Marco : Animer un podcast, c'est un peu comme parler seul. Quand on dit de quelqu'un qu'il parle avec lui-même, c'est un peu ça, animer un podcast. Parce que discuter seul avec un micro, sans interaction avec un public, c'est un réel défi. Et c'est même un défi pour des championnes comme Mélanie Fortin. Je vais te la présenter dans quelques instants, mais c'est un défi qu'elle n'avait pas vu venir, mais pas du tout, avant de lancer son propre podcast.
L'Académie du Podcast, c'est pour toi, podcasteur aguerri ou en devenir, qui veux projeter ton message aux oreilles du plus grand nombre de personnes possible. À chaque épisode, on traite d'un sujet qui va t'aider à amener ton message encore plus loin. Je te remercie de passer quelques minutes avec moi aujourd'hui. C'est parti.
Quand tu es une entrepreneure chevronnée, une championne, que tu fais plusieurs lives sur Facebook, que tu fais des conférences, des séminaires, des webinaires par dizaines ou par centaines, tu te dis : animer un podcast, c'est quelque chose de facile. Oups! Ce n'est pas tout à fait ça. Le micro, ce n'est pas nécessairement quelque chose qu'on peut apprivoiser très facilement et prendre pour acquis, surtout lorsqu'on fait déjà des séminaires, des conférences, des webinaires. On pense qu'on va être automatiquement bien équipé pour faire le travail avec un podcast.
En fait, il faut apprendre à bien communiquer sans avoir l'interaction, sans avoir l'énergie du groupe qui est là, bien présente. Normalement, lorsqu'on fait des webinaires ou des lives sur les médias sociaux, on peut se nourrir de l'énergie du groupe et des interactions dans le chat. Alors que dans un podcast, il faut vraiment apprendre à gérer, à canaliser son énergie et à se concentrer sur le message qu'on a à livrer, tout en restant le plus naturel possible.
C'est le grand défi qu'a rencontré Mélanie Fortin lorsqu'elle a lancé son podcast. On a parlé de ça, et de bien d'autres choses en lien avec le lancement de son podcast, lors de l'entrevue que j'ai faite avec elle. Mel, c'est quelqu'un de très impliqué dans l'écosystème de l'Académie du Podcast, que ce soit au niveau du Club Momentum ou des clients premium. C'est une cliente premium elle-même, et je suis très heureux de te la présenter aujourd'hui.
D'ailleurs, si comme Mel Fortin, tu veux améliorer l'animation de ton podcast, si pour toi il n'y a pas de résultats au moment où on se parle, pas d'interaction, aucun engagement avec ton podcast, mais que tu veux travailler là-dessus, je t'offre une opportunité tout à fait exceptionnelle cette semaine. Tu peux améliorer les communications sur ton podcast en te joignant à ce qu'on appelle, dans l'écosystème de l'Académie du Podcast, le Club Momentum. C'est quoi, le Club Momentum? C'est au-delà de cent trente francophones dans onze pays de la francophonie, un peu partout dans le monde, qui veulent absolument augmenter les résultats de leur podcast.
Tu as accès à des activités de formation, à des séances de questions-réponses et évidemment à cette super communauté qui est là pour s'entraider. Souvent, les podcasteurs vont s'interviewer les uns les autres sur leurs podcasts. C'est vraiment l'endroit où tu peux trouver les ressources qu'il faut pour améliorer ton propre podcast. Si tu veux essayer tout à fait gratuitement le Club Momentum, tu peux le faire sur academiepodcast.com/momentum30 pour démarrer ton essai gratuit de trente jours. Je te laisse à l'entrevue avec Mel Fortin. On se parle la semaine prochaine.
Marco : Mélanie Fortin, comment tu vas?
Mélanie : Ça va super bien. Toi, Marco?
Marco : Ça va bien. Encore un petit fond de COVID dans les sinus et dans la gorge, mais ça se passe plutôt bien, je te dirais. On va parler podcast ensemble, parce que ça a été un de tes beaux projets, un bel accomplissement de 2021.
Mélanie : Vraiment. Je suis vraiment fière. Et merci à toi et à ton équipe, parce que sans vous autres, pas sûr que je l'aurais lancé en 2021. C'est important de le souligner.
Marco : On a passé le cap des vingt épisodes au moment où on diffuse cet épisode-là, et ça se passe super bien pour toi. J'ai envie de te demander, premièrement : cette idée-là, le podcast, elle arrive d'où? Parce que souvent, ce sont des affaires qu'on traîne depuis un certain temps. Dans ton cas, comment ça s'est concrétisé dans ta tête?
Mélanie : Ça faisait un bout que je voulais faire un podcast. Ça fait trois ans et demi que je me suis lancée en affaires, et l'idée a commencé à germer il y a un an et demi. Mais là, évidemment : « Je vais faire un podcast. Je veux lancer ma chaîne YouTube. J'ai un nouveau programme. J'ai mon mastermind. J'aimerais ça faire un livre. » Je me suis ramenée : on se calme. Parce que je dis souvent aux gens que j'accompagne, Marco : « Ce ne sont pas tous les projets qui ont la même importance par rapport à nos grands objectifs, à ce qu'on désire atteindre. »
Le podcast, ça fait quasiment un an qu'on a commencé à s'en parler, je dirais en janvier, février 2021. Au mois de mars, on a commencé. Puis j'ai été submergée par un lancement, un événement, et on a mis ça un petit peu sur pause. Je suis revenue à l'été. J'ai choisi le podcast au lieu de la chaîne YouTube, et la chaîne YouTube, c'est mon prochain projet. Tu le sais, je ne m'en suis pas cachée : je suis quelqu'un qui adore faire des lives, des webinaires, des ateliers. C'est facile, c'est inné, ça coule.
Et je t'avoue que le podcast, ça m'intimidait. On s'en est parlé souvent au début : je parlais toute seule avec moi-même. Il manquait de fluidité. Il a fallu que je bâtisse ma confiance à travers ce nouveau média-là. Je l'ai vu comme un défi : ça me faisait peur, j'étais inconfortable, et j'ai vraiment eu envie de le relever.
Et la phrase que tu m'as dite qui m'a marquée, c'est : « Mel, quand les gens t'écoutent dans leurs deux oreilles, c'est fou comment la relation avec la personne se développe autrement. » Parce que les gens, comme tu disais, c'est comme s'ils étaient avec toi dans leur salon, en train de prendre un café, et que vous jasiez. L'aspect intimité, l'aspect confiance est vraiment plus présent. Sans oublier le nombre de minutes que les gens passent avec toi. Ça m'est resté. Et après vingt épisodes, je le dis à ceux et celles qui nous écoutent : c'est incroyable comment j'ai vu la différence à ce niveau-là, d'après les nombreux retours que j'ai eus sur le Own It Show podcast.
Marco : Concrètement, comment ça s'est traduit, ces retours-là? Si tu regardes l'avant-podcast et l'après-podcast, au niveau des retours sur le contenu que tu crées, c'était quoi le changement le plus marquant?
Mélanie : J'ai vraiment ressenti que les gens me connaissent davantage. Il y a une profondeur qui est complètement différente. Quand on fait des lives, on interagit sur le moment : « Comment ça va? » On reste en surface. On reconnaît l'autre, on s'amuse. Mais en général, c'est relativement moins fréquent en live qu'en podcast qu'on va se livrer, qu'on va partager vraiment le fond de sa pensée. Et on ne se fait pas interrompre par tous les commentaires, les interactions. Je dis interrompre, mais c'est qu'on va susciter ça : « Qu'est-ce que vous en pensez? » Je ne peux donc pas approfondir complètement ma pensée.
L'épisode qui a changé le cours des choses, j'aurais dû noter son numéro : « Oser s'arrêter pour se réinventer ». On va le mettre dans les notes d'épisode. Dans celui-là, je me suis autorisée à dire : « Sais-tu quoi? Ça ne va pas super bien. » J'allais faire mon podcast, j'avais parlé avec Amélie, tu te souviens? « Fuck it. Je ne fais pas d'épisode cette semaine. Ça ne me tente pas, ça ne va pas. Je suis épuisée. J'ai besoin de faire un arrêt, de me reposer. » Puis non. Encore une fois, je l'ai vu comme un défi.
Je me suis permis, je me suis autorisée. Et le retour des gens, je n'avais jamais vu ça. J'ai eu une cinquantaine de courriels, de messages vocaux, de messages en privé, de messages sur les réseaux sociaux, de gens qui ont été marqués. Parce que j'ai pu aller loin. Je me suis dévoilée, je me suis autorisée. Il y a vraiment une différence par rapport à ça, et ça m'a marquée.
Marco : Et on s'entend, une cinquantaine de retours, ce n'est pas une cinquantaine de retours sur cinq mille écoutes.
Mélanie : Exactement. T'imagines-tu le ratio? Je viens de le lancer, ça date de septembre. C'est énorme comme retour. Et ce sont des retours profonds. Pas juste : « Good job, c'était super! » La majorité des retours, ce sont de longs courriels, des messages vocaux, même des petites vidéos, des clips audio qui m'ont dit comment je les avais fait sentir. Pour certains, ça a changé le cours des choses, ça a changé leur perspective.
Et ce qui m'a marquée, Marco, c'est à quel point ils se sont eux aussi autorisés. Parce que j'avais lancé une sorte de défi à la fin de cet épisode-là : es-tu game, toi aussi, de partager ce que tu penses vraiment? C'est un peu ce que je reproche au web : on ne dit pas vraiment comment on se sent. Et ça a créé un petit mouvement. Je me suis fait identifier sur plusieurs publications de gens qui faisaient référence à mon Own It Show podcast, à cet épisode-là en particulier, et qui ont fait un peu la même chose. Ils m'ont partagé à quel point ça les avait délivrés d'un poids, de dire vraiment ce qu'on pense. Et ça va avec l'identité du podcast. Il a fallu quelques épisodes pour que je me réchauffe.
Marco : Je trouve ça intéressant. Le retour que tu as eu est hyper pertinent, parce qu'on s'entend : ce n'est pas tous les jours qu'on crée du contenu qui génère plusieurs dizaines de réactions vraiment impactantes. Ce n'est pas tous les jours qu'on réussit à vraiment toucher les gens.
Mélanie : Je ne m'attendais pas à ça pantoute.
Marco : Et en même temps, on ne le fait pas nécessairement pour ça. À la base, quand on crée du contenu, oui, on cherche à toucher les gens, à faire une différence par le contenu qu'on livre, mais on ne s'attend pas nécessairement à recevoir ces choses-là. Ce n'est pas quelque chose qu'on tient pour acquis. Toi, tu accompagnes les gens d'affaires pour les amener à générer de meilleurs résultats. Tu t'es fait accompagner dans plein de situations différentes dans ton propre cheminement de femme d'affaires. Tu viens du monde corporatif : des formations, des conférences, tu en as fait en long et en large.
Tu as tous les outils pour trouver plein de trucs toi-même sur le web. Tu es quelqu'un d'hyper débrouillarde, je le sais parce qu'on travaille ensemble et j'ai vu comment tu travailles. Qu'est-ce qui a fait que, finalement, tu as quand même décidé de te faire accompagner, de te faire prendre par la main pour réaliser ça? Parce que tu es une fille habituée de créer du contenu, mais tu as quand même décidé de venir vers nous.
Mélanie : Pour plusieurs raisons. Je le reformulerais ainsi : quand on connaît nos dons, nos talents innés, nos zones d'excellence, comme je les appelle, qui sont des zones payantes, plus on passe du temps là-dedans, plus on va avoir une croissance. Au début, j'étais comme ça : on veut tout faire, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Au final, grâce à la profondeur de mon expérience, je sais c'est quoi mes zones, celles où je veux demeurer, et dans quelles zones je n'ai pas envie d'aller. Pour moi, c'est important de m'entourer des meilleurs dans ce qu'ils font.
En plus, le podcast me faisait tellement peur. Et je me méfiais des gens qui me disaient : « Mel, c'est tellement facile, un podcast. » Non. Je suis désolée, mais je vais défaire cette croyance-là. Oui, peut-être que faire un épisode et le lancer sur le web, c'est bing, bang, boum, c'est terminé. Mais quand je fais quelque chose pour moi, tu n'es pas surpris d'entendre que c'est important que ce soit bien fait. Il faut une rigueur dans le processus. Je veux comprendre pourquoi je le fais, je veux le faire de la bonne façon, et quand je lance, je ne veux pas que ça tombe entre deux craques.
Pour moi, c'était une évidence. On se connaissait aussi à travers le cercle dans lequel on est tous les deux. Et ça a été la meilleure décision que j'ai prise, parce que j'avais envie d'être accompagnée là-dedans. Ça ne me tentait pas de me casser la tête. Comme ça, je me concentre sur le contenu, c'est ça le plus important : quelle expérience je veux faire vivre aux gens. Et j'apprends en même temps, parce que ce n'est pas vrai que le podcast et YouTube, c'est pareil. Ça ne demande pas les mêmes compétences, les mêmes stratégies, la même façon de livrer le contenu. C'est une adaptation.
D'un autre côté, au niveau de l'accompagnement, toute ma vie j'ai eu le privilège et la chance d'avoir de bons mentors qui m'ont marquée. C'étaient mes patrons, mais ils m'ont prise sous leur aile, et chacun à leur façon, ils ont contribué à la femme que je suis devenue. Quand je me suis lancée, avec toute mon expérience, je suis convaincue que j'aurais réussi pareil, mais probablement moins vite. Quand on est entouré de gens qui sont experts, qui sont des chefs de file dans leur domaine, c'est un accélérateur de croissance, point final.
J'ai toujours eu un mentor, quelqu'un qui me pousse à aller plus loin, qui me challenge, qui m'aide à me propulser. Ça s'est juste continué en tant qu'entrepreneure, et ça va toujours continuer. Mais est-ce que c'est obligatoire? Absolument pas. Ça dépend. J'ai envie de demander aux gens : à quelle vitesse as-tu envie d'aller, d'atteindre tes objectifs?
Marco : Comme tu disais, il y a des gens qui sont venus vers toi et qui t'ont dit : « Piece of cake. Tu es capable de faire des lives, tu es super bonne dans tes lives. Il n'y a aucune raison que tu ne sois pas capable de faire un podcast. » Sauf que la question, c'est : est-ce que ces gens-là ont les résultats qu'ils souhaitent avec leur podcast? Ça, c'est une première question. Et la deuxième, c'est : es-tu en mesure de créer du contenu de façon intentionnelle à chaque fois? La majorité du temps, les gens qui disent ça, c'est : « Pas de trouble, on allume le micro, on jase, et quand c'est fini, on ferme le micro et on met ça en ligne. Pas compliqué, c'est de même un podcast. »
OK, parfait. Quel genre de résultats as-tu avec ça? Y a-t-il une structure? Une intention derrière? Quelqu'un m'a identifié sur les médias sociaux pas plus tard qu'hier pour me demander s'il y a vraiment des retombées avec le podcast. La réponse que je lui ai donnée : c'est comme n'importe quoi. LinkedIn, Facebook, Instagram, TikTok, le blogue, YouTube, nommes-en. Il y en a qui jettent du temps à la poubelle pendant des semaines, des mois, des années. Il y en a qui ont un succès très limité, d'autres un succès pas pire, et il y en a qui vont vraiment cartonner.
La différence réside souvent dans trois choses. Premièrement, as-tu la discipline de le faire? Deuxièmement, as-tu la communauté autour de toi pour t'encourager à t'élever là-dedans? Et troisièmement, as-tu le courage de te faire accompagner, de reculer un peu et d'admettre que sur ce bout-là, il y a du monde qui en sait plus que toi? J'ai le choix : ou bien je prends deux ans pour faire le chemin moi-même, par essais et erreurs, et j'atteins un résultat X. Ou bien je prends le chemin que cent, six cents ou mille autres ont fait avant moi, et au lieu de prendre deux ans, je vais peut-être prendre six mois pour atteindre le but, parce que le chemin a déjà été établi.
Mélanie : J'aimerais rebondir sur deux points. Je trouve ça vraiment intéressant quand tu parles d'intention, parce que pour moi, tout ce que je fais doit avoir un sens. Il y a eu quelques moments où j'étais dans le rush : « Je ne me sens pas inspirée, il faut que je fasse un épisode entre deux coachings. » Il y a eu des semaines où ça n'a pas toujours été facile, jusqu'à ce qu'on ait quelques épisodes d'accumulés. Je pourrais parler de n'importe quoi, mais s'il n'y a pas d'intention, pas de cohérence, que je ne le sens pas et qu'il n'y a pas de sens, ça ne marche pas. Il faut que je trouve le moment où je me connecte.
Et quand le bon moment est là, et que l'énergie est là, sky is the limit. Je m'autorise aussi à apprendre, à évoluer, à progresser d'épisode en épisode. Dans les premiers épisodes, je vous bourrais le cerveau de stratégies, d'astuces, de trucs de malade. C'est sûr que je lisais un peu plus. Quelques personnes m'ont dit : « C'est de la bombe, mais tabarouette, mon cerveau va sauter. » Maintenant, c'est dans le flow. Il n'y a plus de lecture, parce que je planifie mes podcasts au bon moment. Je prends le temps de m'aligner, de me connecter, pour voir ce que j'ai envie de partager avec mon audience et ce que j'ai envie qu'ils retiennent. Et depuis l'épisode dont on a parlé tantôt, ça a changé la donne : j'ai des retours chaque semaine.
Marco : C'est souvent le parcours que les gens font. C'est ce que les gens font au départ, pour leur premier épisode, dans 90 % des cas. Pourquoi? Parce que c'est leur filet de sécurité. Le texte est devant les yeux, ils ont pris deux ou trois heures pour préparer leur contenu, et après, ils essaient de livrer ça. Mais dans les faits, des gens dans l'Académie du Podcast qui ont un passé ou une formation de comédien, il n'y en a pas. Comment peux-tu prétendre être capable d'incarner un texte au même titre que Gérard Depardieu ou n'importe quel autre comédien?
Ces gens-là apprennent un texte par cœur, et ils l'incarnent comme s'ils étaient en train de jaser avec toi. Mais ils ont combien d'années de formation derrière la cravate pour arriver à faire ça? On n'a pas ça, nous. Alors comment arriver à être le plus naturel possible, avec les inconvénients, le côté authentique, les erreurs, tout ce que ça implique? Parce que quand on discute, il y a des « euh », des répétitions, des « pis », et personne n'écrit un « pis » dans un scénario.
Mélanie : Il ne faut pas être trop dur envers soi-même. Des fois, je me réécoute : « Ayoye, j'ai-tu dit ça pour vrai? » Au début, ça donne un petit coup à l'ego. Mais quand tu te le permets, surtout quand tu te l'autorises, ça change. On en avait parlé dans certaines de nos rencontres. Après huit, dix épisodes, j'ai commencé à me réchauffer, et ça s'est fait graduellement. Aujourd'hui, de plus en plus, je l'incarne, je n'ai plus de texte, ça paraît. Je jase avec les personnes, et ça va continuer à s'améliorer.
J'aime le lien que tu fais avec l'industrie du cinéma, quand tu parles d'incarnation. On ne peut pas commencer quelque chose et se voir déjà au sommet, voyons donc. Et quand on parle d'accompagnement, de mentorat, je le dis souvent : d'avoir eu le privilège d'être coachée, mentorée par certains leaders, c'est sûr que c'est un accélérateur de croissance. On me dit souvent : « Ce move-là, ça t'a sauvé un an. » J'accompagne surtout des entrepreneurs en croissance et en très grande croissance, et souvent, ils sont sur le bord d'y laisser leur peau.
Parce que qui dit croissance dit ajustement de ton équipe, de ta structure, de tes stratégies, de tes processus. Ce n'est pas facile de mettre de l'ordre et de voir clair dans tout ça. Quand tu vas chercher de l'aide sur des points précis en lien avec ce que tu vises, tu sauves du temps. Il y en a qui vont prendre leur temps, parfait. Mais moi, je n'ai pas du temps, de l'énergie et des ressources illimités pour essayer mille et une choses. J'ai envie d'aller là : c'est quoi le plan de match? Voici les trois, quatre projets principaux sur lesquels je vais me concentrer cette année. L'année passée, le podcast était non négociable, pour différentes raisons. Je voulais l'essayer, et je ne le regrette pas.
Marco : Je ne sais pas si tu es amatrice de télé québécoise, mais moi, j'adore certaines émissions très précises, notamment Star Académie. Je trouve intéressant le côté artiste et coaching. J'aime presque mieux les émissions hebdomadaires qui montrent des extraits de Lara Fabian qui coache telle personne, de Guylaine Tremblay, la coach d'interprétation, et des trucs qu'ils donnent pour l'incarnation, pour comment se placer. C'est là que tu réalises que quand tu veux être au sommet d'un art quelconque, c'est une question de millimètres.
Grégory Charles est assis à son piano et dit à la fille : « Sais-tu quoi? Je trouve ton pitch un peu trop élevé sur tel mot. Essaie-le donc de telle manière. » Il reprend le piano, et tout à coup, ça s'illumine. Là, ça a de l'allure. Toute l'intention derrière le message que tu veux livrer à travers ta chanson prend un tout autre sens juste parce que tu as changé ton pitch sur un mot. C'est hallucinant, la question des millimètres que ces gens-là vont chercher.
Ça donne un exemple : quand tu veux être au sommet de quelque chose, quand tu te dis « Je prends ça au sérieux parce que je veux vraiment atteindre le succès », peu importe le domaine, c'est une question de millimètres. On peut chanter a cappella dans notre douche ou dans notre auto, on le fait tous, et on fausse toute la gang ou presque. Jusqu'à ce qu'on prenne un coach de chant.
J'ai vécu cette expérience-là. Je m'étais commis, au mois de janvier, dans une activité du Club Momentum, à faire un duo avec notre spécialiste en chant dans l'Académie du Podcast, Angélique. On avait une activité sociale à la fin, un cocktail, et je ne sais pas comment je me suis retrouvé à m'engager à faire une chanson en duo avec elle. Je lui ai dit : « Il va falloir que tu me coaches. » On a fait des cours de chant pour arriver à faire ce duo, en Zoom, évidemment.
Mélanie : Oh my God! Ça me sortirait de ma zone. Tu me fais penser à ma formation de coach PNL : on a fait un atelier sur le chant. Moi, chanter, les gens me diraient : « Don't quit your day job. » Mais je vois le lien. Et je reviens sur le millimétrage : moi, je l'associe à deux choses, la maîtrise et la quête de l'excellence. C'est ce qui a fait la différence, je pense, dans mon parcours professionnel et personnel, dans les choses que j'ai atteintes dans ma vie.
Pour réussir vraiment l'excellence, c'est une question de millimétrage. C'est la somme des ajustements, des millimétrages que tu fais, qui t'amène à un niveau de maîtrise. Et c'est la maîtrise qui t'amène à l'excellence. Ce qui me frustre un peu sur le marché aujourd'hui, c'est qu'on rêve de la solution facile, de la stratégie miracle. Je commence un podcast et je suis déjà « wow ». Je lance un programme et j'ai déjà tout. Ce n'est pas comme ça que ça marche. Ce qui fait ombrage à la quête de l'excellence, j'en parlais dans deux épisodes, c'est la drogue de l'urgence.
Et j'assume ce que je dis : je suis ceinture noire en arts martiaux. Ça m'a pris sept ans pour me rendre à la ceinture noire. Savais-tu que moins de un pour cent des gens qui s'embarquent dans un art martial dans le monde se rendent jusqu'à la ceinture noire? Pourquoi? Parce que c'est dur, c'est de la rigueur, de la pratique, de la maîtrise. Quand tu arrives à la maîtrise, c'est un niveau d'excellence. Alors quand j'entreprends quelque chose, j'aurais pu faire un podcast sur le pouce, je parle, bla bla, c'est fait. Mais une de mes valeurs, c'est la quête de l'excellence.
Mais il faut faire attention, parce que le perfectionnisme n'est pas loin, et il peut être un frein. Si j'avais été perfectionniste, j'aurais peut-être cinq épisodes à mon actif au Own It Show podcast au lieu de vingt. Il faut que j'accepte que les premiers ne seront pas comme le vingtième, et que mon cinquantième ne sera pas comme mon vingtième. C'est comme mes lives : mon premier live, en octobre 2018, je voulais mourir. Oui, j'étais à l'aise, mais je n'étais pas dans le moment présent. Je n'incarnais pas. J'étais stressée, je pensais à ce que j'allais dire, j'étais dans le futur.
Quand on parle d'évolution, pour vraiment avoir le succès auquel on aspire, le travail commence par soi. Comme tu disais tantôt, les formations, les conférences, les séminaires, les coachings, en vingt-cinq ans, j'en ai fait, ça ne se peut même pas. Mais c'est fou : en trois ans et demi depuis que je suis entrepreneure, on dirait que dix ans ont passé dans mon évolution, ma progression.
Marco : Tabarouette. Tu parles de quête, de parcours. L'image qui me vient en tête, c'est peut-être parce que mes filles ont écouté le film de Dora à répétition en fin de semaine, sept fois au moins : la fameuse quête dans la jungle, où elles cherchent le fameux trésor. Toi, s'il y a un trésor que tu as trouvé dans l'Académie du Podcast, ce serait quoi?
Mélanie : L'accompagnement, c'est dur à égaler. L'expérience, la prise en charge, je te dirais. Quand je suis arrivée, je ne connaissais rien du podcast, rien. Tu t'en souviens, mes premières questions étaient assez amateures. Et c'est correct : je travaille avec vous justement pour ne pas avoir à faire mes recherches avant. La prise en charge, l'expérience globale, et l'encouragement. Dans nos rencontres, c'est toujours du millimétrage : à chaque fois, j'applique un ajustement. Mais de se sentir en confiance, de se sentir encouragée, c'est comme une famille, c'est une tribu.
Je parle beaucoup avec Amélie, qui s'occupe des suivis des épisodes. C'est arrivé trois, quatre fois : « Je ne peux pas cette semaine. » C'est toujours positif : « Non, il faut que tu le fasses. » C'est écœurant, vraiment. Et j'en parle. Quand on est content et qu'on y croit, on en parle : j'ai plusieurs clients de haut niveau, et je leur dis d'aller prendre le service premium clé en main. Concentre-toi sur ta zone de génie et délègue ça. Une de ces personnes-là, c'est Karen. Sûrement que tu as parlé avec elle.
Marco : Oui. Le service premium, pour les gens qui ne sont peut-être pas familiers avec ça, parce que ce n'est pas nécessairement affiché, c'est pour les clients qui veulent se faire accompagner en un à un et qui veulent aussi qu'on s'occupe des montages, des choses comme ça. Si tu te rappelles, et je ne te mets pas en dessous de l'autobus, comme on dit, au tout début, quand on a commencé à discuter, il y a un an et quelques, tu m'as dit : « Marco, j'aimerais avoir ton accompagnement premium, et j'aimerais qu'au bout de six mois, tu me rendes complètement autonome, parce que je veux m'occuper de tout ça. »
Mélanie : Non. Mais pourquoi, tu penses? Parce que je n'avais pas réalisé l'ampleur de tout ça. Le service fait la différence. It's worth every penny. J'aime ça quand c'est simple, efficace, et je suis exigeante, je suis dure à satisfaire en affaires. Je suis difficilement impressionnable, mettons. C'est normal : j'ai passé vingt-cinq ans dans des postes de haut niveau. Et ça m'apporte une paix d'esprit.
L'année passée, en 2021, j'ai eu une année de croissance de fou. Jamais je n'aurais pu penser ça à ce point-là. C'est pour ça que cette année, j'investis beaucoup plus, à un autre niveau. Je travaille avec deux agences sur deux mandats différents, pour me consacrer davantage à ma zone de génie. Ça ne me tente pas de m'enfarger dans des détails pour sauver quelques piastres. Ça a complètement changé. Et dans mon accompagnement premium, c'est ce que je prône : entoure-toi des meilleurs. Si le service n'était pas comme il est, j'aurais peut-être trouvé autre chose. Mais c'est drôle, parce que je n'avais pas vécu l'expérience. J'avais encore en tête : « Mélanie, c'est facile, un podcast. Dans trois à six mois, je devrais être correcte. »
Marco : Ceci dit, je m'adresse à quelqu'un qui a quatre programmes en ligne, qui anime plein de lives et qui est impliquée dans un paquet d'affaires. C'est très possible de le faire soi-même, il n'y a pas de souci. Je ne veux faire peur à personne avec ça.
Mélanie : Beau recadrage. Oui, ça dépend de nos réalités.
Marco : C'est juste que toi, tu as décidé : « Les deux heures que je prendrais à faire ça, j'ai le choix. Soit j'embauche une ressource à l'interne, soit je continue de faire affaire avec vous autres, vous vous occupez de tout et je n'ai pas à me casser la tête. Moi, je n'ai qu'à produire mon contenu, qui est ma zone de génie, et le reste est pris en main. » Dans le fond, c'étaient les trois choix que tu avais : le faire toi-même, engager une ressource ou avoir quelqu'un qui le faisait.
Mélanie : Il y a deux ans, ça aurait sûrement été le faire moi-même. Mais au niveau de croissance où je suis, avec mon entreprise, c'est clairement cette option-là. Je contacte des gens, ou mon équipe contacte des gens, pour un programme, un service. Ce n'est pas la formation en ligne que je veux. Au niveau où on est, Marco, c'est plus : « OK, je suis rendue là. » Mais il y a deux ans, je l'aurais fait moi-même.
Marco : C'est ça, avoir le raccourci, le chemin le plus court. De quoi es-tu la plus fière d'avoir accompli avec ton podcast depuis son lancement?
Mélanie : J'ai franchi un nouveau niveau d'humilité. Je me suis autorisée à dire encore davantage ce que je veux vraiment dire. Il y a eu une coche de plus, et je suis vraiment contente. Et d'être douce envers la performante que je suis : ce n'est pas parfait, ça ne sera jamais parfait, c'est une évolution continue. La performance, c'est dans mon ADN, ça a toujours été là, alors il faut que je sois vigilante. Ce seraient les deux aspects dont je suis le plus fière, parce qu'il y a même un an, j'aurais été beaucoup plus dure envers moi-même, ce qui aurait été un frein à ma progression.
Un des retours que j'ai aussi, c'est qu'on voit rapidement la progression entre les épisodes. Dans le style, dans le lâcher-prise. Et ça m'avait fait chier au début, quand tu m'as dit... Tantôt, tu parlais de me mettre sous l'autobus, mais là, ça va être mon tour. Ça a été bon, ça m'a donné un coup de pied dans le derrière. Après quelques épisodes, je voyais que tu mettais des gants blancs, parce que ma confiance n'était pas encore totalement solide. Et tu m'as dit : « Mel, il y a une Mélanie en dehors du podcast, et il y a une Mélanie dans le podcast. »
Mais je le savais, dans le fond. Et ça m'a aidée, comme on parlait de millimétrage tantôt, à me faire confiance davantage, à préparer de moins en moins mes textes. Je ne l'ai pas fait longtemps, peut-être sept, huit épisodes. À un moment donné, ce sont des points de forme, et maintenant, c'est quasiment plus rien. Je suis comme ça : je suis en mission, j'ai besoin d'objectifs. Pourquoi j'ai de la facilité à atteindre les objectifs que je me fixe? Pas parce qu'ils sont faciles. Parce que j'ai une vision, une clarté, je suis en mission.
En termes de podcast, c'était dans mes objectifs de continuer à m'améliorer et de me faire confiance davantage. Je ne prépare jamais mes lives, parce que je suis connectée : qu'est-ce que j'ai envie de partager aujourd'hui? Je suis dans le flow, c'est live. Mais les podcasts, ce n'était pas ça pantoute. Je me sentais revenir en arrière, comme quand je faisais mes premiers lives. Au secours! Mais ça a été de courte durée, et je suis vraiment contente.
Marco : Je trouve intéressant ce que tu apportes, parce que ce que ça me dit, c'est que tu as réussi à approfondir la discussion avec les gens qui arrivent dans ton univers ou qui y sont déjà, pour qu'ils aient accès à un bout de Mel auquel ils n'avaient pas accès avant.
Mélanie : Tu n'as pas idée. Le fameux épisode, je m'en veux de ne pas avoir noté son numéro.
Marco : Il est dans les notes d'épisode.
Mélanie : Merci de me rappeler à l'ordre. Ça a agi. Ça a fait quasiment un cent quatre-vingts, cet épisode-là. C'est un des aspects qu'on me dit souvent : « Ayoye, je n'avais jamais vu ça de toi à ce niveau-là. » Ce n'est pas difficile à voir que je suis une fille performante, qui veut exceller dans ce qu'elle offre. Mais ça a fait tellement de bien aux gens de voir que si elle s'autorise à dire « Ça ne va pas super bien cette semaine », eux aussi peuvent le faire.
Je me suis autorisée à faire un épisode, et d'emblée, je me suis dédouanée dès le début : je ne sais pas ce que ça va donner, bear with me, on va voir ce que ça vaut. J'avais envie de discuter d'où j'en étais, de mon constat : j'avais besoin de faire une pause, de m'arrêter. C'est pour ça : oser s'arrêter pour se réinventer. Des fois, ça peut être une question de jours ou de semaines, et après, ça va tellement mieux. Et de s'autoriser à prendre des décisions. Certaines décisions demandent plus de courage : j'ai reporté mon mastermind de trois, quatre mois.
J'avais très peur, parce que tu te dis : « Ce n'est peut-être pas le meilleur move ever. » Mais ça a été le meilleur move. Des fois, il faut prendre les décisions qui s'imposent. Pour moi, il faut que ce soit cohérent, que ça ait du sens, que je le sente. Je ne peux pas faire des choses quand ça n'a pas de sens. L'année passée, j'avais perdu le sens de ce que je faisais. J'en avais trop. C'est aussi parce qu'avec mon conjoint, on a un projet d'autoconstruction : on se construit un chalet à Mont-Tremblant. La liste de tous les défis qu'on a eus en 2021, on va s'en souvenir jusqu'à ce qu'on meure.
Marco : Je trouve que ça vient résumer tout ce qu'on a dit aujourd'hui : tu crées du contenu qui a plein de sens. Au début de ton podcast, il y avait du sens, mais juste sur le plan de la tête.
Mélanie : Exactement. C'était cérébral au bout. Et je ne suis plus comme ça depuis un bon moment, alors ça me frustrait.
Marco : Parce que c'était la sécurité, la sécurité de la fille corporative. C'est cartésien : je suis capable de raisonner que je peux livrer ça à mon monde sans avoir l'air de ce que je ne veux pas avoir l'air. Tu es allée là-dedans avec la certitude que tu pouvais livrer ce contenu-là, et graduellement, tu es revenue à quelque chose de plus humain, de plus vulnérable, de vraiment plus proche de toi, en laissant place à plus de storytelling, en venant nous présenter plus de contextes. Et ça fait toute la différence. C'est ça qui fait que les gens reviennent vers toi. Je pense que ça résume bien ce qu'on a fait, en trente secondes.
Marco : Il y a des gens qui hésitent et qui se demandent : « Ce podcast, est-ce que c'est pour moi ou pas? » Ce serait quoi ton meilleur conseil?
Mélanie : Ça va sûrement te surprendre, Marco. Si j'avais su l'impact que je commence vraiment à ressentir, c'est une des premières choses que j'aurais faites quand je me suis lancée en affaires. Je n'aurais jamais pensé te dire ça. Parce que quand on démarre, il faut trouver des façons de connecter rapidement avec son audience. On désire se faire connaître, dévoiler en quoi on est unique. Et tabarouette, le podcast amène une proximité que rien d'autre ne va te permettre d'avoir. Tu ne t'attendais pas à ça, hein?
Marco : Non, je ne m'attendais pas à ça du tout. Mais je suis bien heureux de l'entendre, parce que c'est effectivement la grande force du podcast. Tes auditeurs te font l'honneur d'être là avec toi chaque semaine. C'est comme ça que je le prends : les gens qui nous écoutent présentement, c'est un honneur pour moi, et je ne prends jamais rien pour acquis. Que ces gens-là prennent le temps de te revenir et de te donner des commentaires, c'est exceptionnel. Et de le vivre chaque semaine, c'est quelque chose d'extraordinaire.
Mélanie : Quand tu m'avais dit que j'allais voir la proximité, je n'y croyais pas au début. Je le voyais comme un argument de vente. J'étais comme : « Ouais, ouais, on verra. Les lives, ça fonctionne très bien pour moi. »
Marco : C'est vrai que ça marche, les lives. On n'est juste pas sur la même fréquence.
Mélanie : Exactement, c'est complètement différent. Mais il faut aussi s'autoriser, se laisser aller, parce que quand c'est juste cérébral, il y a une limite à ce que tu peux faire. Ça va être correct, mais il va manquer quelque chose. Mes meilleurs épisodes depuis ce moment-là, c'est quand j'ai vécu quelque chose, que je pense à quelque chose, et qu'il faut que je le fasse là. En live, je claque des doigts et je me remets dans ma zone. Un podcast, il faut que je sois vraiment dans le bon moment pour le faire, et ce sont les meilleurs épisodes.
Marco : Pour avoir le bon niveau d'énergie.
Mélanie : Oui. On en avait parlé au début : quand j'étais trop occupée, ça a été challengeant à l'automne pour certains épisodes, avant que je prenne certaines décisions. J'enchaînais une chose après l'autre, alors c'était dur de me connecter, de trouver la valeur, le sens. Maintenant, il y a des moments prévus, c'est plus facile. Je ne suis plus stressée. Le flow est là de plus en plus, et je m'amuse. Au début, c'était moins ça. Il faut se laisser la chance.
Marco : Mel, un gros merci d'être passée. Merci de ta confiance envers l'équipe et envers moi. Comme je l'ai dit à plusieurs reprises dans l'entrevue, vous trouverez dans les notes d'épisode l'épisode qui a été le tournant du podcast de Mel. N'hésitez pas à aller y jeter une oreille, sur le Own It Show podcast. Longue vie au Own It Show podcast!
Mélanie : Merci! Merci à toi et à toute l'équipe, mon cher. Ciao!