quand tu regardes en arrière, tu dois ressentir un grand sentiment de fierté d'avoir pu interviewer ces grands noms du monde des affaires.
Dominic : Oui, parce que dans le temps, avec En affaires avec passion, il est arrivé un paquet de choses. J'allais dans des conférences à Vegas, dont une qui s'appelait Blog World avant de changer de nom pour New Media Expo. Il y avait ce qu'on appelait le pavillon du podcast, le podcast pavilion. Et j'ai été le premier non-anglophone à être admis à faire une émission en direct là-bas.
À ce moment-là, j'avais aussi d'autres podcasts : En affaires avec passion, mais aussi Passion Podcast. C'est avec Passion Podcast que j'étais allé là-bas. Et le plus drôle, c'est que Passion Podcast, en anglais, c'est le podcast de la Passion, comme dans la Passion du Christ. Le monde pensait que j'étais un podcast religieux. Mais Chris Brogan m'avait sauvé. Je l'avais déjà interviewé sur mon show, il m'a vu et il est venu s'asseoir à côté de moi, et on a jasé de podcasting, de marketing et ainsi de suite.
C'était drôle aussi parce que c'étaient des défis que je m'étais lancés. Grant Cardone, je m'en souviendrai toujours : un auditeur m'avait dit « Je te donne trois mois pour avoir Grant Cardone. » Finalement, ça m'avait pris trois heures. J'ai toujours été un freak de connexion, de networking. Pour moi, c'était de voir jusqu'où je pouvais aller avec le podcasting pour pouvoir connecter avec n'importe qui.
Dans ce temps-là, c'est sûr que Vaynerchuk n'était pas ce que Vaynerchuk est aujourd'hui, mais il avait quand même passé le cap du million d'abonnés sur Twitter. C'était déjà une grosse vedette. Cardone, la même chose. Et en même temps, je me prouvais que je pouvais le faire aussi en anglais. J'ai visé haut. Ça prouve qu'on est capable de connecter vraiment avec tout le monde.
Le plus drôle, c'est que ceux avec qui j'ai eu le plus de misère, entre guillemets, à avoir sur mon show, c'étaient des Québécois francophones. Dont une personne qui m'avait dit : « Écoute, je ne sais pas trop, je tiens à mon image. Il faudrait que tu m'envoies ta documentation. »
Marco : Et on va mettre son nom dans les notes de l'épisode.
Dominic : Non, non. Je pense que cette personne-là a changé d'avis depuis le temps.
Marco : Tu parlais tantôt de connecter avec des gens, que c'était comme un défi. Qu'est-ce que tu allais retirer de chacun de ces épisodes-là? Et parallèlement, qu'est-ce que ça t'a rapporté au final? Personnellement, tu devais aller chercher des choses, mais il doit aussi y avoir des choses qui te sont tombées dessus.
Dominic : Ce qui est le plus retombé, c'est sûr et certain, c'est la crédibilité. Ça fait à peu près dix-huit ans que je coache les entrepreneurs, surtout les PDG dans le temps. J'avais même ma firme de relations publiques. Donc tout ce qui touchait le développement des affaires, le marketing, les relations publiques : comment parler devant une audience, comment aller chercher des investisseurs, comment interagir avec eux. D'aller chercher ces noms-là m'a donné une crédibilité instantanée.
Une fois que Vaynerchuk est venu sur le show, tout le reste a suivi. Gary, c'est un des premiers gros noms, entre guillemets, qui est venu sur le show. Après ça, je disais aux gens : « J'ai eu Gary Vaynerchuk. » Et là : « OK, oui, j'y vais. » Après ça, je n'ai plus jamais eu de non. Ce que j'allais chercher, c'est sûr et certain, c'est la proximité avec ce monde-là. Si je te disais aujourd'hui : « Tu peux avoir quarante-cinq minutes avec Gary Vaynerchuk un dimanche », il était dans sa fête de famille et j'ai pu lui parler pendant quarante-cinq minutes. Ça te coûterait les yeux de la tête. Aujourd'hui, ce serait probablement impossible.
Marco : Il y a un jeune Américain qui l'a reçu cette semaine sur son podcast, en direct de VaynerMedia. Mais effectivement, ça a dû être complètement hallucinant.
Dominic : Oui, mais il y en a eu beaucoup. Le fait d'être capable de poser mes questions. Une des meilleures entrevues que j'ai faites, avec le plus de contenu, c'était avec un Québécois, Stéphane Simard, qui était le président de CAPS dans le temps, la Canadian Association of Professional Speakers. C'était trippant, parce que je posais les questions dont moi, je voulais la réponse.
Et l'autre chose que j'ai faite, et je pense que ça a été beaucoup apprécié des auditeurs, c'est que quand je recevais des vedettes comme ça, je permettais aux auditeurs de poser leurs questions directement. Ça m'aidait à bâtir ma crédibilité, mais aussi ma relation avec mes auditeurs. C'est comme le vin : tu peux boire une bouteille à six mille piastres tout seul, mais en la partageant avec bien du monde, le souvenir est encore plus grand. Tu en fais profiter tout le monde.
Marco : Je ne veux pas tourner le fer dans la plaie, mais les gens qui nous écoutent doivent se dire : tu as interviewé Vaynerchuk, Cardone et compagnie, et le podcast n'existe plus. Il y a eu un abandon, il y a une relance. Je veux juste t'entendre là-dessus. C'est quoi, tes états d'âme par rapport à tout ça?
Dominic : C'est une excellente question, parce que ça va répondre à pourquoi je suis rendu où je suis aujourd'hui. Quand j'ai parti En affaires avec passion, tout allait super bien. J'avais le vent dans les voiles. Et vers la fin, ça n'a pas rapport avec le podcast même, c'est juste une question de chronologie, il est arrivé quelque chose dans ma vie qui a fait que j'ai complètement perdu confiance en mes moyens. Ça a occasionné un stress énorme. Pour faire une histoire courte, parce qu'on ne tombera pas dans le dramatique, le dernier épisode, je l'ai fait en 2016. Après ça, ça a été une suite d'événements, la spirale vers le bas.
Ce que je me suis rendu compte, parce que je l'ai vécu moi-même, c'est que tu peux avoir le meilleur produit au monde, le meilleur service au monde : si tu n'as pas le bon mindset, si tu n'es pas bien entouré, si tu ne gères pas tes émotions comme du monde, tu peux avoir des flops. Je regardais les clients que j'ai eus, j'ai travaillé avec trois cent cinquante PDG, et en analysant tout ça, j'ai tellement vu de compagnies se planter avec de très bons produits. Et quand tu regardais pourquoi, avec le recul, c'était vraiment le PDG qui avait une vision complètement erronée de son affaire, et son mindset était complètement à côté de la track.
C'est pour ça qu'en 2016, j'ai décidé de revenir à mes premières amours, la psychologie humaine, parce que j'ai fait mes études universitaires en psychologie. Je suis allé étudier le mindset, et beaucoup aussi l'intelligence émotionnelle. Je me suis certifié comme coach dans ces deux champs d'activité, et aujourd'hui, je mélange toutes mes connaissances de business avec une prédominance sur le mindset. Donc oui, je l'ai arrêté, parce que ça ne donnait plus rien.
Marco : C'était comme vide, il n'y avait plus de contenu.
Dominic : C'est ça. Autant avant, tout ce que je touchais se transformait en or, autant là, je n'étais même plus capable de donner un verre d'eau à quelqu'un qui mourait de soif dans le désert. C'était épouvantable. Alors je me suis dit : un, je l'ai vécu moi-même, aux premières loges. Deux, en analysant tout ce qui était arrivé avec mes clients, le point central, c'était le mindset et l'intelligence émotionnelle.
Mais en même temps, il te faut quand même de la tactique. Il faut bâtir ton audience, il faut que tu saches comment connecter avec les autres. Mais si tu n'as pas le bon mindset, si tu n'es pas capable de gérer tes émotions, ni celles des autres, tu ne peux pas connecter à cent pour cent non plus. Donc aujourd'hui, je vais relancer le podcast, qui va être une suite logique d'En affaires avec passion. Il va toujours y avoir l'aspect business, mais avec un twist beaucoup plus marqué sur l'état d'esprit d'entrepreneur, la façon dont on aborde les situations, comment on s'entoure des bonnes personnes.
Tout ça va faire partie du nouveau show. Les leaders d'exception, c'est un peu le thème du podcast, et aussi de mon nouveau branding, si on veut. Si on avait fait l'entrevue il y a six mois, je t'aurais dit : oui, j'ai de gros regrets. Mais aujourd'hui, je peux te dire que ce ne sont pas des regrets. Ça fait partie de mon histoire, et de l'expérience que je veux partager avec le monde : tu peux connaître d'excellents succès, mais quand tu n'es pas à la bonne place, tu peux te planter assez solide.
Aujourd'hui, je te dirais que c'est même tant mieux que je l'aie fait. J'aurais pu ne jamais le faire, me dire : voyons, Gary Vaynerchuk, c'est impossible, et ne jamais arriver à faire ce que j'ai fait. Je pense que j'ai arrêté à soixante-dix épisodes. Et le dernier épisode, c'était une entrevue avec ma fille. Et c'est drôle : si quelqu'un tape enaffairesavecpassion.com, il va arriver sur une page pratiquement vide, mais le site était tellement bien indexé que c'est encore aujourd'hui celui qui génère le plus de trafic, même après deux ans de complète inactivité.
Marco : Toute l'expérience de vie que tu as derrière ça, le pourquoi tu as dû arrêter ce podcast-là et le pourquoi tu vas le relancer aujourd'hui, après le cheminement que tu as fait : les auditeurs vont vraiment en bénéficier, parce que ça va donner un contenu infiniment plus riche. Même s'il n'y a pas de Gary Vaynerchuk sur ton show à partir de maintenant, il va sûrement y avoir d'autres gens qui vont avoir d'autres choses à partager, plus ciblées avec ce que tu as en tête aujourd'hui et ce que tu as vécu. Je pense que ça va créer du contenu extrêmement efficace, exactement comme tu le faisais il y a cinq, six ans.
Dominic : Je suis content que tu le dises. Je pense que ça va donner un twist encore plus riche à ce que le monde va pouvoir en retirer. Mais rien ne dit que Vaynerchuk ne reviendra pas.
Marco : Je te le souhaite. Et le jour où il va revenir, j'espère que tu vas m'inviter dans ton studio. Je vais aller voir ça en direct.
Dominic : Absolument. Dans le désert du Nevada.
Marco : Parfait. Je me déplace, aucun problème. Dominic, on est rendus à la section des questions éclairs. Trois petites questions. Premièrement, quelle est ton application favorite pour écouter tes podcasts?
Dominic : Moi, j'ai un Android.
Marco : Je le sais. Mais tu as d'autres qualités, c'est correct.
Dominic : Pour écouter les podcasts, celle que je préfère, ça s'appelle Podcast Go. Pourquoi? Parce que c'est la dernière que j'ai trouvée. Honnêtement, entre une application et une autre, il y a tellement peu de différence. Tu entres le nom, tu t'abonnes, l'épisode arrive et tu l'écoutes. Il n'y a rien de rocket science là-dedans. Celle que j'aimais aussi dans le temps, c'était Stitcher, mais tu étais pris juste avec les podcasts inscrits sur Stitcher. Tandis qu'avec Podcast Go, tu peux entrer l'URL du podcast, indépendamment de l'endroit où il est placé. C'est peut-être un des avantages de Podcast Go : tu peux y aller par l'URL au lieu de passer juste par le répertoire.
Marco : Parfait. Quel est le micro que tu utilises, ou que tu apprécies le plus?
Dominic : L'ATR2100 USB. Pour plusieurs raisons. Dans le temps, et je suis pas mal sûr que c'est encore ça, le gros micro, c'était le Heil, H-E-I-L, PR40, qui valait quatre cents dollars US dans le temps. Il coûtait un bras et avait un très bon son. Quand l'ATR2100 est arrivé, on faisait des comparaisons entre le Heil et l'ATR, et les différences étaient vraiment pas grandes. Dans ce temps-là, je l'ai payé, je pense, soixante. Aujourd'hui, il est peut-être cent piastres.
Marco : Il est à cent, cent vingt dollars canadiens au détail.
Dominic : La beauté, c'est que ce micro-là va te suivre dans l'évolution de ton podcast. Là, je suis en motorisé, je suis connecté en USB. Quelqu'un qui veut commencer : un laptop, l'USB, et ça fonctionne. Et quand tu veux pousser ça plus loin, avec ton mixeur et toutes les patentes qui peuvent aller avec, il y a la connexion XLR en arrière. C'est un micro très flexible. Tu peux le brancher dans à peu près n'importe quoi.
Marco : C'est d'ailleurs l'appareil qu'on utilise tous les deux pour l'entrevue d'aujourd'hui.
Dominic : C'est vrai, tu as raison.
Marco : Dernière question : quel est l'ingrédient technique secret quand tu enregistres un podcast?
Dominic : Câline, technique et secret en même temps? À l'enregistrement, quand tu as un micro unidirectionnel, qui prend le son juste en avant, c'est d'avoir la bouche le plus proche possible du micro. Et d'avoir, comme j'ai là, une bonnette en mousse par-dessus, ou un pop filter. Le micro unidirectionnel, je ne sais pas si c'est secret, mais c'est très bon techniquement, parce qu'il ne prend pas les sons ambiants. Je ne sais pas si tu entends les sons, mais ma fenêtre est ouverte et on est à deux cents pieds d'une autoroute.
Marco : On n'entend rien.
Dominic : Et je n'ai pas de filtre, je n'ai pas de mixeur avec moi pour éteindre le son ou quoi que ce soit. Et j'ai la génératrice qui fonctionne juste en dessous de mes pieds. Ça prouve l'efficacité de ce micro-là, et d'un micro unidirectionnel au lieu de quelque chose qui prend tous les sons ambiants. Après ça, c'est dans la postproduction, pour être capable d'éteindre les sons, mais ça devient technique et le monde n'est pas intéressé à entendre ça.
Marco : C'est correct, on a déjà notre truc technique de la journée. Dominic, tu nous as dit que le podcast s'en venait. Sais-tu déjà s'il va garder le même nom?
Dominic : Il ne gardera pas le même nom. On va y aller avec le podcast des Leaders d'exception. Ça va être une continuité, et ce sera dans le même fil qu'En affaires avec passion. Les gens qui vont s'abonner à Leaders d'exception vont être capables de trouver En affaires avec passion. Et c'est drôle, parce qu'il faut que je demande à mon grand gourou du podcast, ici en face de moi, comment changer l'URL iTunes de mon podcast pour Leaders d'exception. Mais ça fera partie d'un autre épisode.
Marco : On va regarder ça ensemble avec plaisir. Ça va me faire plaisir de te donner un coup de pouce. Dominic, on va mettre dans les notes de l'épisode les liens vers le nouveau podcast, Leaders d'exception, pour que les gens puissent aller t'entendre avec Gary Vaynerchuk et tous les noms dont on a parlé pendant l'entrevue. Je te souhaite la meilleure des chances pour la relance. Je suis convaincu que les gens vont découvrir un Dominic Sicotte en grande forme et qu'ils vont adorer le contenu. Moi, je le consommais de façon très assidue toutes les semaines, j'ai écouté tous les épisodes que tu avais.
Dominic : Tu es bien gentil. J'espère effectivement que ce sera une version améliorée que les gens vont apprécier.
Marco : Merci beaucoup, Dominic. On se reparle bientôt. Ciao.
Je tenais absolument à vous présenter mon bon chum Dom lors de ce premier épisode du nouveau podcast, Podcast inc., pour la simple et bonne raison que tout part de cette rencontre. En fait, c'étaient des retrouvailles, après s'être perdus de vue pendant quelques années après le secondaire et le hockey. On s'est retrouvés en 2012, 2013, et on a recommencé à se parler. On avait arrêté pendant peut-être huit, dix ans; il était sorti de la province. Pour moi, c'est important de vous montrer d'où part toute cette belle aventure du podcast.
Un gros merci encore une fois à Dominic d'avoir accepté l'invitation d'être sur le premier épisode de ce podcast-là, mais aussi pour tout ce qu'il a pu m'apporter tout au long de ma carrière de podcasteur et d'entrepreneur. On est en contact régulièrement, un peu moins ces temps-ci parce qu'il est à l'extérieur du pays, mais nul doute qu'on va recommencer à se parler de façon très régulière dès qu'il sera de retour au Québec.
La semaine prochaine, je reçois un autre invité de marque : Zack Reneau-Wedeen, responsable de Google Podcasts. Je l'ai rencontré au Podcast Movement en juillet 2018 pour lui demander quelles actions Google comptait faire dans les prochaines années pour vraiment doubler l'audience des podcasts à travers le monde. J'ai découvert un type vraiment sympathique, très accessible, très disponible. On a eu un petit souci avec la première prise de l'enregistrement, et il s'est rendu disponible une deuxième fois pour refaire l'entrevue.
J'ai très hâte de vous présenter Zack Reneau-Wedeen de Google Podcasts dès le prochain épisode. Ce sera la première fois que je fais une entrevue en anglais et que je la laisse en anglais. Pour les gens qui ne maîtrisent pas bien l'anglais, je m'en excuse. Je tenais à le présenter pour ce qu'il représente pour le monde du podcast de par son poste. Tout de suite après l'entrevue, je vais prendre le temps de traduire. Il y aura peut-être quelques autres invités anglophones sur Podcast inc., parce que le monde du podcast est beaucoup plus nombreux du côté anglophone.
Ne manquez pas l'épisode de la semaine prochaine avec Zack Reneau-Wedeen pour connaître la stratégie de Google. Voilà qui termine cet épisode 001. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour l'épisode 002. D'ici là, osez porter votre message aux oreilles de tous et de toutes et commencez à changer le monde, un auditeur à la fois. Et sur ce, je vous dis ciao tout le monde.