Et si chaque pas que tu faisais te rapprochait un peu plus de ta résilience, ou encore de ton message? Dans cet épisode, je reçois deux humains extraordinaires. D'un côté, je vais recevoir Norbert. C'est un coach rwandais qui habite maintenant en Belgique et qui accompagne les gens dans un défi complètement fou : marcher 750 kilomètres en écoutant un podcast. Bien entendu, pendant ces 750 kilomètres, il y a des capsules de résilience à écouter chaque jour pendant que les gens avancent : des histoires vraies, des leçons de vie, et des retours bouleversants qu'il a reçus suite à ce podcast.
Et de l'autre côté, c'est Cindy. Elle, c'est une pro de la radio qui a tout quitté pour aider des entrepreneurs suisses à découvrir la puissance insoupçonnée et cachée du podcast. Elle va nous raconter comment elle a changé les règles strictes de l'antenne pour la liberté d'un podcast, par rapport à ce qu'elle avait à la radio avant. Deux parcours, deux voix, une même obsession : l'humain au centre.
Alors si tu veux savoir comment on peut passer d'une idée simple à un impact concret dans la vie, et à un podcast qui pourrait potentiellement te donner envie de créer ton propre mouvement, cet épisode-là est pour toi. Et non seulement ça, mais je te le dis tout de suite : tu vas triper.
Alors bonjour Cindy, bonjour Norbert. Comment allez-vous, mes chers amis? Bonjour Marco, ça va bien, et toi? Bonjour, bonjour Norbert. Ça va bien, Marco, merci. Merci de nous accueillir.
Ben, ça me fait tellement plaisir. On va parler avec des gens qui ont quand même beaucoup d'expérience aujourd'hui. C'est intéressant : Norbert, déjà plusieurs dizaines d'épisodes à son actif; Cindy, une transfuge de la radio qui est maintenant dans le monde du podcast, qui vient aider les entreprises à se lancer et à développer des podcasts de marque. Donc très, très heureux de vous recevoir aujourd'hui sur notre Académie du Podcast.
Je vais commencer avec Norbert. Norbert, ton podcast, c'est vraiment un podcast particulier : La force de continuer, et le sous-titre, c'est « Chaque pas compte ». Donc je veux que tu me présentes comment ce concept de podcast a été mis de l'avant, parce que c'est vraiment particulier. C'est très rare qu'on voie ce type de podcast-là. Son utilité, et comment tu es arrivé avec cette idée-là initialement.
Alors merci Marco. En fait, ça a démarré par un projet durant le Covid. Comme je travaille beaucoup sur la résilience, je suis d'origine rwandaise, j'aime bien accompagner les gens à se dépasser, surtout dans la période de mémoire. Et c'est là, en faisant la marche moi-même, que j'ai créé avec un Suisse un challenge qu'on appelle 1 000 000 de pas. C'est 750 kilomètres sur trois mois, et on est maintenant à la quatrième saison.
J'ai voulu accompagner les gens qui étaient en train de marcher, pour dire : il ne suffit pas de marcher pour être résilient, il faut aussi entendre des messages de résilience. Et donc je m'arrangeais vraiment pour concocter des messages inspirants à chaque épisode, sur cinq à sept minutes, pour la personne qui écoute, avec chaque fois une question : qu'est-ce que tu vas faire aujourd'hui pour mettre ta résilience en action? Et ça a beaucoup plu, parce qu'il y a eu 3 000 écoutes sur la période de deux mois, et j'ai reçu des messages. Wow.
Donc dans le fond, si j'essaie de vulgariser tout ça, tu accompagnes les gens pendant qu'ils effectuent leurs 750 kilomètres, chaque jour, en leur offrant des genres de méditations, ou pas des méditations, mais des épisodes de podcast basés sur la résilience. Et ils écoutent ça pendant qu'ils font les 750 kilomètres, autrement dit, sur 80 jours.
C'est exact. Ça, c'est une première cible, mais il y a aussi monsieur et madame Tout-le-Monde qui traversent une période difficile et qui ont envie d'avoir des outils, des choses auxquelles s'accrocher. Donc il y a des gens qui ne marchaient pas, mais qui avaient hâte d'écouter, qui étaient dans une phase de transition. Et ils abordaient ça de manière tout à fait différente, comme un coach qui t'accompagne au quotidien, tous les jours à 6 h du matin, ou tu peux l'écouter évidemment un peu après.
C'est vraiment particulier. Et j'adore le concept, parce qu'effectivement, moi, je suis quelqu'un qui marche presque chaque jour, je dirais même pas mal chaque jour. Je fais aussi beaucoup de vélo, je fais un peu de course à pied aussi, et j'ai toujours quelque chose dans les oreilles. Souvent, ce sont des podcasts, parfois de la musique, parfois autre chose. Et là, de prendre le temps de dire : hey, on va créer quelque chose expressément pour les gens qui veulent relever ce défi-là, ou en tout cas, à tout le moins, s'informer à la fois sur la résilience et tout ça, je trouve ça vraiment unique. À ma connaissance, je n'ai pas vu d'autres podcasts dans ce style-là, du moins pas en français, et je te félicite pour ça, parce que c'est un super concept. Merci beaucoup, merci Marco.
Cindy, de ton côté, on va parler de ton podcast Plan à trois... Non, ce n'est pas vrai! On va parler de Podcast mode d'emploi. Et pour nous dire, si elle veut bien, ce que c'est que le plan à trois... mais ça, c'est une autre histoire! Non, plutôt le podcast Podcast mode d'emploi. Dis-moi. Je t'ai pris un petit peu au dépourvu. C'est toi qui es tout perturbé! Allez, dis-nous dans tes propres mots.
OK, alors Podcast mode d'emploi, ça s'adresse principalement aux entrepreneurs qui ont envie d'utiliser le podcast comme outil de communication pour leur entreprise. On sait, toi et moi, que ça marche très, très bien. En Suisse, c'est quand même quelque chose qui demande encore un petit peu de développement, ce n'est pas très connu. Et moi, je trouve que ça a une puissance tellement énorme qu'il ne faut plus attendre. Maintenant, il faut que les gens se rendent compte de ce que ça peut leur rapporter, aussi au niveau du gain de temps que ça peut représenter, parce qu'on crée du contenu pour un podcast et on peut s'en resservir pour plein d'autres plateformes.
Et voilà, donc c'est ce que j'essaie d'implanter un petit peu maintenant en Suisse romande, en tout cas francophone. Et dans le podcast, je donne des astuces : voilà comment faire, à quoi ça sert. Il y a un gros travail d'éducation à faire pour l'instant. Donc vraiment expliquer à quoi ça peut servir, comment ça peut faire gagner du temps et pas forcément en prendre encore plus. J'essaie vraiment d'expliquer un petit peu à quoi ça sert, et de proposer mes services par la même occasion pour les gens qui voudraient être accompagnés.
Excellent, excellent. J'ai envie de vous poser la question à tous les deux. Quand vous êtes arrivés à l'Académie du Podcast, vous aviez déjà probablement une idée préconçue de ce que vous vouliez faire comme podcast, et peut-être que finalement, ça s'est déployé exactement comme vous le pensiez, ou pas. Et c'est ça que j'ai envie de savoir un petit peu : au moment où vous êtes arrivés, qu'est-ce que vous aviez en tête, et finalement, qu'est-ce qu'on a comme produit final? C'était quoi, la différence qu'on observe? Je commence avec Cindy.
Alors à la base, moi, je m'étais inscrite il y a plusieurs mois déjà, parce que j'avais commencé une émission de podcast qui s'appelait Autour d'un pancake, qui existe toujours, mais qui était un peu un hobby. C'était pour le fun que je voulais faire ça, c'étaient plutôt des interviews avec des gens. Et puis, quelques semaines après mon inscription à l'Académie, j'ai décidé de lancer mon entreprise. C'est quelque chose qui, au moment de mon inscription, n'était vraiment pas d'actualité. Ça s'est fait assez rapidement.
Et puis du coup, je me suis dit : autant profiter des services de podcasteurs pros pour monter un concept de podcast qui tienne la route dès le départ, surtout que c'était pour un projet professionnel. Donc, pour ma part, ça a complètement changé, parce que ce n'est même plus la même émission qui est concernée. Mais ça m'a vraiment permis d'avoir une structure solide dès l'épisode zéro, ce qui n'était pas forcément le cas. Parce que, comme tu l'as dit, je viens de la radio. Alors oui, pour ça, j'ai une vingtaine d'années d'expérience, je sais faire, mais le podcast, c'est complètement différent. Il y a des règles différentes qui, finalement, sont beaucoup plus larges que celles qui sont en radio.
Et c'est tant mieux, c'est pour ça que j'aime bien ce moyen-là de communiquer. Mais ça m'a permis vraiment de partir avec une base qui était saine, qui m'a permis de commencer juste, et du coup, ça a marché assez vite. Bien.
Je trouve ça intéressant, ce que tu dis, et le parallèle que tu fais avec la radio. Parce qu'il y a beaucoup de gens qui arrivent dans notre univers et qui ont comme exemple, consciemment ou pas, évidemment, la radio, qui est une façon pour eux de consommer de l'audio, qu'ils ont consommée pendant toute leur jeunesse et qu'ils consomment probablement encore aujourd'hui. Et comme tu viens de le mentionner, il y a des différences radicales entre le podcast et la radio. Quelles sont ces différences-là, à ton avis, toi qui as déjà 20 ans d'expérience en radio, qui as aujourd'hui plusieurs podcasts et qui es en train de développer aussi des podcasts de marque pour les entreprises? Qu'est-ce que tu identifies comme étant les différences entre les deux mondes?
Alors principalement, je dirais déjà le ton. Dans le podcast, c'est extrêmement libre, on dit ce qu'on veut, comme on a envie, il n'y a pas vraiment de règles. En radio, selon la radio où on travaille, il y aura des règles d'antenne. Il y a des choses qu'on n'a pas le droit de dire : on ne peut pas faire de promotion pour l'alcool, par exemple, ce qui fait tout à fait du sens. Mais du coup, il y a des mots qui sont un peu prohibés. En podcast, il n'y a pas cette règle-là.
Et l'autre chose, moi, je trouve, c'est le temps. En fait, en radio, c'est très minuté. Des fois, on avait trois minutes pour faire l'interview de quelqu'un qu'on aurait voulu interviewer pendant une heure, parce qu'il avait tellement de choses passionnantes à dire, mais on est obligé de cadrer, parce que ça doit passer dans le timing du programme de la journée. Alors que dans le podcast, on peut se laisser aller complètement. Alors j'adore ce côté libre aussi, de pouvoir s'exprimer comme on veut.
Et puis, en radio, en tout cas à la période où j'en faisais, on se vouvoyait tout le temps, alors qu'aujourd'hui, ça se libère gentiment. En tout cas ici, je ne sais pas comment ça fonctionne en Belgique et au Canada, mais ici, ça se libère gentiment, les gens commencent à tutoyer l'antenne. Mais même chose, il y a cette liberté de ton sur un podcast. Si on fait une interview, c'est beaucoup plus authentique, beaucoup plus cocon, j'ai l'impression. On invite vraiment l'auditeur à être avec nous, alors qu'en radio, il y a quand même cette distance qui s'installe un peu, malgré nous, même si on n'en a pas envie. Mais on a un discours tellement cadré et pro à garder que ça enlève ce côté un petit peu authentique.
Et il reste que quand tu es embauché par une station de radio, le message que tu mets de l'avant, évidemment, c'est un message qui cadre avec la radio. Alors que quand tu fais ton propre podcast, c'est ton propre message. Donc tu dois apprendre à structurer ça de la bonne façon. Il y a des réflexes de la radio qui peuvent évidemment servir du côté du podcast, mais il reste que savoir structurer son message pour le mettre de l'avant, et savoir le mettre en lumière de la bonne façon sur le podcast, nécessite aussi un apprentissage. Chose que tu as probablement faite avant de faire de la radio, avec des cours de radio, etc. Donc il y a des choses qui doivent être faites de ce côté-là.
Merci Cindy. Norbert, toi, de ton côté, comment l'idée initiale s'est-elle déployée au final, versus ce qu'on voit aujourd'hui? Écoute, moi, je me suis vraiment tenu à un cap. J'avais ce challenge. J'avais voulu commencer à partir du mois d'avril, mais ça n'a pas pu se mettre en place, il fallait que je mette la plateforme en place. Et donc je n'ai commencé qu'au mois de mai, donc je n'ai pas assez de recul pour faire des changements. Je suis un nouvel arrivant, un passionné.
C'était juste rajouter, en fait, une corde à mon arc, des choses que je faisais déjà, mais pouvoir dire à un monde extérieur qui ne me connaît pas : voilà ce que je fais réellement. Et les gens ont très bien accueilli ça. D'ailleurs, le fait que ce soit une capsule de cinq à sept minutes, beaucoup de gens ont écouté des épisodes de manière suivie, et ils me disaient : pourquoi tu ne fais pas plus de minutes? Mais moi, je n'étais pas capable de produire plus, tout simplement. Et moi, je me suis éclaté, franchement, j'étais vivant.
Alors ça a eu un effet incroyable, Marco. C'est que les gens, là où je travaille, donc avec différentes entreprises, comme ils savaient que j'avais un podcast, m'ont demandé davantage ce qu'on appelle des teamworks. Donc des marches avec des équipes, pour aller dans la forêt toute une journée. Hier, j'étais dans la forêt au Luxembourg avec une équipe de 20 personnes. Et donc il y a eu plus de demandes, ça a explosé comme ça, parce que les gens disaient : ah, tiens, lui, il fait aussi des podcasts sur la résilience. Et comme c'est le thème de la marche, ça s'est emboîté tellement bien.
Et ça m'a donné encore plus d'idées. Maintenant, je pense même à une web radio, ou des choses comme ça, mais qui vont toujours servir. Parce que ce que je fais comme activité au quotidien, ce sont des formations, tout ce qui est communication et leadership, du coaching pour les dirigeants et leurs équipes, mais c'est aussi du team building pour les entreprises. Et donc ça vient alimenter cela, avec toujours le thème de la résilience, de l'adaptation au changement et tout ça. Donc je n'ai pas assez de recul pour dire si mon podcast a changé.
Tu parles des retours que tu as déjà eus, des gens qui sont revenus vers toi pour organiser des marches avec des équipes, avec des entreprises, etc. Est-ce qu'il y a eu d'autres retours que tu as eus jusqu'à maintenant et qui semblent tout simplement incroyables, ou que tu n'attendais pas forcément? Parce que quand on lance un podcast, c'est un projet de cœur. Puis oui, on espère de façon secrète qu'on va avoir des retours, mais concrètement, il n'y a pas nécessairement d'images qui sont là dans la tête. Toi, de ton côté, qu'est-ce que tu as eu comme retours?
Alors j'ai eu plusieurs retours, mais pour n'en citer qu'un premier qui m'a touché, c'est un papa avec son fils adolescent, qui sont allés faire une marche et qui ont écouté mes podcasts. Et il y a un podcast où je dis : quand le chemin est bloqué, tu ne reviens pas en arrière. Il faut être créatif, garder le but et continuer à avancer. Et en fait, ils ont exécuté ça. Ils se sont retrouvés dans la boue, ils ont traversé, ils se sont retrouvés de l'autre côté. La femme du monsieur est venue les récupérer et a dit : mais qu'est-ce qui s'est passé? Mais ils s'étaient marrés comme des malades.
Et donc, à ce moment-là, ça a rajouté un côté magique à leur aventure. Ça, c'était wow. J'ai le message audio, parce qu'il m'a enregistré un audio plutôt que de l'écrire. Et alors le deuxième, c'est l'interview que j'ai faite à l'épisode 59. On a fait ensemble les 10 premiers kilomètres avec mon groupe. Et puis il a fait 20 kilomètres, et il a été le deuxième au challenge 1 000 000 de pas, 750 kilomètres. Il a un mindset... moi, je dis que c'est un guerrier.
Et ce que ça a clarifié, Marco, c'est que j'en suis arrivé à ça : moi, je coache les guerriers. Ces gens-là qui ont un genou à terre, mais qui se disent : je dois me relever. Quand on est dans une période de dépression, une période de burn-out, je ne suis pas le bon coach. Mais par contre, celui qui est déjà prêt à agir, là, on va le faire. C'est des retours qu'on ne peut pas préméditer, mais quand ça arrive, on est flabbergasté, comme on dit. Ah, complètement. Complètement.
Excellent, merci. Cindy, toi, de ton côté, des retours, il y en a déjà aussi. Oui. Alors j'ai eu des retours, et j'ai même été impressionnée, d'ailleurs, par la quantité de retours qui sont revenus assez vite. Parce que pour l'instant, j'ai posté 13 épisodes, donc ce n'est pas non plus énorme, mais j'ai déjà des retours. J'ai reçu un retour de quelqu'un avec qui j'ai travaillé en radio, qui m'a dit qu'il trouvait ça hyper intéressant à écouter, parce que lui n'est pas sorti de ce carcan de la radio.
Et il m'a dit : ça m'a donné une autre vision. Pourtant, il écoute du podcast, mais tout à coup, d'entendre que ce n'est pas la même chose que la radio, qu'il y a d'autres règles et que c'est plus libre, ça lui a ouvert les yeux sur ce que c'était vraiment. Et c'est touchant de se dire que c'est quelqu'un du domaine, qui connaît, mais qui découvre finalement la magie supplémentaire qu'on peut avoir dans le podcast. Et puis sinon, oui, ce sont plutôt des retours de gens qui étaient intéressés à utiliser ce moyen de communication et qui se rendaient compte de ce que ça peut leur apporter. Donc c'est plutôt positif.
Disons qu'on fait du pouce un peu sur ce que tu viens de mentionner. On essaie juste de se déposer dans l'endroit où on est présentement. Dans ton cas, Cindy, OK, tu as 13 épisodes déjà; Norbert, on est à 60 quelques. On essaie de se projeter à la même date, mais en 2026 : qu'est-ce qui va être arrivé de nouveau ou de beau dans vos podcasts respectifs, ou dans votre vie entrepreneuriale respective? Cindy, d'abord. J'aimerais bien avoir une boule de cristal pour prédire l'avenir, ce n'est pas le cas, mais dans l'idéal... C'est ce qu'on s'amuse à faire. Oui, c'est ça.
Alors si je pouvais créer un idéal, ce serait d'avoir converti, entre guillemets, les Suisses romands au podcast, et que plein de gens s'en servent et qu'ils soient heureux de le faire. Parce que je trouve qu'il y a un petit côté thérapeutique aussi. Pour créer une entreprise, on doit vraiment cibler les gens à qui on va parler, avoir beaucoup de clarté dans son message, et ça oblige soi-même à être déjà très clair sur ce qu'on veut, où on veut aller. Quelque chose que je n'avais jamais vraiment fait au niveau professionnel, parce qu'on suit un peu aveuglément ce que notre employeur nous demande.
Et puis on va dans la direction qu'on nous demande; finalement, on fait un peu les moutons. Et là, on est le berger. Et du coup, je trouve que c'est aussi une partie de développement personnel de faire cet exercice-là. Donc j'espère que dans un an, je serai Bouddha, avec plein de petites gens que j'aurai pu aider à venir avec moi. OK. Voilà, pourquoi pas. Excellent, excellent.
Si vous voulez jeter un coup d'œil, vous verrez Norbert en train de se soumettre à Cindy! Non, alors ce n'est pas l'idée, au contraire, c'est plutôt d'aider les gens à utiliser ça pour qu'eux aussi se sentent mieux. C'est ça, l'idée. Tout à fait. Bon. À ton tour de jouer au devin pour dans un an. Merci, maître Cindy, de me laisser la parole.
Excellent. Écoute, en fait, avant d'aller à un an déjà : ce que je vis maintenant que j'ai arrêté de faire ça au quotidien, c'est que ça me manque. Donc je pense que je vais revenir à quelque chose qui a un côté quotidien, j'ai besoin de ça. Ça, c'est une première chose. Maintenant, si je me projette à un an, j'ai un projet. En fait, ça répond à un écosystème que je suis en train de bâtir. Je souhaite créer ce qu'on appelle un village de la résilience.
C'est-à-dire un endroit où les gens viennent se déposer, se reposer. Il y a des activités physiques et des ateliers. Je vois ça au Rwanda, j'ai déjà visité le terrain sur lequel ça pourrait être. Et donc mon idée, vraiment, en termes d'impact : j'ai touché 3 000 personnes, je veux dire, sur un an, 50 000 personnes. Allons-y de façon annuelle. Et puis je vois ça vraiment avec des ateliers encore plus impactants, des ateliers même résidentiels qui accompagnent ça, où on intègre des sortes de marches sur des braises, des trucs comme aller dans la glace comme Wim Hof, des choses comme ça, tous des thèmes de la résilience.
Donc moi, d'ici un an, je vois quelque chose qui rapporte énormément. Je ne vais pas citer les chiffres ici, mais je les ai écrits. Et peut-être tourné vers une web radio. Alors je vais reformuler ce que je viens de dire : tourné vers une web radio qui se combine avec le podcast, à côté de mes activités, où il y a d'autres personnes qui interviennent. Mais l'idée, vraiment, l'image que j'ai, Marco, c'est : comment donner de la lumière au quotidien aux gens.
Pour qu'ils se disent : ouais, je peux le faire, je peux rester debout. J'ai une difficulté, je vais passer à travers. Et que toute personne qui écoute ça se relève, ait envie d'aller faire quelque chose, pas seulement marcher, mais dans sa vie. Voilà, elle recontacte quelqu'un, elle fait quelque chose. Pour moi, c'est cette puissance-là que je souhaite vraiment donner d'ici un an, à une plus grande échelle. Voilà, le maître qui s'incline maintenant. C'est un beau projet.
C'est définitivement un beau projet. Et je sais, Norbert, que ça prend déjà forme cet été avec des projets que tu es en train de déployer. Est-ce que tu veux nous parler un peu de ces ateliers-là que tu mets de l'avant? Oui, tout à fait. En fait, j'ai créé huit ateliers qui auront lieu au cours de cet été. Dans mon domaine, juillet et août, c'est un peu plus calme. Donc je propose huit ateliers, que je limite, vraiment pour une question de confort des gens, à 15 personnes.
Les gens viennent, je leur donne un livret pour qu'ils se posent des questions pertinentes, pas seulement dans l'atelier, mais après, dans tout ce qu'ils vont écouter. Qu'ils puissent rester debout : c'est ça, mon message, rester debout. Et c'est ça que je veux pour toute personne qui traverse une période délicate. Qu'elle puisse se dire : cet été, je peux suivre un atelier, je peux avoir un livret pour la résilience, je vais avoir des connaissances, je vais les mettre en action. Et donc il y en aura huit, un chaque semaine, le jeudi soir. C'est aussi un challenge pour moi, et ça va jusqu'au début septembre.
Et vraiment, on abordera chaque élément de manière synthétique, mais concrète. J'aime dire que je travaille à 60 % en pratique et à 30 % en connaissances. Je veux vraiment interpeller les gens pour qu'ils transforment ce qu'ils vivent. Je vais te donner un exemple concret, Marco : le langage que nous utilisons au quotidien. Si on observe le langage d'une personne aujourd'hui, on va se rendre compte qu'elle dit : je suis stressé, j'en ai marre, je n'en peux plus. Eh bien, je veux que les gens identifient ce langage et le remplacent par un langage de puissance, et je leur donne un outil pour ça.
Je leur dis : testez ça cette semaine, et revenez à l'atelier la semaine prochaine. Et on va encore un peu plus loin. Donc quelqu'un qui aura suivi ces ateliers, pour moi, il en ressortira avec une transformation. Excellent, excellent. Est-ce qu'il y a une projection, ou un plan, de reprendre le format de marche dont tu parlais? C'est-à-dire ce que tu as fait avec un épisode chaque jour, pour accompagner des gens dans un nouveau défi qui verrait le jour prochainement. On n'en a pas parlé avant l'entrevue, mais je te pose la question spontanément : est-ce qu'il y a un plan de reprendre un autre défi de ce genre-là dans les prochains mois?
Alors, ce qui reste de toute façon, c'est qu'on garde avec mon groupe des marches tous les dimanches, de 20 kilomètres. OK. Ça, c'est toute l'année, par toutes les saisons, qu'il fasse moins 10 ou moins 15, parce que pour moi, la résilience, ce n'est pas un jour oui et l'autre, on laisse tomber. Et donc ça, ça fait quatre ans que ça dure. OK, OK. Donc ça, ça va continuer. Et nous sommes en train de discuter avec le groupe pour voir ce qu'on met comme nouveau défi pour la période de redémarrage en septembre. On est en train de le créer, et on est une équipe de six personnes pour faire ça. Donc on vient avec quelque chose après les huit ateliers.
Ce que je trouve formidable dans tout ça, c'est la possibilité de créer une communauté très forte autour de ce mouvement-là, qui parle de résilience, mais qui l'illustre aussi à travers une mise en action : le fait de rester actif, le fait de continuer de s'instruire, etc. Il y a plein de gens qui sont sensibles à ça aujourd'hui, de plus en plus, à mon avis. Et oui, ça nécessite encore de travailler sur le message et de sensibiliser les gens autour du monde à travers tout ça. Mais le simple fait de pouvoir créer et rassembler une communauté autour de ça, je trouve ça vraiment, vraiment formidable.
D'ailleurs, quand on parle de la possibilité de créer quelque chose chaque jour, ça m'amène à dire aux gens qui écoutent : ne manquez pas l'épisode de la semaine prochaine, parce qu'on va parler de ça justement. C'est le sujet de la semaine prochaine, j'ai vérifié dans mon plan d'épisodes. Ça me permet de faire le lien avec cette chose-là, parce que moi aussi, j'ai un podcast que je présente en saisons. De mon côté, c'est un podcast présenté en 100 épisodes consécutifs, sur 100 jours consécutifs, et j'ai pris la décision de le relancer. On va en parler la semaine prochaine, puis on va parler de la communauté aussi autour de ça. Donc un peu ce que tu réussis à faire, très, très bien, Norbert.
Donc ça me donne l'occasion de présenter le sujet de la semaine prochaine. Cindy, toi, de ton côté, si on regarde les projets, comment ça se déploie dans les prochaines semaines, les prochains mois? Qu'est-ce qu'il y a sur la planche de travail? Ouf, il y a énormément de choses, c'est vraiment cool. J'ai plein de projets, notamment développer aussi des émissions autour de la culture suisse. Pour pouvoir promouvoir ce que font... Il y a plein de gens en Suisse qui font du théâtre, du cinéma, de la musique, qui font ça très bien, et malheureusement, on est un peu timides pour faire de la promotion.
On n'est pas très chauvins pour ça, en Suisse. On a plutôt tendance à promouvoir des gens qui ont réussi en France, et là, tout à coup, ça devient la star nationale. Et c'est dommage, parce qu'il y a plein de gens qui font des trucs super cool qui méritent d'être mis en avant. Donc j'ai vraiment envie de mettre de l'énergie là-dedans et de proposer des émissions qui mettent en avant tous les gens qui font des travaux magnifiques au niveau culturel. Ça, c'est un des projets.
J'aimerais aussi pouvoir travailler avec les jeunes et les initier au podcast, ou à l'audio de manière générale. En fait, j'ai déjà eu l'occasion de faire des ateliers avec des ados, et ils ont tellement de choses à raconter. Et même chose, ce sont des jeunes à qui on ne donne pas beaucoup la parole, ou on se dit : ils comprendront quand ils seront grands. Et en fait, non : nos jeunes, aujourd'hui, ont un esprit extrêmement développé, beaucoup plus critique, en tout cas, que ce que j'avais, moi, quand j'étais ado, parce qu'à part critiquer ma maman, je ne faisais pas grand-chose. Eux, ils sont déjà beaucoup plus ouverts, ils ont une maturité qui est déjà tellement installée.
Et puis ils sont face à des nouvelles... À l'époque, on était un peu préservés parce qu'il n'y avait pas Internet. Oui, il y avait le téléjournal, mais si on ne le regardait pas, on ne savait pas forcément ce qui se passait. Aujourd'hui, ils sont confrontés à tout ce qui se passe dans le monde, qui n'est pas forcément facile. Ils ont déjà des outils pour gérer tout ça, et du coup, un esprit critique beaucoup plus développé. Et dans les ateliers que j'ai déjà eu l'occasion de faire avec eux, je me suis rendu compte qu'ils avaient plein de trucs hyper intéressants à partager.
Et aussi, j'aimerais qu'ils aient une plateforme pour pouvoir s'exprimer et faire sortir ce qu'il y a à l'intérieur de ces belles personnes, de ces adultes en devenir. Et c'est important qu'on les écoute. Donc ce que j'ai vraiment envie de faire avec le podcast, c'est ce que je fais déjà en radio depuis 20 ans et que j'adore, en fait : mettre les autres sous la lumière, et qu'ils nous fassent découvrir leur univers, parce qu'il y a tellement de gens qui ont des choses passionnantes à partager. Donc je vais être un petit peu le berger, là, devant, oui, mais pour mettre les autres en lumière. C'est ça que j'ai envie de faire. Donc les projets que j'ai vont un petit peu tous dans cette direction-là.
Excellent, excellent. J'ai envie de vous entendre pour la dernière question que j'ai envie de vous poser par rapport à ça. Parce que quand je vous écoute parler de vos projets respectifs, de ce que vous voulez déployer dans les prochains mois, la prochaine année, ce que je remarque, ce qui me saute aux yeux, c'est que dans tous les cas, le point central de vos projets, de vos podcasts, c'est l'humain. C'est l'humain qui est là derrière. Tu viens de nous parler des jeunes, tu nous parles des entrepreneurs, tu nous parles des gens qui se démarquent du côté de la Suisse. Norbert, tu nous parles des gens qui ont décidé de t'accompagner dans ces marches de résilience, des gens qui ont décidé de se mettre en marche pendant la pandémie, et aussi des gens qui vont participer à des ateliers.
Dans tous les cas, on parle de l'humain qui est là, au centre. Et dans les deux cas, vous faites partie de notre communauté, qui est remplie d'humains aussi. J'ai envie de vous entendre sur ces humains-là, sur les humains de notre communauté. Qu'est-ce que vous en pensez? Qu'est-ce que ça a changé pour vous de faire partie de cette communauté-là, qui est remplie d'humains que vous connaissez maintenant? Parce que ce n'est pas parce qu'on est dans une communauté qu'on a automatiquement les mêmes humains, les mêmes types d'humains autour de nous. Donc j'ai envie de vous entendre sur le genre d'humains que vous avez retrouvés dans notre communauté, et sur ce que ça a changé pour vous. Norbert, d'abord.
Moi, ce que je voudrais, c'est souligner la beauté des personnes. Chacun, dans cette communauté, c'est comme s'il portait... je vois un diamant, mais comme si chacun avait une part du diamant, un aperçu, un focal comme ça, d'une lumière. Et puis d'autres lumières, et quand on les met ensemble, ça fait tout. Ça te fait un truc de disco! C'est l'image que je viens de voir, je n'avais pas prévu celle-là, mais vraiment, je trouve ça beau.
Et je pense que ça répond à la situation actuelle : sentir qu'on est avec des gens qui portent une certaine lumière, qui ont envie de partager des valeurs dans le monde. C'est beau, ça inspire, ça donne envie de se dépasser encore. Pour moi, c'est quand je dis que ce que je vends, c'est la confiance au quotidien, et que ce que je reçois, c'est la confiance aussi. Et ça, ça n'a pas de prix. C'est au-delà même de la monétisation et tout ça. Voilà, c'est mon ressenti, en tout cas.
OK. Merci Norbert, merci. C'est beau, ce que tu dis. C'est vrai qu'à mon avis, on a la chance de côtoyer des diamants. On les voit parfois. Certaines personnes sont encore un peu timides d'exposer ce fameux diamant-là, et essaient de le garder, de le protéger le plus possible, de le polir le mieux possible pour finalement le mettre de l'avant. Mais souvent, une fois que c'est fait, pour poursuivre l'analogie que tu as utilisée, Norbert, une fois que le diamant est mis de l'avant, les gens vont se rendre compte à quel point c'est beau, ce qu'ils ont comme valeur à offrir. Donc merci pour cette analogie, je trouve ça vraiment intéressant. Cindy, toi, de ton côté.
Alors je dois être honnête : quand je me suis inscrite, je me suis dit : OK, je vais apprendre des trucs, ça va me servir, et point barre. Et mon Dieu, si je m'étais doutée de ce qui m'attendait là derrière! C'est un monde de différence. Je fais partie du Club Momentum, j'ai participé au bootcamp du mois de mai à Lyon, et que des gens inspirants, motivants, des belles personnes. En plus, il y a ce côté international que j'adore, parce que ça ouvre aussi les yeux sur des cultures tellement différentes. Et ça, c'est le truc le plus riche qu'on puisse avoir, je pense : tous ces échanges avec ces gens qui viennent de partout.
C'est hyper inspirant, et moi, ça me donne beaucoup d'énergie, en fait, quand je participe aux différents ateliers, aux différentes sessions de workshop qu'il peut y avoir, ou même en travaillant de mon côté, toute seule. Maintenant, j'écoute aussi beaucoup de personnes dans leur podcast, parce qu'ils ont tous des sujets... J'aurais envie de tous les écouter, mais ce n'est pas possible. Et en fait, on a aussi ce côté où on se retrouve, on se connaît, on vit les mêmes choses. Je te parlais tout à l'heure de ce côté un peu thérapeutique : j'ai l'impression qu'on passe tous par là, et donc on grandit ensemble. C'est ça, ça fait grandir.
Si les gens qui nous écoutent ne sont pas encore inscrits, j'ai envie de leur dire : allez-y, n'hésitez pas deux secondes, parce que ce n'est pas qu'apprendre à faire du podcast, c'est apprendre à grandir avec d'autres humains et ouvrir son cœur au monde entier. Donc venez. Voilà.
Merci, merci. Effectivement. Et en fait, tu l'as mentionné, je pense qu'il y a peut-être eu un élément déclencheur avec le bootcamp à travers tout ça. Parce que c'est sûr que quand tu as la chance de croiser des gens en personne, de créer du lien avec ces personnes-là en présentiel, ça décuple tout ce qu'il peut y avoir dans la relation avec cette personne-là. C'est souvent ça qu'on remarque : les gens qui font le choix de venir dans nos bootcamps en sortent nécessairement avec des relations, avec des amis pour la vie.
Il y a des gens qui étaient là à notre tout premier bootcamp et qui se côtoient encore tous les mois, ou presque, parce qu'ils se sont rencontrés là. Le premier bootcamp, c'était en 2021, donc ça fait déjà quatre ans, et ce sont des amis pour la vie. Donc c'est au-delà de « je fais un podcast, je suis entrepreneur ». C'est au-delà de tout ça. Alors oui, je suis bien d'accord avec tout ce qui a été mentionné.
Alors Cindy et Norbert, est-ce qu'il y a quelque chose qu'on n'a pas abordé et que vous aimeriez mentionner en terminant? Norbert. Mais merci pour la question, Marco. Eh bien, ce que j'aimerais juste partager, c'est que ce que je fais, c'est une passion, et je suis émerveillé quand tu dis que ça n'existe pas sur le marché des podcasts. Pour moi, ça m'encourage et ça me donne envie de creuser un peu plus pour vraiment faire porter cette voix. Et l'idée qui est là derrière, je crois que Cindy vient de le souligner : ce sont des gens internationaux, venant de cultures différentes, et vraiment, j'ai le sentiment que ce que je dois accomplir, c'est faire en sorte que tous ces gens se connectent et que tous restent debout. Ça, c'est ma mission. Donc merci pour le moment que tu m'accordes. C'est le dernier mot que je peux partager.
Excellent, merci beaucoup Norbert. Cindy, toi, de ton côté, un mot de la fin? Ben, j'ai peut-être quand même omis la chose principale, en disant à quel point c'était génial, cette académie : c'est de dire merci. Parce que c'est toi qui es à l'origine de cette magnifique expérience qui accueille tous ces gens et qui nous permet de nous rencontrer, d'évoluer et de grandir ensemble. Donc merci : c'est toi, notre vrai leader et notre vrai berger. Je ne suis qu'un apôtre. C'est le côté des frisettes, peut-être, avec les moutons!
Mais ça me rend toujours très émotif, je dirais, de penser à ça. Je ne sais pas si je l'ai raconté sur le podcast, mais j'ai déjà raconté dans nos communautés qu'à un moment donné, quand on était dans un bootcamp, justement en République dominicaine, l'avant-dernier bootcamp qu'on a fait, dans les Caraïbes, j'étais dans la piscine, adossé au rebord. Et mon ami québécois, mon ami depuis la tendre enfance, est venu à côté de moi. J'étais seul, j'avais l'air de quelqu'un qui était juste dans un moment méditatif, on peut dire, en train de regarder les gens qui étaient dans la piscine. Il vient me voir et me dit : est-ce que ça va? Je lui dis : oui, ça va bien. Viens juste à côté de moi, puis regarde ce qui se passe présentement.
Et là, je lui dis : regarde. Il y a un Belge, un Français, deux Québécois qui sont en train de parler, en train de faire des blagues, ça rit très, très fort. Un peu plus loin, il y avait deux Français, deux Québécois et un Suisse en train de discuter. Il y avait trois Québécois avec un autre Suisse. Il y avait des groupes qui étaient en train de discuter, des personnes qui ne se connaissaient d'aucune façon en personne, du moins en présentiel, avant d'arriver sur place. Et là, c'est en train de se déployer, l'image qui est là.
Et là, mon ami me dit : c'est toi qui as créé ça. Je dis : oui, mais si les gens n'embarquent pas dans ma folie, si les gens n'embarquent pas dans le projet, s'ils ne décident pas finalement de faire confiance et d'y aller, il n'y en a pas, de communauté. Donc je pense que c'est quelque chose qui se crée à deux. Il y a l'initiateur qui est là et qui déploie l'espace de sécurité dans lequel les gens peuvent s'épanouir, si on peut dire, et rencontrer toutes ces belles personnes-là. Mais si les gens ne décident pas de faire le saut, comme vous l'avez fait, et comme d'autres que tu as rencontrés au bootcamp ont eu la chance de le faire aussi, ça n'existe pas.
Donc je pense que c'est vraiment quelque chose qui se crée à deux. Et on a la chance d'avoir des humains exceptionnels qui acceptent cette folie-là, qui embarquent dans beaucoup de projets qui, des fois, font plus ou moins de sens au départ, mais qui se rendent à terme et qui ont vraiment de beaux résultats. Donc merci de le souligner, c'est très apprécié.
Alors voilà. Merci Norbert, merci Cindy pour ce moment qu'on a eu ensemble. Continuez d'inspirer des gens comme vous le faites. C'est vraiment quelque chose d'exceptionnel de pouvoir vous voir évoluer. Évidemment, dans les notes d'épisode, comme d'habitude, il va y avoir les liens pour rejoindre à la fois le podcast de Norbert et ses ateliers. Même chose du côté de Cindy : les différents projets dont tu nous as parlé, on les mettra aussi dans les notes d'épisode, ainsi que ton podcast, qui sera là également.
Donc merci beaucoup. Nous, on se parle évidemment dans quelques heures, probablement dans nos activités respectives, mais on se donne rendez-vous, pour les auditeurs, la semaine prochaine. Merci. Merci à vous. Merci pour cet espace.