Marco Bernard · Académie du Podcast · Florence Huy parle du récit personnel et du podcast
octobre 21, 2025

Les Filles d’Olympe : quand parler émancipe | E401

Comment le podcast et le récit personnel peuvent devenir des outils d’émancipation féminine

Il y a des épisodes qui parlent de technique.

D’autres parlent de visibilité.

Et d’autres encore touchent à quelque chose de plus profond.

L’épisode 401 fait partie de cette troisième catégorie.

Marco Bernard y reçoit Florence Huy.

Elle est ancienne journaliste.

Elle accompagne surtout des femmes dans l’exploration et la transmission de leur histoire personnelle à travers son entreprise, Filigrane.

Et elle anime aussi le podcast Les Filles d’Olympe.

Dès le début, l’angle est clair.

Le récit intime n’est pas un petit sujet privé.

La parole personnelle n’est pas juste un témoignage.

Elle peut devenir un acte de liberté.

Un acte d’affirmation.

Et même un acte politique et collectif.

Pourquoi Florence a choisi de donner une voix aux femmes

Florence explique qu’elle accompagne depuis longtemps des femmes qui veulent prendre la parole dans l’espace public.

Certaines veulent se lancer en politique.

D’autres veulent porter une action associative.

D’autres encore veulent simplement faire entendre une voix plus claire dans leur vie professionnelle.

À force de les écouter, de travailler leurs mots, leur discours et leur posture, une évidence s’est imposée.

Il fallait aussi créer un espace pour rassembler ces voix.

Le podcast est devenu cet espace.

Ce point est important.

Parce qu’il montre que le podcast n’est pas seulement un canal de diffusion.

Il peut aussi devenir une maison pour des récits qu’on entend peu ailleurs.

Tout a commencé avec l’histoire de sa propre famille

L’un des passages les plus forts de l’entretien arrive très tôt.

Florence raconte que, vers l’âge de dix ans, elle a voulu écrire l’histoire de sa famille.

Elle a rangé sa chambre.

Acheté des feuilles.

Pris des stylos.

Et annoncé à sa mère qu’elle allait raconter cette histoire-là.

Elle dit ne jamais avoir vraiment écrit ce livre.

Mais elle a commencé à écouter.

À recueillir des témoignages.

À explorer la généalogie et la psychogénéalogie.

Et, surtout, à comprendre une chose essentielle :

comprendre d’où on vient aide à voir où on va.

Cette phrase résume une grande partie de son travail.

Le récit de vie n’est pas là pour enfermer.

Il sert à mieux voir.

Mieux choisir.

Mieux se situer.

Et parfois aussi à sortir d’un cadre qui ne nous convient plus.

Devenir le sujet de sa propre histoire

Florence cite dans l’entretien une idée très forte.

Nous sommes le produit d’une histoire, mais nous cherchons à en devenir le sujet.

Autrement dit, tu ne pars jamais de rien.

Tu arrives dans une histoire déjà là.

Une famille.

Des règles.

Des attentes.

Des héritages.

Des silences aussi.

Mais ton enjeu n’est pas seulement de subir cet héritage.

Ton enjeu est de voir ce que tu gardes.

Ce que tu transformes.

Et ce que tu refuses de reproduire.

Dans l’entretien, Florence raconte justement qu’elle a grandi dans un cadre très traditionnel.

Ses parents imaginaient pour elle une vie plus classique.

Mariage.

Enfants.

Stabilité.

Chemin tracé.

Elle, au contraire, a choisi la liberté.

Et cette liberté est restée une valeur cardinale dans toute sa trajectoire.

Olympe de Gouges comme filiation symbolique

Le nom de son podcast n’a rien d’anodin.

Les Filles d’Olympe renvoie à Olympe de Gouges, figure féministe française de l’époque révolutionnaire.

Florence la présente comme une femme née dans un milieu modeste, qui a appris à lire, a quitté sa province, s’est mise à écrire, puis s’est engagée dans des combats publics, notamment pour les femmes.

Elle rappelle aussi qu’Olympe de Gouges a fini guillotinée.

En clair, parce qu’elle parlait trop fort dans un monde qui attendait des femmes qu’elles se taisent.

Pourquoi ce choix est-il si fort ?

Parce que Florence ne fait pas juste référence à une figure historique.

Elle crée une filiation symbolique.

Elle dit en substance : il existe une lignée de femmes qui ont parlé, résisté, écrit, tenu bon.

Et nous pouvons encore aujourd’hui puiser dans cette force-là.

Le podcast a créé un vrai dialogue

L’autre point marquant de l’entretien concerne le podcast lui-même.

Florence explique qu’elle ne s’attendait pas à une telle réaction.

Après douze ans de journalisme, elle avait déjà produit beaucoup de contenu.

Mais le podcast a créé autre chose.

Un lien plus direct.

Plus personnel.

Plus vivant.

Elle dit recevoir des réactions presque chaque jour.

Des messages.

Des retours en profondeur.

Des femmes qui lui racontent comment un épisode les a touchées.

Comment un sujet a résonné avec leur vie.

Comment une parole entendue a réveillé quelque chose en elles.

Et c’est là que le podcast devient particulièrement puissant.

Il ne diffuse pas seulement une idée.

Il ouvre une conversation.

Il crée un dialogue qui continue après l’écoute.

Ce que les récits des autres ont changé chez Florence

Marco lui demande si certaines histoires l’ont marquée plus profondément.

Florence cite alors le cas d’une femme venue raconter une vie très dure.

Mariage forcé.

Cadre religieux pesant.

Vie construite dans un espace où sa liberté avait été réduite.

Et pourtant, dans cette même vie, cette femme avait gardé un élan.

Un désir d’autre chose.

Une fidélité à elle-même.

Florence dit que ce type de parcours lui rappelle une chose très simple :

ne jamais transiger sur sa propre ligne.

Cette expression est centrale.

Parce qu’elle sort le récit personnel du simple souvenir.

Ici, raconter son histoire sert à retrouver une ligne intérieure.

Une cohérence.

Une direction.

Une façon de rester vivante dans sa propre vie.

L’impossible d’aujourd’hui peut devenir possible demain

La fin de l’entretien est magnifique sur ce point.

Marco demande à Florence ce qu’elle dirait à la petite fille qu’elle était à dix ans.

Elle répond presque immédiatement :

c’est possible.

Et elle ajoute que c’est un message qu’elle porte encore aujourd’hui.

L’impossible d’aujourd’hui peut devenir le possible de demain.

C’est une phrase simple.

Mais elle résume très bien tout l’épisode.

Prendre la parole semble impossible pour beaucoup.

Raconter son histoire semble parfois impossible.

Sortir d’un cadre ancien semble impossible.

Assumer sa liberté semble impossible.

Et pourtant, c’est précisément ce mouvement-là que Florence aide à rendre possible.

Ce qu’il faut retenir

L’épisode 401 montre que le podcast peut faire bien plus que diffuser des idées.

Il peut offrir un espace de récit.

Un espace de réparation.

Un espace de transmission.

Et un espace d’émancipation.

À travers Florence Huy, Marco Bernard montre aussi que la parole intime n’est pas secondaire.

Elle peut devenir un geste collectif.

Un geste de liberté.

Un geste de reprise de pouvoir sur son histoire.

Donc, si tu doutes encore de la valeur de ton récit, retiens ceci :

ton histoire n’est pas trop petite.

Elle peut devenir un point d’appui.

Pour toi.

Et parfois aussi pour d’autres.

FAQ

Pourquoi le récit personnel peut-il devenir un outil d’émancipation ?

Parce qu’il aide à comprendre d’où l’on vient, à choisir ce qu’on garde et à reprendre sa place comme sujet de sa propre histoire.

Pourquoi Florence a-t-elle créé le podcast Les Filles d’Olympe ?

Pour rassembler des voix de femmes, faire entendre des récits intimes et prolonger un travail déjà mené autour de la prise de parole féminine.

Que représente Olympe de Gouges dans cet épisode ?

Une figure symbolique de liberté, de parole publique et de résistance féminine.

Qu’est-ce que le podcast a changé pour Florence ?

Il a créé un dialogue direct avec son audience et lui a permis de recevoir des retours profonds, réguliers et très incarnés.

Écoute sur ta plateforme préférée
📄Transcription complète

  📍 Aujourd'hui, j'ai la chance de présenter une de nos membres du club momentum et du club des élites qui s'appelle Florence huy. C'est une praticienne, un récit de vie. Coach narrative animatrice du podcast les filles d'olympe. Et c'est aussi une ancienne journaliste qui accompagne les personnes dans l'exploration et la transmission de leur histoire personnelle à travers son entreprise, qui s'appelle filigrane son approche.

Il met en lumière la puissance du récit intime. Comme acte de liberté et d'affirmation principalement au féminin. Aujourd'hui, on va explorer comment le podcast et le récit personnel peuvent devenir des outils d'émancipation féminine en montrant la puissance de la parole intime comme acte politique et collectif.

Tout ça à la sauce. Florence huy que je suis extrêmement fier de te présenter dans l'épisode d'aujourd'hui.

  📍 Alors aujourd'hui, j'ai l'immense bonheur d'être avec Florence hu guy, qui anime le podcast les filles d'olympe Florence, bienvenue sur l'académie du podcast. J'espère que tu vas bien.

 Marco. Merci de m'accueillir. 

Excelle. Alors Florence, c'est une ancienne journaliste et elle accompagne les gens dans l'exploration, principalement les femmes dans l'exploration, la transmission de leur histoire personnelle à travers une structure qui s'appelle filigrane.

Tu vas pouvoir tout nous expliquer ça de ou ça vient ce mot-là de où vient de où vient le le nom du podcast. Et nous parler aussi de ton approche qui est réussi à mettre en lumière la puissance du récit des gens et tout ça. Donc je même heureux, bien excité aussi de parler parce que je sais que ton podcast génère quand même beaucoup de réactions.

J'ai bien hâte de t'entendre là dessus. Donc, tout d'abord, allons y avec le pourquoi. En fait. Tu t'es mis à vouloir prendre la voie pour la mettre de l'avant, puis pour avoir un impact là, on va parler au sens large parce que c'est ce que tu fais dans la vie, en donnant une voix aux gens qui sont vers toi, puis en les encourageant à mettre le récit de l'avant.

Mais c'est ce que tu fais aussi à travers ton podcast. Donc, qu'est ce qui t'a mis en contact? Qu'est ce qui était quoi? Le déclic par rapport à ça?

Ou fait, moi, je suis indépendante depuis pas mal d'années depuis 12 ou 13 ans. Et j'ai beaucoup accompagné des femmes qui souhaitaient prendre la parole en public, puis qui souhaitaient s'exprimer et qui souhaitaient avoir une voix. Donc, par exemple, des femmes qui voulaient se lancer en politique ou qui voulaient avoir une action publique, que ce soit associative ou que ce soit dans d'autres domaines à force d'écouter ces femmes, travailler sur leurs voix, travailler sur leurs discours, construire leur message. Ça me paraissait évident de venir et de pouvoir participer à ça, de pouvoir raconter certaines fois des histoires qui les concernent, mais certaines fois d'autres choses, et notamment partager des outils et puis des réflexions en fait autour de cette histoire de place des femmes dans l'espace public, parce que ça m'anime beaucoup.

Ça fait vraiment partie des choses que j'ai voulu développer depuis le début de mon entreprise et que j'ai beaucoup pratiquées en groupe. J'ai beaucoup animé des groupes de formation autour de ces questions là et puis en coaching individuel aussi. Donc, toutes ces voix là, il me semblait que c'était important de les regrouper et que le podcast était un bon moyen de le faire.

 Mais si si on recule encore plus loin que ça, ça a été quoi? Le premier, le premier déclic que toi tu as eu personnellement qui te dit c'est important qu'on. Le fait de prendre place le fait d'accepter de mettre notre ici de l'avant, de respecter notre histoire, de la mettre de l'avant. C'est important.

C'était quoi? La première fois que tu as été mis en contact avec avec cette cet aspect là?

 Alors moi, la première fois que j'ai pensé que les histoires de vie, c'était important. Je pense que je devais avoir une dizaine d'années j'étais, tu sais, moi, j'ai une chambre très bordé parce que je ne suis pas quelqu'un qui range très bien mes affaires. Et quand j'avais envie de faire un vrai projet, je rangeais d'abord ma chambre.

Donc j'ai commencé par faire ça et j'ai acheté un paquet de feuilles et j'ai acheté des stylos et j'ai dit à ma mère, je vais écrire l'histoire de ma famille. Et parce que je trouvais que l'histoire de ma famille, elle méritait d'être racontée et qu'il y avait tout un travail à faire autour de ce récit. J'ai jamais écrit l'histoire de ma famille parce que c'est une grande procrastination. contre, j'ai recueilli beaucoup de témoignages. J'ai beaucoup écouté et j'ai aussi beaucoup travaillé sur mon arbre généalogique parce que la généalogie et la psych généalogie font partie des outils avec lesquels je travaille aujourd'hui. puis j'ai compris beaucoup de choses de ce qui faisait que j'étais là et de pourquoi c'était important de prendre la parole. la parole pour moi, ça a été de devenir journaliste. a été un moyen de pouvoir me faire entendre de pouvoir avoir une voix. en fait cette voix, je l'ai. Si tu veux l'idée, c'était pas de me lancer moi en politique, par exemple, ou de faire ce genre de parcours.

J'avais. Aucune envie de faire ça, par contre, de donner la parole aux gens, mais de pouvoir aussi partager mon avis et de pouvoir contribuer à faire que les gens puissent développer leur esprit critique citoyen, parce que c'était ça le gros truc qui m'animait beaucoup moi. ça pouvait passer par l'écrit d'abord parce que j'ai fait de la presse écrite pour commencer, j'ai fait de la télévision par la suite. Et puis au final, quand j'ai quitté la télévision, parce que je trouvais que je n'étais pas assez libre pour faire ce que je voulais à la télévision. Eh bien, le podcast, finalement. S'est imposé comme un moyen plus libre pour moi et plus indépendant de pouvoir parler, de pouvoir exprimer des choses et de pouvoir donner la parole à des personnes qui me paraissaient importantes. Oui, je te dis déjà ça

 Ok, ben déjà, c'est, c'est déjà, c'est très bien en soi. J'ai envie de te poser la question par rapport à ta famille et tout ça. Ça t'a amené à découvrir quoi sur toi-même?

 de faire du podcast ou de.

Non, le fait de de de t'intéresser à l'histoire de ta famille.

Si tu veux, je pense que c'est hyper important de comprendre. Nous. On vient parce que ça nous permet de voir ou on va

Un 

moi j'avais besoin de comprendre comment était organisée ma famille. Tu sais, moi, j'ai une famille un peu à la Dallas. Tu te souviens de cette série  des années

ou ouais, 

Et je trouvais qu'il y avait beaucoup d'histoires dans ma famille qui ressemblait vraiment à Dallas. Et  j'avais

ok.

de mettre  un peu de l'ordre là dedans et d'avoir l'occasion aussi d'écouter des gens qui avaient des choses à dire de l'histoire de cette famille ou de me raconter des souvenirs. je crois que j'avais besoin de pouvoir manquer de pouvoir voir d'où je venais au fond, comprendre quel était le milieu dans lequel j'étais arrivé pour pouvoir peut être en sortir.

D'ailleurs, c'est un peu ce que j'ai fait et pouvoir prendre la distance avec ça. Il a. Un gars que j'aime beaucoup, qui s'appelle Vincent de gauja qui a inventé une approche biographique et qui dit, je vais te le citer. Et je vais dire faux parce que je n'ai pas enregistré sa citation dans ma tête toute bien, mais il dit en gros quelque chose comme l'individu est le produit d'une histoire dont il cherche à devenir le sujet.

 Ok, c'est intéressant.

c'est ça, c'est qu'en fait on est le produit d'une histoire. On vient bien de quelque part, mais l'objectif qu'on a dans nos vies, c'est de devenir nous. Et pour moi, ça passait par la parole. Ça passait par ces recherches là et par tous ces récits et toutes ces histoires que j'ai entendu, puis aussi par un travail personnel de dire ou est ce que moi je me situe dans cette histoire de famille. Qu'est ce que je garde, de ce que j'ai hérité? Des valeurs qui m'ont été transmises, puis qu'est ce que j'ai envie de laisser de côté? Parce qu'il y a d'autres choses qui me paraissent plus importantes ou des directions dans lesquelles j'ai envie d'aller qui ne sont peut être pas. Que mes parents avaient imaginer pour moi.

Qu'est-ce qu'ils avaient imaginé tes parents pour toi?

Je pense que mes parents les avaient imaginé. Une vie peut être plus classique traditionnelle que celle que j'ai, pense qu'ils avaient, mais parce que c'est assez logique au fond d'avoir de produire ou de. Proposer à tes enfants ce qui te semble être la bonne trajectoire puisque c'est celle que tu empruntée. Et donc pour eux, c, c'était une vie assez classique. Je pense qu'ils attendaient de moi que je me marie et que j'ai pas de gamin, une sorbetière, et puis que je suis installé quelque part dans la

Fait. 

d'où je viens, puis en fait, si tu veux, j'ai absolument rien fait du tout comme ça parce que pour moi, Je crois que c'était hyper important de garder ma liberté.

D'abord, la liberté. C'est une valeur cardinale chez moi et c'est hyper important. Et puis et puis de me d'être d'aller un peu dans la direction qui était celle que je sentais comme étant la bonne direction pour moi même en fait. Et donc ça m'a conduit à l'indépendance. Ça m'a conduit à ne pas faire la carrière qu'il avait imaginé, puis ça m'a conduit à n'avoir absolument aucune sorbière à disposition de ma cuisine. tombe bien parce que je ne saurais absolument pas quoi en faire. sorbière c'est moi qui l'ajoute. Bien sûr, je crois que même chez mes parents, il y en avait pas.

 C'est quand même curieux que tu décide alors que tu prends des valeurs de liberté et que tu décide de te diriger vers une carrière de journaliste, parce qu'on sait que ces boîtes de médias là, que ce soit de la presse écrite, des trucs à la radio ou encore à la télévision, on sait que c'est quand même assez.

Cadrer je dire on doit, on doit entrer dans le moule de ce qui est la ligne éditoriale de la chaîne ou de ou du ou du papier en question dans lequel avec lequel on collabore. Comment tu t'es senti dans cet univers là où il y avait des cadres, puis où tu devais peut-être rentrer dans le moule de temps à autre, il devait y avoir des flammèches

 Sans surprise, pas bien du tout,

ou.

 sans surprise, pas bien du tout. En fait, moi, j'ai commencé par des petits journaux et dans ces petits journaux, j'avais pas mal de liberté. Donc là, j'avais de la possibilité de pouvoir amener mes sujets, de pouvoir développer ce qui me paraissait important. Donner la parole aux gens, aller dans les coulisses, tu sais, c'est le métier le plus extraordinaire pour entrer dans les coulisses. Tu peux aller partout en fait. Et donc ça, c'était une chance fabuleuse. Et puis au moment ou je suis entré à la télévision notamment qui était la télévision suisse. Eh bien, là tu te retrouves avec des chefs à tous les étages et tout le monde qui sait mieux que toi et qui sait exactement qui connaît qui connaît ça.

Moi, je n'avais pas conscience dans j'entrais. Je pensais que c'était un espace dans lequel j'aurais beaucoup plus de liberté. C'était aussi un nouveau langage pour moi parce que je venais de la presse écrite et pas de la télévision. Donc on ne travaille pas tout à fait de la même façon. Et puis je pense que je me suis vraiment un petit peu comme si on m'avait.

C'est un peu comme si on m'avait renié les ailes

 Et

j'étais  un peu comme ça, un peu dans une camisole de force,

 ou.

fond,  je pouvais donner 500 probablement de qui je suis ou de ce que je peux apporter par rapport à ce que j'apporterais dans un média qui me me faisait confiance, puis dans lequel je pouvais développer des sujets qui me paraissaient importants. Et donc, je ne pense pas que j'étais que les années, mes années télévisions et mes années les plus heureuses. elles m'ont apporté énormément en termes d'apprentissage, de compréhension du du fonctionnement médiatique aussi. Et puis aussi de plein d'outils que après, j'ai pu utiliser pour les transmettre à toutes les personnes que j'ai accompagnées par la suite, parce que prendre la parole en public, s'exprimer devant les médias, être capable de construire un discours cohérent. C'est des choses que j'avais acquises, sans même m'en rendre compte

 Et.

que j'ai  passé par ce parcours là. Et c'est au fond ça que j'ai essayé de transmettre par la suite aux personnes que j'ai accompagnées.

 Et bon, tu anim un pas cas qui s'appelle les filles? D'olympe à quel moment, à travers tout ce parcours là a compris l'importance de donner la parole aux femmes spécifiquement aux femmes. Explique nous d'abord brièvement nous une petite parenthèse sur le nom podcast.

Ouais  en fait les filles d'olympe c'est une référence à olympe de gouge olympe de gouch. C'est une féministe française de l'époque de la révolution, à peu près révolution française. Elle était adulte à un moment de la révolution, elle est née avant et en fait, c'est une femme qui est née dans un milieu très modeste.

Qui a grandi, qui était une fille, tu sais, une de ses fameuses filles sans père. Elle était après, en principe, son père était inconnu, sauf que son père était connu quand même. Il ne l'a pas reconnu officiellement, mais il lui a permis d'apprendre à lire ce qui était une exception pour son époque. Et puis ensuite, c'est une femme qui a décidé de quitter sa banlieue, sa banlieue, sa province française, pour aller s'installer à paris. Elle a dû par a dû passer par le mariage parce que sinon elle n'aurait eu aucun statut social. Mais son mari a eu le bon goût de mourir de mourir très vite. Donc elle s'est retrouvée veuve, ce qui lui donnait ce fameux statut dont elle avait besoin. Et puis arrivée à paris, elle s'est mise à écrire.

Elle s'est mise à fréquenter des endroits ou elle pouvait rencontrer des penseurs, rencontrer des écrivains, rencontrer des gens avec qui elle pouvait échanger. Et puis elle s'est beaucoup engagée pour les pour les combats contre la contre la colonisation d'abord. Et puis ensuite pour les femmes, bien sûr, parce que le statut des femmes, par son propre parcours, elle se rendait compte de ce que ça pouvait, de ce que ça pouvait signifier. puis donc du coup, ça a été, par exemple, la première collus d'affiche de l'histoire, très à la mode aujourd'hui de coller des affiches. Les féministes font beaucoup ça et en fait au lâme de gauche, elle faisait ça parce que c'était sans moyen à elle de pouvoir s'exprimer. pouvoir se faire entendre parce que ce n'était pas du tout habituel d'entendre des femmes tenir des discours comme ça.

C'est aussi comme ça qu'elle a perdu la vie puisqu'elle a été guillotinée sur ordre de robespierre, un grand révolutionnaire français qui est resté un peu plus connu qu'elle dans l'histoire

 Et vu.

 parce qu'elle elle ouvrait trop ça. Elle ouvrait trop gueule. Quoi? Soyons clairs et il fallait qu'elle taise. Et en fait, pourquoi cette femme m'a tellement interpellé moi, j'ai toujours été très, très. Très très intéressé par la vie des femmes. Depuis toujours, j'ai eu une relation avec mon père extrêmement compliquée dans laquelle j'ai dû me positionner très vite et j'ai jamais baissé les yeux face à lui. Donc il n'y a pas eu de soumission de ma part face à lui, ce qui n'a pas été de toureau, évidemment pendant pas mal d'années. Mais coup, je crois que je suis allé chercher beaucoup puiser de force dans les parcours de femmes dont je pouvais entendre parler. Et depuis toute petite, je me suis intéressé à ça. À toutes ces femmes qui avaient réussi à faire des parcours différents qui avaient réussi à prendre leur place autrement et forcément, je suis tombée sur un lame de gauche à un moment ou elle était encore très inconnue parce qu'elle a disparu dans les oubliettes de l'histoire pendant plus d'un siècle. Presque deux siècles après après sa mort. Et quand j'ai, quand je me suis formé à la formation des adultes, qui y a une des disciplines que je pratique beaucoup aujourd'hui? Eh bien, j'ai dû faire un travail final et ce travail final, je lui donnait pour titre les filles d'olympe. ce programme y racontait un peu tout ce que j'ai mis en place par la suite dans différents programmes que j'ai pu monter ou que j'ai pu proposer, sauf le titre que je n'avais jamais utilisé et quand il a fallu donner un an à mon podcast, ça m'a paru évident que ce podcast devait s'appeler les fils olympe parce que ça s'appelle une filiation symbolique. Et je pense que on est beaucoup à pouvoir se réclamer du parcours de vie de l'âme de gauche est beaucoup à pouvoir puiser de la force ou de l'inspiration. Dans ce qu'elle elle a pu mettre en place. Et donc ça me paraissait être une très bonne idée de faire ce lien avec elle de manière totalement symbolique

 Est ce que tu dirais à ce moment là que l'élément déclencheur de vouloir donner la parole aux femmes provient peut être des relations tendues qu'il y avait avec ton père.

 Oui, bien entendu.

 Oui.

Tout  à fait. Je peux le remercier pour ça. Si je dois le remercier pour quelque chose. Remercions le pour ça. Non clairement, parce que pour moi, si tu veux, j'avais, j'étais face à un couple très traditionnel avec une mère qui était plutôt soumise et et qui se. Taisait et pour moi, c'était impossible de me taire, mais ça, c'est parce que je lui ressemble très certainement à mon père et que donc j'ai, je ne pouvais pas.

Donc c'était exclu pour moi que je sois réduite au statut de femme qui était qui était pas du tout comme je suis. Si tu veux, c'était pas, c'était pas l'image. Et je me souviens, par exemple, que. Que je suis catholique. Moi, j'ai été baptisé catholique. Je suis sorti de l'église depuis, mais j'ai été baptisé catholique.

Et donc quand il a fallu faire de messe, tu sais, il y avait un truc qui, je ne sais pas si ça, ça existe aussi chez toi au Québec,

 Ouais, ouais, ouais.

 On peut être servant de messe, puis en fait, bien sûr, dans dans ma paroisse, il y avait que des garçons qui faisaient ça. Et puis ça a été un de mes premiers combats, en fait de dire à quel moment c'est pourquoi il n'y a que des garçons.

Ça vient d'ou ce truc et je dois avoir 10 ans en fait. donc les filles ont été introduites comme servante de messe à partir de là, parce que le curé a pas su me répondre. Puis j'ai trouvé finalement au cours de mon parcours qui y avait quand même très souvent des situations ou tu poses des questions, puis au fond, il n'y a pas de vraie réponse parce qu'on n'a pas réfléchi à tout ça.

C'est juste des choses qui se sont installées de cette façon là et il y a peut être moyen de faire bouger les lignes. Et je crois que c'est ce que j'essaye encore de faire aujourd'hui.

 Comme le jambon dont on coupe les bouts, parce que la cassera est trop petite.

 Exactement. C'est tout à fait ça plus personne ne sait pourquoi, mais on fait comme ça depuis toujours.

 Donc

Exact.

Et  pour moi, il y a plein de choses dans la place des femmes de la société qui sont de cet ordre là même si, bien sûr, après ce greffe, par dessus des enjeux de pouvoir. Bien sûr. Donc  là,

Oh,

suite un

clairement.

 compliqué, mais  sur

Oui,

 il y a plein plein de situations ou au fond, si on demande simplement pourquoi on fait comme ça, on peut avoir des réponses intéressantes.

 j'ai envie de te poser la j'ai envie te poser la question par rapport à ton podcast parce qu'il y a beaucoup de gens qui disent que animer un podcast quand on est en solo, ça sert un peu d'auto thérapie animé un podcast de quand on est en entrevue, ça peut servir d'hydrothérapie, mais ça sert aussi. De bassins d'apprentissage puis d'inspiration incroyable.

Toi, t'as la chance d'avoir rencontré un paquet de femmes de leur, de leur avoir donné une voix, de leur avoir permis de raconter leur histoire, de travailler avec des femmes pour leur donner cette opportunité là. Qu'est ce que ça a appris sur toi? Comment ça t'inspire? Qu'est ce que ça a appris sur toi de pouvoir être en contact avec toutes ces femmes?

 Bien, c'est hyper. Tu vois, j'en parlais l'autre jour avec une de mes mandataires qui se déteste, le mot inspirant qui me disait je supporte pas on mais de l'inspirant partout. Puis je peux comprendre que ces mots valises sont un peu pénibles, puis en même temps, évidemment que c'est inspirant.

 Ouais.

des  parcours de femmes. Moi, je suis toujours assez fasciné de voir à quel point elles ont des ressources, elles et ils probablement, mais moi, je suis plutôt tourné effectivement sur un public féminin, mais en formation. J'ai beaucoup d'hommes aussi. Et je pense qu'on peut le dire aussi des hommes, même si la question. Peut peut être parfois se poser différemment. Je trouve que c'est toujours extrêmement riche de comprendre comment les gens ont pu dépasser certaines difficultés qu'ils ont pu traverser. Et puis comment ils sont arrivés là ou ils avaient envie d'aller. Et dans le cadre de mes activités, moi, je forme les futurs formateurs d'adultes. Et dans ce cadre là, on travaille sur le parcours de vie avec eux. Et donc je les entends parler de leur parcours, raconter leur parcours de vie, puis en fait dans un parcours de vie. Tu vois tout ça. Tu vois toutes ces pépites, tu vois tous ces moments ou il a fallu se relever ou il a fallu être capable de continuer le chemin. Et puis je trouve qu'au fond, alors moi, j'ai été très vite consciente du fait, par exemple, que je ne voulais pas d'enfants et que c'était exclu que j'entre dans la maternité. Mais je vois aussi beaucoup de femmes qui ont passé par là, qui ont vécu des choses extrêmement difficiles souvent, puis aussi magnifiques, probablement. Et qui se sont construites à travers d'autres expériences de vie que moi. J'ai choisi d'éviter très soigneusement, mais je trouve que c'est toujours toujours très, très riche.

Et je crois que si je peux servir au fait que mes questions ou les entretiens que je peux avoir ou les formations que je peux donner, puissent permettre aux femmes de prendre conscience aussi de la richesse qui fait partie de leur propre parcours. Alors ça, ça m'enrichit moi aussi énormément.

Si tu avais à choisir,

 à ta question, mais.

 arrive si tu avais à sélectionné une seule histoire qui a vraiment particulièrement marquée parmi toutes les les femmes que tu as rencontrées au fil du temps, ce serait quelle histoire est ce que tu choisirais.

 Difficile. C'est très difficile de répondre à cette question là. Je suis attend voir alors quelle histoire je pourrais racontée. Je ne sais pas, Marco, je ne sais pas quoi répondre à ta question

 Est ce qu'il y a des histoires qui sont venues tinter ta vie de qui tu es présentement qui ont peut être amené à faire les choses différemment juste parce que ces gens là ont raconté leur réci de vie. Et que ça a éveillé des choses en toi, peut être,

  Je ne sais pas quoi te répondre. Oui, sûrement. J'ai vraiment de la peine à répondre

ça va, on a tout atteint.

  et. Ouais, je pense qu'il y a sais pas moi, j'ai eu une espèce. Je ne sais pas d'où ça me vient. Il y a une espèce de lucidité qui fait que j'ai choisi une voie et je suis sûr de la voie que j'ai choisie certaines choses. Je pourrais remettre ça en question et en fait, quand j'entends les parcours des femmes, je n'en ai pas une comme ça qui me vient l'esprit, bien sûr que je pourrais être parler d'un parcours individuel. Je pourrais être parler peut être que je pourrais te parler de cette femme là. Alors c'est une histoire de vie qui n'a a rien à voir avec la mienne, mais c'est je fais aussi du réci de vie. Et donc j'écris des livres pour les gens, c'est dire qui me racontent leur histoire de vie et je l'ai, je les raconte pour eux. Et puis j'ai rencontré une femme qui m'a énormément touché et qui a un parcours de vie très, très différent du mien. Mais je pense que je vois très bien pourquoi elle m'a touché. C'est quelqu'un qui a cette même liberté que moi, cette ce même besoin de liberté, mais qui est né dans un milieu très religieux et qui n'a pas pu. Faire entendre son besoin de liberté et qui, qui est né en suisse, qui a grandi en suisse et qui pourtant avait eu un mariage forcé et a dû épouser un homme choisi par ses parents parce qu'il faisait partie de l'église dont elle était moi. J'ai échappé à ça parce que mon père faisait partie d'une église du même type et que mes parents ont fait le choix de pas nous inscrire dans cette église. être dû me battre encore beaucoup plus si j'avais été inscrite cette église et que j'avais dû suivre un certain nombre de préceptes que je n'ai pas du. Suivre donc, je pense que son parcours de vie m'a particulièrement touché aussi pour cette raison là et cette femme, quand elle est venue me voir, elle avait 60. Peu plus que 60 ans. elle disait qu'elle venait chaque fois qu'elle venait me voir. Elle faisait des kilomètres d'ailleurs pour venir. Et en suisse, c'est assez rare parce que le territoire est assez petit. Elle faisait des kilomètres pour venir. Elle arrivait dans mon bureau, puis elle me disait, vous savez, Florence ici, je suis en train de laisser tomber ma petite casserole d'anatole et sa petite casserole d'anatole.

C'est une référence à un livre d'enfant et de chaque fois, elle laissait tomber un petit bout. De ses casseroles, un petit bout de cette histoire tellement difficile. Et puis cette femme, parallèlement à cette histoire difficile, elle avait rencontré un homme dans des circonstances complètement romantiques venait, venait du Moyen-Orient, qui était qui était une espèce d'histoire d'amour qui est née de ça.

Et elle vivait cette histoire improbable en parallèle de toute. De toute cette dureté qu'elle avait dû traversée dans sa vie. Et je trouvais qu'à travers son parcours. Elle m'a beaucoup, elle, m. Effectivement, elle, on peut dire qu'elle m'a beaucoup enseigné de choses dans le sens ou comme si ça m'avait plutôt confirmé dans mes choix, mais dans l'importance de jamais, jamais. Accepter de transiger sur sa propre ligne et d'aller dans la direction qui doit être la nôtre et de vraiment faire un maximum pour le pour le vivre. elle le vivait avec ce qu'elle pouvait. Elle était encore mariée avec son fameux mari obligatoire et elle a vécu des choses terribles avec lui, mais. Elle continuait d'avoir envie d'autre chose et elle continuait de se donner, de se donner l'autorisation de le vivre et peut être que le message à retenir de tout ça, c'est ça, c'est se donner l'autorisation d'aller là ou on a besoin d'aller et de pouvoir ou de pouvoir ne jamais lâcher cet là. Et oui, ça, je pense que je peux vraiment la remercier d'être un jour venu taper à ma porte 

Et

 eu envie de faire ce travail avec moi.

il y a quelque part, c'est une bonne piqûre d' rappel sur le devoir que probablement tout est fait il y a plusieurs années de. De de donner la voix à toutes ces femmes comme elles ont des histoires toutes différentes les unes que les autres. Mais

 oui.

ça  vient renforcer cette cette, cette mission. Tu t'es donnée de donner cette voix là aux femmes, 

ouais, peut être. Et maintenant que tu m'en parle, évidemment que je parle, je pense à d'autres. Bien sûr.

 mais oui.

un  bouquin qui a été publié avec une comédienne romande de suisse romande de suisse francophone. c'était, ça a aussi été un véritable coup de cœur. Je la connaissais pas, j'en avais entendu parler. compagnon de l'époque la connaissait. Il m'en avait parlé positivement. Moi, je ne savais pas qui elle était. Et quand je l'ai rencontré, ça a été absolument évident que je devais raconter son histoire de vie. On n'est pas du tout de la même génération, on elle est beaucoup plus âgée que moi, mais c'est quelqu'un qui a toujours gardé cette force là en elle et qui a jamais transigé en fait. Et je crois que le fait de jamais transiger. C'est la ligne directrice de ma vie et quand j'arrive à la retrouver chez des personnes ou à l'insuffle chez d'autres, que je suis exactement au cœur de ce qui est juste et de ce qui fait du sens pour moi. 

Exact. Et c'est un peu ce que tu fais avec ton podcast et tu me racontais juste avant qu'on commence l'entrevue, à quel point il y avait des retours tues encore, comme on dit un bon français flam gasté par les retours qui arrivent vers toi avec le podcast parce que tu donnes des tu donnes la voix tu véhicules, ce message là à cette mission là de porter.

C'est important que les femmes se racontent, etc. Et en plus de ça, en le faisant sur le podcast, les gens font des retours, font des retours, font des retours. Quelle place est venue prendre le podcast au fil du temps,

 oui.

ce bel univers que tu as créé 

En fait le podcast pour moi, j'étais journaliste, donc mon idée du podcast, c'est équivalait qu'il allait falloir que je trouve des fonds pour pouvoir faire un podcast.

 et. 

c'est en te rencontrant et en entendant la manière dont toi tu envisagé le podcast que j'ai compris qu'on pouvait en faire un outil de monétisation et qu'il n'était pas question d'aller chercher des fonds qu'on ne trouve jamais parce que j'ai fait l'expérience de. De projets sur lesquels on est allé chercher des fonds qu'on n'a jamais trouvés, mais que par contre, on pouvait se mettre tout de suite au boulot avec un micro et pas beaucoup de matériel au fond pour pouvoir faire entendre de sa voix et est ce que ça, ce que ça. du coup, j'ai perdu ta question.

Mais je voulais, je voulais poser ça parce que ça me semble vraiment important. C'est du fait qu'on pouvait monétiser 

Ben

d'en

mm.

de communication et un outil de diffusion. Et puis oui, tu me parlais des voix et de toutes les personnes qui réagissent. Et moi, ça m'a très, très vite, beaucoup surprise puisque j'avais quand même 12 ans de journalistes.

Derrière moi. Quand j'ai commencé le podcast et en 12 ans de journalisme, j'ai eu bien sûr des retours de temps en temps, mais c'était pas du tout pareil et c'est pas du tout la même démarche le fait que ce soit une démarche personnelle, le fait que ce soit ma voix, que ce soit mes idées, que ce soit, ce que j'avais envie de partager, etc, à des personnes qui me suivaient, peut être déjà ou qui m'ont découverte comme ça.

Je ne sais pas, eh bien, ça. Ça a tout de suite établi, établi un dialogue, en fait avec les

Exact.

Et c'est allé extrêmement rapidement ça et ça a été une de mes grandes surprises parce que je m'y attends pas. Je m'attendais pas du tout à ça. Je ne savais pas du tout au début enregistré.

Je me disais les gens, ils vont se moquer de moi. Qu'est ce que qu'est ce que je raconte, comme conner et d'ailleurs, au départ, pour moi, il n'était pas question que je parle seul dans un micro. C'était important de donner la parole à d'autres, mais  ça

et.

aucun  intérêt que je raconte des trucs. Je voyais même pas très bien ce que j'allais pouvoir bien raconter. Et en fait, je crois que ça a établi, surtout un dialogue et que c'est ce que je vis aujourd'hui, c'est que il y a beaucoup d'échanges. Et il y a beaucoup de thèmes aussi qui viennent de la part des personnes qui m'écoutent. Et puis aussi des réactions. J'ai presque chaque jour des réactions là, je fais fameux défi de son épisode en 100 jours, 

Ouais.

n'est ce pas? Et donc donc quelle bonne idée. Et donc là, j'ai presque chaque jour des réactions en fait sur ce

Ouais.

ce que  je partage et c riche, parce que c'est des vraies réflexions. C'est des réflexions en profondeur. C'est des gens qui prennent le temps de m'écrire ou qui prennent le temps de me laisser des messages vocaux et qui me racontent vraiment des choses de leur propre vie, de comment ça les touche, comment cet épisode là a été important pour eux ou pour elle, etc. Surtout surtout pour elle, je dirais globalement. Mais il y a de temps, en temps, des mecs qui réagissent aussi. 

Et ça dans le fond, c'est le pont direct vers éventuellement l'univers que tu a créé aussi en terme de business, parce que les gens tournent vers toi pour raconter leur vie. Raconte nous un petit peu comment ça, quelle forme ça prend l'accompagnement que tu offres pis comment le lien est fait avec le podcast.

Dire comment, comment les gens peuvent facilement y voir clair sur ce que tu as à offrir.

 Oui, alors je ne sais pas si les gens y voient tout à fait clair dans ce que j'essaye d'offrir. Je parlais de de cette expérience de publ publié cinq épisode en 100 jours. Et je disais qu'en fait plutôt qu'une ligne, je suis en train de fabriquer des grappes et que ces grappes, elles se collent les unes avec les autres.

Et puis qu'il y a des thèmes quand même qui reviennent, puis qu'au français. C'est assez semblable à qui je suis. Donc il n'y a pas toujours d'appel à l'action. Je ne fais pas toujours tout bien en terme de monétisation, mais je crois que ça fabrique une communauté de gens qui ont envie de suivre et qui, du coup, adhèrent à certains à certaines propositions que je peux faire. Moi, j'ai des mandats de formation. J'ai des mandats de réci de vie, d'écriture d'histoire, des gens qui me contactent ou d'enregistrement d'ailleurs. Et puis ça, je viens de signer un mandat. Par exemple, pour un podcast historique sur l'histoire des femmes suisses, il y a différents projets qui peuvent qui peuvent découler de ça. Et pour moi, mon univers étant suffisamment large entre entre le récit de vie, entre la formation ou entre l'accompagnement fait qu'au fond, ça peut couvrir des champs très différents et ça m'apporte, ça m'apporte des mandats ou des des échanges et des nouveaux clients un peu dans tous ces domaines là. Avec des offres que j'essaye de de développer en ligne, et notamment des j'ai notamment développé une offre autour de la légitimité du sentiment de de légitimité, par exemple, parce que je pense que c'est un vrai bullshit discours et qu'il s'agit vraiment de démonter complètement tout ça parce que c'est qu'une fabrication et une construction sociale et qu'il est très, très important que les femmes arrêtent de vouloir être légitimes parce que tant qu'elles essayent d'être légitimes, elles font rien d'autre et ça peut prendre des années. Et je crois que c'est en faisant. Qu'on peut peut être se sentir un peu plus légitime. Et c'est ça le message que j'ai envie de partager. Et ça, par exemple, c'est le genre de produits ou de propositions qui marche très bien qui a de vrais effets pour les personnes qui me qui me suivent ou qui me découvrent pas savoir. 

Ou dans tous les cas, Florence, tu vois moi, je suis choyé et honoré de pouvoir être assis à la première rangée en avant pour voir tout cet univers là être en train de se déployer parce que tu as rejoint notre club des élites il y a quelques mois à l'issue d'un. Un bout de camp en Europe. Pis de voir à quel point tu tu prends cette mission là tu la porte à bout de bras et tu transformes ça en.

En opportunité pour les femmes de vraiment pouvoir se mettre de l'avant, puis de pouvoir se faire accompagner à le faire. Parce que très souvent, les gens, je le sais parce qu'au niveau du podcast, souvent les gens savent pas tôt par quel bout le prendre. Donc j'imagine que les gens qui les femmes, qui vont voir aussi, c'est un peu le même principe.

Ils ne savent pas trop par ou commencer quand vient rencontrer leurs trucs. Donc, juste le simple fait de pouvoir déjà porter cette mission là à bout de bras, puis en plus de ça, Pouvoir le faire à travers un univers qui était en train de créer. Et moi, je suis assis là devant et je suis en train de regarder de te voir comment tu déploie tout ça.

Donc je me considère vraiment choyé de pouvoir faire ça. Et juste pour le mot de la fin, j'aimerais je vais faire différentes. D'habitude, j'ai deux questions pour terminer, je n'arrive pas à trancher laquelle des deux je vais donc je vais te demander de choisir. A. Sans savoir quelle question il s'agit.

Et ce sera le hasard qui va faire que je vais te poser la dernière question 

alors je prends à pas.

 à alors que dirais tu à la petite Florence de l'âge de 10 ans si tu avais à lui si tu avais à lui parler maintenant. 

Oui, lui parle pas mal à cette petite de 10 ans parce que quand elle avait 10 ans, Florence, elle était dans une région très encaissée avec des montagnes de chaque côté. Et elle avait un peu l'impression qu'elle allait jamais vraiment pouvoir en sortir, 

Et

que le  chemin serait long. maintenant qu'elle a un petit peu plus, eh bien, elle sait que c'est possible et j'aurais envie de lui dire ça.

C'est possible. Et en fait, c'est ce que je dis tout le temps. C'est tout le temps possible.

 et. 

ça fait aussi que je me suis donné un an et ce nom, il est sorti de ma communauté, j'ai multiples diplômes, mais mais les gens qui me suivent et les personnes qui m'accompagnent et qui me qui me suivent en fait, m'ont soufflé l'idée de m'appeler facilitatrice des impossibles.  Et je

Et

que  📍 l'impossible d'aujourd'hui, c'est le message que je peux envoyer à la petite de 10 ans.  Et

fait.

quand  même ta question b juste pour avoir une idée de quelle est de quelle était cette question 

Ok, à condition que tu y répondes aussi dans ce cas là. Alors la question et disons qu'on se retrouve au salon funéraire à la fin de ta vie et tu es couché dans ton cercueil en train de réfléchir. En fait pas en train de réfléchir, mais en train de voir les gens autour de toi qui sont en train de parler de toi.

Qu'est ce que tu aimerais dise qu quelle discussion tu aimerait qu'il y a?

  Elle était pieuse cette question là qu'est ce qu'ils vont dire? Et je pense qu'ils ne vont pas dire des choses différentes de ce qu'ils disait, de ce qui pourrait dire aujourd'hui en fait, je pense que je suis un espèce d'esprit libre, un peu considéré comme une cinglée par pas mal de gens autour de moi. ça me va très bien. Je pense que le mot sorcière pourrait très certainement sortir

 Ah oui.

c'est  ok. Et puis et puis ou elle en a fait qu'à sa tête, quoi? Et je crois que c'est. C'est quelque chose qui est pour moi vraiment fondamental et n'en faire qu'à sa tête. Je crois qu'on a beaucoup, beaucoup, nous, les femmes en général, apprendre à en faire qu'à notre tête et si je peux contribuer à ça, alors peut être que ma vie serait réussie.

 Mais voilà. Donc t'aurais répondu à a et b, merci beaucoup de ce beau moment qu'on a passé ensemble. Évidemment, comme d'habitude dans les notes d'épisode, je mets les liens vers ton podcast, vers ton univers pour que les gens puissent aller jeter un coup d'œil. Si vous voulez avoir une idée de un aperçu de tout ce que Florence peut offrir et des discours qu'elle fait des entrevues qu'elle fait de ce qu'elle fait, comme ce qu'elle tient, comme comme épisode de podcast, les bulles, en fait qu'elle est en train de mettre de l'avant aussi dans son dans son pas de avec sans épisodes consécutifs.

Donc tout ça, ça va être dans les notes d'épisode pour que vous puissiez jeter un petit coup d'œil. Merci beaucoup Florence, de ce bon moment qu'on n'a passé ensemble. Et puis on se dit à la prochaine, nous on, on travaille ensemble à chaque semaine, donc on se le voit très  bientôt.

on suroit très bientôt. Merci beaucoup, Marco

Chacha.

tchao et.

🎯

Pas sûr quel programme ADP te convient?

Réponds à 8 questions pour découvrir ton stade podcast et la prochaine étape pour le faire grandir.

Faire le quiz →

AUTRES ÉPISODES À NE PAS MANQUER...

Marco Bernard - L'Académie du Podcast - Rond

À propos de l'Animateur

Marco Bernard

Marco Bernard anime L'Académie du Podcast et podcaste depuis 2014 (1 200+ épisodes au compteur).

Auteur du livre "Ton Podcast Ta Voix Influente", il a lancé l'ADP en 2018 et depuis, il a accompagné plus de 3 000 coachs, consultants et experts à utiliser le podcasting comme levier de croissance.

Sa philosophie : "Animer un podcast, c'est vendre. Et vendre, c'est servir."

Subscribe to get the latest updates
>