Salut tout le monde et bienvenue dans cet épisode 55 de l'Académie du podcast. Cette semaine, on finalise le compte-rendu de l'expérience sur le méga batching. Comme vous le savez, on a livré trois épisodes. Aujourd'hui, c'est l'épisode final. Je vous rappelle que le méga batching, c'est la production en lot, mais en version familiale. C'est la meilleure façon d'obtenir des résultats cohérents et constants avec notre podcast, mais aussi avec l'ensemble des activités qu'on fait dans notre entreprise.
J'ai découvert ce méga batching suite à l'écoute d'un épisode du podcast d'Amy Porterfield. Elle avait décidé de faire du méga batching sur six semaines. Moi, j'ai décidé de le faire sur les quatre prochains mois. Je suis allé en seize semaines sur tout ce qui a rapport avec les deux premières étapes, c'est-à-dire le brainstorm et la thématisation. Ça, c'est fait pour le contenu que je vais créer jusqu'à Noël. Par la suite, tout ce qui a rapport avec la création des grandes lignes et l'enregistrement du contenu va être fait en périodes de méga batching de huit semaines. Il me reste encore quelques enregistrements à faire pour la première période. Un peu plus tard, en septembre, je vais faire les huit semaines qui vont m'amener à peu près à Noël.
Aujourd'hui, on est dans l'épisode final pour vous livrer l'ensemble de l'expérience. Je vais faire une revue de toutes les étapes pour être capable de réaliser le méga batching, et exactement ce que j'en ai tiré de mon côté.
Avant toute chose, si vous n'êtes pas déjà inscrit sur le groupe Facebook de l'Académie du podcast, je vous invite à venir nous rejoindre. On est plus de trois cents sur ce groupe, à discuter podcast et à découvrir les dernières tendances dans la grande francophonie mondiale. C'est l'endroit tout désigné pour s'entraider, que ce soit pour des trucs techniques, de la recherche d'invités ou de l'entraide pour faire exploser son auditoire. Pour vous y rendre, tapez simplement marcobernard.ca/groupe. Ça va vous rediriger vers le groupe de l'Académie. On va vous poser deux questions. L'une d'elles, c'est le mot de passe, et le mot de passe, c'est simplement académie. À partir de ce moment-là, vous allez pouvoir être accepté dans le groupe.
La semaine dernière et l'autre d'avant, on a parlé de méga batching. J'en profite pour refaire la mise en garde suivante. Si vous êtes un podcasteur qui a moins de vingt, vingt-cinq épisodes à son actif, je vous invite à reporter tout le contenu qu'on a fait durant ces trois épisodes à lorsque vous aurez vingt, vingt-cinq épisodes derrière la cravate. Pourquoi? Parce que vous devez prendre le temps de valider vos processus, de valider votre avatar, de discuter avec les gens qui vous écoutent pour vous assurer que vous visez la bonne personne avec votre podcast. Ensuite, prendre confiance derrière le micro et apprendre à vous découvrir comme animateur de podcast. Lorsque ce sera fait, vous pourrez aller de l'avant avec des périodes de méga batching.
Je rappelle qu'il y avait cinq étapes clés pour réaliser le méga batching. La première, c'était le brainstorm. Je ne referai pas tout le contenu des premiers épisodes. Vous pourrez réécouter l'épisode 53 et l'épisode 54 pour vous rafraîchir la mémoire. Ce que j'ai découvert de plus cette semaine, c'est que la période de brainstorm qui couvre les seize semaines a beaucoup facilité la tâche lorsqu'il est venu le temps de déléguer certaines parties de la création de contenu. J'ai une équipe qui m'aide, spécialement pour la rédaction de quelques pièces de contenu. À partir du moment où tout est dans un document accessible pour tout le monde, c'est beaucoup plus facile d'avoir des idées claires. Dans le cas du brainstorm, c'est surtout d'avoir le big picture de où on s'en va pendant les quatre prochains mois. C'est plus facile pour l'équipe de voir l'orientation de l'entreprise et du podcast, et de se faire une idée des contenus à créer.
Même chose pour la thématisation. C'est beaucoup plus clair, parce que j'utilise des couleurs dans la documentation. C'est plus facile pour les gens qui vous aident, mais aussi pour vous, parce que c'est visuel et coloré. On voit exactement à quel endroit on est rendu dans le plan.
Ensuite, la création des grandes lignes. Pour l'équipe, et même pour vous, c'est plus facile après ça d'inscrire les différents liens et les différentes ressources que vous voulez afficher dans vos pièces de contenu, qu'elles soient écrites, audio ou vidéo. Vous allez littéralement créer les grandes lignes de ce que vous voulez avoir comme contenu au final. Que ce soit vous ou l'équipe qui crée le contenu, ça donne un contenu qui va droit au but, mieux structuré et plus facile à créer. Je remarque que le contenu est plus étoffé, parce qu'il est construit étape par étape. On s'assure de ne rien oublier.
Avant le méga batching, je me rendais compte qu'on créait des contenus et qu'on s'apercevait ensuite qu'on avait oublié telle idée. L'épisode était déjà en ligne depuis une journée ou deux. On était obligé de refaire un épisode avec un angle un peu différent, quelques semaines ou quelques mois plus tard. Je pense que ça dédouble le contenu. Si on prend le temps de se pencher à fond sur les grandes lignes, c'est plus facile de s'assurer de ne rien oublier. Le contenu est plus étoffé.
Ensuite, la partie enregistrement. Je l'ai faite la dernière semaine, et c'est vraiment plus facile d'enregistrer une fois qu'on est installé, que notre mindset est orienté pour l'enregistrement et qu'on n'est pas dérangé. C'est beaucoup plus productif. Je n'ai pas réussi à dégager assez de temps en retour de vacances pour faire plus que trois épisodes en batching. Mais j'imagine qu'en faire quatre, cinq, six va réduire le temps par épisode. Le temps de s'installer, d'ouvrir le logiciel de montage et le fichier maître, d'installer le micro, de faire les petits tests de départ, on n'a pas besoin de le refaire à chaque épisode. Que ça prenne dix minutes, quinze minutes ou une demi-heure, ce temps est à peu près le même qu'on fasse trois épisodes ou six. Il est réparti sur six épisodes plutôt que sur trois.
Moi, j'ai décidé de faire les huit semaines de l'Académie du podcast et les huit semaines de L'Accélérateur, et de tout enregistrer en même temps. J'ai réussi à faire trois épisodes en moins de deux heures, incluant le montage. Je pense que, une fois tout optimisé, je vais être capable de faire un mois complet en quatre heures, c'est-à-dire les huit épisodes, puisque j'ai deux podcasts, donc deux fois quatre épisodes. Je devrais pouvoir retrancher encore quinze à trente minutes, une fois que j'aurai pris le beat.
Ce que je faisais, c'est que je révisais les grandes lignes d'un épisode pendant que le logiciel compilait l'épisode que je venais d'enregistrer. Quand la compilation était terminée, j'ouvrais un nouveau fichier et je commençais tout de suite à enregistrer ce que je venais de réviser. Il y avait ensuite les petites corrections, le petit montage, le positionnement des bonnes choses aux bonnes places, des étiquettes pour iTunes, puis une nouvelle compilation. Pendant ce temps, je révisais les notes de l'autre épisode. Les seules pauses que j'avais, je les rendais productives. Ça prend quelques minutes à compiler, donc j'avais largement le temps de réviser. Côté productivité, c'était optimal.
La cinquième étape, c'est de mettre en ligne et de promouvoir. Encore une fois, c'est beaucoup plus facile quand le fichier est ouvert à côté et qu'on peut faire un copier-coller dans notre site WordPress. On n'a pas à rechercher les notes qui sont identiques d'une fois à l'autre. Si vous regardez les notes de mes épisodes, certaines parties reviennent à chaque épisode. Je n'ai pas besoin de les recopier. Ça a pris quarante-cinq minutes pour mettre en ligne et programmer les messages pour les médias sociaux pour les trois épisodes dont on parle. Je devrais pouvoir retrancher quinze à vingt minutes. Ça devrait me permettre de finaliser en une heure à une heure et quart l'ensemble des deux mois.
Ça me permet aussi de me pencher plus attentivement sur les messages que je mets sur les médias sociaux, pour qu'ils attirent vraiment l'attention vers l'épisode. Ça fait probablement quelques téléchargements de plus, un, deux, trois, quatre nouveaux auditeurs qui vont télécharger le podcast chaque semaine. Si on en va chercher deux, trois par semaine, à la fin de l'année, on en a cent, cent cinquante de plus qui écoutent notre podcast. C'est pas à négliger.
Au total, ça a pris huit heures pour l'étape un, le brainstorm, et deux heures pour thématiser le tout. Puisque je vais avoir un fichier ouvert où je mets en vrac chaque idée qui pourrait être intéressante pour un podcast ou pour un article de blog, ça va être comme une séance de brainstorm tout le temps en mouvement. Quand je relancerai ma séance de brainstorm et de thématisation, j'arriverai avec déjà cinq, six, sept, huit idées en place. Ces dix heures, qui ont servi à mettre en place le fichier et toutes les idées au complet en partant de zéro, devraient prendre au pire la moitié du temps, donc cinq heures, peut-être trois ou quatre.
Ensuite, la partie grandes lignes. Je ne pense pas sauver énormément de temps là-dedans, parce qu'il faut vraiment prendre le temps de le faire. Ça m'a pris huit heures. Pour les enregistrements, je pense que je vais être capable de tout finaliser avec six heures supplémentaires. Et pour mettre en ligne et promouvoir, peut-être une heure.
Ce que je m'attends à faire pour la prochaine séquence, c'est, avec deux séances de quatre heures, deux semaines consécutives, donc huit heures par semaine, être capable de faire huit semaines de contenu sur deux podcasts différents. J'aurai une liste qui se nourrit au fur et à mesure, et il ne me restera qu'à la bonifier à ma prochaine séance de brainstorm. Je vais travailler pendant deux semaines sur mes contenus de podcast et j'aurai six semaines à ne pas y toucher du tout. Deux semaines pour préparer le contenu, six semaines de pause complète, et on recommence.
Ce que j'ai vraiment apprécié, c'est de pouvoir relier tout le contenu entre lui-même. Par exemple, je vous dis que les épisodes 53 et 54 parlent de méga batching. Si éventuellement je reviens là-dessus parce que je découvre d'autres choses en cours de route, je vais pouvoir référer à ces épisodes. Le fait de préparer à l'avance permet de tirer de bonnes références, de bonnes ressources, et d'offrir un contenu mieux qualifié pour aider les gens qui écoutent votre podcast.
L'autre chose que j'ai appréciée, c'est que ça permet d'optimiser la séquence de contenu en fonction de vos activités commerciales. Le contenu va venir en appui à ce que je fais, et ça me permet de présenter en contexte, dans les épisodes, les activités commerciales que je fais. Vous n'aurez pas l'impression que je vous vends quelque chose qui n'a aucun rapport avec le contenu de l'épisode. Vous allez voir à quel point les liens sont attachés entre le contenu que je crée, les épisodes de podcast, le travail que je fais et les offres que je vous fais.
Tout ça m'a ouvert les yeux. Si jamais vous voulez en parler, ça va me faire plaisir d'en discuter avec vous. Je vous donne un lien : il y a un petit sondage d'à peu près une minute et demie à remplir, puis vous allez tomber directement dans mon calendrier et choisir le moment qui vous convient. On pourra discuter de méga batching ou simplement de podcast.
J'espère que vous avez apprécié cette série d'épisodes sur le méga batching. J'ai vraiment apprécié faire une petite série comme ça, et surtout le sujet.
La semaine prochaine, je vais faire quelque chose que je n'ai jamais fait et qui m'insécurise un brin. J'ai décidé de faire un épisode sur mes dix plus grands regrets. Je ne parle pas juste de regrets en tant que podcasteur ou en tant qu'homme d'affaires, mais de mes dix plus grands regrets en général. Il va y avoir des choses très personnelles là-dedans, et j'ai déjà le contenu devant les yeux. Je ne sais pas comment je vais arriver à livrer tout ça, mais c'est de ça dont on va parler la semaine prochaine.
Voilà ce qui termine cet épisode 55. On se donne rendez-vous lundi prochain pour l'épisode 56. D'ici là, osez porter votre message aux oreilles de tous et commencez à changer le monde. Un auditeur à la fois. Ciao tout le monde, on se reparle lundi prochain.