Épisode 61 du podcast L'Académie du Podcast : Le podcast Les Allumés avec Alex Velski
septembre 12, 2019

Le podcast Les Allumés avec Alex Velski | E061

Tu fais des heures de route et tu cherches autre chose que la même radio.

Tu as peut-être déjà pensé à lancer ton propre podcast, mais tu repousses, par peur de ce que les autres vont penser.

C’est exactement le chemin qu’a parcouru Alex Velski.

Dans cet épisode de L’Académie du Podcast, Marco Bernard reçoit Alex Velski, animateur du podcast Les Allumés, sur l’entrepreneuriat, l’inspiration et la performance. Il raconte comment il a découvert les podcasts sur la route, puis lancé le sien.

Ce que tu vas apprendre dans cet épisode

  • Le parcours d’Alex Velski et comment il a découvert le podcast
  • Comment il a attiré des invités connus alors qu’il débutait
  • Pourquoi la constance et le batching comptent, même quand on est fier de son contenu
  • Comment il a géré la peur du jugement, et les outils qu’il utilise

Comment Alex Velski a-t-il lancé son podcast Les Allumés?

Alex travaille dans le domaine de la finance, comme directeur des ventes pour une grande institution financière. Il a découvert les podcasts pendant ses longues routes : il couvre tout l’est du Québec et fait quarante à cinquante mille kilomètres par année. Fatigué de chercher une station de radio qui lui convient, il s’est tourné vers les podcasts d’entrevue américains, comme ceux de Tim Ferriss, Rich Roll, James Altucher et The Art of Charm.

Il a lancé son propre podcast en septembre 2018, après environ un an de préparation (le format, les invités pour sa démo), et plusieurs mois de procrastination et de peur du jugement. Le nom Les Allumés vient de l’idée qu’une personne allumée est une personne passionnée, qui a quelque chose à raconter. Ce qu’il trouve le plus excitant, c’est d’inviter des gens qu’il a le goût d’entendre, et tout le processus de création : image sonore, image visuelle, branding, préparation de l’entrevue.

Pour aller plus loin, lis comment faire un podcast qui génère des clients.

Comment attirer des invités connus quand on débute un podcast?

Alex mise sur ses premiers invités pour bâtir sa crédibilité, puis sur les références. Au départ, il a contacté des conférenciers croisés dans son parcours et leur a envoyé une démo bien montée, parfois simplement par Facebook. Ensuite, chaque personnalité l’aide à en obtenir d’autres, et les invités l’introduisent à leurs contacts.

  • Une démo bien montée pour présenter le projet
  • Les premiers invités choisis pour augmenter la crédibilité
  • Les introductions par des amis, des collègues et d’anciens invités
  • Une image de podcast soignée et une qualité sonore qui s’améliore
  • Une préparation sérieuse : beaucoup de questions, et une vraie interaction avec l’invité

Pourquoi la constance est-elle si difficile à tenir, et comment la retrouver?

Elle est difficile parce que faire un podcast est simple, mais compliqué : Alex pensait publier cinquante-deux épisodes en un an et il en est à quatorze. Il se mettait trop de pression avec un épisode par semaine, a ralenti, puis a perdu son momentum à cause de pauses trop longues.

Sa solution : viser un épisode aux deux semaines et faire beaucoup plus de batching, avec plusieurs enregistrements d’avance. Sans régularité, l’auditoire se tanne de vérifier s’il y a un nouvel épisode. Marco donne l’exemple du bulletin de nouvelles de dix-huit heures à TVA : il est tous les jours à la même heure.

Alex rappelle aussi de garder en tête pourquoi tu fais ton podcast : monétiser n’est pas le but de tout le monde, et lui le fait pour le développement personnel et professionnel. Lis pourquoi la constance fait le succès d’un podcast.

Comment gérer la peur du jugement quand on lance un podcast?

Assume ton projet et vise un premier épisode dont tu es fier. Alex avoue avoir ressenti le syndrome de l’imposteur : qu’est-ce que mes collègues et ma famille vont penser? Sa philosophie a été de ne pas s’humilier, c’est-à-dire de publier quelque chose dont il pouvait être fier dès les premiers épisodes.

Quand tu vas te coucher le soir, ton collègue de travail ou ton voisin ne pense pas à toi. Il pense à ses problèmes.

Après cinq, dix, quatorze épisodes, ça devient naturel, et on se demande pourquoi on avait peur du jugement. Pour t’aider, lis syndrome de l’imposteur et podcast : comment se lancer malgré la peur du jugement.

Alex remarque aussi que beaucoup de gens ne savent pas ce qu’est un podcast. Marco cite une statistique lue le matin même : chez les 35 à 54 ans, les écoutes mensuelles ont augmenté de 56 % par rapport à 2018.

Quels outils Alex utilise-t-il pour son podcast?

  • Montage : Adobe Audition, choisi parce que de nombreux podcasteurs à grande audience l’utilisent, malgré une courbe d’apprentissage plutôt longue
  • Micro en entrevue : un modèle semblable au ATR2100, avec un enregistreur Zoom H4n en déplacement
  • Micro à la maison pour les introductions et conclusions : Shure Beta 87A
  • Hébergement : Libsyn, notamment pour ses statistiques avancées
  • Écoute : l’application Overcast

Côté recommandations, il cite notamment The Gary Vee Audio Experience, The James Altucher Show, The Jordan Harbinger Show, L’Accélérateur, Amy Porterfield et The School of Greatness. Son conseil : cherche sur iTunes le sujet qui t’interpelle.

Questions fréquentes

De quoi parle le podcast Les Allumés?

C’est un podcast d’entrevues sur l’entrepreneuriat, l’inspiration et la performance. Une personne allumée est une personne passionnée qui a quelque chose à raconter.

Comment Alex a-t-il obtenu ses premiers invités?

Il a envoyé une démo bien montée à des conférenciers qu’il connaissait ou qu’il avait croisés, puis il a obtenu des introductions de ses invités.

Quelle fréquence de publication Alex vise-t-il?

Un épisode aux deux semaines, avec plus de batching pour garder la cadence.

Où retrouver Alex Velski?

Sur son site lesallumes.ca, sur la page Facebook Les Allumés avec Alex Velski, et sur LinkedIn.

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Tu peux aussi rejoindre le groupe Facebook de l’Académie du Podcast à l’adresse marcobernard.ca/groupe. Le mot de passe est simplement : académie.

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📄Transcription complète▼

Marco : Aujourd'hui, je reçois l'homme derrière le podcast Les Allumés. Alex Velski, comme il se nomme lui-même sur son podcast, oeuvre dans le domaine de la finance, mais aujourd'hui, il ne viendra pas nous parler de dollars ni d'investissement. Il va nous parler de son podcast. C'est vraiment un bon podcast, allez l'écouter si vous ne l'avez pas encore fait. C'est dans les notes de l'épisode, comme à l'habitude. On va avoir la chance de discuter avec lui de ses entrevues, de comment il bâtit son podcast et d'où vient l'idée.

Marco : Si vous voulez discuter avec lui, il est présent sur le groupe Facebook de l'Académie du podcast, avec trois cent cinquante, presque quatre cents autres passionnés de podcast. C'est l'endroit tout désigné pour discuter podcast, découvrir les dernières tendances dans la grande francophonie mondiale, s'entraider, faire avancer son podcast ou régler des trucs techniques. Rendez-vous au marcobernard.ca/groupe. On va vous demander un mot de passe, et le mot de passe est simplement académie. Alex anime son podcast depuis bientôt un an et en est à treize épisodes. Il a reçu entre autres des grands noms comme Serge, Sylvain, François et Geneviève.

Marco : Alex, merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation. D'abord, j'aimerais qu'on aborde ton parcours d'entrepreneur.

Alex : Merci à toi de l'invitation, Marco. En fait, je ne suis pas entrepreneur à proprement parler. Je suis directeur des ventes pour une grande institution financière, mais dans le cadre de mon travail, il y a un angle entrepreneurial. Ma carrière a commencé au début des années 2000, et depuis vingt ans, je travaille avec des entrepreneurs. J'ai toujours été hyper intéressé de voir ce qui faisait qu'un entrepreneur réussissait par rapport à un autre avec le même talent qui avait plus de difficultés.

Marco : Le mot que j'avais en tête, c'était intrapreneur. C'est comme une entreprise que tu as personnellement à l'intérieur de la grande entreprise.

Alex : Exactement. Dans le cadre de mon travail, je couvre tout l'est du Québec, donc je fais environ quarante à cinquante mille kilomètres par année. Quand on fait beaucoup de route, plusieurs personnes découvrent les podcasts de cette façon. En changeant de région, c'est extrêmement difficile de trouver la station de radio qui te convient. Ça devient redondant, les mêmes sujets sont réutilisés sous différents angles. J'ai découvert l'univers des podcasts américains, comme Tim Ferriss, Rich Roll, le James Altucher Show et The Art of Charm. Ce sont les quatre podcasts d'entrevue qui m'ont interpellé au début. Ça en est devenu une passion. J'ai découvert aussi Pat Flynn, John Lee Dumas, Amy Porterfield. J'ai cherché des podcasts francophones, et il y en avait très peu, sinon beaucoup de podcasts d'humour, qui me rejoignaient moins. Mon podcast a été lancé l'an dernier, mais ça faisait plusieurs années que je pensais en lancer un. Ensuite, il y a eu le tien, L'Accélérateur, un podcast d'entrevue sur l'entrepreneuriat, qui me rejoignait beaucoup. J'ai décidé de me lancer après plusieurs mois de procrastination, et de peur du jugement peut-être.

Marco : Pourquoi ce type de podcast, l'entrevue avec des entrepreneurs?

Alex : J'ai beaucoup d'intérêt pour le développement personnel et professionnel, et les podcasts que j'écoutais étaient des podcasts d'entrevue. Mon podcast ressemble en termes de format à ceux que j'aime. Il s'appelle Les Allumés parce que quand tu parles d'une personne allumée, tu parles d'une personne passionnée, qui a quelque chose à raconter.

Marco : Qu'est-ce que tu trouves le plus excitant dans le fait d'animer ton propre show?

Alex : D'abord, inviter des gens que j'ai le goût d'entendre et d'apprendre. Faire des rencontres super enrichissantes, apprendre de leur parcours. Pour moi, faire un podcast, ça va au-delà de l'entrevue. C'est aussi le processus de création : l'image sonore, l'image visuelle, le branding. Ça m'allumait beaucoup. Et la préparation de l'entrevue, apprendre de l'invité. J'ai étudié en communication quand j'étais plus jeune, mais j'ai toujours travaillé en affaires. J'ai fait mon MBA après un bac en relations publiques. Ça me permet d'assouvir ma passion pour un domaine que j'ai toujours aimé.

Marco : Est-ce que tu trouves ça difficile d'aller chercher des invités? Parfois, ça peut nous amener vers des invités qui semblent hors de portée.

Alex : Ce n'est pas facile. Quand j'ai lancé le podcast, je n'avais pas d'idée de qui je pouvais inviter, sinon des conférenciers que j'avais croisés dans les vingt dernières années. Ils me connaissaient et ont accepté de participer. Avec ces invités, j'ai fait une démo pour présenter mon projet à d'autres personnes, comme Jean-Marie et Mylène, qui sont parmi les premiers à être passés dans mon podcast. Je leur ai envoyé ma démo, que je pense bien montée, et ils ont accepté rapidement, juste en les contactant sur Facebook. Geneviève aussi, par Facebook. Avec d'autres, c'est par des références d'amis, de collègues ou d'anciens invités. Par exemple Benoît, de l'épisode numéro six sur comment développer ses soft skills, m'a fait beaucoup d'introductions, entre autres à François et à Bruny, qui vont paraître dans les prochaines semaines.

Marco : As-tu une sauce spéciale que tu utilises dans l'approche avec ces gens-là?

Alex : Au début, j'écrivais sur Messenger et des fois, je n'avais pas de réponse. Quand tu n'as pas de crédibilité, pas de show, pas de démo, c'est plus difficile. Ça fait presque un an que je fais mon podcast et j'ai seulement quatorze épisodes, alors que je pensais en avoir cinquante-deux. Je suis allé plus lentement que prévu, mais j'ai misé beaucoup sur les premiers invités pour augmenter ma crédibilité. Une fois que tu as plusieurs personnalités, c'est plus facile d'en avoir d'autres. C'est peut-être mon secret. L'image du podcast joue aussi : l'image sonore, l'image visuelle, le titre. Mais je suis en grand apprentissage, je n'ai pas encore la recette toute faite. C'est pour ça que j'écoute tes podcasts, L'Accélérateur et l'Académie.

Marco : On va chercher un peu de tout le monde, puis à un moment donné, on se fait notre propre recette. Le fait d'avoir des gens connus nous aide à aller chercher d'autres gens connus, parce qu'ils se disent qu'un tel est passé sur ton podcast. On gagne en notoriété et en confiance.

Alex : Je pense aussi que la qualité de ton podcast est importante pour attirer des personnalités. Il faut toujours améliorer notre qualité sonore et être bien préparé. Une des choses que les invités remarquent, c'est que je suis toujours super bien préparé. Je mets beaucoup d'efforts à me préparer, j'ai beaucoup de questions à poser et je suis capable d'interagir avec mes invités.

Marco : Tu parlais de la fréquence. Tu pensais avoir cinquante-deux épisodes après une année, et tu es à quatorze. As-tu fait le post-mortem de ça?

Alex : Mon podcast a été lancé en septembre 2018, mais ça faisait déjà un an que je travaillais sur tout ce qui était en arrière : le format, trouver quelques invités pertinents pour ma démo. J'ai un travail à temps plein. Je pensais que faire un podcast, c'était tout simplement enregistrer quelqu'un et publier, et qu'en apprenant bien le logiciel d'édition, je serais capable de diffuser en une heure. Mais c'est beaucoup plus que ça. C'est simple, faire un podcast, mais c'est compliqué. C'est facile d'enregistrer quelqu'un, mais de bien le faire, avec de la qualité, de la pertinence, en étant différent, ça demande de la recherche et beaucoup de brain power. J'ai bien commencé, puis je me mettais trop de pression à faire un épisode par semaine. C'était trop exigeant. J'ai ralenti, mais j'ai trop ralenti, et j'ai perdu un peu mon momentum. En septembre, je recommence à publier plus régulièrement. J'ai eu des pauses trop longues. Tu parles souvent de l'importance d'être constant, et ça a nui au développement de mon podcast, même si je suis super fier des épisodes publiés. Il faut revenir à la raison pour laquelle tu fais ce projet. Tu parles souvent de monétiser ton podcast, mais ce n'est pas le but de tout le monde. Moi, c'est le développement personnel et professionnel. J'avais le goût de créer quelque chose. Est-ce que ça va m'amener quelque part? Je n'en ai aucune idée, mais j'ai du plaisir à le faire.

Marco : Est-ce que tu songes à relancer de façon plus régulière en septembre? Quelle fréquence?

Alex : Je pense que la fréquence idéale pour moi, c'est aux deux semaines. J'ai plusieurs enregistrements déjà faits pour garder la cadence, mais je vais devoir faire beaucoup plus de batching. Je sais que c'est le thème de tes derniers épisodes. Si on veut avoir de la régularité en essayant de le faire de semaine en semaine, il y a toujours des obstacles qui surviennent. Tu dis : je vais le publier la semaine d'après, puis la semaine d'après, il y a autre chose, et ta régularité disparaît. Quand tu n'es pas constant, l'auditoire se tanne de vérifier s'il y a un nouvel épisode. Il ne reviendra pas vingt fois. La constance fait en sorte que ton auditoire te suit selon la cédule que tu établis.

Marco : Exact. Le bulletin de nouvelles de dix-huit heures à TVA, il est tous les jours à dix-huit heures. Si une journée il était à dix-huit heures, puis le lendemain il n'y en avait pas, puis le surlendemain à vingt heures, les gens se perdraient. La constance joue sur la foule qui vient écouter. Si je te demande la plus belle histoire qui t'est arrivée dans la dernière année en lien avec ton podcast, qu'est-ce que tu me dirais?

Alex : Faire ce podcast m'a fait rencontrer différentes personnes, entre autres Benoît, de l'épisode numéro six, qui m'a introduit à plusieurs personnes. Benoît est devenu un ami à qui je parle chaque semaine, une personne très pertinente qui m'apporte énormément. Ça m'a donné une amitié très sincère et très authentique. Ça m'a aussi apporté une très grande fierté. Quand tu lances un podcast, la crainte de plusieurs personnes, c'est la crainte du jugement. Tu t'en vas sur l'air public. Moi, j'étais employé d'une grande institution financière et je m'en vais faire un podcast. Je me sentais un peu le syndrome de l'imposteur. Qu'est-ce que mes collègues vont penser? Qu'est-ce que ma famille va penser? Qui je suis pour faire un podcast? Mais une fois que tu as lancé ton projet et que ça fait cinq, six, dix, quatorze épisodes, ça devient naturel. Tu te demandes ensuite pourquoi tu avais peur du jugement des autres.

Marco : Comment as-tu joué ça dans ton entourage, avec tes collègues, ta famille, tes amis? Ton podcast n'est pas directement relié à ta profession.

Alex : Ça a été long avant de publier mon premier épisode pour cette raison. Il y en a qui ont la philosophie de dire : vas-y, publie, tu vas t'améliorer avec le temps. Moi, ma philosophie, c'était : je ne veux surtout pas m'humilier. Je m'améliore avec le temps quand même, mais je voulais être fier dès les premiers épisodes, pour être capable de m'assumer. Parce que c'est juste une question de s'assumer dans la vie. Quand tu vas te coucher le soir, ton collègue de travail ou ton voisin ne pense pas à toi. Il pense à ses problèmes. Je me suis dit : j'ai le goût de le faire, ça m'allumait, et j'ai décidé de le faire. Et la façon de le jouer, c'est d'être fier du podcast que j'ai fait.

Marco : Concrètement, est-ce que tu as présenté le podcast d'office à ton entourage, ou tu t'es dit qu'ils verraient bien?

Alex : Avec ma famille rapprochée, j'en avais parlé avant, évidemment. Mais à ma famille élargie, j'ai publié le premier épisode sans vraiment en parler. Quand tu écoutes des podcasts, tu penses que tout le monde connaît l'univers du podcast, mais tu te rends compte rapidement que la plupart n'ont aucune idée. Cette semaine, je demandais à quelqu'un si elle savait ce qu'était un podcast. Elle m'a dit oui. Je lui ai dit : ajoute-moi dans les podcasts que tu écoutes, c'est Les Allumés. Elle ne savait pas où trouver mon épisode. Je lui ai dit : sur ton iPhone, dans Balado. Le monde mélange le terme podcast avec une chaîne YouTube ou une émission de radio diffusée sur Internet. Il y a énormément de gens qui n'ont encore aucune idée de ce qu'est un podcast.

Marco : Malheureusement, mais ça tend à s'améliorer. Je lisais une statistique ce matin : dans la tranche d'âge des 35 à 54 ans, il y a une hausse majeure de cinquante-six pour cent par rapport à 2018 sur les écoutes mensuelles. Je pense qu'on est rendu à quarante-cinq pour cent des Canadiens de cette tranche d'âge qui ont écouté au moins un épisode de podcast dans le dernier mois.

Alex : Avec Cube Radio et les podcasts de Radio-Canada, la qualité de plus en plus grande, et le mot podcast que tout le monde reconnaît maintenant même si pas tout le monde est sûr de ce que c'est, je pense que d'ici deux, trois ans, pas mal tout le monde aura déjà écouté un podcast.

Marco : Petites questions en rafale. Quel logiciel de montage utilises-tu?

Alex : J'ai appris plusieurs logiciels de montage, mais j'ai arrêté mon choix sur Adobe Audition, que je maîtrise très bien. Je pense que c'est important, quand tu fais du podcast, de bien maîtriser ton logiciel d'édition. J'ai fait beaucoup de recherches avant de lancer mon podcast, et Adobe Audition était le logiciel que plusieurs podcasteurs avec de grandes audiences utilisaient. John Lee Dumas l'utilise, et je suis pas mal sûr que Pat Flynn et Cliff Ravenscraft donnaient des formations là-dessus. Il y avait aussi Mike Russell sur YouTube. C'était toujours le logiciel qui revenait. J'ai téléchargé une version d'essai et j'ai fini par aimer le logiciel, même si la courbe d'apprentissage est plutôt longue.

Marco : C'est plus complet comme logiciel. Ça permet de pousser plus loin et de simplifier beaucoup le processus. Quel micro utilises-tu?

Alex : Un modèle similaire au ATR2100 pour mes entrevues, avec un enregistreur Zoom H4n quand je me déplace. Sinon, j'ai un Shure Beta 87A quand je suis à la maison et que j'enregistre mes introductions et mes conclusions.

Marco : Quelle plateforme d'hébergement as-tu choisie?

Alex : J'utilise Libsyn, parce que tous les podcasteurs que je suivais utilisaient cette plateforme. Je n'ai pas fait tant de recherches. Il y avait Blubrry et Libsyn. J'ai opté pour Libsyn entre autres à cause des statistiques avancées, qui sont quand même assez sommaires.

Marco : Ça a changé depuis deux mois : Blubrry est passé devant Libsyn au niveau des statistiques, avec des statistiques avancées, on dira 2.0. On a le pourcentage d'écoute à l'intérieur d'un épisode, plus de détails sur l'endroit d'où viennent les gens qui nous écoutent, les plateformes utilisées, etc.

Alex : J'aimerais vraiment avoir les statistiques régionales. Souvent sur Libsyn, tu vois les gens qui écoutent au Québec ou au Canada, mais j'aimerais savoir si c'est à Montréal ou à Québec. Être plus granulaire.

Marco : Je ne suis pas sûr qu'il y ait une plateforme assez performante pour ça encore. Quelle application utilises-tu pour écouter tes podcasts?

Alex : Je suis sur iOS et mon application préférée, c'est Overcast, que je trouve très facile d'utilisation et très intuitive. Toutes les fois que je vois des gens qui écoutent avec l'application Balado, j'essaie de les convertir à Overcast.

Marco : Je suis d'accord avec toi, c'est ce que j'utilise aussi. Dernière question : y a-t-il des podcasts que tu aimerais recommander, découverts depuis que tu as lancé Les Allumés?

Alex : Ceux que j'écoutais il y a quatre ans, je les écoute encore aujourd'hui. Mais il y a tellement de choix. Je m'intéresse à la vidéo et peut-être que j'aimerais me lancer sur YouTube, alors je m'intéresse à un podcast sur comment avoir du succès avec une chaîne YouTube. Je pense que c'est YouTube Secret, j'ai oublié le nom exact. Je pense que le meilleur conseil, si les gens ont un intérêt quelconque, c'est de faire une recherche sur iTunes et de chercher le sujet qui les interpelle. Si je regarde vite sur mon application, j'ai The Gary Vee Audio Experience, que j'adore, le James Altucher Show, le Jordan Harbinger Show, qui est l'hôte de The Art of Charm, dont l'animateur principal a changé. J'ai aussi L'Accélérateur, Amy Porterfield et The School of Greatness de Lewis Howes, très classique.

Marco : Un gros merci d'avoir partagé ça avec les gens. À quel endroit on te rejoint si les gens veulent discuter avec toi?

Alex : J'ai une page web qui s'appelle lesallumes.ca. Sur Facebook, j'ai une page Les Allumés avec Alex Velski. Je ne suis pas encore sur Instagram. Sur LinkedIn, vous pouvez m'ajouter sous mon nom complet, un peu plus difficile à écrire.

Marco : Un gros merci encore. Les liens vont être dans les notes d'épisode. Voilà ce qui termine cet épisode 61. La semaine prochaine, on va parler des cinq choses les plus embarrassantes qui me sont arrivées dans ma carrière de podcasteur. On en a un peu parlé avec Alex aujourd'hui : les raisons pour lesquelles on ne veut pas se lancer dans le monde du podcast, par peur du jugement des autres. Vous allez réaliser qu'en bout de ligne, il n'y a rien d'assez grave pour me faire arrêter de podcaster, puisque vous m'écoutez encore aujourd'hui. D'ici là, osez porter votre message aux oreilles de tous et commencez à changer le monde. Un auditeur à la fois. Ciao tout le monde, on se reparle lundi prochain.

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À propos de l'Animateur

Marco Bernard

Marco Bernard anime L'Académie du Podcast et podcaste depuis 2014 (1 200+ épisodes au compteur).

Auteur du livre "Ton Podcast Ta Voix Influente", il a lancé l'ADP en 2018 et depuis, il a accompagné plus de 3 000 coachs, consultants et experts à utiliser le podcasting comme levier de croissance.

Sa philosophie : "Animer un podcast, c'est vendre. Et vendre, c'est servir."

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