Marco : Aujourd'hui, je te présente une salle que j'ai animée dans la plateforme Clubhouse. Qu'est-ce que c'est que Clubhouse? C'est une plateforme de médias sociaux exclusivement audio. Je t'invite à jeter un petit coup d'œil là-dessus dans ton téléphone intelligent, tu vas pouvoir y avoir accès. Ça s'appelle Clubhouse.
Marco : Une fois que tu seras dans la plateforme, si tu n'es pas déjà membre, cherche tout simplement le club de l'Académie du Podcast. Dans ce club, il y a déjà des dizaines de salles qui sont animées chaque semaine sur plein de sujets et qui vont te présenter des podcasteurs qui viennent parler de leurs sujets de prédilection. Évidemment, les salles que j'anime parlent plus précisément de podcast, on s'entend. Elles sont disponibles les vendredis à treize heures. Abonne-toi pour ne rien manquer du contenu qui est diffusé chaque semaine, et viens me faire un coucou lorsque tu es là, le vendredi à treize heures. Sur ce, je te présente la salle que j'ai animée tout récemment. Ciao.
Marco : C'est pas simple d'animer un podcast nomade. Ça peut nécessiter, dans certains cas, des équipements un peu spéciaux, mais surtout de la préparation. Dans les cas où on va faire des entrevues, il faut avoir ce qu'il faut comme préparation, mais aussi aviser les gens, pour essayer de contrôler un petit peu plus l'environnement. Ce n'est vraiment pas évident quand on n'est pas chez nous, pas dans notre studio, dans le cas où on a un studio, évidemment. Ça amène pas mal de défis, c'est clair. Est-ce qu'il y a des gens ici qui ont déjà animé des podcasts sur la route et qui voudraient en parler, pour aider un peu Diane à faire ses préparations? Est-ce qu'il y a des gens qui ont déjà expérimenté ça, ou qui veulent peut-être le faire éventuellement?
Angélique : Moi, j'aimerais ça beaucoup. Je n'ai pas d'expérience du tout dans le milieu du podcast, mais je suis musicienne, donc il m'arrive souvent de m'enregistrer sur la route, dans le cadre de mes activités musicales. C'est quelque chose que j'aimerais pouvoir faire, parce que j'espère recommencer à faire de la tournée éventuellement. Ce serait une bonne façon de compléter les tournées sans devoir interrompre le podcast. J'y pense beaucoup. J'ai des questions d'ordre technique : est-ce que vous connaissez des fournisseurs d'Internet qui ne passeraient pas par le téléphone? Je me disais que j'aimerais installer une petite station dans ma mini van, mais j'ai plein de questions à ce propos.
Marco : Peut-être que Diane peut nous renseigner, parce que c'est une globe-trotter avec une van. Je sais qu'elle a déjà fait des voyages à ce niveau-là. As-tu des éléments de réponse pour Angélique, Diane?
Diane : Je me suis un petit peu pratiquée avec ma famille et mes amis. Je n'avais pas encore commencé mon podcast, mais je savais que ça s'en venait. J'y allais avec mon téléphone et un micro cravate, juste pour des essais, dans un environnement assez tranquille au niveau des sons environnants. Dans ma van, à un moment donné, elle était trop vide, il n'y avait plus rien, alors il y avait trop d'écho. Ça m'a donné un avis. J'aime beaucoup faire ça dans la nature. Anthony a un super micro, parce qu'il fait vraiment des entrevues de façon nomade. Je pense que ça prend un bon équipement, et surtout d'être concentré. C'est pour ça que je me pratique à faire des entrevues présentement : faire des entrevues, c'est autre chose que juste faire un podcast nous-mêmes. Ce sont deux défis différents, je trouve.
Marco : Effectivement, ce sont deux choses complètement différentes. Mais te connaissant, Diane, et sachant que tu es vraiment beaucoup dans l'écoute, je ne pense pas que ce soit un gros défi pour toi. Jouer au ping-pong, danser avec la personne que tu interviewes, c'est la clé. C'est ça qui va donner les entrevues les plus intéressantes à écouter par la suite, et je pense que tu as déjà une bonne base à ce niveau. Angélique avait posé une question sur l'Internet nomade, c'est-à-dire qui ne passe pas par les lignes téléphoniques ni par les lignes de cellulaires. As-tu une ressource pour elle?
Diane : Non, je n'en ai pas, mais je suis certaine que toi, Marco, tu en as. J'aimerais bien les entendre.
Marco : Je sais que ça existe, des trucs satellites, et je sais qu'il y a des gens dans l'Académie qui offrent ce type de service. Moi, à l'endroit où je suis présentement, j'ai accès au wifi de l'hôtel, et ça fonctionne super bien. À part Messenger et Apple FaceTime, qui nous offrent à l'occasion quelques petits bugs, pour le reste, on n'a qu'à s'entendre présentement. J'ai fait des réunions Zoom toute la semaine, ça a fonctionné super bien, il n'y avait aucun manque. Quand on est dans un environnement comme ça, c'est plus facile à gérer. Mais c'est un enjeu si on veut voyager dans une van ou dans un Winnebago, par exemple : à ce moment-là, je pense qu'il faut se pencher plus vers des trucs via satellite.
Angélique : Tu dis que je pourrais avoir un routeur satellite, c'est ça?
Marco : Oui, c'est une connexion directement avec un satellite. La technologie, exactement comment ça fonctionne, je ne pourrais pas t'aider, mais je pourrais te donner une ressource. Il y a quelqu'un dans l'Académie qui fait ça, Patrick, si ma mémoire est fidèle. Tu pourras aller voir dans le groupe public de l'Académie du Podcast, et non dans le groupe privé, parce que ce n'est pas quelqu'un qui fait partie de la formation. Je pense, si ma mémoire est fidèle, qu'il vend ce type de service. Il l'a mentionné à Marie-Ève dans une réunion, alors tu pourras vérifier avec lui.
Participante : Est-ce que je peux intervenir, Marco?
Marco : Avec plaisir.
Participante : J'écoutais Diane, elle parlait d'Anthony. C'est Anthony qui fait le podcast Peau de serpent, c'est ça?
Marco : Oui, exact.
Participante : Depuis plusieurs jours, je suis en contact avec lui, j'ai écouté ses épisodes, et il m'a expliqué comment il fonctionne. Pour moi, ce n'est pas vraiment un nomade. Il fait juste les interviews à l'extérieur. On a discuté de son utilisation du Zoom : lui a un Zoom H6, et moi, j'ai un Zoom H4 avec lequel j'ai des soucis pour enregistrer à plusieurs, mais ce n'est pas le sujet. Il capte tous les sons à l'extérieur, mais le travail en lui-même, il le fait de chez lui. Pour moi, ce n'est pas complètement un podcast nomade dans ce cas-là, non?
Marco : On ne va pas s'enfarger dans les fleurs du tapis pour la définition du podcast nomade. Pour moi, un podcast nomade, c'est un podcast qui est enregistré dans un environnement autre qu'un environnement contrôlé, de studio, qu'on aurait devant un ordi ou devant une console, par exemple. Dès qu'on sort, qu'on n'a plus vraiment le contrôle de l'environnement, qu'on doit s'équiper de façon différente pour être capable de le faire, et qu'on peut le faire n'importe où à travers le monde, on est dans une version de podcast nomade. Dans le cas d'Anthony, il y a son enregistreur Zoom H6, qui lui permet de capter via un micro son environnement extérieur, son interviewé et lui-même. Il pourrait enregistrer un épisode au Mexique, en France, au Canada, peu importe. Avec le même équipement, il pourrait faire ses épisodes un peu partout. Pour moi, ça s'inscrit dans un podcast nomade.
Marco : Dans mon cas, cette semaine, j'ai enregistré une douzaine d'épisodes de mon podcast Les 2 cents de Marco, directement au bord de la plage ou sur le balcon de ma chambre d'hôtel. J'utilise un micro que je branche directement sur mon iPhone, via une prise Lightning. C'est super facile à animer. Ça ne nous donnera jamais la qualité qu'on va avoir en studio, c'est clair, mais ça nous donne facilement une qualité de huit sur dix, disons. Ce qui est intéressant, quand on est en situation nomade, c'est de faire vivre l'expérience nomade aux gens qui nous écoutent. Quand j'enregistre des épisodes en marchant sur la plage, on entend les vagues qui arrivent. Ça fait partie de l'expérience de ces épisodes.
Participante : Donc, pour vous, à partir du moment où on interviewe des gens à l'extérieur, comme je le fais, quand je pars avec mon Zoom pour interviewer mes invités, c'est un podcast nomade, même si je fais le montage ensuite avec mon ordinateur, chez moi?
Marco : Exactement. Je n'ai pas de traitement sonore précis sur ce que j'enregistre sur la route. Ce que j'enregistre les pieds dans l'océan, la partie voix, ne sera pas retouchée. La seule chose qu'on va faire, c'est ajouter le jingle musical au début et à la fin, donc l'intro et l'outro, et on met en ligne. Mais même si tu devais faire un traitement par la suite, un podcast, à la base, c'est quelque chose que les gens vont réécouter en rediffusion. Ce n'est pas live. Présentement, on est en direct : j'ai eu un problème avec mon enregistrement pour les trois ou quatre premières minutes, on va devoir couper cette partie, et l'enregistrement que je vais diffuser sur un épisode de podcast, on va pouvoir le retoucher. Mais ce qu'on fait là, présentement, ça ne s'appelle pas un podcast, c'est une discussion en direct sur une application qui permet ce type d'intervention. Pour moi, c'est la distinction.
Participante : D'accord. Donc toutes les interviews que je fais à l'extérieur, que ce soit près de chez moi ou loin, on considère que c'est un podcast nomade.
Marco : Quand tu es sur la route, je considère que c'est un podcast nomade, dans le sens où tu l'enregistres à l'extérieur, dans un environnement moins bien contrôlé, qui nécessite un équipement et une attention particulière au niveau de l'environnement. Ceci dit, ça peut être un épisode qui est nomade et non le podcast en entier, on s'entend. Je vais prendre le temps de saluer Lucie, qui vient d'arriver parmi nous, Mélissa aussi et Marie-Chanelle, qui viennent d'arriver sur la scène. Bonjour, mesdames. Je me rends compte que je suis bien seul et bien à l'étroit dans ma réalité masculine dans la salle présentement, mais je suis capable de vivre avec ça.
Diane : Je veux juste dire que je vais devoir quitter juste avant treize heures trente. Ce n'est pas que je ne trouve pas ça intéressant, je voulais juste aviser.
Marco : Il n'y a pas de problème, Diane, merci de la délicatesse. Ça m'incite à vous inviter à inviter des gens qui pourraient être intéressés par la discussion. Comment faire? C'est relativement simple. En bas de l'écran, à droite, vous avez un bouton avec le signe plus dessus. Vous cliquez, et vous voyez tous les gens de votre réseau qui sont en ligne présentement, avec leur photo et un petit point vert. Le nombre de minutes, c'est depuis combien de temps ils ont quitté l'application, donc ils n'ont peut-être quitté que momentanément. Vous pouvez inviter ces gens à se joindre à la salle et à participer à la discussion juste en cliquant sur les photos.
Marco : Ça m'amène aussi à vous dire, pour ceux qui ne sont pas encore inscrits au club de l'Académie du Podcast, que vous pouvez le faire. Le club présente plusieurs dizaines de salles. Je ne sais pas exactement combien on en a, parce qu'avec le Mexique, j'ai perdu un peu le fil, mais on doit approcher les vingt salles, sur plein, plein de sujets. Mélissa est là avec nous, elle s'occupe des salles du club de l'Académie du Podcast dans Clubhouse. On ne parle pas juste de podcast, on parle de plein de sujets différents. Si vous voulez aller jeter un coup d'œil, vous pouvez regarder sur le web : on a une adresse, academiepodcast.com/clubhouseadp, et ça va vous donner un peu ce qu'on fait présentement.
Marco : Il y a Anthony, dont on parlait plus tôt, qui enregistre des podcasts nomades et qui anime une salle les lundis à sept heures. Lundi à neuf heures, on a Carl. Marie-Ève est là les lundis également. Il y a Amélie, qui parle de médias sociaux, Louise, qui parle de comment rebeller notre vie, la créativité agile avec Séverine, qui est là les mardis, Marie-Ève les mardis aussi, et Mylène, qui parle de l'univers du cercle sacré les mardis également. Guylaine vient nous parler des makers, des histoires d'entrepreneurs. Céline parle des chemins du couple. Danny vient parler des tabous, c'est le gars des tabous. Diane anime les mercredis une salle sur le sacré voyage. Linda parle de fausse couche et de fertilité. Mélissa est là les jeudis, avec Focus Squad. Laurent et Lucie sont là les vendredis. Lucie avait une salle juste avant la mienne, qui parlait justement de faire voyager son entreprise, ce qui s'inscrit un peu dans le sujet du jour, parce qu'on va faire voyager notre podcast. Un podcast nomade, c'est un peu ça. Vous pouvez aller voir toutes les salles qu'on présente chaque semaine sur academiepodcast.com/clubhouseadp.
Marco : Maggie vient de se joindre à nous, Joe aussi, et Joanna également. Salut, j'espère que vous allez bien. Lucie, peut-être que tu as quelque chose à nous dire, parce que ta thématique du jour, c'était de faire voyager l'entreprise, faire voyager le podcast. Qu'est-ce qu'on voit de similitudes à travers ça?
Lucie : Grâce à la pandémie, maintenant, nos entreprises peuvent être faites de partout dans le monde. Elles peuvent l'être temporairement, une semaine, deux semaines, trois semaines, ou six mois, un an, peu importe. Quand on fait voyager notre entreprise, on fait voyager aussi tout ce qu'on fait, entre autres le podcast. On l'a fait la semaine passée, avec toi : on a fait voyager notre podcast dans un autre pays où on a pu travailler dessus, le faire avancer autrement et enregistrer au bord de la plage. Je pense que la planète est rendue là, autant pour le podcast que pour les entreprises : tout est possible maintenant.
Marco : C'était pas désagréable d'enregistrer les pieds dans le sable, on va se le dire.
Lucie : Franchement, c'est quelque chose que j'apprends à faire avec des entrepreneurs qui veulent le faire à temps partiel ou permanent. C'est très agréable, et bien différent du Québec, du Canada et de Saint-Vincent.
Marco : Clairement. Mélissa, salut, j'espère que tu vas bien.
Mélissa : Oui, ça va vraiment super bien. Beau sujet. Je n'ai pas encore eu l'occasion de faire un podcast nomade, je n'ai pas tant voyagé par les temps qui courent. Aussi, j'ai besoin de ma sécurité, de mon équipement, d'avoir mon ordi et tout mon matériel. Je ne suis pas à l'aise d'enregistrer à l'extérieur de ma maison, mais j'aime bien écouter des podcasts qui sont enregistrés ailleurs. Par exemple, ça me fait voyager.
Marco : Intéressant. Qu'est-ce qui te rend insécure par rapport à ça, Mélissa?
Mélissa : C'est d'être habituée à mon matériel, à mon setting bien organisé. J'ai deux écrans : j'ai mon Adobe Audition d'un côté et mon WorkFlowy avec mes notes en bullet points de l'autre. J'ai besoin de ça pour enregistrer mon podcast. Ça me sécurise, je ne peux pas te dire pourquoi.
Marco : Est-ce que ça pourrait amener des discussions différentes? Le fait d'avoir des notes devant nous, souvent, on a tendance à rester dans notre tête, parce qu'on a un truc rationnel devant nous pour animer à partir d'une certaine structure. Je ne dis pas qu'il ne faut pas de structure dans notre podcast, loin de là. Je dis juste qu'on est dans un côté très, très rationnel, alors que dans un espace où il y a un peu moins de structure, on n'a pas le choix d'aller au fond de nos émotions, dans une discussion plus profonde bien souvent. On l'a vu la semaine dernière, c'est ça qui s'est passé, et Lucie pourra en parler plus tard. On est vraiment ailleurs, on est moins dans notre tête. Est-ce que c'est ça qui te rend insécure?
Mélissa : Ça me fait réfléchir à tout ça. Moi, c'est la crainte de l'éparpillement. Si j'enregistre ailleurs, je peux être distraite par un visuel ou par d'autres choses, et ça va me déconcentrer. J'ai besoin de mon espace, où je suis seule, pour être concentrée au maximum. Quand je travaille en général, je ferme la porte du bureau et je ne veux pas qu'on vienne me déranger. Ça a toujours été comme ça. C'est un melting pot, comme on dit en bon québécois.
Marco : OK, je comprends. Angélique, tu avais quelque chose à rajouter?
Angélique : Oui, par rapport à ça, il y a le fait de ne pas être déconcentré, mais aussi d'avoir besoin de plus d'espace pour manipuler. Je ne trouve pas ça évident de manipuler sur mon petit téléphone. Je suis souvent confuse parce que je ne peux pas voir tout ce que je fais en même temps. Il faut toujours que je passe d'une page à une autre, ça m'étourdit, et il y a toujours plein de choses qui arrivent sur le téléphone. Je comprends que des fois, ce n'est pas évident de travailler sur une petite surface et qu'on a besoin de plus d'espace visuellement. J'avais aussi des questions sur ton équipement : tantôt, tu nous as parlé d'un micro que tu branches directement dans ton cellulaire. As-tu le nom de ce micro?
Marco : Si tu vas dans la boutique de l'Académie du Podcast, sur academiepodcast.com/boutique, tu vas trouver deux micros. Le premier, c'est un micro Shure qui s'appelle le MV88. Le deuxième, c'est un micro Rode qui s'appelle, si ma mémoire est fidèle, iXLR, quelque chose comme ça. Tu vas les reconnaître facilement. Ils sont inscrits comme étant des micros mobiles, qui permettent d'enregistrer à partir d'une tablette ou d'un téléphone. Moi, j'utilise le MV88, parce que je l'avais acheté bien avant que le Rode voie le jour. C'est un micro qui date de plusieurs années. Si tu écoutes mon podcast Les 2 cents de Marco, la très grande majorité des épisodes ont été enregistrés avec ce micro, ce qui te donne une idée de la qualité qu'on est capable d'avoir. Pour moi, c'est très satisfaisant.
Marco : Ce qu'on est en train de faire là, mon setup, c'est que j'ai mis mon téléphone sur un petit trépied. Je pourrais très bien avoir mon micro mobile branché à mon téléphone et enregistrer simplement de cette façon, directement à partir d'une application mobile. Avec le Shure, il y a une application d'enregistrement, et avec le Rode également : les deux compagnies fournissent une petite application mobile à installer dans ton appareil pour faire l'enregistrement et bénéficier des meilleures fonctionnalités de tes micros. Pour le Shure, l'application s'appelle Motive, M-O-T-I-V-E, mais elle ne fonctionne qu'avec les micros Shure, donc ça ne donne rien de la télécharger autrement. J'enregistre tous mes épisodes avec cette petite application, qui marche super bien.
Marco : Comme je disais, je pourrais très bien faire mon épisode avec exactement le setup que j'ai là. J'ai un petit trépied Joby, les trépieds à boule avec des antidérapants partout, et j'ai mis mon téléphone sur un support qui me permet de ne pas l'avoir dans les mains. Là, je discute avec vous et j'ai le nom des personnes devant les yeux. Pour les besoins de la cause, parce que j'enregistre la salle pour la rediffuser sur mon podcast, je suis passé par ma RODECaster Pro pour l'enregistrer dans mon ordi. Mais si j'étais en train d'enregistrer un épisode de podcast, j'aurais simplement branché mon micro directement sur mon téléphone, et ça fonctionnerait super bien.
Angélique : Donc cette application te permet d'enregistrer un wave, puis ensuite, tu prends ce wave et tu fais l'édition dans un autre programme sur ton ordinateur.
Marco : Exactement. En fait, dans le cadre du podcast Les 2 cents de Marco, je n'édite rien. Je prends le fichier wave et je l'envoie dans un drive, parce que c'est Amélie, une membre de l'équipe, qui s'occupe de mettre les pistes musicales d'intro et d'outro et de le mettre en ligne. La seule chose qui reste à faire, c'est d'ajouter les pistes musicales au début et à la fin, d'exporter tout ça et de le mettre dans Ausha avec les notes qui correspondent.
Angélique : D'accord, merci.
Marco : Merci, Angélique. Marie-Ève vient de nous rejoindre, et Maggie également, qui vient d'être promue directement sur scène, si on peut appeler ça une promotion. Marie-Ève, salut, comment vas-tu? Bien remise de ton voyage de retour du Mexique?
Marie-Ève : Je sens que ça a été un changement de vibe assez drastique.
Marco : Ça volait haut ici, et j'imagine qu'au Québec, ce n'est pas la même chose.
Marie-Ève : Non, la vibe est différente. On repart dans trois semaines. On y retourne au Mexique.
Marco : Très cool. Est-ce que tu fais des enregistrements de podcast sur la route?
Marie-Ève : C'est mon but en allant au Mexique : je vais emmener tout mon équipement et faire mes prochains épisodes de podcast de là-bas. On avait parlé du challenge qui s'en vient, qu'on n'a pas encore sorti, mais Dany et moi, on en a enregistré un dans l'avion. Je ne sais pas ce que ça va donner, mais on a tenté la chose. On n'était pas équipés, on l'a juste fait avec nos écouteurs. Il va y avoir beaucoup d'édition pour enlever les sons de toilettes et de gens qui touchent autour. Mais on s'est lancés dans le vide en se disant : on le fait, no matter what.
Marco : Donc vous avez votre épisode pour l'endroit inusité qui est réalisé. Pour les gens qui ne savent pas de quoi Marie-Ève parle, on va lancer officiellement en janvier un défi créatif pour les animateurs de podcast, un petit challenge, et surtout pour s'amuser. Ce sont des contraintes créatives à l'animation d'un épisode de podcast, toutes plus loufoques les unes que les autres, lancées aux créateurs pour qu'ils puissent se challenger dans la façon d'enregistrer leurs épisodes. Un des épisodes doit notamment être enregistré dans un endroit inusité, qui sort de l'ordinaire, c'est à ça qu'on faisait référence.
Marco : Par exemple, il y a un épisode à partir d'une parole d'enfant : le jour cinq, on part d'une parole d'enfant et on enregistre un épisode à partir de ça. Un autre épisode serait à partir d'une comptine, un autre où le sujet est le vide, un autre où il faut créer un malaise, un autre à partir d'un dicton. On se challenge en se donnant des contraintes qu'on n'a pas l'habitude d'avoir à l'animation d'un podcast, simplement pour sortir un peu de l'ordinaire. On fait aussi plus de podcasts pendant ce mois-là, au minimum le double. Ce qu'on conseille, c'est un podcast hebdomadaire au minimum. Pour le challenge de janvier, on dit aux gens au minimum deux fois par semaine. Si tu te sens d'attaque, vas-y avec cinq fois par semaine, et si tu te sens encore plus d'attaque, tu le fais pendant les trente jours du mois de janvier. J'ai bien hâte de voir les résultats, je pense qu'ils vont être assez spectaculaires. Merci, Marie-Ève.
Marco : Maggie, est-ce que tu as quelque chose à dire en lien avec le sujet du jour, animer un podcast nomade, pourquoi pas? Tu viens d'arriver sur scène, est-ce que tu voulais ajouter quelque chose?
Maggie : Bonjour à tous. Je viens de commander un micro pour mon iPhone, justement pour m'ouvrir le champ des possibles. Je découvre tout ça : j'ai sauté à pieds joints dans le TGV du Net. Vu la personne que je suis, qui aime bouger, c'est quelque chose qui me sera utile. Quand on va à la rencontre des gens, il se passe des choses tellement spontanément dans la vie, il y a des occasions comme ça. Avoir le petit micro à disposition, c'est cool.
Marco : Excellent, on a hâte de t'entendre animer tes épisodes à distance. Pour l'avoir fait ici, moi, je trouve ça particulièrement intéressant. Hier, j'ai fait un épisode et j'ai commencé en disant : ce sera un court épisode aujourd'hui. Normalement, les épisodes de mon podcast Les 2 cents de Marco durent en moyenne entre cinq et huit minutes, et je m'attendais à faire moins de cinq minutes, parce que c'était un petit sujet facile à traiter. Mais le fait que j'étais dans un environnement autre m'a amené complètement ailleurs, dans mes pensées, à raconter des histoires autour du sujet, et je me suis ramassé avec un épisode de onze minutes, deux fois plus long que d'habitude. À la toute fin, je me suis surpris à regarder le temps et j'ai dit : désolé, j'avais dit que ce serait un épisode plus rapide, mais il est beaucoup plus long que ce que je fais normalement. Le fait de faire des épisodes dans un environnement différent de ce qu'on fait normalement, ça nous amène tellement ailleurs, c'est fou. Je vous invite à regarder de ce côté-là. Ça peut être un défi que vous vous lancez à vous-mêmes, si vous animez un podcast.
Marco : Il y a Vanessa qui vient de nous rejoindre, ainsi que Coach, un coach en perte de poids. Si jamais vous voulez monter sur scène pour parler, ce sera un plaisir de vous accepter pour venir discuter du sujet du jour. Ça m'amène à vous dire que vous avez la possibilité de participer aux différentes salles du club de l'Académie du Podcast sur Clubhouse. On en a une vingtaine présentement, sur plein de sujets différents. Si vous n'êtes pas abonné au club, abonnez-vous pour ne rien manquer de ce qui s'en vient. On a fait le tour plus tôt de l'ensemble des salles de la semaine. Et si vous voulez animer une salle dans le club de l'Académie du Podcast sur Clubhouse, vous pouvez déposer votre candidature sur academiepodcast.com/clubadp, tout simplement. Vanessa, comment vas-tu?
Vanessa : Ça va, merci. Merci de m'accueillir chez vous. Je viens de commencer dans le podcast, il est tout nouveau. C'est le titre qui m'a attirée : animer un podcast nomade, pourquoi pas? J'en fais trois par jour, des formats courts, et j'essaie d'être toujours dans le calme, de créer des conditions qui me mettent à l'aise. Mais j'y ai pensé hier ou avant-hier : pourquoi je n'irais pas animer mon podcast là où je suis? Je me suis dit que ça allait peut-être déranger les auditeurs, parce qu'on peut entendre du bruit en fond. Ça ne m'empêcherait pas d'être claire. J'ai voulu animer dehors aussi parce que je fais beaucoup de marche et que ça fait partie de ma vie. Pour l'instant, je reste dans la nouvelle zone de confort que je me suis créée, mais je trouve cette idée pas mal. Je ne sais pas si je suis hors sujet, je suis arrivée en cours de route.
Marco : Non, pas du tout. Comment s'appelle ton podcast, Vanessa?
Vanessa : Comment créer ta marque de cosmétiques.
Marco : Parfait. Ce que j'ai envie de te dire va peut-être répondre partiellement à ta question, et te conforter dans la possibilité d'animer un podcast nomade : moi, j'anime un podcast nomade depuis le départ. C'est un podcast quotidien qui s'appelle Les 2 cents de Marco, le chiffre deux et le mot cents, comme la monnaie. Tu peux le trouver sur toutes les plateformes d'écoute. Je t'invite à écouter quelques épisodes tout à fait au hasard, ceux dont le titre t'attire particulièrement, et tu pourras voir comment je fais ça. La majorité du temps, j'enregistre mes épisodes soit à partir de mon véhicule, soit en prenant une marche, soit, dans le cas présent, au Mexique. Tu as raté le début de la salle : j'expliquais que j'ai eu une réunion avec les clients de l'Académie du Podcast la semaine dernière, ici, un bootcamp. Je suis toujours au Mexique, et j'ai enregistré des épisodes pendant toute la semaine, plus souvent qu'autrement sur le balcon de ma chambre d'hôtel ou directement en marchant sur la plage, les pieds chatouillés par les vagues de l'océan. On entend très clairement l'environnement. Tu pourras voir à ton oreille si c'est dérangeant ou pas, et venir en discuter avec moi si le cœur t'en dit.
Vanessa : Je veux bien que tu m'envoies le lien en privé, j'ai envie d'écouter et de me projeter un petit peu. C'est vraiment quelque chose qui m'a traversé l'esprit, parce que je bouge beaucoup et que je trouve ça hyper handicapant de rester statique. En même temps, il y a certaines choses qui font partie de notre vie : par exemple, la marche, j'en fais tous les jours. On pourra entendre un peu le vent, ou peut-être que je serai légèrement essoufflée, mais ça fait partie de mon équilibre. Ça me rassure de voir que c'est possible.
Marco : Avec grand plaisir, je te fais parvenir le lien. Il y a également Coach qui est là avec nous. Coach, comment vas-tu?
Coach : Très bien, merci. Je n'ai pas tout suivi, mais j'ai entendu parler de faire des podcasts en marchant. Pour la petite anecdote, au début de mon podcast, c'est ce que je faisais : je sortais la nuit parce que j'avais envie de prendre l'air, et j'enregistrais mon podcast comme ça. Même si effectivement, il y avait les bruits de la ville, parfois des voitures, ça donne une atmosphère au podcast, une ambiance, et ça peut avoir son charme.
Marco : Et le retour des gens, comment ça a été? Qu'est-ce que les auditeurs en disaient?
Coach : C'était dans le tout début, donc je n'avais pas vraiment d'audience et pas réellement de feedback. Une personne a relevé le fait qu'il y avait des bruits derrière, et ça la dérangeait un peu.
Marco : Mais dans l'ensemble, ça n'empêchait pas les gens d'écouter ton podcast.
Coach : Bien sûr que non. Il y avait une bonne qualité, et en plus, parfois, ça peut même débloquer l'inspiration. Plutôt que de rester statique, tu vois des choses, et la nuit est propice à la création. J'encourage les gens à essayer.
Marco : Tout à fait. Pour les besoins de la cause, j'ai mis le lien directement en haut de la salle : Les 2 cents de Marco, c'est le podcast que j'enregistre de façon nomade. Si ça vous intéresse d'aller jeter un coup d'œil et de me faire un retour, ce sera avec grand plaisir, j'adore avoir le retour des auditeurs. Comment s'appelle ton podcast, Coach?
Coach : Mon podcast, c'est Perte de poids rapide. Je viens justement de migrer chez Ausha, je voyais que tu étais chez Ausha. Il est encore en ligne, on le trouve sur toutes les plateformes.
Marco : Super. C'est ce qu'on recommande aussi comme plateforme dans l'Académie du Podcast. C'est définitivement une super plateforme, Ausha. On adore ça, spécialement pour le marketing du podcast. Merci de ton partage, mon cher ami. Merci tout le monde d'avoir été là. J'ai vraiment apprécié la discussion avec vous tous et vous toutes. Ça a été une super, super salle encore aujourd'hui.