31 décembre 2022, Journal de Québec : « Guerre, récession, dette, inflation, problèmes de santé, angoissés par le nouvel an. 2023 ne sera pas de tout repos. » Au moment où je te parle, j'ai la page frontispice du 31 décembre 2022 du Journal de Québec devant les yeux, et c'est ce que je vois. Maintenant, est-ce qu'on est obligés d'aller constamment dans les trucs négatifs comme ça? Ou si, au contraire, on peut se servir de notre podcast pour créer un sentiment positif dans le réseau des gens qui nous entourent?
L'Académie du Podcast, c'est pour toi, podcasteur aguerri ou en devenir, qui veux projeter ton message aux oreilles du plus grand nombre de personnes possible. À chaque épisode, on traite d'un sujet qui va t'aider à amener ton message encore plus loin. Je te remercie de passer quelques minutes avec moi aujourd'hui. C'est parti.
C'est fou, hein, comment les médias traditionnels nous amènent toujours vers les mauvaises nouvelles. On dira que les mauvaises nouvelles font vendre : vendre de la copie dans le cas des journaux, vendre des cotes d'écoute dans le cas des radios et des télévisions. Est-ce qu'on a le choix, nous, en tant que créateurs indépendants, d'aller ailleurs que ce qui se fait normalement dans les réseaux traditionnels? Ou si, pour vendre nous aussi, pour avoir des cotes d'écoute, pour avoir des gens qui nous suivent, on est condamnés à aller dans le même sens que ces médias-là?
Moi, j'ai envie de te dire que les gens sont constamment bombardés par les médias traditionnels, tels qu'on les connaît depuis qu'on est au monde. Il n'y a probablement personne qui écoute ce podcast au moment où on se parle qui a connu l'époque où il n'y avait pas de télés dans les salles d'attente et dans les restaurants. Partout où on va, en fait, il y a de la télévision, des journaux, des revues qui traînent sur les tables. On est littéralement bombardés par ces médias traditionnels. Et on a ça au bout du doigt, littéralement.
Ce qui m'a donné l'idée de cet épisode-là, c'est ma mère. Elle sort peu de la maison : elle fait les trucs nécessaires, elle va au restaurant, mais pas très souvent. Et une chose est sûre, quand on passe la journée chez soi, la télévision prend beaucoup de place. On va dire ça de cette façon-là.
Juste pour te donner un exemple, la semaine dernière, il y avait une tempête de neige. Elle a été la première à m'appeler pour me dire qu'il n'y aurait pas d'école le lendemain. Je lui ai répondu : je ne sais pas où tu trouves cette information-là, parce que sur le site de la commission scolaire, ce n'est toujours pas annoncé. Finalement, il y a eu de l'école le lendemain. Et la réponse qu'elle m'a donnée, c'est : « Ben oui, mais ils l'ont dit à la télé. »
C'était la même chose quand on est partis au Mexique. On a fait une croisière, ma femme et moi, et deux des escales étaient au Mexique. Et là, elle me dit : « Mais Marco, c'est dangereux, aller au Mexique, ils l'ont dit à la télé. Il y a énormément de violence présentement. » Le fils du chef d'un cartel au Mexique venait d'être arrêté, donc il y avait énormément de violence à ce moment-là.
Quand je lui ai mis ça en perspective, je lui ai dit : « Oui, c'est dangereux, maman. C'est dangereux à Mexico ou dans les environs de Mexico. C'est environ entre trente-cinq et quarante heures de route de l'endroit où on va faire escale. » C'est littéralement l'équivalent de la route entre Montréal et Vancouver. Si je t'annonçais aujourd'hui qu'il y a eu une grosse fusillade ou une explosion à Vancouver, est-ce que tu me dirais : « Ne sors pas de chez vous, c'est dangereux »? Assurément que non. Et c'est exactement le même contexte.
Et ça, on l'a à la télé à longueur de journée. On nous bombarde de trucs négatifs sans trop nous donner de contexte, faute de temps, bien sûr. On nous annonce les trucs les plus négatifs du monde, parce que c'est avec ça qu'ils nous accrochent. C'est avec ça qu'ils nous gardent, pour qu'on revienne écouter le journal télévisé le lendemain et voir à quel point la nouvelle a évolué.
Même chose du côté des catastrophes financières, les fameuses récessions : c'est exactement pareil. Oui, le taux d'intérêt a monté, c'est un fait. Est-ce qu'il faut prétendre être en récession pour autant? Est-ce qu'il faut faire peur aux gens au point de leur dire : restez chez vous, ne faites plus d'investissements, protégez vos acquis? Au point où on va arrêter d'avancer et mettre notre vie sur pause, jusqu'à ce que cette même télé, cette même radio ou ce même journal vienne nous dire : « OK, parfait, le taux d'intérêt a commencé à baisser, la récession est terminée »?
Moi, je trouve ça spécial, pour ne pas dire un peu désolant, ce qui se passe avec les médias traditionnels. Mais en même temps, ce que j'ai envie de te dire, c'est que toi, tu animes un podcast indépendant. Le mot « indépendant » est crucial ici. Indépendant, ça veut dire que tu ne dépends pas de quelqu'un qui va te dicter comment communiquer les choses sur ton podcast, sur quelles nouvelles travailler, comment traiter l'information que tu reçois. Ce que tu veux traiter sur ton podcast, personne ne vient te dire comment le faire.
Et ça, c'est une grande richesse du monde du podcast, à mon avis. Parce qu'avec ton podcast, tu as le choix : te laisser influencer par tout ce qui se passe dans les médias traditionnels présentement, ou continuer à être un agent positif de transformation et amener du positif dans ton réseau, dans ton entourage, chez les gens qui te suivent. Tu as le choix entre les deux. Tu as littéralement le choix de te positionner comme le Robin des Bois de ton information, le Robin des Bois de ta thématique à toi.
Pourquoi faudrait-il constamment qu'on soit animés par des trucs négatifs, peu importe la thématique qu'on traite? Toi, tu as ce pouvoir-là. Avec ton podcast, tu es en mesure de gérer ta thématique avec tout le positif que tu souhaites amener. Ton podcast, c'est un agent transformateur absolument incroyable, qui te permet de traiter tout ça de façon positive. Et il n'y a aucun géant de ce monde, personne, qui va venir te dire : « Isabelle, je regrette, tu ne dois pas gérer ton podcast de telle façon, tu ne dois pas amener l'information de telle façon. » Tu vas pouvoir créer du contenu complètement à l'opposé de ce qui se crée normalement dans les médias traditionnels.
Qu'est-ce que ça va faire, maintenant? On en a parlé brièvement dans l'épisode de la semaine dernière, sur la peur que les gens critiquent le contenu de ton podcast. Si tu as raté cet épisode-là, va y jeter un coup d'œil, parce que ça va peut-être te donner d'autres idées en lien avec ça. Mais une chose est sûre : si tu crées du contenu à l'opposé de ce qui se fait dans les médias traditionnels, tu vas créer de la polarisation. OK? Et la résultante d'un contenu polarisé, c'est que tu vas avoir deux types de personnes.
D'abord, tu vas avoir des personnes qui vont être là avec toi et qui vont t'adorer, parce qu'enfin, tu vas leur donner un contenu radicalement différent de ce qu'on voit à outrance dans les médias traditionnels. Et à l'autre bout du spectre, tu auras des gens qui vont te détester ou qui ne seront pas d'accord du tout. Tu t'exposes aux critiques fois mille, parce que tu traites un sujet de façon différente de ce qui se fait normalement dans les médias traditionnels.
Les gens qui vont te détester, ou qui ne seront vraiment pas d'accord avec ce que tu dis, vont soit continuer à consommer ton podcast avec l'idée de te prendre en défaut, ce qui ne veut pas nécessairement dire qu'ils vont réussir. Parce que si tu présentes des trucs polarisés mais que tu étoffes bien ton contenu, il y a des chances que cette personne soit graduellement influencée par le message que tu essaies de passer, si elle choisit de revenir, bien sûr. Il y a aussi des chances que cette personne abandonne carrément ton podcast.
Et à mon avis, c'est bien correct. C'est bien, bien correct. Parce que les gens qui ne sont pas d'accord avec tes idées, qui pensent complètement le contraire de toi, quelles sont les chances qu'ils deviennent un jour tes clients? Absolument aucune. On est d'accord avec ça. Alors pourquoi voudrais-tu les garder dans ton giron d'auditeurs? On s'en fout que ces gens-là ne soient pas là.
À l'opposé du spectre, tu vas avoir des gens qui vont t'adorer exactement pour la même chose. Pour chaque idée que tu vas présenter sur ton podcast, tu vas avoir des gens qui vont t'adorer et des gens qui vont te détester pour la même idée. Le fait est que les gens qui vont t'adorer et adorer ton podcast vont littéralement être avec toi à vie. Ils vont être là semaine après semaine, ils vont consommer ton contenu, être d'accord avec tes idées. Et le jour où tu décideras de leur faire une offre, ils seront là.
Une offre, ça peut être juste le fait que la personne te laisse son courriel ou s'inscrive à ton groupe Facebook, ou encore qu'elle décide de faire des affaires avec toi parce que tu vends un programme, un accompagnement, du coaching. Toujours dans la même ambiance que le contenu que tu crées présentement, c'est-à-dire un contenu positif, qui se positionne à l'opposé de ce qui se fait normalement dans les médias traditionnels. Ces gens-là vont être beaucoup plus prêts à faire des affaires avec toi que n'importe qui d'autre.
Et plus loin encore : les gens qui s'associent à toi pour ce message et qui reviennent semaine après semaine l'écouter, parce qu'il est polarisé, différent de ce qu'on trouve dans les médias traditionnels, mais aussi dans n'importe quel autre média ou podcast, indépendant ou pas, vont être bien plus près de faire des affaires avec toi que n'importe quelle autre personne de ton écosystème qui n'écoute pas ton podcast. Alors tu as tout à gagner à utiliser ton podcast pour aller complètement à l'encontre de ce qui se crée normalement dans les différents médias traditionnels.
Pour amener un message rafraîchissant, qui apporte quelque chose de positif. Tu as le loisir de le faire parce que tu animes un podcast indépendant. Profite du fait d'être indépendant pour t'afficher avec un message à l'opposé des grands réseaux. Profite de cette force que le podcast t'offre.
Et encore plus loin que ça : si tu vas dans le même sens que les médias traditionnels, comment vas-tu réussir à te battre contre la grosse machine des réseaux traditionnels, avec tous les moyens publicitaires et toutes les cotes d'écoute qu'ils ont déjà? Les gens ont le choix entre regarder un message sur leur télévision, à heure de grande écoute, avec des vedettes qui animent ces émissions, ou écouter le podcast indépendant de quelqu'un qui n'est pas trop connu. Qu'est-ce que tu penses que les gens vont faire?
Non seulement ça, mais ces gens-là vont être bombardés de publicités au fil de leur journée, à la télé ou dans les différents médias, pour les ramener le lendemain. Toi, tu n'as pas ces moyens-là. Alors c'est une autre raison de te positionner pour créer du contenu à l'opposé, ou à tout le moins différent, de ce qui se crée dans les réseaux traditionnels. Les gens vont te reconnaître pour ça, positivement ou négativement, et ceux qui vont choisir d'être dans le giron positif vont être là semaine après semaine sur ton podcast.
Peut-être que tu te poses la question : comment je pourrais créer du contenu qui va à la fois déranger un peu l'ordre actuel des choses et me démarquer, tout en attirant des gens qui pourraient devenir mes clients? Est-ce qu'il n'y a pas des stratégies de communication intéressantes pour moi, qui peuvent être déployées pour le faire? Je te dis que la réponse, c'est oui. Et j'aimerais t'offrir la possibilité de discuter avec quelqu'un de notre équipe pour t'aider à ce niveau-là.
On peut revoir avec toi ta stratégie au complet, voir comment ton podcast se déploie au moment où on se parle, puis regarder ensemble quelles ressources on peut te proposer pour aller un peu plus loin et faire en sorte que ton podcast se démarque encore plus. Tu veux discuter avec quelqu'un de notre équipe? Avec grand plaisir. Tu peux simplement te rendre sur academiepodcast.com/appel pour réserver ton appel stratégique avec quelqu'un de notre équipe, réviser ça ensemble et voir quel genre de ressources on peut t'offrir à l'Académie du Podcast.
Sur ce, je te souhaite une excellente semaine. On se parle la semaine prochaine, et vive les podcasts indépendants!