Épisode 29 du podcast L'Académie du Podcast : Votre Coach Web Bertrand Soulier !
février 11, 2019

Votre Coach Web Bertrand Soulier ! | E029

Publier un épisode tous les jours, ça te semble impossible?

Tu te dis qu’il te faut du matériel de studio avant de te lancer?

Ton audience stagne et tu ne sais pas où aller la chercher?

Un entrepreneur français fait le pari du quotidien depuis juin 2017. Il a plus de 300 épisodes derrière lui, et il t’explique ce que ça lui apporte.

Dans cet épisode de L’Académie du Podcast, Marco Bernard reçoit Bertrand Soulier, entrepreneur français, coach web depuis 2011 et animateur du podcast quotidien Votre coach web. Il raconte son parcours, pourquoi il publie chaque jour, ce que son podcast lui rapporte et comment il le finance avec Patreon.

Ce que tu vas apprendre dans cet épisode

  • Le parcours de Bertrand Soulier, de son premier site au coaching web
  • Pourquoi il publie un épisode de sept minutes chaque jour, et ce que ça change
  • Comment lancer un podcast avec un iPhone et un casque, sans rien planifier
  • Ce qui fait grandir une audience de podcast : invités, contenu evergreen, découvrabilité
  • Ce que le podcast rapporte à Bertrand, et comment il le finance avec Patreon

Qui est Bertrand Soulier, le coach web derrière Votre coach web?

Bertrand Soulier est un entrepreneur français qui a découvert Internet en 1995 et qui accompagne aujourd’hui des entreprises sur leur présence en ligne, après un parcours d’agence web, de conseil régional et d’indépendant.

Étudiant en école de commerce à Clermont-Ferrand, il lance son premier site en 2000, un média d’actualité locale qui servait de CV pour être embauché en agence web. Il a appris le PHP dans le métro, avec un livre acheté à Paris, pour développer lui-même le CMS. Le site compte aujourd’hui plus de 70 000 visiteurs par mois.

Il travaille ensuite en agence web pendant sept ou huit ans, puis au conseil régional d’Auvergne, où il crée la première page Facebook de collectivité locale en France : 7 000 fans en quelques mois. En 2011, il se lance à son compte. Il trouve ses premiers clients avant même d’avoir lancé Votre coach web, et il enseigne à mi-temps à l’université comme maître de conférences associé.

Pourquoi publier un podcast tous les jours quand on veut progresser?

Parce que c’est l’entraînement le plus rapide : un épisode par jour donne 50 épisodes en un mois et demi, alors qu’il faut environ un an pour y arriver à raison d’un par semaine.

Si tu veux progresser dans quelque chose, il faut le faire tous les jours.

Bertrand Soulier

Bertrand a appliqué cette idée à son podcast. Son format : sept minutes par jour, un rendez-vous que les gens attendent. Il suit la méthode de Seinfeld : chaque jour, il coche sa case. Il a même enregistré en vacances, les pieds dans le sable.

Il a tenu sept jours sur sept jusqu’à la naissance de sa fille, au début de 2018. Après une pause, il a essayé de passer à un épisode par semaine, mais plus il le planifiait, moins il y arrivait. Il est donc revenu au quotidien, maintenant cinq jours sur sept. Le batch content ne lui convient pas : il préfère enregistrer chaque jour, parfois avec deux jours d’avance.

Pour aller plus loin sur ce sujet, lis notre article sur la constance en podcast.

Comment lancer un podcast sans matériel compliqué ni planification?

En commençant simple et en t’entraînant d’abord : Bertrand a lancé Votre coach web un matin, presque sans rien planifier, après un premier street cast qui lui a servi d’entraînement.

Il enregistre beaucoup d’épisodes directement avec son iPhone et son casque audio. Un street cast, c’est un podcast enregistré en marchant. Pour ses épisodes plus soignés, il utilise un micro Blue Raspberry, le même que Marco a utilisé au début de L’Accélérateur. Il préparait ses épisodes avec un seul mot écrit sur une feuille. Son plus long épisode a duré une heure quinze.

Quelle est la plus grande difficulté d’un podcasteur : trouver son audience?

Pour Bertrand, la plus grande difficulté, c’est de développer l’audience et de savoir où aller la chercher, parce que beaucoup de gens ne savent pas encore écouter un podcast.

Un contact avec une chaîne YouTube n’a pas été capable d’écouter son épisode, même avec un iPhone, parce qu’il ne savait pas comment ça marche. Bertrand diffuse donc aussi ses épisodes sur YouTube. Marco, de son côté, conseille de demander à Siri de syntoniser directement un podcast.

Bertrand rêve d’un gros bouton rouge : une page de son site avec le dernier épisode, où tu appuies et ça joue.

Ce qui fait passer des paliers à son audience : les invités, que ce soit quand il est invité ou quand il invite, et les sujets d’actualité, comme l’épisode sur Facebook qui avait fermé toutes les pages d’une entreprise clermontoise. Mais il préfère le contenu evergreen : sur ce premier site, sur environ 9 900 articles, il en reste une centaine de valables. Tous ses épisodes sont encore écoutés, même le premier, et son dernier épisode avant Noël a eu une centaine d’écoutes en une semaine sans aucun partage.

Un podcast peut-il rapporter des clients?

Oui, à long terme : le podcast garde Bertrand présent dans la tête de ses prospects et nourrit ce qu’il dit à ses clients.

Un client potentiel lui a dit : « J’écoute ce que tu fais tous les jours, je suis sûr qu’on fera du bon travail ensemble. » Même ceux qui n’écoutent pas voient qu’il est actif. Le podcast est aussi un espace de réflexion : ce qu’il creuse pour un épisode ressort dans ses rendez-vous, ses formations et ses conseils. Et les questions de ses clients deviennent des épisodes. Pour Bertrand, l’audience se crée dans le long terme, dans la régularité, pas en vendant deux jours après le lancement.

Si tu veux bâtir ce genre de relation, lis comment créer un podcast qui génère des clients et comment bâtir un système de vente relationnelle avec ton podcast.

Peut-on financer son podcast avec Patreon?

Oui, en partie : Bertrand finance avec Patreon son hébergement, un nom de domaine et un peu de matériel, pour moins de 30 euros par mois.

Les gens peuvent donner un dollar, deux dollars, ce qu’ils veulent. Dès un dollar, ils ont accès à un podcast privé où Bertrand partage ses réflexions une à deux fois par semaine. Il prévoit un palier à 9,99 avec une zone membre. Il ne veut pas devenir un vendeur de formation qui assomme les gens : il constate que les gens donnent naturellement plus que ce dont ils auraient besoin pour obtenir un bonus. Il ne peut pas en vivre, mais il voudrait qu’il finance du matériel, comme des caméras, au fur et à mesure.

Questions fréquentes

Faut-il publier un podcast tous les jours?

Pour Bertrand, oui, parce qu’on progresse en pratiquant chaque jour. Il a toutefois dû faire une pause à la naissance de sa fille, puis il est revenu au quotidien, cinq jours sur sept.

Quel matériel faut-il pour lancer un podcast?

Bertrand enregistre beaucoup d’épisodes avec son iPhone et un casque audio. Il utilise aussi un micro Blue Raspberry.

Un ancien épisode peut-il encore être écouté?

Oui, surtout si le contenu est evergreen. Le premier épisode de Bertrand est encore écouté, et son dernier épisode avant Noël a eu une centaine d’écoutes en une semaine sans aucun partage.

Un podcast peut-il rapporter des clients sans vendre directement?

Oui. Un client potentiel a dit à Bertrand qu’il écoutait ses épisodes tous les jours et qu’il était sûr qu’ils feraient du bon travail ensemble.

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Marco : Salut tout le monde et bienvenue dans cet épisode 29 de L'Académie du Podcast, le seul podcast dédié à l'industrie francophone du podcasting. Que tu sois en train de penser à te lancer dans le podcast ou que tu sois déjà un podcasteur expérimenté, tu y trouveras une foule d'informations et d'inspirations pour amener ton podcast à un autre niveau.

Marco : Mon invité aujourd'hui, c'est Bertrand Soulier, un entrepreneur français qui s'est lancé dans le coaching web en juin 2011. Il anime Votre coach web, un podcast qui en est maintenant à 313 épisodes. C'est un homme à tout faire qui s'occupe de développement technique, de rédaction de contenu, de photos, de vidéos, de publicités et de médias sociaux. Ce n'est pas pour rien qu'il a décidé de se lancer à son compte et de faire profiter les entreprises de son expertise. Il avait toutefois touché à l'entrepreneuriat plusieurs années auparavant : il a lancé son premier site en 2000, un média local qui compte désormais plus de 70 000 visiteurs par mois.

Marco : Pour moi, Bertrand Soulier, c'est ni plus ni moins que le John Lee Dumas du podcast francophone. On a parlé de John Lee Dumas à quelques reprises dans les autres épisodes de L'Académie du Podcast. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est un entrepreneur et podcasteur américain qui en est maintenant à tout près de 2 500 épisodes sur son podcast EO Fire. Comment il a réussi à faire ça? Simplement en diffusant un épisode chaque jour. Bertrand, avec son podcast quotidien lui aussi, c'est un peu le John Lee Dumas du podcast francophone. Je pense que vous allez apprécier tous ses propos, mais aussi son parcours de podcasteur.

Marco : Souvent, les gens me demandent ce que ça rapporte de faire un podcast. Je leur réponds que c'est d'abord une façon de créer du contenu comme à l'écrit et comme en vidéo, mais de façon beaucoup plus efficace en termes de temps et d'engagement des auditeurs. Mais quand on me demande comment on lance, comment on promouvoit pour faire grandir notre audience, et surtout comment on peut arriver à faire de l'argent avec un podcast, je réponds simplement : avez-vous une petite heure à me consacrer? J'ai mis sur pied un webinaire qui divulgue en détail le parcours que j'ai fait pour lancer mon podcast, pour le promouvoir et pour le monétiser, et comment vous aussi, vous pouvez y arriver. Vous pouvez vous inscrire gratuitement au marcobernard.ca/sixsecrets. Au plaisir de vous voir là-bas.

Marco : En plus de ses nombreux titres, l'entrepreneur est également podcasteur, lui qui a lancé Votre coach web en juin 2017. Depuis ce temps, il a partagé plus de 300 épisodes sur des pratiques pour développer sa marque d'entreprise ou sa marque personnelle sur Internet. Je suis très heureux d'avoir avec moi aujourd'hui Bertrand Soulier. Merci beaucoup, Bertrand, d'avoir accepté l'invitation.

Bertrand : Merci pour l'invitation.

Marco : Je veux d'abord faire un petit retour en arrière pour qu'on comprenne ton parcours d'entrepreneur, d'où tu viens et c'est quoi, tes racines. Ensuite, on va parler de ton podcast Votre coach web. Initialement, tu avais lancé ton premier site en 2000. Est-ce que tu veux nous parler de ça et des motivations derrière ce projet?

Bertrand : À l'époque, j'étais étudiant en école de commerce. J'ai découvert Internet en 95, un peu par hasard. J'étais en études de gestion et de marketing, et j'ai commencé Internet en faisant des sites. Il y en avait très peu à consulter à l'époque. Je suis parti en stage à Paris, pour six mois, parce que j'habitais à Clermont-Ferrand, en Auvergne. Et à l'époque, les journaux locaux français, dont le nôtre, n'avaient pas de site Internet.

Bertrand : Mes études me destinaient à deux choses. Dans la ville où j'habite, la grande entreprise, c'est Michelin, numéro un mondial des fabricants de pneus. Donc soit je travaillais chez Michelin, soit je devenais banquier. Tous mes camarades d'école de commerce travaillaient soit chez Coca-Cola, soit chez Mars. Moi, ce que je voulais faire, c'était du web, des sites Internet. Fin 2000, je me suis dit : il faut que tu arrives à faire quelque chose qui prouve que même si t'as fait des études de marketing, de gestion et de communication, t'es capable de faire un site.

Bertrand : Je voulais démarcher toutes les entreprises locales, les agences web de l'époque, avec quelque chose qu'ils puissent voir, en leur disant : le gars qui a fait ce site-là, il nous intéresse. J'ai vu qu'il n'y avait pas de site d'actualité sur Clermont. J'étais à Paris, loin, et je ne pouvais pas consulter l'actu de ma ville. Je me suis dit : quand je vais rentrer à Clermont, je vais faire un site qui parle de l'actu, parce que personne ne le fait, et qui va montrer en même temps mes compétences. À l'époque, je ne savais pas écrire un article, je n'avais pas d'appareil photo, je ne savais pas faire de vidéo. Je savais juste faire du HTML.

Bertrand : À Paris, j'ai acheté un livre sur PHP pour développer tout le CMS, parce qu'on n'avait pas WordPress à l'époque, on n'avait pas de blogue. J'ai appris le PHP dans le métro avec mon bouquin, et le soir, je faisais des tests. J'ai fini de développer ça pendant les Jeux olympiques de Sydney, à peu près. Je regardais les matchs d'un côté et je faisais des petits développements en attendant. Un jour, je me suis dit : la première version du site est lançable. J'ai lancé avec un article du style « Hello world, je lance un site ». C'est comme ça que le site est né. Au départ, c'était mon CV pour être embauché en agence web, et ça a bien marché.

Marco : Et en 2011, tu as décidé de devenir coach web. Qu'est-ce qui t'a poussé vers ce choix-là, ce tournant?

Bertrand : J'ai eu plusieurs phases. Grâce à mon site, je suis rentré en agence web, où j'ai travaillé sept, huit ans. Au bout d'un moment, j'en ai eu marre de faire des sites pour des gens. On livrait le site, on leur donnait les clés pour la gestion, et soit ils ne faisaient rien et le site tombait à l'abandon, soit ils faisaient quelque chose et ils nous cassaient le site. J'en avais marre des projets court terme. Je me suis fait embaucher au conseil régional d'Auvergne comme webmestre et community manager, un terme qui n'existait pas à l'époque. Les pages Facebook n'étaient pas encore lancées.

Bertrand : On a créé la première page Facebook de collectivité locale en France. C'est moi qui l'ai créée, sans le dire à mon chef, parce que ça prenait trop de temps pour lui expliquer comment faire. J'ai dit à un collègue : Facebook lance un truc intéressant, on va lancer la page de la région Auvergne, et quand ça marchera, on en parlera au chef. Ça a tellement bien marché qu'on a gagné 7 000 fans en quelques mois. J'ai passé quatre ans là, et pendant ces années-là, j'avais toujours mes blogues et plein de choses à côté. Je faisais déjà un peu de freelance, j'ai écrit pour des entreprises comme Monoprix, des commerces, etc.

Bertrand : Ça se passait de plus en plus mal au conseil régional, et un jour, j'ai décidé de ne plus y retourner. Je me suis dit : je ne vais pas retourner en agence web, parce que ça va retomber dans ce qui me plaît pas. Je ne vais pas travailler dans une autre collectivité. Je ne vais pas aller chez Michelin, parce que j'ai toujours voulu ne pas y travailler. Ni dans une banque, ni chez Mars ou Coca-Cola. Il me restait un truc qui me tentait vraiment : être indépendant et travailler sur des projets long terme pour moi, avec à la fois du conseil à mes clients et des projets à moi, avoir un blogue qui me rapporte un peu d'argent.

Bertrand : Je me suis lancé comme ça, et j'ai trouvé des clients dès la première seconde ou presque. Je n'étais pas encore lancé sur Coach Web que j'avais déjà un premier client, puis un deuxième, sans jamais faire trop de démarchage. En même temps, j'ai été embauché à l'université comme intervenant. Je suis maître de conférences associé, à mi-temps, et c'est pas mal comme statut. Tout ça, c'est goupillé pour que j'aie une vie organisée entre conseiller des clients, développer mes propres projets et enseigner à des étudiants à faire ce que je fais.

Bertrand : Quand tu mélanges tout ça, à un moment donné, je me dis : pourquoi je le fais auprès de 800 étudiants par an? Pourquoi je ne le ferais pas auprès de tout le monde? Au départ, Votre coach web, c'était trois pages sur le site. Je me suis dit que j'allais rajouter plein de pages. Avec la tendance du podcast qui se développait, et moi qui en écoutais beaucoup, je me suis dit : ça m'intéresse de voir comment ça fonctionne. Autant me lancer dans le podcast et créer du contenu directement en podcast pour voir ce que ça va donner.

Marco : Justement, au niveau du podcast, tu as lancé en juin 2017 la version podcast de Votre coach web. C'était quoi, ton premier contact avec l'univers du podcast?

Bertrand : J'en écoutais, j'étais fan de certains podcasts, vraiment assidu, comme Le rendez-vous tech, des choses qui sont devenues incontournables. Mais ce qui m'intéressait, c'était de savoir comment ça se faisait. Mon premier contact avec le podcast est très ancien : j'ai dans ma bibliothèque un bouquin sur le podcasting qui doit dater de 2006 ou 2007, sur comment lancer un podcast. C'était la première vague. À l'époque, je ne m'étais pas lancé parce que ça me semblait compliqué techniquement, au niveau du matériel.

Bertrand : En 2017, j'ai trouvé que ça devenait beaucoup plus simple. Je fais beaucoup d'épisodes directement avec mon iPhone et mon casque audio. Ce qui m'a lancé, c'est d'écouter des gens qui font ce qu'on appelle des street casts, du podcast de rue, enregistré en marchant. Je me suis dit : si t'es capable de marcher dans la rue, de parler dans ton micro-casque, que ça se diffuse sur Internet et qu'il y a des gens qui écoutent ça, pourquoi pas. Avant Votre coach web, j'avais créé un street cast, comme un entraînement. Je me disais : quand je me sentirai prêt, je lancerai un podcast plus sérieux, plus pro.

Bertrand : Ça, c'est Votre coach web. Je l'ai lancé presque un matin, en me levant, en me disant : c'est aujourd'hui que je me lance. Je n'avais rien planifié de plus que ça.

Marco : Dans le choix de ton format, tu n'as pas choisi le moins compliqué : un podcast quotidien. Au départ, tu as réussi à le faire sept jours sur sept. Maintenant, on est à cinq jours sur sept. Pourquoi le choix du quotidien?

Bertrand : J'ai une petite marotte depuis des années : si tu veux progresser dans quelque chose, il faut le faire tous les jours. Je me suis appliqué ça au podcast. Au tout début, je me suis dit qu'il fallait que je fasse un entraînement accéléré. J'écoutais des podcasts, le son me plaisait, et je savais qu'avant d'arriver à faire ça, il me faudrait des dizaines et des dizaines d'épisodes. Si t'en fais un par semaine, ça prend un an pour en avoir 50. Si j'en fais un par jour, en un mois et demi, j'ai 50 épisodes. Je me suis dit : puisque tu veux t'entraîner tous les jours, appuie sur le bouton Enregistrer tous les jours et diffuse tous les jours, quoi qu'il arrive.

Bertrand : L'autre avantage, c'est que c'est comme ça que tu crées la proximité et un rendez-vous. L'idée, c'était que les gens aient envie de m'attendre un petit peu, en se disant : aujourd'hui, je sais qu'il va me raconter quelque chose. Est-ce que ça va m'intéresser ou pas? Ça, c'est à eux de choisir, mais que je sois présent au rendez-vous tous les jours, c'était mon idée.

Marco : Est-ce que tu utilises le batch content dans ta production? Est-ce que tu fais des enregistrements en rafale, ou si tu enregistres vraiment chaque jour?

Bertrand : Dans la logique, il faudrait que je fasse du batch. J'ai maintenant un format de sept minutes par jour. L'an dernier, je suis repassé en quotidien après une petite pause pour repositionner. Je me suis relancé en quotidien en me disant que j'allais tenir le plus longtemps possible. C'est la méthode de Seinfeld : tous les jours, je coche ma case. Je l'ai même fait en vacances. Il y a des épisodes où on entend les mouettes derrière avec mon téléphone, les pieds dans le sable. Il y en a même un que j'ai enregistré les pieds dans l'eau, avec le clapotis et les vagues, mais celui-là est réservé aux membres qui financent le podcast sur Patreon.

Bertrand : J'ai tenu jusqu'à Noël et au Nouvel An, au début de 2018, quand ma fille est née. Je me suis mis une limite : je ne pense pas être capable de faire mon podcast quotidiennement avec un bébé qui va naître. J'ai annoncé aux gens que je faisais une pause de deux ou trois semaines, puis que je redémarrerais avec un épisode par semaine, de temps en temps. Et là, il s'est passé un truc que j'avais prévu, parce que je me connais : plus je me disais que j'allais faire un épisode par semaine et plus j'essayais de le prévoir, moins j'arrivais à le faire. Je n'arrivais plus à parler, à prévoir, à penser mes choses.

Bertrand : Avant, je mettais un mot sur une feuille, je me disais : aujourd'hui, je parle de ça, et je pouvais en parler. Le plus long de mes épisodes a fait une heure quinze, avec un mot écrit sur une feuille. Quand j'ai fini d'enregistrer, je ne savais même pas de quoi j'avais vraiment parlé. Je l'ai appelé l'épisode sans titre, je l'ai publié et j'ai eu beaucoup de retours : c'était un peu long, mais intéressant. Après cette pause, enregistrer une fois par semaine, je n'étais plus capable de le faire. J'ai décidé de repartir en quotidien, parce que mon besoin, c'est d'enregistrer tous les jours. C'est en enregistrant tous les jours que je garde cette facilité : je m'installe, j'appuie sur le bouton rouge, j'enregistre, j'appuie sur publier, et il me reste juste les notes de l'épisode à faire.

Bertrand : Quelques fois, j'ai dû enregistrer deux épisodes parce que, par exemple, je devais partir à 6 h de la maison un matin et rentrer tard le soir. Mon truc, c'est que l'épisode soit en ligne à 7 h. J'envisage peut-être de prendre deux jours d'avance, d'enregistrer tous les jours mais avec deux jours d'avance, pour que chaque matin à 7 h, l'épisode soit là. Mais le batch, pour moi, ça ne marche pas. Je ne suis pas câblé pour arriver à anticiper vraiment.

Marco : Outre ça, quelle est la plus grande difficulté que tu as rencontrée depuis juin 2017? Déjà, être là quotidiennement, c'est un grand défi en soi.

Bertrand : La plus grande difficulté, c'est d'arriver à développer l'audience, à passer un certain cap, et à savoir où aller vraiment chercher l'audience. Il y a un problème avec le podcast, dont j'ai parlé régulièrement dans mes épisodes. Pas plus tard que récemment, je parlais à quelqu'un qui a une chaîne YouTube et qui parlait de ses problématiques pour la développer. Je lui ai dit : j'ai fait un épisode de podcast sur le sujet, et comme tu cours, pendant que tu cours, écoute-le. Il est revenu me dire : j'ai pas été capable d'écouter ton podcast, je ne sais pas comment ça marche. Je me suis dit : attends, il a une chaîne YouTube, il vend des trucs en ligne, il a des formations, et il n'est pas capable d'écouter un podcast.

Bertrand : C'est une limite. J'ai fait des petites formations auprès de gens qui ne connaissent pas du tout le podcast. C'est potentiellement intéressant pour eux, mais même ceux qui ont un iPhone n'ont pas vu qu'ils ont l'application Podcasts. Pour moi, c'est hyper frustrant. L'un de mes grands défis de 2019, c'est de comprendre comment développer non pas seulement l'offre, mais la demande. Si c'était juste de moi, on enlèverait les autoradios des voitures, pour que les gens écoutent ce qu'ils ont envie d'écouter, et pas 25 minutes de pub pour 5 minutes d'émission. Il y a un cap technique chez les gens. Je ne parle même pas de ceux qui ont un téléphone Android : que fait Google dans ce domaine? Ils sont catastrophiques. C'est pour ça que je diffuse mes épisodes sur YouTube : je me suis rendu compte qu'il y a des gens qui ne savent l'écouter que par YouTube.

Marco : Je suis d'accord avec toi, la découvrabilité est extrêmement difficile. Ce que je dis aux gens, c'est de se servir de Siri, tout simplement : demander à Siri de syntoniser le podcast Votre coach web. Je l'ai essayé récemment, ça marche vraiment bien. Pas besoin de chercher, ça nous envoie directement dans iTunes.

Bertrand : J'ai un Google Home à la maison, et il ne réussit pas à me lire un podcast. Je lui ai demandé le mien, les podcasts les plus connus possible. En tout cas, sur la version française, quand tu veux demander à écouter un podcast, il ne sait pas le faire. Pourtant, mon podcast est référencé sur Deezer et sur Spotify, et mon compte Spotify sur Google Home marche super bien. Mais je n'ai jamais réussi à démarrer le moindre podcast sur mon Google Home. Et pour Siri, je n'ai pas le réflexe, et je pense qu'il y a plein de gens qui n'ont pas ce réflexe-là encore.

Bertrand : Il y a aussi la confusion : certains pensent que le podcast, c'est ceux qui se filment sur YouTube. Il y a plein de petits problèmes. J'ai dit un jour : il faudrait juste un gros bouton rouge. Je ne suis pas très loin de mettre en place sur mon site une page avec le dernier épisode et un gros bouton : tu veux écouter, tu appuies sur le bouton, tu as le dernier épisode quoi qu'il arrive. C'est vers ça que je voudrais tendre, tout de suite.

Marco : On est rendu à la section des questions en rafale, Bertrand. Tu nous as parlé tantôt de Patreon. Qu'est-ce qui t'a amené vers Patreon, et quel genre de résultats observes-tu présentement avec cette plateforme?

Bertrand : Très honnêtement, j'ai même fait un épisode dessus, où je disais : je mets en place un Patreon, mais vous n'allez pas l'utiliser, vous n'êtes que 1 % à donner de l'argent. J'ai des clients à côté en freelance, et j'ai des demandes de formation. L'idée, c'est que Patreon me serve de test pour voir comment ça fonctionne, ce qu'on peut offrir et ce qu'on doit offrir pour faire grossir les choses. Il finance l'hébergement du podcast tous les mois, un peu de matériel, un nom de domaine. C'est moins de 30 euros par mois, donc à l'année, ça fait peut-être 350 euros. Ce qui m'intéresse, c'est de savoir comment je le développe.

Bertrand : J'ai mis un palier de 100 en me disant : qu'est-ce qui se passe si je l'obtiens? Mais il y a un truc que je ne peux pas faire, parce que je suis en quotidien et que ce serait très pénible pour les gens : en parler tous les jours. Quand tu fais sept minutes, si tu en mets une à dire « n'oubliez pas mon Patreon, n'oubliez pas ci, n'oubliez pas ça », à la fin, t'as l'impression que tu ne parles que de ça. Je suis limité par ça. Les gens peuvent donner un dollar, deux dollars, tout ce qu'ils veulent. Mais je vais mettre un palier à 9,99 qui va donner accès à une zone membre, où je vais donner beaucoup plus de choses que maintenant.

Bertrand : Jusqu'à maintenant, du moment que tu donnes un dollar, tu as accès à mon podcast privé, dans lequel, une à deux fois par semaine, c'est directement depuis mon cerveau. Par exemple, l'autre jour, je disais que je suis en train de changer ma productivité et mes outils, et que je réfléchis là-dessus. J'ai dit aux membres : à partir de maintenant, si vous payez 10 dollars, vous aurez accès à des calendriers, des formations, des micro-trucs. Si j'ai beaucoup de membres, ça peut être un vrai financement qui pourrait permettre d'en vivre. Mais je n'ai pas envie de devenir un vendeur de formation qui assomme les gens tous les jours avec « faut que tu m'achètes un truc ». Pour moi, ça dénature ce que je veux faire.

Bertrand : Le Patreon, c'est : si vous avez envie de financer, si vous avez envie de participer à la vie du podcast, je n'ai pas grand-chose à vous offrir. Dans ma vidéo de départ, je dis aux gens : donnez de l'argent, je n'ai rien à vous offrir que ce que vous avez déjà. Il faut que je la change, parce que maintenant, j'ai des choses à offrir. Ce qui m'intéresse, c'est de voir que même quand tu n'as rien à offrir, les gens veulent quand même te donner de l'argent, parce qu'ils estiment que tu leur apportes de la valeur. J'ai vu des stats sur Patreon : les gens donnent naturellement plus que ce dont ils auraient besoin pour avoir un bonus.

Bertrand : Moi-même, je donne sur Patreon ou sur Tipeee, en France, et j'écoute le contenu, mais je ne profite d'aucun bonus. Un bonus Slack, ça ne me sert à rien, je déteste les trucs en direct. Mais j'aime la démarche de la personne. J'ai donné l'autre jour à un musicien. Je lui donne 5 euros par mois alors que j'ai déjà tous ses albums. Mais j'ai envie qu'il continue, et ça m'évite qu'il fasse la manche une fois par année pour un financement participatif. Je préfère lui financer 60 euros par an pour qu'il sorte de la musique toute l'année. Je suis dans cette démarche-là, mais je ne le pousse pas assez pour en vivre. Ce que je voudrais, c'est qu'il finance du matériel, des caméras, au fur et à mesure du développement.

Marco : Côté chiffres, tu es rendu à 300 épisodes. Qu'est-ce que tu as vu comme évolution dans les statistiques? Est-ce que c'était constant, ou exponentiel?

Bertrand : Je pourrais presque être frustré de constater que les épisodes qui ont le plus de succès, ce sont ceux où je ne suis pas tout seul, où j'ai des invités. Il faut faire du guest podcasting, comme on fait du guest blogging, pour faire passer des paliers. J'ai vu des paliers quand j'étais invité à droite et à gauche ou quand j'invitais des personnes. L'autre palier, c'est quand tu te colles à une actualité qui choque un peu les gens ou qui est surprenante. Je n'ai pas envie d'aller là-dessus, parce que je travaille sur du contenu evergreen, avec la plus longue durée de vie possible. Cette année, par exemple, je n'ai pas parlé des gilets jaunes en France, alors que ce sont des sujets que j'aborde dans mes cours à la fac.

Bertrand : Mais ce genre d'événement booste. J'ai fait un épisode un samedi matin sur Facebook, qui avait fermé du jour au lendemain toutes les pages d'une entreprise clermontoise qui avait 17 millions de fans. J'ai branché mon micro et j'ai donné ma réaction. Ça touche d'autres personnes, qui cherchent de l'actualité, ce qu'on appelle le newsjacking, sur les réseaux sociaux. Elles tombent sur moi, et ensuite elles vont écouter tout ce qui s'est passé avant. Celui qui tombe maintenant sur mon podcast a 300 épisodes à rattraper, donc bon courage. Je sais qu'il y en a qui l'ont fait.

Bertrand : Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a ces paliers d'accélération, et que tous les épisodes sont toujours écoutés. Même le premier épisode est encore écouté. Mon dernier épisode avant Noël, je l'ai regardé cette semaine : ça fait trois semaines que je suis en pause, et il a encore eu une centaine d'écoutes dans la semaine, alors que je ne l'ai mis sur aucun réseau social. Il y a des semaines où je n'ai rien partagé sur Facebook ni sur Twitter. J'ai juste fait les notes de l'épisode et je les ai publiées. Pourtant, il y a toujours des gens qui l'écoutent, y compris sur de très vieux épisodes. Les vrais accélérateurs seraient d'avoir des invités plus connus, et de me coller sur l'actualité. Mais ça veut dire que les épisodes auraient une durée de vie courte, et je n'ai pas envie de ça.

Bertrand : On a commencé par mon premier site, qui est de l'actualité locale. J'y ai écrit 9 900 articles ou pas loin, et je pense qu'il y en a 100 qui sont encore valables. Quand tu fais l'actualité d'une équipe de rugby, une fois que le match est terminé, c'est terminé. Il y a des trucs qui restent, comme quand l'équipe est championne de France : les photos et les vidéos ont encore du succès deux ans après. Mais c'est 3 %, 5 %. Sur Votre coach web, ce qui m'intéresse, c'est d'avoir 90 %, voire 99 % de choses qui sont encore valables dans trois mois, dans six mois. J'ai même republié sur Twitter un article vieux de neuf ans et demi, qui parlait de MySpace et de pourquoi il ne fallait pas mettre son business dans MySpace. L'épisode sur l'entreprise clermontoise, c'était pourquoi il ne faut pas mettre son business sur Facebook : si Facebook te coupe les vivres, t'es mort. L'article de l'époque est encore valable. Mon truc, c'est evergreen, donc l'actualité, le moins possible.

Marco : Ton podcast, présentement, comment est-ce que ça se traduit en résultats dans ton business? Est-ce que ça te rapporte des choses?

Bertrand : C'est très marrant. J'ai bientôt un rendez-vous avec un client potentiel que j'ai vu l'an dernier. Il m'a dit : j'écoute ce que tu fais tous les jours, je suis en ligne avec toi, je suis sûr qu'on fera du bon travail ensemble. J'en ai un autre qui m'a contacté par le biais de mon réseau. Ce qui est intéressant, c'est que je ne disparais pas de leur vue. S'ils regardent ce que je fais, ils voient que je suis toujours actif et ils voient à quoi je réfléchis. Même s'ils n'écoutent pas, ils voient les titres des épisodes.

Bertrand : Pour moi, c'est aussi un vrai espace de réflexion qui nourrit ce que je dis à mes clients. Maintenant, je suis capable de leur dire : si vous faites un podcast, voici ce que vous allez pouvoir faire avec, mais voici aussi ce que vous n'êtes pas capables de faire. Ce n'est pas parce que tout le monde dit que c'est la mode du podcast. Voici ce que ça implique, pourquoi en faire un, ce que ça va changer. Souvent, je sors des réflexions à des clients en rendez-vous et je me dis : ça t'est venu parce que tu as creusé le sujet pour le podcast. Le podcast me permet de m'améliorer au quotidien, et ça ressort dans mes enseignements, mes formations et mes conseils. C'est une boucle vertueuse : ce que je vois avec mes clients nourrit aussi le podcast. Quand ils m'envoient un courriel en disant « on ne sait pas faire ça », c'est un épisode de podcast potentiel.

Bertrand : Je me positionne sur le long terme. Je ne suis pas du style à dire : tu lances un podcast, deux jours après, tu vends un truc. Pour moi, l'audience se crée dans le long terme, dans la régularité. Il y a des gens qui ne disent pas « Votre coach web », mais « Mon coach web ». J'adore ça. Quelqu'un qui dit : je vous recommande d'écouter un podcast qui s'appelle Mon coach web, je trouve ça génial. S'ils me cherchent sur iTunes avec ce nom, je ne suis pas certain qu'ils me trouvent. Mais ça veut dire que je suis devenu familier avec eux, on devient une team. J'ai ouvert une porte, et le jour où ils ont besoin de moi, ils savent qu'ils peuvent pousser la porte et que je suis là.

Marco : Tu vas devenir le coach web. Quel micro utilises-tu?

Bertrand : Un Raspberry de Blue. J'en ai même deux à la maison, parce qu'on a un podcast de thé avec ma femme, et pour avoir la même sonorité, j'en ai racheté un d'occasion.

Marco : C'était le premier micro que j'ai utilisé aussi, au début de L'Accélérateur. C'est un bon micro. Quelle plateforme d'hébergement utilises-tu?

Bertrand : J'en ai plusieurs. Votre coach web est hébergé sur Spreaker, pour une raison simple : c'est le plus rapide pour moi. J'appuie sur un bouton, ça se publie, quel que soit le format du fichier. J'ai aussi un podcast auto-hébergé avec ma femme. Ça marche pas mal, mais si je devais faire un épisode par jour, ça mettrait trop de temps à publier. J'ai un autre podcast sur le running, qui s'appelle Kilomètre 42, hébergé chez Anchor.fm. Pour moi, c'est un test. J'avais testé Anchor au lancement de la plateforme et j'avais conclu qu'on ne pouvait pas faire du podcast avec ça. Quand ils ont refait leurs offres et qu'on a pu enlever les petites capsules obligatoires à la fin, je me suis dit que ça valait le coup de tester. Et pour tester vraiment une plateforme, il faut mettre un podcast dessus et voir ce qui se passe quand tu publies régulièrement.

Bertrand : J'ai aussi un podcast sur une plateforme française qui s'appelle Ausha, A-U-S-H-A, en cours de développement. J'aime bien Spreaker, sauf leur modèle d'affaires sur les statistiques, qui m'énerve : ils t'obligent à toujours augmenter ton tarif d'hébergement pour avoir plus de stats. J'ai donc décidé de ne plus regarder les stats. Ça se branche aussi sur d'autres services comme Auphonic, et le player de Spreaker est super bien. Pour l'instant, je reste là-dessus. Un truc m'ennuie : plein de gens suivent mon compte, mais je pense qu'ils ne peuvent pas écouter le podcast, parce que ça ressemble à du follow automatique, du spam. J'aimerais bien pouvoir le couper, mais pour le reste, j'aime bien Spreaker.

Marco : Bertrand, un gros merci de ton temps aujourd'hui. La passion envers le domaine du podcast se sent quand tu parles. Comme à l'habitude, on va inviter les gens à aller voir ton site Internet et ton podcast, dont les liens sont dans les notes de l'épisode. Honnêtement, j'ai écouté plusieurs épisodes, mais je confesse ne pas avoir écouté les 300.

Bertrand : Moi non plus, je n'ai pas écouté les 300.

Marco : Toi, tu les as écoutés une première fois, quand tu les as faits. Trois cents épisodes, c'est quelque chose, et c'est vraiment bien fait, ce que tu fais. Continue d'inspirer les entrepreneurs français et francophones de partout dans le monde. J'espère qu'on pourra développer des collaborations ensemble dans un futur rapproché.

Bertrand : Merci à toi pour l'invitation. Je vais te confesser un truc : l'Académie du Podcast, c'est une idée que j'avais eue il y a quelques mois. Je ne l'ai pas fait, et je le regrette, mais je trouve ça chouette. On a besoin de gens qui font des podcasts, de gens qui ne sont pas des journalistes et qui se lancent. En France, on a des donneurs de leçons, des journalistes, qui nous disent comment faire du podcast, sur quel sujet. On a juste besoin de gens qui ont une passion, qui appuient sur le bouton Enregistrer et qui diffusent leur truc. Pour ça, il faut un peu les accompagner, et toutes les initiatives de ce type-là sont super.

Marco : Merci beaucoup, Bertrand. Je te lance une invitation officielle, dont on n'a pas parlé avant l'épisode. Ce mois-ci, en janvier 2019, je lance officiellement les Webinaires des maîtres pour les podcasteurs expérimentés. Je veux inviter des podcasteurs à venir parler de la façon dont ils ont fait leur podcast, de fond en comble : comment ils le développent, comment ils vont chercher leur audience, comment ils trouvent leurs sujets. Je veux organiser des webinaires mensuels, et ça va s'appeler les Webinaires des maîtres. Tu t'es officiellement invité, puisqu'à mon sens, tu es un maître du podcast francophone.

Bertrand : Je te remercie beaucoup, et je viendrai avec plaisir. Merci pour l'invitation. Ciao.

Marco : Un gros merci à Bertrand Soulier. Je pense que vous avez senti toute la passion qui transpire dans ses propos. Vous allez certainement le revoir dans l'environnement de L'Académie du Podcast, comme on l'a mentionné à la toute fin de l'entrevue. Avant de vous laisser, je vous rappelle l'invitation pour le webinaire : vous pouvez vous inscrire au marcobernard.ca/sixsecrets. Je vous rappelle également que si vous vous rendez au marcobernard.ca/groupe, vous aurez accès au groupe Facebook de L'Académie du Podcast, l'endroit où les podcasteurs vont pour s'entraider, faire avancer leur podcast ou simplement discuter podcast. Vous allez vous faire demander un mot de passe : le mot de passe, c'est simplement « académie ».

Marco : Voilà ce qui termine cet épisode 29. La semaine prochaine, on va parler de six raisons pour lesquelles vous n'avez pas d'engagement avec votre podcast. Abonnez-vous pour ne rien manquer, simplement sur votre plateforme d'écoute favorite. On se reparle lundi prochain pour l'épisode 30. D'ici là, osez porter votre message aux oreilles de tous et commencez à changer le monde un auditeur à la fois. Ciao tout le monde.

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À propos de l'Animateur

Marco Bernard

Marco Bernard anime L'Académie du Podcast et podcaste depuis 2014 (1 200+ épisodes au compteur).

Auteur du livre "Ton Podcast Ta Voix Influente", il a lancé l'ADP en 2018 et depuis, il a accompagné plus de 3 000 coachs, consultants et experts à utiliser le podcasting comme levier de croissance.

Sa philosophie : "Animer un podcast, c'est vendre. Et vendre, c'est servir."

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