Épisode 164 du podcast L'Académie du Podcast : Une séance de mise à nue version podcast !
décembre 31, 2021

Une séance de mise à nue version podcast ! | E164

Tu publies des épisodes, mais tu ne sais pas vraiment ce qui fonctionne.

Ton intro sonne-t-elle lue? Tes appels à l’action se perdent-ils à la fin? Ta musique couvre-t-elle ta voix?

Seul devant ton micro, tu n’entends plus tes propres défauts.

Il te faut un regard extérieur, franc et précis.

Dans cet épisode de L’Académie du Podcast, Marco Bernard te partage en intégrale une séance de mise à nu du Club Momentum : une podcasteuse lui soumet trois de ses épisodes, et il livre son analyse en direct, comme dans un coaching privé, devant les autres membres. Tu repars avec des conseils concrets sur la voix, les appels à l’action, le son et la promotion que tu peux appliquer dès ton prochain épisode.

Ce que tu vas apprendre dans cet épisode

  • Comment fonctionne une séance de mise à nu au Club Momentum, et en quoi elle diffère d’un hot seat
  • Pourquoi empiler les appels à l’action à la fin d’un épisode fait que personne n’agit, et comment les répartir
  • Comment garder une voix posée en intro, même avec un texte écrit
  • Comment régler une musique trop forte et un bruit de micro au montage
  • Comment faire connaître un podcast qui démarre, avec quinze minutes par jour dans des groupes Facebook

C’est quoi une séance de mise à nu au Club Momentum?

Une séance de mise à nu, c’est un coaching privé où Marco analyse deux ou trois épisodes d’un podcasteur du groupe, pendant que d’autres membres assistent en spectateurs.

Marco la présente comme l’une des activités les plus puissantes du Club Momentum de l’Académie du Podcast, très appréciée par les membres. Pour t’aider à comprendre à quoi ça ressemble, il partage une séance complète. L’invitée du jour est Céline, animatrice de Peachies, un podcast sur l’entrepreneuriat et le cycle féminin.

« Une séance de mise à nu, c’est une des choses les plus puissantes qu’on a au sein du Club Momentum pour permettre aux podcasteurs d’améliorer leur processus de podcast. »

Marco Bernard

Les spectateurs n’ont pas accès aux épisodes soumis. Ils prennent des notes sur les conseils, les recommandations et les observations de Marco, puis vont écouter les épisodes eux-mêmes pour développer leur réflexe d’analyse et l’appliquer à leur propre podcast. Tout le monde est gagnant.

La mise à nu ressemble au hot seat présenté dans l’épisode 162 de L’Académie du Podcast, avec une différence. Dans un hot seat, ce sont les membres qui coachent : dix, voire vingt coachs donnent leur retour en direct sur des épisodes déposés dans le groupe Facebook. Dans une mise à nu, c’est seulement Marco qui livre ses commentaires et ses impressions. Il y en a à peu près une tous les mois ou deux.

Pour poursuivre la discussion tout en améliorant ton podcast avec une soixantaine d’autres podcasteurs assoiffés de réussite comme toi (bientôt soixante-dix, dans neuf pays de la francophonie, selon Marco), tu peux accéder au Club Momentum™ de l’Académie du Podcast.

Combien d’appels à l’action mettre dans un épisode de podcast, et où les placer?

Un seul appel à l’action par épisode, le plus proche du sujet traité, et annoncé dès les premières minutes plutôt qu’empilé à la fin.

Marco l’a remarqué dans les épisodes analysés : par défaut, tous les appels à l’action arrivent à la fin. Un PDF à télécharger, une formation, une invitation à s’abonner, un partage. L’auditeur se demande ce qu’il doit faire avec tout ça. Trois, quatre ou cinq demandes en trois ou quatre minutes, c’est contre-intuitif : les gens ne font rien, au lieu d’aller là où tu veux vraiment les amener.

« À trop avoir de choix, on ne fait rien. »

Marco Bernard

Voici ce que Marco recommande :

  • Prends un appel à l’action et place-le au début, dans les deux ou trois premières minutes, puis garde un autre pour la fin.
  • Annonce-le comme une promesse : « Restez jusqu’à la toute fin, je vais vous offrir un outil qui va vous aider. » Ça crée une parenthèse psychologique (c’est la vente par infusion) et les gens restent.
  • Alterne tes appels à l’action d’un épisode à l’autre. Si trois épisodes de suite se terminent avec la même formule, à peu près dans les mêmes mots, les auditeurs finissent par arrêter d’écouter dès qu’ils la reconnaissent.
  • Choisis l’appel à l’action le plus proche du contexte de l’épisode, qu’il s’agisse d’un outil gratuit, d’une offre payante ou d’un webinaire. C’est le plus naturel à présenter et celui qui convertit le plus.

Marco ajoute que l’auditeur attend d’être guidé. Quand on a un podcast, on fait figure de leader et d’expert dans son domaine : l’auditeur ne veut pas cinq choix, il veut celui qu’il a besoin de faire. Pour construire des épisodes qui amènent vers l’action, regarde aussi la structure d’un épisode de podcast en 6 étapes et comment bâtir un système de vente relationnelle avec ton podcast.

Comment garder une voix naturelle en intro quand tu lis un texte?

Pratique ton intro écrite plusieurs fois, puis enlève le script de devant tes yeux pour la livrer : tous les éléments sont là, mais on n’a pas l’impression que tu lis.

Marco a comparé trois épisodes de Céline, les épisodes 14, 16 et 24. Dans le 14, la voix de l’intro était très aiguë, comme si elle essayait de surjouer. Dans le 16 et le 24, elle était posée et en contrôle : Marco avait l’impression de discuter avec elle. Notre registre vocal change quand on est nerveux, quand on lit ou quand on est moins bien préparé, et plein d’autres facteurs entrent en jeu. Il suggère de noter à quel moment du mois tu enregistres, puisque ton énergie varie.

« Il faut enlever le script de devant nos yeux lorsque c’est le temps de la livrer. »

Marco Bernard
  • Écris ton intro : c’est nécessaire de la scripter.
  • Pratique-la plusieurs fois pour te la mettre en bouche.
  • Enlève le script de devant tes yeux et livre-la. Si elle n’est pas à ton goût, livre-la encore.
  • À un certain moment, elle sera livrée de la bonne façon, sans que ce soit lu. L’important, c’est que tous les éléments écrits soient là.

Même logique pour tes entrevues : Céline ne prépare pas de questions, elle rebondit sur ce que son invitée dit, et Marco confirme que ce sont les meilleures discussions. Il raconte qu’il avait des feuilles de questions pour ses 30 premiers épisodes de L’Accélérateur, qu’il a travaillé de moins en moins comme ça à partir du 40, et que pour la saison deux, il partait avec des notes de recherche sur l’invité dans son Workflowy, sans aucune question écrite, pour environ quarante-cinq minutes de discussion.

Comment éviter que ta musique couvre ta voix et supprimer les bruits au montage?

Utilise le docking pour baisser automatiquement la musique quand tu parles, et coupe ton fichier juste avant le moment où tu commences à parler pour éliminer les bruits d’ouverture.

Dans les épisodes 14 et 24, la musique était trop forte au moment où Céline parlait par-dessus l’intro musicale : on la perdait dans la musique. Sa voix se perdait aussi à la toute fin. Céline explique que l’intro et l’outro sonnent plus fort que les épisodes, même avec les mêmes paramètres d’enregistrement, et qu’elle essaie de les baisser au montage. Elle a quitté GarageBand, qu’elle ne trouvait pas intuitif, pour Audacity, grâce au tutoriel de Podcast 101, et elle trouve ça bien plus facile. Marco lui conseille de vérifier le concept du docking, qui sert à baisser la musique.

Dans l’épisode 24, Marco a aussi relevé une demi-seconde de bruit au tout début, probablement un coup sur le micro. Comme il n’y a pas de musique à ce moment, on l’entend avant que l’épisode commence. La solution : zoomer au maximum sur ton fichier dans Audacity et le couper pour t’accoter sur le moment où tu commences à parler.

Comment toucher les émotions de ton audience dans un épisode de podcast?

Décris les émotions que ton auditeur ressent, avec une histoire vécue par une cliente, par toi ou par quelqu’un que tu connais, jusqu’à ce qu’il se sente interpellé.

Marco a trouvé que Céline utilisait très bien la vente par infusion dans l’épisode 24 : elle expose les problématiques, les solutions et le processus global. Son seul axe d’amélioration, c’est de jouer encore plus sur les émotions. Marco ne connaît pas son sujet, alors il lui demande de décrire les émotions, de lui raconter ce qui est arrivé à une cliente ou à quelqu’un qu’elle connaît.

« J’aimerais que tu me mettes dans la situation où je me sens interpellé par l’émotion que tu vas me décrire dans ton épisode de podcast. »

Marco Bernard

Intégrer ça dans la façon dont tu exposes les problèmes et les solutions rend tout bien plus puissant. Pour aller plus loin, lis les déclencheurs émotionnels qui transforment tes auditeurs en clients.

Comment faire connaître un podcast qui démarre et combien d’écoutes viser?

Intègre ton podcast à toutes tes stratégies de promotion existantes, et rappelle-toi que 60 à 70 écoutes par épisode, c’est déjà très bien.

Les épisodes de Céline tournent autour de 50 à 60 écoutes, et son épisode 16 est rendu à presque 300. Marco propose un test : imagine que chaque semaine, tu parles de ton sujet devant 70 personnes qui veulent t’écouter, dans une salle. Serais-tu heureuse? Même avec quinze ou vingt personnes, la réponse est oui. Et un auditeur qui écoute chaque épisode compte pour vingt-huit téléchargements. L’épisode 16 se distingue parce qu’il est bien ficelé et relié à d’autres : c’est le deuxième d’une séquence de quatre, où le premier met la table et le deuxième entre dans le concret. Céline a aussi demandé à son réseau de le partager, en partageant elle-même les contenus des autres.

Voici le circuit de promotion de Céline, que Marco a trouvé solide :

  • Le jour de la sortie (le mercredi), un post Instagram fait la promo de l’épisode.
  • Quelques jours plus tard, vendredi ou pendant le week-end, une infolettre sur le sujet de l’épisode part avec le lien vers le podcast, accompagnée de stories avec une petite citation.
  • L’invitée reçoit un visuel prêt à partager, mais elle publie en début de semaine suivante pour étaler les écoutes.
  • Les vieux épisodes sont recyclés sur Instagram, avec quelques conseils tirés de l’épisode et un lien dans la bio.
  • Chaque épisode est aussi publié sur son site, avec le lecteur et les notes d’épisode, sous forme d’article.

Marco ajoute deux leviers. D’abord, dans la séquence de courriels qui suit le téléchargement d’un outil gratuit, présente l’épisode le plus écouté et demande un retour pour engager la conversation. Ensuite, interagis dans des groupes Facebook qui touchent ton sujet : prends une heure chrono pour trouver les groupes, une seule fois, puis réserve quinze minutes avant un repas pour y interagir, pas une minute de plus. Quand une question rejoint un sujet déjà traité, mentionne l’épisode : tu ne gagnes qu’un auditeur à la fois, mais ça finit par faire des dizaines, puis des centaines. Pour tirer plus de chaque épisode, regarde aussi comment transformer ton épisode en contenus pour tes réseaux.

Pour retrouver Céline Michelot:

Son site web: https://peachies.fr

Son podcast Peachies: https://podcast.ausha.co/peachies-par-celine-michelot

Page Facebook personnelle: https://www.facebook.com/mamtrepreneure

Page Facebook du Podcast: https://www.facebook.com/peachies_podcast-107094417689379

Compte Instagram: https://www.instagram.com/peachies_podcast/

Son profil LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/c%C3%A9line-michelot-redactionweb/

Pour retrouver les liens mentionnés dans cet épisode : 

Le 2 cents de Marco: https://podcast.ausha.co/les-2-cents-de-marco 

La plateforme Ausha: academiepodcast.com/ausha

Obtenir 30 jours d’essai gratuit avec Système . io : academiepodcast.com/sio

Pour obtenir le plan que j’utilise à chaque épisode, veuillez vous rendre au lien suivant: https://academiepodcast.com/plan

Vous voulez discuter podcast? Rendez-vous sur academiepodcast.com/coachingvip pour obtenir une consultation gratuite avec moi!

Être gardé à jour de toutes les primeurs qui s’en viennent dans les prochaines semaines: marcobernard.ca/primeurs

Workflowy: marcobernard.ca/workflowy

Mon site internet: marcobernard.ca

Mon profil Linkedin: https://www.linkedin.com/in/mmarcobernard/

Ma page Facebook: www.facebook.com/mmarcobernard

Mon profil Instagram: www.instagram.com/mmarcobernard

Mon profil Twitter: www.twitter.com/mmarcobernard

Questions fréquentes

Qui peut passer en séance de mise à nu?

Les membres du Club Momentum, selon une rotation gérée par l’équipe, qui les contacte. Marco recommande d’avoir diffusé au moins dix épisodes, le temps d’avoir fait les premières gaffes. Tu peux aussi écrire un courriel pour soumettre ton nom.

Combien d’épisodes faut-il soumettre pour une mise à nu?

Deux ou trois épisodes. Marco suggère de les espacer, par exemple le sixième, le douzième et le vingtième, pour que les retours portent aussi sur ta progression.

Quelle est la différence entre un hot seat et une mise à nu?

Dans un hot seat, des membres écoutent les épisodes déposés et font leur retour de coaching en direct. Dans une mise à nu, c’est seulement Marco qui analyse les épisodes, comme dans un coaching privé, avec des spectateurs.

Combien d’écoutes par épisode, c’est un bon résultat pour un podcast qui débute?

Selon Marco, 60 à 70 écoutes par épisode, c’est très bien. Imagine la même assistance dans une salle chaque semaine, devant des gens qui veulent t’écouter parler de ton sujet.

Passe à l’action

Tu veux qu’on regarde ton podcast avec toi, avec un coaching chaque semaine et un capitaine attitré? C’est exactement ce qu’offre le Club Momentum Platinum. Garantie 30 jours.

Écoute sur ta plateforme préférée
📄Transcription complète▼

Marco : Sais-tu ce qu'est une séance de mise à nu? Une séance de mise à nu, c'est une des choses les plus puissantes qu'on a au sein du Club Momentum pour permettre aux podcasteurs d'améliorer leur processus de podcast. J'ai pensé te partager de façon intégrale une des séances de mise à nu qu'on a faites dans le passé, pour que tu saches à quoi ça ressemble. L'épisode qu'on a partagé récemment à propos du hot seat avait été extrêmement apprécié, alors on répète, cette fois avec une séance de mise à nu.

Marco : L'Académie du Podcast, c'est pour toi, podcasteur aguerri ou en devenir, qui veut projeter ton message aux oreilles du plus grand nombre de personnes possible. À chaque épisode, on traite d'un sujet qui va t'aider à amener ton message encore plus loin. Je te remercie de passer quelques minutes avec moi aujourd'hui. C'est parti.

Marco : L'épisode où on avait présenté une séance de hot seat récemment a été vraiment apprécié. Les gens m'ont remis plusieurs commentaires, et plein de gens se demandaient : est-ce que le Club Momentum est pour moi? Parce qu'ils ont entendu cet épisode, ils se sont dit : waouh, il y a vraiment beaucoup de valeur dans ce club. Ça me fait donc plaisir de vous offrir un autre concept qu'on a au sein de l'Académie du Podcast, qui s'appelle la mise à nu. Rapidement, pour t'expliquer ce que c'est, ça n'a rien à voir avec la nudité, on va se le dire.

Marco : Une séance de mise à nu, c'est tout simplement un podcasteur du groupe, un des membres, qui me dépose deux épisodes de son podcast. Je fais une analyse complète de ces deux épisodes et je lui livre les conseils et les impressions que j'ai. C'est vraiment comme un coaching privé, mais la différence, c'est qu'il y a des spectateurs : les autres membres du Club Momentum peuvent y assister. Comme ils n'ont pas accès aux deux épisodes soumis, ils prennent des notes sur mes conseils, mes recommandations et mes observations. Ils peuvent ensuite aller écouter les épisodes eux-mêmes et développer leur réflexe d'analyse, pour l'appliquer à leur propre podcast.

Marco : Non seulement la personne qui dépose les épisodes en retire énormément, parce que je lui donne mon 2 cents sur son sujet, mais les spectateurs en bénéficient aussi. Tout le monde est gagnant. Si ça t'intéresse de jeter un coup d'œil sur le Club Momentum, de faire analyser des épisodes par tes pairs ou par moi, ou de participer à toutes les autres activités de formation et de développement, je t'invite à te rendre au academiepodcast.com/club-momentum. Ce club représente bientôt soixante-dix personnes dans neuf pays de la francophonie, et c'est un groupe qui génère beaucoup de bienfaits pour les podcasteurs francophones. Je te laisse à cette belle séance de mise à nu, je suis convaincu que tu vas apprécier. On se reparle la semaine prochaine. Ciao.

Marco : Hello tout le monde, comment ça va? Désolé du petit retard, il y avait un problème avec ma salle Zoom. On a Anne qui est là, Céline, notre nuvitée du jour, Estelle, Diane, Carole et Catherine, et Amélie. Diane, c'est une première pour toi.

Diane : C'est ma première, je suis vraiment, vraiment contente d'être là.

Marco : On est contents de t'avoir avec nous aussi. Le problème, ce n'était pas toi, c'était moi. Aujourd'hui, on a droit à une séance de mise à nu, c'est pour ça que je disais que c'était notre nuvitée du jour. Diane, à voir le visage que tu as fait quand j'ai dit ça, tu ne sais pas trop c'est quoi une mise à nu, alors je prends le temps de l'expliquer.

Marco : Une mise à nu, c'est simplement un coaching privé, mais avec spectateurs. Je fais un coaching avec Céline suite à l'écoute de deux ou trois de ses épisodes, ça dépend des podcasteurs. J'analyse les épisodes en question, puis je fais un retour exactement comme je le ferais dans un coaching privé, mais vous avez l'opportunité d'y assister. On a une mise à nu à peu près tous les mois ou deux.

Marco : Les séances de hot seat, c'est à peu près la même chose, mais ce sont les membres qui coachent. Quelqu'un dépose des épisodes dans le groupe Facebook, tout le monde qui veut les écouter y va et fait son retour de coaching en direct. La personne bénéficie donc de dix, voire vingt coachs qui font leur retour. Ça aussi, c'est à peu près une fois par mois ou aux deux mois, selon l'horaire qu'on choisit.

Marco : Aujourd'hui, c'est une séance de mise à nu, et Céline est la principale visée. Elle m'a soumis trois épisodes, les épisodes 14, 16 et 24. Céline est rendue à vingt-six ou vingt-sept épisodes au total, je pense, Céline?

Céline : Il y en a un 28 qui sort demain, ou un 29, je ne me souviens plus.

Carole et Catherine : Félicitations Céline pour ce que tu as accompli. Et une question sur le hot seat : est-ce qu'une fois qu'on a un minimum de trois podcasts, c'est toi qui prends contact avec nous?

Marco : C'est l'équipe qui sélectionne. On est sur le point d'envoyer l'horaire d'août, ça va être dans les prochains jours. Ce sont plus les filles qui placent les activités à l'horaire, et quand il y a une mise à nu ou un hot seat, ce sont elles qui prennent contact avec les gens. Si vous regardez dans la plateforme, il y a déjà des hot seats, je pense qu'on est rendus à onze, et pour les mises à nu, je pense que c'est notre septième ou huitième aujourd'hui. On essaie de faire une rotation pour donner la chance à tout le monde, au rythme où les gens arrivent. Mais si tu veux soumettre ton nom, tu peux toujours envoyer un courriel.

Carole et Catherine : Il faut avoir fait un minimum de diffusion préalablement.

Marco : Exactement. Pour que ça vaille la peine d'avoir accès à l'un ou l'autre, que ce soit la mise à nu ou le hot seat, je dirais au moins dix épisodes, parce que vous allez avoir fait toutes les gaffes du départ, toutes les petites erreurs à faire. À un moment donné, vous allez vouloir un feedback en donnant, par exemple, l'épisode six, l'épisode douze et l'épisode vingt. Il va y avoir une progression, et les gens vont pouvoir faire leur retour sur la progression qu'ils entendent.

Carole et Catherine : C'est parfait, merci beaucoup pour la réponse.

Marco : Plaisir. Pour reprendre, Céline m'a parlé des épisodes 14, 16 et 24. D'emblée, Céline, je suis un grand fan de ton podcast. Je trouve que tu amènes bien les choses, et il y a vraiment eu une belle progression dans ton animation entre le 14 et le 24. Pour la pause que tu as prise, est-ce que le 14, c'était avant ou après?

Céline : Le 14, c'était très peu de temps après ma reprise, c'était le début de la reprise. J'ai repris avec l'épisode 10.

Marco : Parfait. Il y a une chose que j'ai vraiment remarquée, et je ne sais pas si tu as fait l'exercice de te réécouter. J'apprécie vraiment plus l'animation que tu fais dans les épisodes 16 et 24. Tu es beaucoup plus posée dans ta façon d'animer que dans le 14. Dès l'intro de l'épisode 14, la voix est très aiguë et on dirait que tu essaies de surjouer. C'est peut-être une question d'énergie. Je ne sais pas si tu prends en note à quel moment du mois tu enregistres tes épisodes.

Céline : Si, parce que je les batch toujours. J'ai un podcast qui tourne autour de l'entrepreneuriat et du cycle féminin. La bonne période de création, c'est aux alentours de l'ovulation, donc en milieu de cycle, une bonne période de création et de visibilité. Selon mon planning, j'enregistre entre la fin de la phase folliculaire, l'ovulation et le début de la phase lutéale, des périodes de grosse productivité et de grosse énergie. Par contre, l'intro enregistrée, il faudrait que je la refasse, parce que je sais que j'étais stressée en l'enregistrant. Je n'aime pas enregistrer quand j'ai tout scripté, j'ai l'impression de trop me lire. Et je sais que je pars un peu dans les aigus, que je suis trop excitée, genre youhou!

Marco : Je ne parlais pas de l'intro enregistrée, je parlais de l'intro de l'épisode en tant que telle, le petit bout de trente à quarante-cinq secondes au début, avant que l'intro enregistrée arrive.

Céline : Ah, l'intro de l'épisode.

Marco : Pour ton intro enregistrée, par contre, une de mes suggestions serait de la refaire. Je pense qu'il est nécessaire de scripter l'intro qu'on enregistre, mais à mon avis, il faut enlever le script de devant nos yeux au moment de la livrer. On la pratique plusieurs fois pour se la mettre en bouche, puis on enlève le script, on la livre, on la livre encore. À un certain moment, elle va être livrée de la bonne façon, sans que ce soit lu, et pour moi, ça fait toute la différence. L'important, c'est que tous les éléments scriptés soient là, sans qu'on ait l'impression que tu es en train de nous lire quelque chose. Clairement, tu nous lis quelque chose dans cette partie-là, alors qu'avant et après, tu ne lis pas, tu nous communiques des choses, et c'est différent. Je t'invite à réécouter le 14. Peut-être aussi que c'était le premier épisode que tu as enregistré dans ton batching, contrairement au 16, qui serait peut-être le dernier de la séance.

Céline : Je ne me souviens plus lesquels j'avais enregistrés en même temps. J'ai fait la mini-série des quatre phases de création, dont le 16 que je t'ai fait écouter, et je les ai tous batchés en une séance. Celui d'avant ne devait pas en faire partie.

Marco : Dans le désordre, OK. Ce que j'ai remarqué, c'est vraiment le fait de prendre le temps de te déposer, parce que j'avais l'impression que tu essayais de me prouver quelque chose. On remarque souvent que notre voix s'en va dans des registres différents de ce qu'on entend quand on discute, lorsqu'on est nerveux, lorsqu'on lit, lorsqu'on est moins bien préparé. Il y a plein de facteurs qui peuvent changer notre registre vocal. Dans l'épisode 14, c'était surtout dans la première minute, puis après le jingle enregistré, ça s'est atténué et c'était bien. Dans le 16 et le 24, j'avais l'impression d'entendre la Céline à qui je parle aujourd'hui, comme si je discutais avec toi. Il aurait peut-être fallu que j'écoute un des dix premiers épisodes pour voir ce qui se faisait à ce moment-là, mais le 16 et le 24 étaient beaucoup plus en contrôle, beaucoup plus déposés.

Marco : Une chose que j'ai remarquée à deux reprises, dans le 14 et dans le 24 : à un certain moment, la musique est trop forte, au moment où tu parles par-dessus l'intro musicale, et on te perd dans la musique.

Céline : Ça se peut que j'aie oublié de baisser. J'essaie d'y penser : le niveau sonore de l'intro est plus fort que quand j'enregistre les épisodes, alors que j'ai enregistré avec les mêmes paramètres de base. Je ne sais pas pourquoi. J'essaie de baisser l'intro et l'outro, parce que quand je réécoute au montage, souvent je ne m'entends plus. Là, j'ai peut-être zappé.

Marco : Quel logiciel utilises-tu pour tes montages?

Céline : Au début, j'étais sur GarageBand, mais je ne le trouve pas intuitif pour monter des podcasts, j'ai beaucoup galéré. Je suis passée sur Audacity, j'ai suivi ton tuto dans Podcast 101, et franchement, je trouve ça bien plus facile.

Marco : Vérifie le concept du docking, ça va te permettre de baisser ta musique.

Céline : Oui, je me souviens d'avoir vu ça dans ton tuto, et je ne le fais pas, c'est vrai.

Marco : Pour l'épisode 16, un gros bravo pour les liens entre les épisodes. C'était un groupe de quatre épisodes, et c'était clair dans les notes d'épisode, où on pouvait aller se référer. Pour moi, c'était parfait. Comme je l'ai dit tantôt, la voix est beaucoup plus déposée que dans le 14, ce qui était parfait aussi. Par contre, j'ai remarqué dans le 16 et dans le 24 qu'il faut porter une attention particulière au nombre d'appels à l'action et à leur endroit. Par défaut, tu les places toujours à la fin. Si tu me dis : je t'offre un PDF qui va te permettre de faire ci, je t'offre une formation qui va te permettre de faire ça, je t'invite aussi à partager et à t'abonner, à un moment donné, je me dis : waouh, qu'est-ce que je fais avec ça? À trop avoir de choix, on ne fait rien.

Marco : Ce que je t'inviterais à faire, c'est de prendre un des appels à l'action et de le mettre au début, et un autre à la fin. Je comprends que des fois, on a envie d'inviter les gens à s'abonner et qu'on a aussi un PDF à leur offrir. Au début, tu peux vendre ton appel à l'action avant l'épisode, en utilisant des stratégies de vente par infusion.

Céline : Tu veux dire dans l'intro, ou après l'intro et le jingle?

Marco : Avant ou après, peu importe, dans les deux ou trois premières minutes. Tu dirais par exemple : restez jusqu'à la toute fin, aujourd'hui on va traiter de tels sujets, et il y a un outil que je vais vous présenter et que je suis convaincu que ça va changer votre vie. Restez jusqu'à la toute fin, je vais vous l'offrir à la fin. Automatiquement, ça crée la parenthèse psychologique qui s'ouvre, et la personne se dit : je n'ai pas le choix, il faut que je reste jusqu'à la toute fin.

Marco : Les gens qui sont rendus à l'épisode 29 avec toi et qui se rendent compte que tu présentes toujours l'appel à l'action à la toute fin, si tu ne leur as pas vendu au départ, ils ne resteront peut-être pas jusqu'à la dernière minute. Si tu leur as dit au départ de ne pas manquer l'outil de la fin, il y a de bonnes chances qu'ils te suivent jusqu'au bout. D'avoir trois, quatre, cinq appels à l'action dans l'espace de trois ou quatre minutes à la fin, c'est contre-intuitif. Les gens ne feront rien, au lieu d'être amenés à l'endroit où tu veux vraiment les amener.

Marco : Maintenant, l'épisode 24. J'ai remarqué au tout début une demi-seconde de bruit.

Céline : Peut-être que j'ai tapé sur mon micro. Comme je parle, je fais plein de gestes. Personne ne me voit, mais des fois, je cogne dans le micro.

Marco : C'est exactement ça. Si tu veux l'enlever, tu zoomes sur ton fichier dans Audacity au maximum et tu coupes ton fichier pour t'accoter sur le moment où tu commences à parler. Sinon, comme il n'y a pas de musique au début, on entend le bruit, puis ça commence. C'est un petit détail à surveiller. Encore une fois, un gros bravo pour les liens entre tes épisodes, c'est super bien. La voix est déposée, j'ai l'impression de discuter avec toi dans cet épisode, c'est parfait. J'ai trouvé que tu avais fait une belle utilisation de la vente par infusion dans la façon dont tu as exposé les problématiques, les solutions, et le processus global que tu voulais leur présenter. Ça, j'ai trouvé ça très très bien fait.

Marco : S'il y avait un truc à améliorer dans la façon de présenter tes problématiques, ce serait de jouer encore plus sur les émotions que les gens ressentent. Ce que j'ai compris de ton concept, c'est que les femmes ont un niveau d'énergie et un niveau d'émotion radicalement différents selon l'endroit où elles sont dans le mois. Moi, je n'ai pas de problème du tout avec mon cycle, donc je ne peux pas du tout parler de ça, je n'ai aucune connaissance là-dedans, mais je devine que c'est de ça dont tu veux me parler. Alors j'aimerais que tu me parles des émotions, parce que clairement, c'est l'enjeu. J'aimerais que tu me les décrives, que tu me racontes quelque chose qui est arrivé à une cliente, à toi, à quelqu'un que tu connais. J'aimerais que tu me mettes dans la situation où je me sens interpellé par l'émotion que tu décris. Si tu réussis à intégrer ça dans la façon dont tu exposes les problématiques et les solutions, ça va être encore bien plus puissant. C'est la seule partie que j'ajouterais dans le storytelling autour de tes épisodes, sinon c'est super bien construit.

Marco : Même chose au niveau des appels à l'action à la toute fin : je ferais attention. Viens faire tes trucs, après je t'offre de faire tel truc, après abonne-toi, après partage avec les gens que tu penses intéressés. Je me dis : est-ce que je passe la prochaine heure à simplement faire toutes les actions? Il faut quasiment que je les prenne en note, sinon je ne me rappellerai pas toutes les actions à faire. Trop, c'est comme pas assez. Comment tu dis, Céline?

Céline : Il faut qu'ils fassent tout, évidemment.

Marco : Oui, mais pas en même temps, parce qu'ils ne pourront pas le faire de toute façon. Fais juste les inviter, et alterne tes appels à l'action d'un épisode à l'autre. Il y a un point positif à ça : si un même appel à l'action est présenté à chaque épisode, les gens vont juste arrêter d'écouter à la fin. Si tu me présentes trois épisodes consécutifs avec le même appel à l'action, présenté de la même façon, à peu près dans les mêmes mots, à un certain moment, quand la cassette va partir, je vais arrêter. Je regarde le temps qui reste à l'épisode, je vois qu'il reste deux minutes quarante-cinq, tu commences à peser sur play avec la cassette, et je sais qu'il n'y a plus rien après. Mais si c'est chaque fois différent, ça me force à rester jusqu'à la toute fin.

Marco : Encore une fois, on a perdu ta voix à la toute fin, comme je te disais tantôt. Pour les appels à l'action, on a parlé de vendre l'appel à l'action au début pour que les gens restent jusqu'à la fin, et en plus, si tu alternes les appels à l'action, ça va être encore bien plus puissant. Je pense que j'ai fait le tour. Est-ce que tu as des questions, Céline?

Céline : Sur les appels à l'action, je suis toujours partagée. C'est peut-être pour ça que je les colle tous d'un coup. Quand j'ai lancé ma formation Digital Cycle, c'était évident. Mais pour tous les autres épisodes, si je ne suis pas en période de lancement, je me pose toujours la question. L'idée, c'est de renvoyer sur un produit gratuit, un truc à télécharger sur le site. Mais je me dis parfois : zut, je n'ai pas dit qu'il fallait s'abonner, liker, mettre des étoiles ou commenter. Je ne sais même pas où on voit les commentaires, quand il y en a. Je n'ai pas un produit à vendre toutes les semaines, même si ma formation est en evergreen et que j'en parle de temps en temps. Alors je colle tout d'un coup, dans le doute.

Marco : Tu mets tout comme ça, ils choisiront ce qu'ils veulent. Le fait est que je dis tout le temps dans les challenges, et un peu partout, que la tendance présentement, c'est d'avoir quelqu'un qui lead le domaine. Quand on a un podcast, on fait automatiquement figure de leader, de notoriété, d'expert, et on est appelé à leader le domaine dans lequel on s'exprime. Dans ton cas, imagine que je te parle en tant que femme : clairement, j'ai besoin que tu me guides, parce que je ne connais absolument rien là-dedans. Je ne veux pas que tu me donnes cinq choix. Je veux que tu m'en donnes un, celui que j'ai besoin de faire.

Marco : Là, c'est extrême, parce que je ne connais absolument rien à ton sujet, mais c'est vrai pour n'importe qui. On ne peut pas prétendre que la personne qui vient nous écouter connaît ce qu'on est en train de lui dire. Ce qu'elle attend de nous, c'est qu'on la guide au bon endroit. Parmi l'arsenal d'appels à l'action possibles pour ton podcast, les outils gratuits, les outils payants, les webinaires que tu vas animer éventuellement, peu importe, tu vas présenter celui qui est le plus susceptible d'être présenté en contexte avec ce que tu viens de traiter dans ton épisode. Ce qui est le plus proche du contexte, c'est ce qui te permet de le faire le plus naturellement possible, et c'est ce qui te permet de convertir le plus possible aussi. Forcément, ça va être un peu différent à chaque épisode : tantôt un outil gratuit, une autre fois un truc payant, en fonction du contexte, du sujet ou de l'invité que tu as reçu.

Céline : Oui, parce que maintenant, j'ai repris les interviews. J'essaie d'en avoir une ou deux par mois. Quand j'ai besoin de lancer un produit, je zappe les interviews et je me concentre sur un planning éditorial qui mène petit à petit vers le produit. Je ne t'en ai pas fait écouter, volontairement, parce qu'elles durent toutes une heure, une heure dix, et je voulais épargner ton temps. Ça peut paraître long, mais on s'embarque. Je fais peut-être un truc un peu bizarre : je ne prépare pas de questions.

Diane : Ce n'est pas bizarre du tout, je fais la même chose.

Céline : Si je connais la personne que je vais interviewer, évidemment, mais je ne prépare pas de questions, et je rebondis sur ce qu'elle me dit. Souvent, je vois le compteur et je me dis : il y a déjà une heure qu'on discute. Je trouve le moyen d'arriver gentiment vers la fin. Pour moi, c'est facile, et j'aime beaucoup discuter avec les gens.

Marco : C'est une super bonne façon de faire, au contraire. Amélie va le dire : pour la préparation des épisodes de la saison deux de L'Accélérateur, c'est Amélie qui a fait toute la préparation. Elle faisait les recherches sur l'invité et elle les mettait dans mon Workflowy. Je n'avais aucune question faite à l'avance. J'ai lu ce qu'Amélie avait préparé, on part avec l'invité, et on fait quarante-cinq minutes. C'est tout. Ce sont les meilleures discussions.

Marco : Si tu veux entendre la différence, va écouter une entrevue que j'ai faite aux épisodes 30 ou 40. À partir du 40, je commençais à travailler un peu plus comme ça. Dans les 30 premiers épisodes, j'avais des feuilles de notes avec toutes mes questions prêtes, et je m'en allais avec ça. Si j'avais la feuille avec moi et que je l'écoutais en même temps que l'épisode, on verrait clairement que je suis accroché à ce plan. Avec le temps, c'était de moins en moins comme ça, et ce sont de bien meilleures discussions, bien plus intéressantes à écouter.

Céline : Au début, je préparais bien sûr des questions, mais les gens répondaient à des questions que j'avais planifiées, et de ce qu'ils disaient survenaient d'autres choses qui me donnaient envie de poser une autre question. Je ne suis pas tant le chemin que je m'étais prévu au départ, alors je ne m'embête plus à préparer. J'y vais beaucoup plus à l'instinct, comme pour mes épisodes : je les prépare un petit peu, j'ai à peu près les arguments, mais c'est très light. Je cherche vraiment à simplifier les choses. Ça me permet d'être beaucoup plus spontanée, parce que quand je prépare trop, ça me donne envie de trop lire ou de ne rien oublier. Je suis plus dans l'hésitation, je dois suivre mon écran, et ça me bloque. Je préfère quelques très petits points, et allons-y, let's go.

Marco : Très bien. Tu as une autre question?

Céline : J'étais impatiente d'avoir ton retour. Je t'ai donné l'épisode 16 à écouter pour une bonne raison : c'est l'épisode qui a le plus fonctionné depuis le retour du podcast. Mes épisodes tournent entre 50 et 60 écoutes, c'est assez récent, mais celui-ci est rendu à presque 300, et c'est le seul. Je serais curieuse de savoir ce que tu en penses. J'ai aussi une question sur les stats. Je considère que mon podcast est revenu en ligne depuis février, il y a eu une tellement grosse pause que je ne peux pas me baser sur les chiffres d'avant. On va arriver en juillet, ça fait presque six mois. C'est quoi les moyennes d'écoute d'un podcast débutant? Je ne trouve pas d'études là-dessus, et je n'arrive pas à me rendre compte si je me situe dans la moyenne.

Marco : Je peux te dire que 60, 70 écoutes par épisode, c'est très très bien. La phrase que je dis souvent : imagine que tu es dans une salle chaque semaine devant 70 personnes qui veulent t'écouter parler de ton sujet, physiquement. Est-ce que tu serais heureuse de faire ça?

Céline : Oui.

Marco : C'est réglé. Même si c'était quinze ou vingt personnes, je suis sûr que tu serais contente. Quand on est rendu à 60, 70 écoutes et qu'on frappe un circuit avec un 300, tout revient à quels sont les efforts, les stratégies de promotion que tu utilises pour promouvoir ton podcast. Est-ce que tu as le réflexe d'intégrer ton podcast dans l'ensemble de tes stratégies de promotion? D'emblée, souvent, on ne l'a pas.

Céline : Si, en fait, ce n'est pas compliqué. Normalement, mon podcast sort le mercredi, et ce jour-là, c'est le post Instagram qui fait la promo de l'épisode qui vient d'être mis en ligne. J'attends quelques jours, et généralement, le vendredi ou courant du week-end, la newsletter part à mes abonnés avec le lien du podcast. Je fais une newsletter qui tourne autour du sujet du podcast et qui renvoie bien entendu sur le podcast, et il y a des stories autour de ça, où j'extrais une petite citation.

Céline : Si j'ai une invitée, parce que ce ne sont que des femmes, je lui fournis un visuel pour qu'elle le mette sur ses réseaux sociaux et fasse sa promo, mais jamais en même temps que moi. Je lui dis d'attendre toujours : si moi je sors le mercredi, ma newsletter, c'est courant du week-end, et je lui dis plutôt en début de semaine d'après, pour étaler les écoutes. C'est ce que je t'avais entendu dire une fois, alors j'ai pris cette technique. Je lui dis aussi qu'elle peut diffuser dans sa newsletter si elle en a envie. Je ne force pas les gens, mais ils sont toujours contents de parler d'eux, donc ils sont contents de partager ce genre de choses.

Céline : Et régulièrement, quand je ne sais pas quoi faire sur Instagram pour mon post du jour, je recycle : je reprends un vieil épisode, j'en tire quelques conseils, et je dis que c'est extrait de l'épisode numéro tant du podcast, avec un lien dans la bio. J'ai aussi plein de copines qui me repartagent.

Marco : Parfait. Je vais me permettre d'ajouter un truc que je n'ai pas entendu, et peut-être que tu le fais. Quand les gens téléchargent un outil gratuit, tu m'as dit que tu avais plusieurs outils gratuits, j'imagine que ça déclenche une campagne courriel de quelques courriels pour leur dire bonjour. Est-ce qu'il y a des épisodes de podcast intégrés là-dedans?

Céline : Oui. Dans le premier courriel, je dis que s'ils n'ont pas encore découvert le podcast, ils peuvent commencer par écouter tels et tels épisodes. Il faut que je change ça, parce que c'étaient des épisodes du début. Je donnais trois épisodes à écouter, alors je dois changer pour être plus ciblée. Je suis justement en train de refaire ma séquence d'accueil pour qu'elle soit plus marketée et qu'elle vende mon produit derrière, parce que jusqu'à présent, elle vendait un coaching.

Marco : C'est bien, en autant que ce ne soit pas noyé dans une quantité innombrable d'appels à l'action dans le même courriel.

Céline : Non, non. C'est le premier courriel que tu reçois après avoir téléchargé ton freebie : voilà ce qui va se passer maintenant que tu es dans ma liste, toutes les semaines il y a un podcast, pour commencer tu peux écouter ces trois-là.

Marco : Parfait. Dans n'importe laquelle de tes campagnes, j'intégrerais : voici l'épisode qui a été le plus écouté jusqu'à maintenant. Fais-moi un retour sur cet épisode pour engager la conversation avec les personnes. Il y a déjà un lien supplémentaire qui se crée. Au lieu de seulement leur dire : j'ai un podcast, voici trois épisodes par lesquels je te propose de commencer, tu leur dis : cet épisode a eu six fois plus de téléchargements que n'importe quel autre épisode de mon podcast jusqu'à maintenant. Les gens vont se dire : waouh, il ne faut vraiment pas que je rate cet épisode. Cet épisode relie trois autres épisodes, parce que le 16 relie l'épisode d'avant et les deux suivants. Tu vas donc aller chercher plus d'écoute sur ces épisodes aussi, et des gens qui vont s'abonner plus facilement. Ça pourrait t'amener de l'eau au moulin. C'est extrêmement puissant.

Marco : Ils entrent par une porte avec un contexte X, selon l'outil qu'ils ont téléchargé ou l'endroit qu'ils utilisent pour entrer dans ton univers. Il y a un contexte à mettre en place par rapport à ça. Tu peux sélectionner des épisodes qui vont plus en contexte et raconter l'histoire en fonction de ce contexte. Il y aura plus de chances que les gens s'abonnent à ton podcast, parce que je suis certain que tu as beaucoup plus de gens sur ta liste courriel que de gens qui écoutent ton podcast.

Céline : Je ne sais pas. Si je prends le ratio à l'épisode, évidemment, j'ai plus de monde sur ma liste d'abonnés. Mais si je prends le total des téléchargements depuis le début du podcast, j'ai moins d'abonnés que de téléchargements.

Marco : Il ne faut pas oublier une chose : une personne qui va écouter ton podcast à chaque épisode, ça compte pour vingt-huit téléchargements.

Céline : Oui, et j'en ai, des assidus. Il y en a qui me disent : j'écoute religieusement tout ce que tu dis toutes les semaines, je vais marcher, je t'écoute. Ça fait super plaisir. Je sais que ça vaut pour une seule personne.

Marco : C'est ça. L'autre chose qui pourrait t'aider pour la promotion, c'est d'aller interagir dans des groupes de femmes sur Facebook ou dans des communautés qui touchent ton sujet de près ou de loin : entrepreneures, femmes, leadership, toutes les thématiques qui tournent autour de ce que tu fais. Quand une problématique est déposée en lien avec quelque chose que tu as déjà traité sur ton podcast, tu peux dire : j'ai justement eu cette discussion avec telle personne sur mon podcast à l'épisode dix-sept, si ça t'intéresse d'aller jeter un coup d'œil, ça pourrait te donner des éléments de réponse. C'est très soft comme façon d'entrer sur ton podcast, mais ça peut t'amener un auditeur, deux, trois de plus, et on va les chercher un à la fois. Éventuellement, ce seront quelques dizaines de plus, puis quelques centaines. Le mot se passe, et là, oups, ça devient plusieurs centaines à chaque épisode.

Céline : Les groupes Facebook, j'ai un peu laissé tomber parce que je trouve ça très chronophage, et Instagram me prend déjà beaucoup, beaucoup de temps. On ne peut pas être partout. Mais je connais la puissance des groupes. Quand j'ai sorti ma formation, qui n'est pas en lien avec le podcast, je suis allée sur les groupes Facebook que je connaissais, dont je connais certains administrateurs, et je leur ai demandé s'ils pouvaient en faire directement la promotion. Je suis allée cash pour ne pas perdre de temps à répondre aux commentaires. Parce que le piège de Facebook, c'est que tu réponds à un commentaire en pensant aider la personne, puis tu as une autre réponse, une autre réponse, et tu peux y passer une heure.

Marco : Si tu veux remettre sur les rails cette stratégie de groupes Facebook, prends une heure chrono. Tu vas sur YouTube, tu tapes « timer soixante minutes », et ça va sonner quand ça finit. Une heure top chrono pour trouver les groupes avec lesquels tu veux interagir. Une fois que c'est fait, tu n'as plus besoin de le refaire. Ensuite, tu te réserves dans ton horaire les quinze dernières minutes juste avant le déjeuner ou le dîner pour aller interagir avec ces gens dans les groupes. Quinze minutes, pas une minute de plus. S'il y a des gens qui t'ont écrit, ça ira au lendemain, tu leur répondras le lendemain. Ils ne sont pas en train de mourir.

Céline : Surtout que j'ai désactivé les notifications.

Marco : Voilà. C'est fou ce qu'on peut atteindre en quinze minutes quand on sait qu'elles sont consacrées juste à ça. On peut atteindre une productivité assez incroyable. Ça va te prendre une fois ou deux fois quinze minutes selon comment tu le sens, cinq jours par semaine, et tu vas littéralement exploser tes vues. C'est sûr. Tu vas aller te chercher des invités, tu vas te faire inviter partout, et tu vas aller chercher des auditeurs régulièrement de cette façon.

Céline : Tu viens de mettre le doigt dessus. C'est un truc que je voulais te poser, une dernière question, si tu veux bien. C'est la question que je me pose le plus aujourd'hui dans ma stratégie de développement. J'ai envie de me faire inviter sur de plus gros podcasts que le mien, pour la visibilité, et je me demande comment démarcher ces gens. Maintenant, il faut avoir déjà telle communauté, certains chiffres, pour se permettre de leur envoyer une demande d'interview. Je me sens encore débutante, une baby podcasteuse, alors ça me freine. J'y vais, j'y vais pas, et je ne saurais même pas comment tourner la chose.

Marco : C'est une excellente question à laquelle on va répondre dans l'immersion du 9 juillet. Et ça, c'est plate comme réponse, hein. J'ai préparé une masterclass de soixante minutes juste sur ça : se faire inviter et développer des relations avec les grands de ton domaine. Alors ne rate pas le 9 juillet.

Céline : Le 9 juillet, c'est un vendredi.

Marco : L'immersion, c'est un vendredi, ça commence à neuf heures, heure du Québec, quinze heures, heure de Paris, et on est partis pour six heures.

Céline : Pendant six heures, on parle de ça? Je ne peux pas rester connectée six heures.

Marco : Non, non. On va faire soixante minutes là-dessus. On va aussi parler de promotion, et on va faire un autre soixante minutes sur d'autres sujets que je ne vous dirai pas tout de suite, parce qu'on va faire une belle affiche qu'on va mettre dans le groupe Facebook, probablement demain ou jeudi. Ça va être une belle demi-journée extended, en bon québécois français. Il va y avoir du beau contenu pour aider à développer les relations et à faire la promotion de ton podcast de meilleure façon. On a préparé du beau, beau contenu pour vous. En août, on va en reparler sous un autre angle : on a une autre immersion le 27 août.

Anne : Il y aura un replay?

Marco : Oui, comme dans toutes les activités, il y a un replay, mais il faut assister en direct parce qu'il y a des ateliers pour pratiquer et pour vivre l'énergie de l'événement.

Anne : Le 9, ce n'est pas possible pour moi, c'est pour ça que j'aimerais quand même avoir le replay.

Marco : Les replays vont être là, c'est sûr.

Céline : Et pour la prise de contact avec les grands de notre thématique, c'est à quinze heures ou à une autre heure?

Marco : C'est à quinze heures, ce sera le premier atelier. Il va y avoir dix-sept stratégies. Je ne t'en donnerai pas une ici aujourd'hui pour t'en garder seize pour là-bas, je vais te donner les dix-sept au même moment. Ça te va?

Céline : Oui, mais je pleure quand même.

Marco : Il ne reste pas beaucoup de temps à attendre, juste dix jours. Anne, place tout de suite celle du 27 août à ton agenda.

Anne : Exactement, je la note.

Marco : Ne ratez pas ça, pour vrai, ça va être un bel événement. C'est la première fois qu'on en fait un, mais je pense que c'est une activité que vous allez vraiment apprécier et qu'on va ramener tous les deux, trois mois : une activité d'immersion comme un six heures, où on passe littéralement six heures ensemble à faire de la matière, des ateliers pour pratiquer nos trucs, pour avoir du feedback des participants. On finit ça à la fin de la journée avec notre 4 à 7, légendaire maintenant, bien sûr. C'est bon?

Céline : Comme tu ne veux pas répondre à ma question, c'est bon.

Marco : Je vais y répondre avec plaisir. J'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à préparer ce contenu, qui est terminé. Il me reste la dernière masterclass de la journée à finir de préparer, que je vais probablement terminer demain. Pour la première, je suis allé chercher tout ce que je pouvais avoir qui touchait de près ou de loin à ce sujet, toutes les stratégies que j'ai utilisées et celles que je n'ai pas encore utilisées mais que je veux utiliser éventuellement. J'ai tout mis ensemble pour créer ce que vous allez recevoir à ce moment-là. Je pense que vous allez apprécier.

Diane : J'ai une question pour Céline et pour Marco. Tu as parlé de ton fameux épisode qui a eu trois cents vues. Qu'est-ce qui a fait la différence? Je ne les ai pas encore écoutés, je prendrai plaisir à le faire. Marco, tu avais l'air de dire : ça ne m'étonne pas. J'aimerais avoir un petit peu plus d'infos.

Marco : Il faut aller l'écouter. Mais c'est parce que c'était vraiment bien ficelé, dans le sens où c'est relié avec d'autres épisodes. Pour moi, c'était le deuxième de la séquence : le premier met la table, et dans le deuxième, on tombe vraiment dans le plus crunchy, le nitty gritty, comme on dit en bon français. J'ai adoré, donc je ne suis pas surpris.

Diane : Le seizième, c'est ça, Céline?

Marco : Le seizième, qui est le deuxième de la séquence de quatre.

Céline : Après, j'ai aussi eu la chance, sur celui-ci, d'être beaucoup repartagée sur les réseaux. Je sais que c'est un sujet qui intéresse énormément, et j'ai un petit réseau. Je dis à mes copines : partagez sur vos réseaux, ça serait super sympa qu'on se partage des trucs. On se partage en story, et on se repartage. Je suis quelqu'un de super généreuse, je n'hésite pas à partager les trucs des autres. Les gens ont donc rarement du mal à partager les miens, puisque je partage les leurs. C'est toujours un échange de bons procédés.

Diane : Je viens de m'abonner, donc je suis sur ta liste.

Marco : Une question est entrée pendant ce temps. Carole et Catherine demandent : est-ce que dans le cadre de ce cours, nous allons apprendre à créer une newsletter? On en fait mention à certains endroits dans le cours, sur l'utilisation de la liste de courriels et le moment où envoyer les courriels. Mais comment bâtir la liste de courriels, on ne l'a pas, parce qu'on est vraiment ailleurs. Ce qui serait le plus près de répondre à cette question dans l'Académie du Podcast, c'est le programme premium qu'on offre.

Marco : C'est de l'accompagnement en un à un, avec la partie business : comment développer la business autour du podcast. Là, on est littéralement hands on dans le coaching. Quand la personne veut monter des webinaires, je participe avec elle là-dedans. Pour une formation en ligne, je participe avec elle là-dedans. On fait du coaching un à un avec des personnes qui veulent se lancer dans le marketing web ou des choses comme ça. Ce service existe depuis une bonne année et demie, mais il est en mode sous-marin, dans le sens où ce sont des gens qui viennent vers nous pour demander de l'aide, et il n'est pas affiché. Il va l'être à partir du mois d'août, avec des communications là-dessus. Si vous voulez avoir plus de détails, vous avez juste à écrire au support, et on va vous aider avec ça.

Anne : Merci Céline, je vais aller écouter tes podcasts aussi. Tu as dit que tu fournissais à tes invitées des visuels à partager. Quel genre de visuel leur fournis-tu?

Céline : Je crée un visuel pour la promotion du podcast sur mon compte Instagram. J'utilise seulement Instagram comme réseau social que je développe pour me faire connaître. Quand le podcast est mis en ligne sur Ausha, il est mis en même temps sur mon site internet, avec un player, sous forme d'article : je remets les notes d'épisode et j'écris quelque chose pour avoir un article de blog sur mon site. Je partage ça automatiquement sur Facebook, donc c'est republié tel quel, des fois avec une petite note, des fois non.

Céline : Pour Instagram, je crée un visuel spécifique, qui est tout le temps le même : ma pochette de podcast, avec le titre du podcast en dessous. C'est un carrousel où j'extrais quelques expressions qui ont été dites pendant le podcast, puis j'invite à écouter sur toutes les plateformes d'écoute. Pour l'invitée, je lui fournis une pochette de mon podcast avec nos deux visages, comme j'ai ma pochette toute seule quand je suis seule. Je lui envoie ce petit visuel au format Instagram pour qu'elle puisse le repartager sur son profil, puis en story. Je lui laisse faire le texte, puisque c'est à elle de présenter son interview. Je trouve ça sympa de proposer le visuel, parce que c'est toujours une étape de moins pour l'invitée, et ça l'incite à faire la promo. Elle ne se sent pas trop de dire non, puisqu'on lui fournit tout le matériel pour faire le travail.

Marco : Elle se sent plus mal de ne pas le faire dans ce cas-là. Merci beaucoup Céline de t'être prêtée au jeu, merci énormément encore une fois. J'espère que les autres, vous avez apprécié également. On se donne rendez-vous vendredi : on a un Q&A à midi. Vous allez recevoir un courriel avec un lien vers un formulaire sur lequel vous pouvez déposer vos questions. J'arrive en ligne sur Zoom, toujours le même lien, exactement la même salle, à midi, et je vais répondre à vos questions à ce moment-là. C'est bon?

Céline : On se voit le 9, à quinze heures. Merci beaucoup Marco pour toutes ces informations.

Marco : Plaisir, Céline, ça me fait plaisir. Ciao, bonne fin de soirée, et bonne fin de journée pour les Québécois.

🎯

Pas sûr quel programme ADP te convient?

Réponds à 8 questions pour découvrir ton stade podcast et la prochaine étape pour le faire grandir.

Faire le quiz →

AUTRES ÉPISODES À NE PAS MANQUER...

Marco Bernard - L'Académie du Podcast - Rond

À propos de l'Animateur

Marco Bernard

Marco Bernard anime L'Académie du Podcast et podcaste depuis 2014 (1 200+ épisodes au compteur).

Auteur du livre "Ton Podcast Ta Voix Influente", il a lancé l'ADP en 2018 et depuis, il a accompagné plus de 3 000 coachs, consultants et experts à utiliser le podcasting comme levier de croissance.

Sa philosophie : "Animer un podcast, c'est vendre. Et vendre, c'est servir."

Subscribe to get the latest updates
>