Quand tu veux animer des podcasts, tu as le choix entre cinq formats différents. Aujourd'hui, on va parler de ces cinq formats-là, mais spécialement des objectifs qu'on peut viser avec chacun de ces formats-là, et aussi de ce qu'il y a de différent dans la livraison, dans la logistique et dans tout ce qui entoure chacun de ces formats-là. Donc voilà notre sujet du jour : les cinq formats différents que tu peux utiliser pour animer des podcasts.
Alors tu veux animer un podcast? Tu te poses des questions à savoir ce que tu veux vraiment faire comme livraison finale, quels sont les différents formats que tu peux utiliser sur ton podcast? On va parler de ça aujourd'hui, parce que oui, il y a cinq formats d'épisodes différents, et il y a même la possibilité de jumeler plusieurs de ces formats-là sur un même podcast. Mais on va surtout parler des différents objectifs que tu peux mettre sur chacun de ces formats-là, et aussi des avantages et des inconvénients d'animer un podcast dans tel ou tel format. Ça peut vraiment faire une différence dans ce que tu vas choisir au final, selon le temps que tu as, selon le type de livraison que tu veux faire, selon les objectifs que tu fixes.
Donc tout ça va venir teinter, va venir influencer les différents formats que tu vas décider d'utiliser dans ton podcast. Alors c'est important de prendre le temps d'abord d'écouter chacun de ces cinq formats-là, et on va les prendre un par un. On va d'abord parler des objectifs, parce que c'est extrêmement important de cibler les objectifs, qui sont différents lorsqu'on anime un podcast et qu'on considère un format plutôt qu'un autre. Et je t'invite à réfléchir, au fur et à mesure qu'on va avancer dans l'émission, à savoir quel format tu pourrais utiliser, ou peut-être réutiliser. Parce que peut-être que ce sont des formats que tu as déjà utilisés dans le passé sur un podcast que tu animes déjà, mais que tu n'as pas osé mettre de l'avant à nouveau. Ou peut-être que tu animes déjà un podcast, tu utilises un format en particulier, et tu te demandes quel autre format pourrait venir un peu varier les plaisirs sur ton podcast.
Premier format : c'est le format entrevue, le format d'interview. Clairement, c'est un format qu'on utilise régulièrement. C'est un format qui est utilisé de plein, plein de façons, et à outrance, je dirais, dans le monde du podcast. On a énormément de gens qui utilisent ce type de format-là. Les avantages, bien sûr, c'est de pouvoir présenter à ton audience une foule de personnes différentes. Ça te permet d'ajouter un petit peu d'énergie à l'intérieur de tes épisodes de podcast. Et dans la mesure où la personne que tu invites accepte de partager l'épisode auquel elle vient de participer, ça te permet peut-être d'aller chercher de nouvelles audiences.
Bon, il n'y a pas que du positif. Lorsque tu animes un épisode de podcast en format entrevue, il y a aussi le fait que, bien évidemment, tu répartis l'attention qui est donnée sur un épisode de podcast entre deux, trois, quatre personnes, selon le nombre de personnes qu'il va y avoir en entrevue. Alors ça, c'est souvent le downside, comme on dit, le côté négatif d'animer un podcast en entrevue. Parce que très souvent, les gens qui animent un podcast en entrevue vont se déposer dans une posture d'intervieweur. Et c'est normal qu'on pense comme ça, parce que lorsqu'on écoute ou qu'on regarde une entrevue, que ce soit sur le web, à la télé ou à la radio, très souvent, la personne qui dirige l'entrevue se dépose dans un rôle d'intervieweur. Et comme c'est ça qu'on a eu comme exemple depuis qu'on regarde la télé, qu'on écoute la radio ou qu'on consomme sur le web, c'est un peu ce qu'on essaie de répliquer à notre tour en tant qu'animateur ou animatrice de podcast.
Le danger de ça, surtout lorsque tu animes un podcast de marque, et on revient encore une fois aux objectifs du podcast, c'est que tu souhaites que les gens, ultimement, te fassent davantage confiance, se dirigent peut-être davantage vers tes programmes, vers tes accompagnements. Le problème, c'est que tu dilues l'attention que les auditeurs vont avoir sur toi, et tu amènes les gens à attribuer de l'attention à l'autre personne. Alors moi, ce que je t'invite à regarder de ce côté-là, c'est vraiment de te positionner comme quelqu'un qui discute d'égal à égal avec la personne que tu reçois sur ton podcast. Ça va t'amener nécessairement la possibilité d'échanger avec la personne, mais aussi de paraître, aux yeux et aux oreilles de tes auditeurs, comme quelqu'un qui est aussi un expert ou une experte dans ta thématique, dans l'expertise que tu vas mettre de l'avant dans l'épisode en question.
Et ça fait toute la différence au monde, lorsque tu discutes d'égal à égal avec un autre expert, une autre experte de ton domaine, par rapport à quand tu te déposes dans un rôle d'intervieweur et que tu ne fais que poser des questions pour en apprendre le plus possible sur ce que la personne peut te livrer sur la thématique que tu décides d'aborder. Donc ça, c'est définitivement quelque chose qui peut t'aider. Lorsque vient le temps de déposer un format entrevue sur ton podcast, fais vraiment attention à ça. Et évidemment, l'objectif que tu vas pouvoir avoir avec ça, c'est de te faire connaître comme la personne qui reçoit de très grands experts, comme la personne qui marche à côté de cet expert-là, qui parle d'égal à égal avec lui.
Et ultimement, un autre objectif, qui est collatéral mais quand même non négligeable, c'est de développer une relation avec cette personne-là. Et très souvent, c'est quelque chose qui est extrêmement puissant, parce que ça peut donner suite à de la business. Peut-être que les gens vont vouloir faire de la business avec toi par la suite. Peut-être que les gens vont vouloir créer des collaborations avec toi, en t'invitant à leur tour à intervenir auprès de leur audience à eux, soit sur un podcast, soit dans leur écosystème, avec des clients par exemple.
Et l'exemple le plus probant qu'il pourrait y avoir de ça, de mon côté en tout cas : je n'ai pas le nombre exact, mais j'ai animé plusieurs centaines, probablement autour de quatre cents entrevues depuis que j'anime des podcasts. On a passé la barre des mille épisodes que j'ai animés un peu partout, donc à peu près quatre cents épisodes sur lesquels j'ai reçu quelqu'un en entrevue. Et il y a une de ces entrevues-là qui a été marquante à ce niveau-là. Pourquoi? Parce que j'ai couru littéralement, j'ai presque harcelé Max Piccinini pour le recevoir en entrevue jadis. Ça a pris presque dix-huit mois entre le premier moment où je lui ai demandé de venir en entrevue et le moment où cette entrevue-là s'est finalement concrétisée.
Et ce qui est arrivé, c'est qu'en réalité, ça a été un bienfait. Parce que pendant les dix-huit mois qui se sont écoulés entre ma première demande et le moment où je l'ai finalement reçu en entrevue, moi, en tant qu'intervieweur, j'ai réalisé ce dont je viens de te parler : que c'est important de se déposer comme expert, d'égal à égal avec la personne qu'on reçoit. Et ça m'a permis de tenir une discussion avec Max Piccinini, et non pas de me mettre dans une posture d'intervieweur. Ce que ça a fait, c'est qu'à la fin de cette entrevue-là, Max m'a invité à aller intervenir dans une de ses cohortes, dans un de ses regroupements d'entrepreneurs clients, pour venir parler podcast.
Donc cette relation-là s'est faite, et elle a pris énormément de temps avant de se concrétiser, parce qu'il y a eu peut-être des dizaines de demandes avant que Max puisse finalement me dire : « Oui, je vais aller sur ton podcast. » Évidemment, ça dénote tout l'acharnement que je pouvais mettre derrière ça. Je tenais vraiment à recevoir Max Piccinini sur mon podcast. Et ultimement, ça a mené à une intervention de ma part dans son écosystème à lui, et bien évidemment à des gens qui sont devenus clients, et ça m'a fait connaître dans son écosystème. Donc tout ça pour dire que la relation que tu vas développer avec les auditeurs, parce que tu présentes des gens d'exception, des gens qui ont vraiment une bonne qualité, c'est important. Mais la relation que tu peux développer aussi, en tant qu'expert, en tant que personne qui travaille d'égal à égal avec l'invité que tu reçois, ça aussi, ça peut mener vraiment loin. Donc voilà pour le format entrevue.
Deuxième format : c'est le format documentaire. C'est radicalement différent du premier format dont on a parlé, pour la simple et bonne raison que le format documentaire demande des recherches, demande d'avoir une précision dans le contenu que tu vas livrer. OK? Les avantages de ça, c'est qu'évidemment, tu vas livrer quelque chose qui va être hyper précis, hyper pointu, qu'il est difficile de venir attaquer sur le contenu en tant que tel. Et ça va être quelque chose dont tu vas être extrêmement fier, parce que le contenu qui va être là va être très intéressant, très bien préparé, si on peut dire. Et généralement, les gens vont aimer ce type de podcast-là, parce que ce sont des podcasts qui sont hyper pointus, hyper nichés. Les gens se tournent vers ces podcasts-là pour aller chercher de l'information digne de confiance.
Les inconvénients d'animer un podcast en format documentaire : premièrement, c'est un peu plus difficile, dans un format documentaire qui est beaucoup plus carré, beaucoup plus structuré, de développer un sentiment de proximité avec les auditeurs. Donc ça, c'est la première chose. Le deuxième grand inconvénient du format documentaire, c'est que ça demande énormément de temps de préparation. Il faut chercher les informations, double-vérifier les informations, les statistiques, les faits qu'on va mettre à l'intérieur. Il faut scripter presque mot à mot tout ce qu'on va dire dans un documentaire. Et parfois, on ne veut pas nécessairement aller jusque-là dans le temps que ça va nécessiter.
Parce qu'on s'entend : dans le cas où on fait un podcast de marque, ce qui est important, ce n'est pas tant l'information qu'on va livrer que le lien qu'on va être capable de développer avec notre auditeur. Les gens vont acheter d'abord l'animateur, l'animatrice, plutôt que le contenu. Oui, le contenu, c'est important. Mais ce que je veux dire, c'est que les gens vont acheter davantage la connexion qu'ils vont avoir avec l'animateur, avec l'animatrice, que le contenu en tant que tel. OK? Donc dans le cas du documentaire, ça va prendre énormément de temps, si on compare à n'importe quel autre format dont on va parler aujourd'hui. À toi de voir si tu veux aller jusque-là, parce que c'est vraiment à considérer grandement lorsque va venir le temps d'animer tes épisodes de podcast.
Troisième format : c'est le format narratif. Évidemment, le format narratif nécessite d'avoir à la base un texte, qui n'est pas nécessairement un texte qui t'appartient. Ça peut être un texte que tu empruntes à quelqu'un d'autre, dans la mesure où c'est mentionné que c'est un texte de quelqu'un d'autre. Évidemment, ça peut être un livre que toi-même tu as écrit, ça peut être un ouvrage que tu as fait, ça peut prendre plein de formes. Mais c'est un format narratif, donc tu vas venir faire la narration de ce qui est déjà créé quelque part. OK. Bon, évidemment, lorsqu'on parle de ça, on parle souvent de recyclage de contenu, spécialement si c'est du contenu qui t'appartient. Le recyclage de contenu, c'est extrêmement intéressant, parce que ça te permet de réutiliser du contenu qui a déjà été fait. Donc ce n'est pas nécessaire de remettre encore du temps de préparation pour les épisodes en question. C'est un gain très intéressant à ce niveau-là. On peut créer énormément de contenu dans très, très peu de temps lorsqu'on fait de la narration et qu'on est habile à faire la narration en question.
Les inconvénients de ça, c'est qu'évidemment, encore une fois, il y a un peu moins de fluidité, un peu moins d'authenticité, un peu moins de couleur, de personnalité derrière une narration, dans la mesure où on n'a pas un cours de théâtre derrière nous. Évidemment, si tu as un background de comédien, si tu as étudié en théâtre et que tu es en mesure de gérer toutes les émotions derrière les mots d'un texte que tu lis, qu'il soit le tien ou non, nécessairement, tu as cette possibilité-là de reproduire certaines émotions qui vont permettre à l'auditeur de se rattacher à ce que tu vas lui livrer. Mais comme ce n'est pas le cas de la majorité des gens qui écoutent présentement, qui n'ont pas nécessairement une formation en théâtre, lorsque vient le temps de faire de la narration, c'est des fois un petit peu plus difficile au niveau de l'émotion qui va passer derrière le texte.
Bon, si tu es un habitué des épisodes de l'Académie du podcast, on est à l'épisode 292, tu as probablement déjà réalisé qu'il n'y a pas de narration qui se fait de mon côté. Et ce ne sont pas des formats documentaires non plus. Des formats entrevue, on en fait. Mais le narratif, à part peut-être quelques séquences à droite et à gauche, à l'intérieur de certains épisodes, que je vais lire parce que ça demande une définition précise d'un concept ou d'une thématique qu'on va traiter dans un épisode, il n'y en a pas de notre côté. OK. Je n'enlève rien à ce format de création de contenu, mais sache que si on veut créer la connexion avec notre audience, avec notre auditeur, ce n'est peut-être pas le bon format à utiliser.
Est-ce que tu pourrais utiliser ça dans certaines sections de tes épisodes de podcast? Probablement. Si tu as un livre, par exemple, tu pourrais dire : « Je vais lire une partie de mon livre dans les épisodes de podcast. » Est-ce que tu pourrais faire une saison sous forme narrative et revenir par la suite avec un autre format? Très certainement, tu pourrais le faire. On va parler de comment on peut jouer avec ces différents formats-là à la toute fin de l'épisode. Mais je voulais seulement déjà déposer ça ici, au niveau du format narratif.
Maintenant, il y a le format solo, ce que tu es en train d'écouter, ni plus ni moins. Le format solo, c'est extrêmement facile, dans le sens où tu prépares ton contenu, tu as seulement devant les yeux des points clés que tu veux aborder avec ton auditeur, et tu animes ton épisode de podcast en format solo. Aujourd'hui, on va faire un épisode qui va dépasser le cap des vingt minutes. On va probablement s'approcher du cap des trente minutes. Et cet épisode-là va être fait avec à peu près une centaine de mots en notes devant les yeux, et c'est tout. Donc c'est extrêmement rapide à préparer. On parle d'environ dix, quinze minutes pour préparer un épisode de podcast comme celui que tu es en train d'écouter.
Ensuite de ça, pour le livrer, c'est extrêmement rapide aussi, parce que ça permet d'avoir un peu plus de fluidité, un peu plus d'ad lib à l'intérieur de la livraison que tu veux faire dans ton épisode de podcast. Et ça permet aussi un peu plus d'authenticité, je dirais. Ça permet de faire vivre un peu plus d'émotions aux gens. Ça permet aussi que les gens se rendent compte que tu n'es pas en train de leur lire quelque chose, que tu n'es pas en train de réciter quelque chose que tu as déjà préparé, mais que tu es vraiment, littéralement, en train de communiquer avec eux comme tu le ferais si tu étais en relation un à un avec eux.
Dans le cas d'un podcast de marque comme le podcast de l'Académie du podcast, ce que tu entends sur l'épisode de podcast et ce que tu entends lorsque tu es en relation avec moi dans les programmes de l'Académie, que ce soit dans les coachings, dans les vidéos qu'on offre dans notre formation phare, Podcaster Pro, ou encore dans les accompagnements continus du Club Momentum, c'est la même chose. Ce que tu entends aujourd'hui et ce que tu entendrais si on était en relation dans un coaching de groupe, ou dans une vidéo préformatée pour une formation en ligne, ça va être le même type de communication. Alors la relation avec l'auditeur se crée de meilleure façon.
Évidemment, si on parle des inconvénients maintenant, il y a certaines personnes qui vont trouver que c'est un peu difficile de structurer les idées et de ne pas partir dans tous les sens. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a une grille dans l'Académie. On a une grille qui s'appelle la grille des 4C, et c'est la grille que j'utilise aujourd'hui, entre autres, pour animer l'épisode que tu es en train d'écouter. Elle nous sert à vraiment bien structurer les idées qu'on veut présenter et à faire en sorte qu'on n'oublie rien, mais aussi à nous mettre certaines balises à l'intérieur de nos épisodes. Ce que ça fait, dans le fond, c'est qu'on évite de partir dans tous les sens, et ça nous aide à structurer nos idées.
Parce qu'il y a des gens qui pensent que lorsqu'on anime un épisode et qu'on n'a pas nécessairement le script mot à mot, ça devient difficile : on va bafouiller, il va y avoir des « euh », il va y avoir des silences, des hésitations. Et quand on y pense, lorsqu'on communique avec quelqu'un, lorsqu'on est en discussion avec quelqu'un, il y en a, des silences, il y en a, des hésitations, il y a des fautes. Il y a des moments où on se trompe de mot, où on reprend un mot. Il y a des moments où on fait des « euh », ou des moments où, au lieu de dire « moment », on dit « gens », comme je viens juste de le faire il y a six secondes. Donc tout ça ajoute un peu plus d'authenticité, un peu plus d'humanité derrière l'animation d'un podcast.
Alors moi, j'adore le format solo. OK. Et je peux comprendre que pour certaines personnes, ça peut paraître intimidant de le faire, parce qu'il n'y a pas de filet. C'est toi, et il n'y a personne d'autre qui va venir ajouter de l'énergie, du contenu dans l'épisode que tu es en train de livrer. Ça, je le conçois tout à fait. Mais en même temps, le côté positif de ça, c'est que toute l'attention est mise sur toi. Et bien évidemment, tu as la possibilité de gérer le message à cent pour cent.
Et l'autre grand avantage qu'il y a à animer des épisodes solo, c'est que tu es le seul maître de l'horaire. Il n'y a personne qui va te dire : « Ah oui, non, moi, mardi à quinze heures, ça ne fonctionne pas. Ça pourrait aller la semaine prochaine, le mercredi? Est-ce que toi, ça peut aller? » Il n'y a personne qui vient mettre la logistique à l'épreuve derrière l'enregistrement d'un épisode de podcast. Si tu dis : « J'enregistre un épisode de podcast qui dure, comme celui d'aujourd'hui, une trentaine de minutes », ce que ça te prend, c'est un trou de trente minutes dans ton horaire pour enregistrer l'épisode, advenant évidemment que l'épisode soit préparé.
Dans mon cas à moi, je prépare toujours plusieurs épisodes à l'avance. Et après, j'essaie de bloquer dans mon horaire des périodes d'une heure ou deux dans lesquelles je peux enregistrer mes épisodes, et faire en sorte de pouvoir « batcher », en bon français, les épisodes lorsque je les enregistre. Donc je suis le seul maître de mon horaire à ce moment-là, et ça me permet de gagner en efficacité de façon assez drastique à l'enregistrement d'un épisode solo.
OK. Le cinquième format de création de contenu que je veux aborder avec toi lorsque tu animes ton podcast, c'est le format table ronde. Le format table ronde, c'est un peu comme le format entrevue, mais en incluant plusieurs personnes. Et ce que tu peux faire, clairement, c'est préenregistrer tous les segments de ce format-là. OK? Donc la différence entre un format entrevue et un format table ronde, c'est que dans un format table ronde, tu vas poser une question à trois, quatre, cinq, dix experts. Ces gens-là vont te retourner une réponse en audio, et tu vas récupérer l'audio de cette réponse-là pour en faire un épisode de podcast. Donc tu peux très bien préenregistrer tous les segments que tu veux mettre à l'intérieur de ton épisode. Tu n'es pas obligé de faire ça en live. Tu peux le faire en live, mais tu n'es pas obligé.
Donc ce que ça permet de faire, par exemple : disons que j'avais voulu parler aujourd'hui des différents formats de création de contenu en m'adressant à dix créateurs de podcast qui utilisent ces formats-là. J'aurais très bien pu leur envoyer un petit message sur Messenger, ou sur n'importe quelle autre application audio, en leur disant : « Est-ce que tu pourrais m'envoyer, par exemple, les avantages et inconvénients que toi, tu vois à animer un podcast en format entrevue, puisque je sais que sur ton podcast, c'est principalement des formats entrevue que tu fais? Un petit clip audio d'environ deux, trois minutes, et je vais récupérer ça pour un épisode de podcast qui va parler des formats de création de contenu qu'on peut utiliser sur un podcast. »
La personne va prendre deux ou trois minutes au moment qu'elle préfère dans la prochaine semaine. Tu lui donnes évidemment une date précise à laquelle tu vas avoir le retour de sa part, et la personne va prendre deux ou trois minutes dans son horaire, à tout moment, pour te faire un retour sur ce que tu lui as demandé. Tu multiplies ça par dix, ça fait un épisode de trente minutes. Et toi, la seule chose qui te reste à faire, c'est de faire les liens entre chacun de ces intervenants-là, pour être capable de te positionner encore une fois comme quelqu'un qui est un expert de ce domaine-là.
Alors ça, c'est extrêmement intéressant, parce que c'est un hybride entre le format entrevue, qui est live plus souvent qu'autrement, et le format solo. Oui, ça demande quelques points de logistique de plus, parce qu'il faut envoyer des messages aux gens, mais ça te permet de mobiliser des experts pour venir ajouter au contenu que tu vas utiliser dans ton épisode de podcast, et potentiellement des gens qui vont partager l'épisode en question. Et ça te permet bien évidemment de ne pas avoir à orchestrer de façon logistique une entrevue avec quatre, cinq, six, huit, dix personnes, ce qui devient vraiment problématique en bout de ligne. Donc ça peut être intéressant à regarder également.
OK. Les inconvénients de ça, c'est qu'évidemment, des fois, les gens ne vont pas te retourner les clips à temps. Des fois, ils vont te retourner des trucs qui vont manquer un peu de qualité. Tu vas avoir à retravailler un petit peu le montage et tout ça. Donc il y a certains inconvénients. Tu ne gères pas la discussion, parce que bien évidemment, tu vas devoir faire avec ce que la personne va te retourner. Alors oui, tu peux toujours dire finalement : « Je ne prendrai pas ce clip-là », et ne pas le publier. Mais c'est un peu délicat, comme on dit, avec la relation que tu vas avoir avec cette personne-là pour la suite. Bref, c'est quand même un excellent format à considérer, mais il y a quelques petits inconvénients également.
Maintenant, je t'ai présenté les cinq formats. Je t'invite à réfléchir à utiliser peut-être un autre format, parmi ceux que je t'ai présentés aujourd'hui, que celui que tu utilises déjà présentement. Disons que tu ne fais que des épisodes solo présentement, par exemple. Tu pourrais dire : « Je vais prendre l'avis de deux, trois experts lorsque je traite une thématique, et je vais les glisser sous format de table ronde à l'intérieur de mon épisode de podcast. » Comme j'aurais pu le faire aujourd'hui, par exemple : j'aurais pu cibler une personne pour chacun des formats et venir intégrer ça. Ça m'aurait fait un épisode solo, mais avec une variante de table ronde.
Tu peux très bien jumeler certains formats assez facilement, dans un même épisode ou dans des épisodes distincts. C'est-à-dire que tu peux faire comme nous : aujourd'hui, on est en épisode solo, et la semaine prochaine, on sera en entrevue, avec deux personnes. Il n'y a pas de souci avec ça. Donc tu peux travailler en format hybride de cette façon-là. Aujourd'hui, l'objectif de cet épisode-là, c'était vraiment de te présenter les cinq formats et de t'éveiller à savoir : c'est quoi, les avantages? C'est quoi, les inconvénients? Comment je peux les utiliser concrètement dans mon podcast? Comment je pourrais peut-être les jumeler ensemble pour bien réaliser tout ça?
OK, donc maintenant, on est à la fin de cet épisode-là. Je veux te rappeler que si cet épisode-là a été utile pour toi, peut-être que tu connais un ami qui veut lancer un podcast, ou quelqu'un qui anime déjà un podcast et pour qui l'épisode que tu viens d'écouter peut être utile. Je te demanderais un petit service, simplement de partager l'épisode en question à cette personne-là en utilisant les réseaux sociaux, et pourquoi pas me taguer, sur l'ensemble des plateformes de réseaux sociaux, Marco Bernard. Donc peu importe la plateforme sur laquelle tu vas partager l'épisode en question, tu peux me taguer, Marco Bernard, ou taguer l'Académie du podcast. Ça va nous faire plaisir d'intervenir un peu dans la discussion. Et pourquoi ne pas en profiter pour dire ce que tu as trouvé de plus percutant dans l'épisode d'aujourd'hui, et ce que ça va changer pour toi, concrètement, dans l'animation ou le lancement de ton prochain podcast?
Et si jamais tu es présentement dans une période où ton podcast est un peu plus difficile à animer, ou si tu cherches à augmenter les résultats de ton podcast, clairement, on est l'endroit qui peut t'aider à ce niveau-là. Ou si tu cherches à lancer ton podcast, encore une fois, on peut t'aider. Tu peux passer par un membre de notre équipe pour voir comment on peut intervenir dans ton processus, comment on peut t'aider. Tu peux passer par academiepodcast.com/appel, et tu vas avoir un rendez-vous avec un membre de notre équipe pour voir comment on peut augmenter les résultats de ton podcast, ou comment on peut t'aider à lancer ton podcast. Tu veux prendre le chemin le plus rapide possible? academiepodcast.com/appel.
Ça va me faire extrêmement plaisir. J'ai très hâte de discuter déjà avec toi sur les réseaux sociaux. Partage l'épisode à quelqu'un que tu connais, laisse-nous un commentaire. Ça peut être aussi sur la plateforme que tu utilises pour écouter l'épisode en question. Tu peux laisser un commentaire tout simplement. Ça va me faire extrêmement plaisir de te lire et de voir avec toi comment on peut t'aider davantage. Voilà pour cette semaine. On se parle la semaine prochaine.