Marco : Aujourd'hui, dans le cadre du défi Janvoix, je dois te créer un épisode dans un endroit inusité. Inusité, ha ha. J'ai donc choisi de le faire sur Clubhouse. J'y anime une salle, directement sur la plateforme, qui traite du niveau d'énergie requis pour animer un podcast. J'ai eu la chance d'avoir près d'une quarantaine de personnes qui sont passées dans la salle, et plus d'une dizaine sont venues donner leur avis sur le sujet. Je trouvais ça intéressant, et c'est ce que je te livre aujourd'hui à partir d'un endroit inusité, c'est-à-dire Clubhouse.
Marco : L'Académie du Podcast, c'est pour toi, podcasteur aguerri ou en devenir, qui veut projeter ton message aux oreilles du plus grand nombre de personnes possible. À chaque épisode, on traite d'un sujet qui va t'aider à amener ton message encore plus loin. Je te remercie de passer quelques minutes avec moi aujourd'hui. C'est parti.
Marco : Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien dans cette salle. Cet après-midi, j'aimerais qu'on parle du niveau d'énergie requis pour animer son podcast. Je vais attendre graduellement que les gens nous rejoignent. Il y a Lindsay qui vient d'arriver. Tu peux toujours venir nous rejoindre sur la scène, comme tu le sais, et tu peux inviter les gens qui sont en ligne présentement en cliquant sur l'icône plus dans le bas de ton écran, pour qu'on puisse accueillir des gens pour discuter avec nous. C'est ce que je suis en train de faire en même temps que je vous parle : j'invite des gens de mon réseau à venir nous rejoindre.
Lindsay : Bonjour. Je fais une pause mémoire et justement, c'est intéressant : quel niveau d'énergie est requis pour animer un podcast? C'est un sujet intéressant.
Marco : Content que le sujet du jour te plaise. Toi, tu es en train de travailler sur ton mémoire, est-ce que ça achève tranquillement?
Lindsay : Oui, la clarté se pose. Il y a eu un remaniement, mais maintenant le squelette est clair et précis, le gros du travail est posé. Maintenant, il faut continuer jusqu'à la finalité, mais ça demande du temps, de l'énergie et de la clarté d'esprit. Tout ça tourne autour de ce mot, énergie.
Marco : Ça t'a interpellée.
Lindsay : Oui, bien sûr.
Marco : Il y a Lauriane qui est là, si tu veux venir nous rejoindre sur scène. Je ne sais pas si tu as déjà fait partie d'une conversation sur Clubhouse, je vais t'inviter à l'instant, tu as juste à accepter l'invitation. Mélanie vient aussi d'arriver, une petite nouvelle sur Clubhouse : on le voit grâce à l'icône du petit chapeau sur sa vignette, qui veut dire qu'elle est là depuis peu de temps. Mélanie, si tu veux venir discuter sur scène avec nous, je t'invite aussi.
Marco : On était en train de discuter avec Lindsay de la thématique du jour : quel niveau d'énergie est requis pour animer un podcast. C'est justement le fait d'avoir été malade pendant toute la dernière semaine, en plein milieu d'un challenge, le défi Janvoix qu'on fait à l'Académie du Podcast avec nos membres, qui m'a inspiré le sujet du jour. Mon niveau d'énergie était à son plus bas, je ne me souviens pas de la dernière fois où il a été aussi bas. Malgré ça, il y avait le challenge à animer et les différents épisodes de podcast de toute la semaine dernière. Vous pouvez venir nous dire sur scène ce que vous pensez de la thématique du jour, ça va me faire extrêmement plaisir.
Marco : Lindsay, j'aimerais t'entendre sur le sujet du jour, au niveau de l'énergie. Qu'est-ce que tu en penses?
Lindsay : L'énergie, c'est assez vaste, mais ce qui est important, en tout cas pour moi, c'est de prendre conscience que ça se transpose sur l'alimentation, le sommeil et cet aspect de clarté de l'esprit pour écouter et pouvoir agir. Il y a l'état de fatigue ou pas, et les moyens pour y arriver : l'alimentation, le sommeil et bouger. Si on est dans ces actions-là, on peut travailler en équilibre au niveau de l'énergie.
Marco : Quel impact ça a sur l'animation de ton podcast?
Lindsay : C'est simple : quand on est dans un état de fatigue mentale, parce que l'énergie est déjà prise ailleurs, il faut savoir régulariser en mettant des priorités sur l'énergie dans laquelle on va se mettre, pour ne pas s'éparpiller. C'est une question d'agenda, et de mettre en place les choses au fur et à mesure pour ne pas se disperser. La base, c'est de prendre conscience que si on ne bouge pas, cet état d'énergie va diminuer. Si on mange mal, il va diminuer. Et si on ne dort pas ses heures de sommeil, mais aussi au bon moment, il va aussi diminuer.
Marco : Merci. Mélanie vient de nous rejoindre sur scène. Mélanie, j'espère que tu vas bien.
Mélanie : Oui, très bien, merci de me donner la parole. C'est ma toute première room. Je me suis inscrite sur Clubhouse parce que j'ai participé la semaine dernière aux cinq jours du challenge, et j'ai reçu l'invitation que tu avais envoyée par courriel. Je souhaite lancer mon podcast à partir du mois prochain, alors ton challenge tombait à point. L'énergie qu'on dégage quand on parle, c'est vraiment primordial. Ce n'est pas forcément évident : quand on est face à une salle où il y a du monde, on peut sentir l'énergie des personnes. Chez soi, face à son micro, il y a une vraie force de projection à avoir pour rester dans la même énergie tout au long de sa prise de parole.
Marco : Exactement. Qu'est-ce que tu anticipes faire pour atteindre le niveau d'énergie requis pour avoir une animation la plus optimale possible?
Mélanie : Je pense que c'est se mettre dans un bon dynamisme soi-même, dans de bonnes dispositions. Chez soi, être dans une pièce avec des objets qui nous dynamisent, ou avoir écouté quelque chose qui nous a dynamisés, ça peut aider. Rédiger en tout ou en partie ce qu'on va dire, avec les mots clés et les intentions qu'on veut y mettre, ça peut aussi vraiment aider. Et le sujet principal, c'est d'être animé par ce qu'on va dire, que ça nous intéresse de prime abord, pour pouvoir déployer cette énergie vers ceux qui écoutent.
Marco : Intéressant. Lauriane, as-tu un mot à ajouter en lien avec la thématique du jour?
Lauriane : La thématique me parle, parce que j'ai fait aussi les cinq jours et j'étais complètement dans le brouillard. Je sentais que faire un podcast était intéressant pour plein de choses, mais je ne savais pas du tout dans quelle direction aller. Ce n'est pas du tout mon genre : en général, j'ai une direction et j'y vais comme un bulldozer, et ça me stressait un peu. Ce matin, j'ai commencé la formation et j'ai regardé les premières vidéos, et ça m'a vraiment donné une nouvelle énergie. Au-delà d'essayer de bien dormir et de faire du sport, pour moi, c'est plutôt me mettre un cap, avoir les idées claires. Et là, je focus à fond dessus.
Marco : Super. Je salue aussi Cyril, Maguy et d'autres qui nous ont rejoints. Si vous voulez venir sur scène, faites-moi signe. Pour moi, l'énergie est quelque chose d'extrêmement intéressant, qui mérite une attention très particulière si on veut animer un podcast qui nous ressemble le plus possible : prendre le temps de se mettre dans des dispositions favorables. Je pense que c'est primordial dans l'animation de son podcast, et je l'ai découvert en cours de route. Quand je réécoute des épisodes que j'ai faits dans le passé, même il y a plusieurs mois ou plusieurs années, je suis en mesure de savoir où j'en étais avec mon énergie au moment de l'enregistrer. Je vois la différence simplement à l'écoute. Pour moi, c'est important de se déposer dans une énergie favorable.
Marco : Je l'ai vécu encore plus la semaine dernière, avec l'animation du challenge podcast et de mes épisodes du défi Janvoix, qui devaient continuer malgré tout ça. J'avais prévu une séance de batching en début de semaine pour faire tous les épisodes dont j'avais besoin pendant le challenge. Mais comme mon énergie, ma voix et ma gorge ne suivaient pas, je faisais vraiment un épisode par jour à l'arraché, parce que je n'étais pas en mesure d'en faire plus. Ça m'a donné l'idée de parler du niveau d'énergie, qui est, à mon sens, absolument essentiel. Cyril, qu'est-ce que tu as à nous dire sur le sujet?
Cyril : Bonjour à tous. Je suis tout nouveau, j'ai lancé mon podcast au début du mois, alors j'apprends. Je rejoins ce que tu disais sur le batching : si on prend un peu d'avance, on peut enregistrer deux, trois épisodes au moment où on se sent en énergie, puis les publier au fur et à mesure. Je suis sur un épisode hebdomadaire, donc ça va être un peu plus simple que le quotidien. Par contre, je me demande si on ne perd pas un peu la vision de livrer dans l'instant, comme tu le fais aujourd'hui avec Janvoix, jour après jour par obligation, plutôt que d'enregistrer un épisode deux, trois, quatre semaines avant. Et c'est compliqué de délivrer une énergie quand on n'est pas face aux personnes et qu'on imagine juste à qui on parle. Je suis en plein apprentissage de ça, c'est pour ça que je me suis connecté à la room d'aujourd'hui.
Marco : Excellent. En termes d'énergie, on va avoir Jessica, qui vient tout juste de monter sur scène. Jessica, c'est assez difficile à battre, alors j'ai hâte de t'entendre.
Jessica : Salut, est-ce que tu m'entends bien? Super, j'avais hâte. Je suis super excitée, c'est la première fois que je suis invitée sur scène. C'est toi qui nous avais invités par courriel. J'ai fait un challenge la semaine passée avec vous, j'ai vraiment trippé, tant d'énergie. Pour rester focalisée, premièrement, je me mets un horaire, un espace dans mon agenda qui ne bouge pas et qui est fait pour ce moment-là. Je pensais mettre mon vendredi matin de neuf heures à midi, un non négociable que je mets à mon agenda.
Jessica : Mais pour être focus, j'ai besoin de bouger. Avant, je me fais un bon workout, je bois un bon smoothie, puis je mets de la super musique que j'aime, et là, je suis pas mal focus. Pour être focus, il faut absolument que je bouge, dix, quinze, vingt minutes d'exercice, juste un petit peu pour libérer cette espèce d'excitation, pas nécessairement l'enlever, mais plutôt me déposer, être un peu plus groundée. C'est ma manière à moi de me déposer.
Marco : Je trouve ça super intéressant, et ça m'amène un commentaire en lien avec ce que Lindsay a dit au départ. J'ai eu la chance de rencontrer Lindsay lors du bootcamp de l'Académie du Podcast. Lindsay est une académicienne et elle est aussi dans le Club Momentum. Je pense que Lindsay et Jessica, vous avez intérêt à connecter ensemble : vous avez des univers qui peuvent se connecter assez facilement, et vous allez être bien reliées sur le plan de l'énergie. J'ai côtoyé Lindsay pendant une semaine au Mexique, et j'ai connu Jessica à travers le challenge, où on a aussi échangé sur les médias sociaux. Je pense que vous allez avoir une belle synergie à développer ensemble.
Jessica : Merci pour le tip. Lindsay va m'entendre parler, en tout cas.
Marco : Maggie, qu'est-ce que tu as à nous dire? J'espère que tu vas bien.
Maggie : Bonjour tout le monde. Je viens de finir de m'inscrire pour la room que je vais débuter dimanche. J'ai vu ton invitation, et en plus, le sujet résonne à fond dans mon présent. J'ai commencé avec toi via le challenge et j'ai lancé mon podcast pour le défi Janvoix. Figure-toi que je suis à mon sixième épisode, parce que j'ai eu du décalage. J'étais à fond focus, mais il y a d'autres domaines de vie qui m'ont accaparée, dont un problème technique qui a chamboulé toute mon organisation bien huilée. J'avais mis toute mon énergie et ma concentration, et j'ai eu complètement l'effet soufflé qui retombe. Des choses privées sont aussi arrivées.
Maggie : À un moment donné, je me suis dit : la seule chose qui compte, ce n'est pas forcément que tu avais prévu de faire trois épisodes par semaine, c'est de dépasser ces fameux sept épisodes, pour inscrire quelque chose dans ton esprit et dans ta démarche. J'en suis au sixième, je me donne jusqu'au week-end pour en faire huit, pour dépasser symboliquement le cinquième épisode et bien finir mon défi. J'ai laissé deux semaines passer, et là, je me prépare tranquillement pour finir mes deux épisodes. Je me suis déjà préparée pour ma prochaine saison. La notion d'énergie, je vois bien ce que c'est : je me suis rendu compte que j'ai besoin de prendre du plaisir, et que ce ne soit pas une corvée.
Marco : Exact.
Maggie : Il y a aussi la thématique. J'étais partie sur des thématiques très liées à mon activité de massothérapeute, à parler de l'inconscient, des choses très intellectuelles, et je suis très intellectuelle comme personne. Ça me botte, mais par rapport au podcast et à ce que j'avais envie d'y faire, j'ai compris qu'il fallait que je trouve des thématiques où je réunis le vrai plaisir et ma passion pour mes sujets. C'est pourquoi cette thématique me parle énormément aujourd'hui.
Marco : Super, merci Maggie. Avant de donner la parole à Belija, qui vient de nous rejoindre sur scène, je salue Anna, Maï, Maxime et Cyril, qui vient tout juste de nous rejoindre. Si vous voulez inviter des amis ou des contacts sur Clubhouse à la discussion qui se tient présentement, c'est très facile : appuyez sur le bouton au bas de l'écran, une icône de personnage avec un petit plus à côté, et vous allez voir l'ensemble des gens de votre réseau qui sont sur Clubhouse. Vous cliquez sur leur photo pour les inviter. Comme Maggie l'a dit plus tôt, elle va animer très bientôt une salle dans l'Académie du Podcast : au niveau du club de l'Académie du Podcast sur Clubhouse, on a près d'une vingtaine de salles animées pendant la semaine sur plein de sujets différents, essentiellement par des gens qui animent des podcasts. Abonnez-vous au club pour ne rien manquer des activités de la semaine. Si les thématiques vous plaisent, allez aussi écouter les podcasts de ces gens pour en savoir plus sur eux.
Belija : Merci pour ce sujet. Mon énergie, petit à petit, recommence à se stabiliser. J'ai aussi été prise par d'autres événements hors de mon podcast, comme mon travail, et je n'avais pas, jusque-là, assez d'énergie pour continuer dans la dynamique et lancer mon podcast. Ce que je retiens des partages, c'est cette notion de mise en place de routine, pour garder une meilleure énergie tout au long de la semaine et surtout être en joie pour faire mon podcast. À la base, j'étais partie pour lancer mon podcast il y a deux ou trois mois, et je me suis rendu compte que mon énergie n'était pas alignée avec ce que j'avais choisi initialement. Ça me sapait un peu, même si j'avais tout fait d'un point de vue intellectuel.
Belija : Là, ça va beaucoup mieux, parce que j'ai lâché prise sur certaines choses et je me suis dit : je vais le faire, je me lance. Ça me redonne de l'énergie et ça me réaligne avec mes valeurs et ce qui me met en joie. Ce que je retiens, c'est d'avoir une bonne routine et de me connecter, au-delà de l'aspect intellectuel, aux valeurs qui sont importantes pour moi et à l'endroit où je veux aller avec mon podcast.
Marco : Parlant de routine, ça ressemble à quoi, ta routine?
Belija : Je suis justement en train de la mettre en place, parce que beaucoup de choses changent dans mon travail. Je me demande quels sont les créneaux où je peux vraiment me concentrer sur mon podcast. Je sais que je suis quelqu'un qui aime beaucoup partager, et que les interviews peuvent me donner de l'énergie, parce que je suis dans le partage et la découverte. Où est-ce que je mets les recherches? Où est-ce que j'entre en contact avec les gens? Ça me permettra de répartir mon énergie à différents moments de la semaine pour être mieux présente dans le moment présent. J'écoute vraiment mon corps, ce que je ne faisais pas forcément avant : au lieu d'écouter le mental, j'écoute mon corps, et j'aménage des espaces que je teste pour ça.
Belija : Il y a des moments où ce sera plus facile d'être focus sur la recherche, sans être en communication avec les gens. L'autre énergie, quand je vais chercher des intervenants, c'est plutôt dans l'ouverture et le partage. Pour moi, ce sera le week-end, le samedi pour le moment. Mais je vais voir comment ça se passe, après le travail, pour me déconnecter de ma vie quotidienne et être dans autre chose qui me met en joie.
Marco : C'est super pertinent, merci. Jessica a aussi partagé sa routine pré-entrevue, pré-épisode de podcast. Je sais qu'il y en a dans la salle qui sont sur le point de lancer leur podcast et que d'autres en animent déjà un. Peu importe où vous vous situez, si vous voulez nous partager votre routine, ou ce que vous anticipez faire comme routine, levez la main. Lindsay, Lorgan, Mélanie, Cyril, Maggie, est-ce que quelqu'un veut nous partager quelque chose?
Participante : Il y a quelque chose qui me sert bien. C'est le matin que j'ai besoin de ça, sinon j'ai un souci de démarrage : me faire une toilette de chat à l'eau froide. Ça me met dans l'instant dans une énergie, c'est un truc super efficace. Ensuite, je m'astreins à enchaîner avec des exercices, des mouvements sportifs, pour désarticuler et que l'énergie circule. Et une troisième chose que j'installe dans mon quotidien, c'est le soir : j'ai la chance d'avoir une baignoire, donc je prends un bain. Ce sont ces trois éléments qui sont essentiels pour garder mon cap dans la journée et dans ce que j'ai à faire.
Marco : Excellent. Lindsay?
Lindsay : Pour la mise en place de mes podcasts, je prends conscience de l'état d'énergie que j'ai. La douche froide m'a fait rigoler, parce que c'est mon quotidien. Si j'ai la création de mon podcast à faire, ce serait dès le matin. Un autre podcast que j'apprécierais faire, c'est à des moments où j'ai de la créativité : un côté spontané, que j'enregistrerais sur mon téléphone, un aspect one shot. Et aussi en début de soirée, quand je me pose et que ma créativité est bien présente.
Lindsay : Il s'agit de varier pendant ma semaine : tel matin, je fais un podcast quotidien, le spontané arrive en fonction de la créativité et de l'expérience de vie au quotidien, et le soir, en fonction de ce que j'ai vécu dans la journée. J'aimerais installer au minimum trois podcasts par semaine, dont un non programmé, le troisième possible. Mais pour démarrer, voilà.
Marco : Tu me parles d'un podcast plus en matinée, d'un autre plus en soirée, et d'un autre qui viendra à peu près n'importe quand dans la journée. Est-ce que tu anticipes qu'on va entendre la différence selon le moment de la journée où tu enregistres?
Lindsay : Oui, parce que le matin, je peux avoir une énergie très importante, mais réellement, l'énergie que j'ai, c'est en soirée. La douche froide, j'en ai besoin parce que c'est un déclencheur d'énergie. Sans elle, je peux rester en état végétatif de procrastination au niveau mental. C'est pour ça que je m'oblige aussi à avoir une discipline pour garder le cap et gérer mon agenda pendant toute la semaine.
Marco : Intéressant. Je prends quelques instants pour saluer Linda et Diane, qui viennent de nous rejoindre. Les autres, qu'est-ce que vous pensez du moment où on enregistre un épisode de podcast pendant la journée? Est-ce que ça fait une différence? Est-ce que ça va s'entendre? Diane, as-tu un élément de réponse pour nous?
Diane : Bonjour, j'aime beaucoup ce thème. Je viens d'arriver, je ne pourrai pas rester longtemps. Personnellement, j'ai un rythme plus de jour, alors je suis toujours meilleure quand je peux enregistrer le matin. Je suis vraiment bien jusque vers quinze ou seize heures, heure du Québec, c'est-à-dire la fin d'après-midi. En soirée, je ne pourrais pas enregistrer d'épisodes, ce serait impossible pour moi, parce que j'ai ce rythme qui est mon rythme naturel. J'en ai plus d'une trentaine de faits : j'ai enregistré ce matin le quarantième, qui va sortir cette semaine. Je suis vraiment contente, mais il y a des bouts de temps où j'ai exagéré le rythme, et la qualité était moindre. Dans le fond, on apprend, je suis toute nouvelle là-dedans.
Diane : Avant d'enregistrer, je fais des petits exercices pour la voix : je chante, je chantonne, avec toutes les voyelles. Je ris avec les voyelles aussi, parce que le rire dégage beaucoup la voix, les sinus, et ça monte mon niveau d'énergie. Comme je fais souvent de la méditation en ligne, j'avais tendance à avoir une voix un peu trop basse, un peu trop calme. J'apprends à respecter mon rythme, parce que c'est bien beau le niveau d'énergie pour animer le podcast, mais il faut se garder de l'énergie pour le reste.
Marco : Je prends quelques secondes pour te féliciter pour tes quarante épisodes, vraiment bravo. On sait qu'il y a 80 % des podcasts qui ne se rendent pas au septième épisode. Toi, rendue à quarante, il y a déjà un bon bout de chemin de fait. Mélanie, tu avais ouvert le micro juste avant que Diane prenne la parole.
Mélanie : C'était pour compléter ce qui avait été dit. Moi aussi, je pense que j'enregistrerai le podcast sûrement le matin, notamment parce que dans mon activité de salariée, j'ai beaucoup d'interactions avec mes collègues et je suis tout le temps en train de parler. Mon énergie, c'est pareil : je suis vraiment du matin. Je commence ma journée à sept heures avec trente à quarante-cinq minutes de sport pour réchauffer mon corps et me mettre dans une énergie. Parfois, les pensées divaguent pendant la séance, et ça met en lumière des solutions à des problématiques que j'avais dans mes journées précédentes. La routine est pour chacun et chacune, mais le matin, pour une personne comme moi.
Mélanie : Je ne sais pas si les gens connaissent un test qui s'appelle le DISC, qui permet de connaître son niveau d'intensité, en quatre couleurs : vert, jaune, rouge et bleu. Le bleu, c'est plus pour l'organisation, le rouge, pour la partie commerciale et la négociation, le vert, c'est facilitateur, et le jaune, c'est la partie sociable. Ma couleur est assez basse dans mon état naturel, mais comme je travaille avec beaucoup de gens en interaction, le jaune est très élevé, ce qui me demande énormément d'énergie. À la fin d'une journée où j'ai parlé longtemps, j'ai besoin d'un temps où je me recentre et où je ne parle plus. J'en profite pour écouter les podcasts des autres. Quand je ferai les miens, je le ferai sûrement le matin après ma séance, quand l'énergie est plus haute.
Marco : Très intéressant, Mélanie, merci de ton partage. Je salue Sébastien et Grace, qui viennent de nous rejoindre. Cyril, Lauriane, vous ne vous êtes pas prononcés sur votre routine. Cyril, as-tu quelque chose à nous partager?
Cyril : Je n'ai pas encore installé de routine. Par contre, je me pose une question, et peut-être que quelqu'un dans la salle pourra répondre : est-ce qu'enregistrer debout change notre niveau d'énergie? On a plutôt tendance à être assis devant son bureau, devant son micro. J'ai la chance d'avoir un bureau qui monte et qui descend, et je me demande si parfois, debout, ça ne sortirait pas quelque chose de différent.
Marco : Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a fait des expériences à ce sujet?
Lindsay : Oui, en tant que formatrice, j'ai eu l'expérience extravagante, du jour au lendemain, de passer du présentiel debout à la visio, dont je n'avais pas l'habitude. C'est clair que l'énergie est beaucoup plus présente quand on est debout. Pourquoi? Parce qu'on a la motricité, on bouge, l'énergie circule. Quand on est assis, c'est justement la diminution de cette énergie, parce qu'on stagne. Par contre, ça dépend aussi de la motivation, du sujet que l'on aborde, parce que la créativité donne aussi cette énergie. Il y a donc deux aspects : le sujet que tu vas aborder et la posture que tu vas prendre.
Marco : Merci, Lindsay. Maxime vient de nous rejoindre sur scène, j'espère que tu vas bien.
Maxime : Oui, très bien, merci, Marco. Je voulais intervenir parce que le sujet m'a interpellé tout de suite. Je fais souvent de l'enregistrement de voix, par exemple pour des systèmes téléphoniques, et je le fais toujours debout. Il y a une énergie qui sort de ça, qui est exceptionnelle. C'est sûr que ça fait une différence.
Marco : Merci, Maxime. Avec les membres du Club Momentum de l'Académie du Podcast, on a fait récemment un atelier avec Angélique, une artiste, chanteuse et comédienne. Elle nous a parlé de posture : si on doit être assis pour utiliser notre voix, d'avoir une posture beaucoup plus droite nous permet de libérer un peu plus la cage thoracique. Ça fait une bonne différence au niveau de notre voix et de l'énergie qu'on peut y mettre. Quand on est debout, on n'a pas cet effet d'affaissement qu'on a à l'occasion lorsqu'on est assis, et ça intervient dans la façon dont on livre notre contenu, l'énergie dégagée au moment d'animer. L'atelier qu'elle nous a donné lors de la dernière immersion était super intéressant. Moi, personnellement, j'enregistre la majorité de mes podcasts debout, pour les raisons qui ont été énumérées jusqu'à maintenant. Est-ce qu'il y a d'autres personnes qui animent leur podcast debout plutôt qu'assis? Diane?
Diane : J'ai davantage une question. Au début, j'enregistrais debout, mais il y avait trop de fluctuations dans les sons, parce que j'ai un très bon micro, mais sur un pied. Quel genre de micro prends-tu? Comment es-tu organisé pour enregistrer debout? Ça m'intéresse énormément.
Marco : Mon micro, au lieu d'être sur un pied de table, est sur un bras télescopique. Ça me permet de placer le micro à l'endroit où je le veux, selon mon niveau par rapport au bureau, si je suis assis ou debout. J'ai plus de flexibilité. Si tu anticipes faire plus souvent des enregistrements debout et que tu as besoin de jouer avec la hauteur de ton micro, je te conseille fortement d'aller vers un bras télescopique.
Diane : D'accord, pour la hauteur, mais aussi parce que je bouge un peu à l'horizontale, j'aime beaucoup bouger. Je trouve que ça fait une variation sur la voix qui est vraiment intéressante, c'est plus toute moi qui suis là. Souvent, sur la chaise, je m'assois pas mal au bord pour avoir toute la colonne vertébrale bien droite et les poumons ouverts. Des fois, je fais des mouvements du bassin : interprétez-moi pas faussement, mais le mouvement du bassin dégage toute cette énergie d'un bout de la colonne à l'autre et ouvre la gorge, pour plus de clarté dans le son. Je suis vraiment contente que tu aies répondu à ça. Je vais quitter en douce. À la prochaine.
Marco : Ça fait plaisir, Diane. Un dernier commentaire en lien avec ça : si tu as tendance à bouger beaucoup, je t'invite à regarder du côté d'un micro condensateur. C'est plus permissif quand on bouge devant ou autour du micro. Par contre, ça capte un peu plus les bruits ambiants, donc il faut bien contrôler son environnement. Ça te permettrait peut-être d'éviter les angles morts, plutôt qu'un micro unidirectionnel avec lequel il faut vraiment parler devant la capsule : dès que tu bouges, le niveau sonore fluctue beaucoup plus qu'avec un micro condensateur. Jette un coup d'œil là-dessus, et on pourra en reparler si tu veux aller vers ça.
Diane : Tu as dit un micro condensateur?
Marco : Oui, condensateur. En fait, c'est un omnidirectionnel, qui va capter un peu plus ce qui se passe autour.
Diane : D'accord, merci beaucoup.
Marco : Merci de ton intervention. Est-ce que quelqu'un d'autre veut ajouter quelque chose, peut-être sur les routines? Maggie?
Maggie : Je l'ai découvert parce que je n'ai jamais eu de métier où je restais des heures assise. Tout ce qu'on m'a partagé me fait dire qu'il faut que je sépare les tâches sur différents jours, parce que j'enchaînais tout : ma recherche, l'écriture de mon podcast et l'enregistrement. C'est pour ça que j'ai demandé des petites astuces au Club Momentum, et ça a ouvert le champ à plein de solutions. Je comprends que je vais surtout séparer, au niveau des jours, la construction de mon podcast, parce que ça me fait faire des heures concentrées. Je ne m'en rends pas compte : quand je suis dans la construction, je me voûte. Alors que quand j'enregistre mon podcast, c'est naturel et logique pour moi de le faire debout, parce que j'ai besoin de bouger, de circuler.
Marco : Je comprends, merci. Aymeric vient de nous rejoindre, tu es le bienvenu sur scène. Je sais que tu es nouveau sur Clubhouse, alors je vais t'inviter. Cyril, est-ce que ça a répondu à tes interrogations?
Cyril : Oui, ça m'a bien aidé. Merci.
Marco : Super. Belija, tu avais un commentaire?
Belija : Oui, me concernant, comme je n'ai pas encore lancé mon podcast, mais que pour certaines activités, quand je suis dans la créativité, je mets mon ordinateur en hauteur et je suis debout, ça me permet de libérer ma créativité, d'être beaucoup plus mobile, plus fluide, et ça me redonne de l'énergie. C'est un truc que je voulais partager par rapport à la posture. Et pour continuer sur l'énergie, je n'ai pas encore mis ma routine en place, mais je fais vraiment attention à ce qui me prend de l'énergie et à ce qui m'en donne. Avec les groupes, avec ce que tu proposes, Marco, ça me donnait beaucoup d'idées et beaucoup d'énergie, mais je n'arrivais pas à garder l'énergie dans la semaine. Je pense que ça me permettra d'être plus opérationnelle pour le lancement de mon podcast : si je sais qu'il y a telle réunion tel jour, il faudrait peut-être que j'évite de faire mon podcast juste derrière, parce que je sais que c'est quelque chose qui me prend de l'énergie.
Marco : Compris, merci. Aymeric, comment vas-tu?
Aymeric : Ça va bien, merci. J'arrive sur la fin, mais pour parler d'énergie, je ne sais pas si mon témoignage peut être utile aux autres. Je pratique le théâtre d'improvisation. On fait des ateliers d'improvisation le soir. Que je sois coach ou participant d'un atelier, c'est le lendemain que j'ai encore la patate, l'énergie que j'ai prise pendant l'atelier de la veille. C'est à ces moments que je suis le plus créatif. Je n'ai pas encore lancé mon podcast, mais clairement, c'est le jeudi matin que j'ai le plus envie, que j'ai des idées, parce que c'est le mercredi soir qu'on fait atelier et qu'il s'est passé plein de choses que j'ai envie de raconter. Le fait d'avoir une activité artistique à côté me booste pour la suite.
Marco : Donc tu penses que l'animation de tes épisodes va passer par le lendemain d'une autre activité, qui te donne ce qu'il faut sur le plan de la motivation, de l'imagination et de la créativité?
Aymeric : Voilà. En plus, ça me donnera des sujets, puisque le sujet de mon podcast, c'est le théâtre d'improvisation. Je vais sûrement piocher des idées pour les épisodes d'après.
Marco : Très intéressant. C'est la première fois que j'entends ça, mais je trouve que c'est un filon intéressant. Maggie, tu avais quelque chose à ajouter?
Maggie : Non, je disais juste que pour moi aussi, c'est très intéressant.
Marco : Merci beaucoup d'avoir été là, tout le monde. Ça a été une belle salle. On a roulé près de cinquante-cinq minutes. Je vous rappelle de vous abonner au club de l'Académie du Podcast pour ne rien manquer de ce qu'on fait durant la semaine. On a une vingtaine de salles, donc abonnez-vous pour être alerté lorsque les nouvelles salles sont lancées. Il y a des salles à peu près tous les jours de la semaine, à peu près à toutes les heures de la journée, des Européens et des Canadiens qui animent des salles. Essentiellement, ce sont des gens qui animent déjà un podcast et qui viennent animer une salle sur un sujet donné. On va se revoir la semaine prochaine, avec une autre thématique en lien avec le podcasting, toujours vers treize heures les vendredis. Je vous souhaite un excellent week-end, et on se reparle la semaine prochaine. Ciao tout le monde!