Marco : Salut salut, j'espère que tu vas bien. Cette semaine, je te présente trois podcasteuses incroyables. D'abord Mathilde, qui a déjà plus de quarante épisodes avec son podcast. Quelqu'un qui fait énormément bien avec son podcast, et elle va nous parler de comment elle a vécu son lancement. Il y a aussi Valérie, qui avait lancé un podcast en décembre dernier, qui a vingt-cinq épisodes et qui vient tout juste de lancer un nouveau podcast, Bienvenue à la maison, avec sept épisodes au moment où on enregistre.
Et enfin Laetitia, qui a lancé son podcast, qui en est à trente-cinq épisodes au moment où on enregistre, et qui fait maintenant partie de notre Club des Élites. Elle va nous parler de sa décision de lancer son podcast, mais aussi de son passage au Club des Élites. J'ai bien hâte de te présenter ces trois femmes extraordinaires qui ont accepté de mettre leur message de l'avant pour impacter positivement les gens de leur écosystème, et ceux qui pourraient potentiellement y arriver.
Parce que clairement, si tu écoutes cet épisode, tu vas probablement être curieux ou curieuse d'aller jeter une oreille sur un, l'autre, ou peut-être les trois podcasts que je vais te présenter aujourd'hui.
L'Académie du Podcast, c'est pour toi, podcasteur aguerri ou en devenir, qui veux projeter ton message aux oreilles du plus grand nombre de personnes possible. À chaque épisode, on traite d'un sujet qui va t'aider à amener ton message encore plus loin. Je te remercie de passer quelques minutes avec moi aujourd'hui. C'est parti.
Bonjour mesdames, j'espère que vous allez bien. Je suis avec Mathilde, Valérie et Laetitia pour cet épisode. Bien heureux de vous recevoir, les filles. Merci de prendre le temps avec moi aujourd'hui.
Mathilde : Merci à toi pour ton invitation.
Marco : On va faire le tour de vos podcasts, mais je veux d'abord vous donner quelques secondes pour les présenter en bonne et due forme à nos auditeurs. Comme d'habitude, les liens vers vos podcasts sont dans les notes d'épisode, donc les gens vont pouvoir aller découvrir ce que vous faites. Je sais qu'il y en a qui en ont plusieurs, on va pouvoir s'amuser avec ça. Je commence avec Laetitia.
Laetitia : Mon podcast s'intitule Mompreneur Ambitieuse. C'est un podcast dédié aux mamans qui sont aussi entrepreneures et qui souhaitent booster leur business sans sacrifier leur vie de famille. Dans la première saison, c'étaient principalement des entrevues avec des mamans qui avaient des entreprises et qui nous partageaient leurs difficultés, leurs découvertes pour mener à bien ces deux enjeux. La deuxième saison vient de débuter, et là, ce sont plutôt des conseils pratico-pratiques pour vraiment booster le business. À chaque épisode, il y a un conseil à mettre en application.
Marco : Super, merci beaucoup d'être là. Valérie, de ton côté?
Valérie : Moi aussi, je suis heureuse d'être là. Mon podcast s'appelle Bienvenue à la maison, et c'est le podcast feng shui pour mettre de l'énergie dans ta maison et dans ta vie. Je suis experte en feng shui, consultante en feng shui. J'accompagne mes clients dans cette transformation de leur relation avec leur maison.
Ça me tenait à cœur de créer cet espace intime avec le podcast. L'intimité qu'on crée avec l'auditoire dans un podcast, c'est vraiment la même chose que ce qui se passe dans une maison : un lien de proximité. J'avais vraiment envie de m'appuyer sur ce support pour entrer dans une relation vraiment très intime avec mon auditoire. Chaque semaine, je donne des conseils pour augmenter l'énergie dans les maisons, pour que les personnes s'y sentent en paix, sereines, pleines d'énergie et de vitalité.
Il y a plein de projets et d'évolutions en perspective sur ce podcast. Mon deuxième podcast est tout neuf, il a huit épisodes, mais il fait suite à un premier podcast sorti il y a quelques mois, qui était un calendrier de l'avent feng shui et qui avait trouvé un très bel écho.
Marco : Super, merci beaucoup. Mathilde, de ton côté?
Mathilde : De mon côté, c'est un podcast qui s'appelle À travers soi, entre introspection et intuition. C'est vraiment un lieu où je me dépose dans mes expériences de vie pour aider ceux qui sont là à poser plus de conscience, à comprendre ce qu'ils traversent. Ça s'adresse à ceux qui vivent des moments émotionnels difficiles et qui n'ont pas forcément les outils pour comprendre ce qui se passe, pour prendre du temps avec eux-mêmes. À travers mes compréhensions à moi, je les invite à se déposer et à prendre ce temps-là.
Ça fait déjà bien sept mois que j'ai commencé. C'est un espace que je trouve hyper riche, autant pour moi que pour ceux qui y viennent. Et ça accompagne aussi mes clients, puisque j'accompagne les personnes qui vivent des moments un peu trop forts au niveau émotionnel, qui ont besoin de se réaligner avec elles-mêmes, de retrouver de la clarté et de reprendre le pouvoir de leur vie.
Cet espace, c'est vraiment un lieu où mes clients vont se ressourcer entre les séances, où ils viennent apprendre des choses, se nourrir. C'est un plus pour moi, parce que c'est un espace où chacun peut aller même quand je ne suis pas disponible. Je trouve ça vraiment génial.
Marco : Tu as raison. Et ce que tu viens de dire, c'est un beau pont vers ma première question, en lien avec votre arrivée dans l'univers du podcast. Les auditeurs du podcast de l'Académie sont soit des gens qui veulent lancer leur podcast bientôt et qui y réfléchissent, soit des gens qui ont déjà lancé leur podcast et qui veulent améliorer leur façon de faire et leurs résultats.
Avant d'arriver dans le monde du podcast, est-ce que vous aviez en tête des préoccupations qui vous freinaient, des réflexions qui vous empêchaient de passer à l'action? Je suis curieux de savoir où vous étiez à ce moment-là, et comment ça s'est traduit concrètement après être passées à l'action et avoir joint l'Académie. Je commence avec Valérie.
Valérie : Je rigolais intérieurement, parce que je me rappelais les débuts de mon premier podcast, mon calendrier de l'avent feng shui. Quand je suis entrée à l'Académie, je découvrais le podcast, à la fois le côté technique, mais aussi toute l'intelligence qu'il y a derrière les contenus. J'ai suivi tes enseignements avec assiduité. J'avais déjà une activité en place, j'étais très présente sur les réseaux sociaux, donc il n'y avait pas vraiment d'urgence pour moi d'aller sur le podcast pour être visible.
Et j'ai senti qu'il fallait que je me donne un coup de pied au derrière. Mon appréhension était surtout technique : comment passer le cap des premiers enregistrements, de toutes ces nouvelles choses à apprendre. Il y avait quelque chose qui freinait à l'intérieur de moi. J'ai saisi l'occasion de mon calendrier de l'avent, que je fais tous les ans depuis quatre ans, mais que je faisais en vidéo jusqu'à présent. Le 15 novembre, je me suis dit : « Le premier décembre, je le lance. » J'ai fait vingt-cinq épisodes, un épisode par jour pendant vingt-cinq jours.
Je savais que ça allait être challengeant, mais c'était une façon de sauter dans le grand bain sans brassards, de me pousser pour dépasser toutes les peurs et tous les freins qu'on peut avoir au lancement. Je n'avais pas le temps de réfléchir : tous les jours, je produisais un nouveau contenu, court, mais présent. C'est ça qui a été déclencheur pour moi.
Ça m'a vraiment mis le pied à l'étrier pour mettre en place mon deuxième podcast, avec des épisodes plus classiques, une livraison par semaine. Un rythme moins soutenu, mais des contenus plus denses. Aujourd'hui, mon challenge, c'est de travailler beaucoup plus sur les contenus, sur ce que je livre. Le côté technique n'a plus du tout la même importance.
Marco : La même intensité.
Valérie : Oui, la même intensité.
Marco : Excellent. Je vais rebondir sur ton calendrier de l'avent dans quelques instants, mais avant, je veux entendre les préoccupations de Mathilde. Quand tu es arrivée dans l'univers du podcast, quelles étaient tes préoccupations?
Mathilde : Moi, j'ai découvert le podcast et ça s'est fait très vite. Je me suis dit : je suis arrivée à un moment où il faut que je voie grand, que j'ose faire des trucs qui me sortent de ma zone de confort pour l'agrandir, parce que mes rêves sont grands. Il y a un an, je me serais dit : « Jamais de la vie je ne sortirai un podcast. » Et en fait, si. C'était vraiment l'envie de voir grand, d'oser des choses et de se dire : on verra bien ce que ça va donner, mais au moins j'ouvre des portes.
Rejoindre l'Académie m'a vraiment permis d'oser. Parce que toute seule, j'ai un peu de mal. Le fait d'être soutenue par une communauté et d'être guidée pas à pas m'a aidée. Moi aussi, j'avais vraiment peur de la technique, et finalement j'ai trouvé mon truc pour l'instant : j'enregistre en une seule prise. Comme ça, il y a très peu de technique. Je n'ai même pas encore d'intro, et ça me va très bien pour l'instant, parce que ça va à mon rythme, avec mon évolution. J'y prends du plaisir.
Ça m'a vraiment permis de poser une certaine expertise et de gagner en légitimité. Parce que partager comme ça sur un podcast et avoir des retours, ce n'est pas la même chose que faire une publication sur Instagram. Ça a une autre valeur.
Marco : Tout à fait. Merci Mathilde. Laetitia, de ton côté?
Laetitia : Moi, je suis une grande consommatrice de podcasts. J'ai découvert le podcast il y a déjà de nombreuses années, pour écouter des émissions que j'aime bien et pour lesquelles je ne suis pas toujours disponible au moment de leur diffusion à la radio. Ensuite, j'ai découvert qu'il n'y avait pas que les radios qui diffusaient des podcasts, et je me suis dit : « Tiens, c'est un moyen de communiquer et de faire savoir ce qu'on fait. »
En tant que maman entrepreneure, j'adore faire des vidéos, je suis très à l'aise avec mon image, mais pour en consommer, c'est compliqué quand je dois faire d'autres choses, faire du linge, marcher, faire du sport. Et je me suis dit : « Si moi j'en consomme, mon persona, qui correspond à moi, au moi d'avant, en consomme aussi. » Donc le moyen de communiquer avec mon persona, c'est le podcast.
J'y pensais vaguement, et là je tombe sur une communication de toi et je me dis : « C'est le moment, il faut que tu y ailles. » J'ai suivi le challenge en octobre ou novembre de l'an dernier, je ne sais plus exactement. Je me suis inscrite en me disant que j'allais suivre la formation. Ce n'était pas juste pour voir. Pour moi, ce challenge, c'était la première étape de la formation.
Je me souviens que quand tu as commencé à annoncer dans le challenge que tu allais proposer une formation, moi j'étais là : « Vas-y, propose-la! » J'avais mis un message : « C'est où qu'on s'inscrit? » Entre deux, il y avait eu un moment de pause, et tu m'avais contactée sur Facebook pour me donner les informations pour m'inscrire. J'étais en mode panique parce que ma carte bancaire ne fonctionnait pas, et je voulais profiter de l'offre. C'est dans ce contexte que je suis arrivée dans l'univers du podcast.
Mon frein, c'était clairement de savoir comment faire. J'imaginais que c'était un truc super compliqué. Avant de savoir comment faire, on se demande comment on va le diffuser. Maintenant, je sais qu'il y a des plateformes de diffusion, mais je ne connaissais même pas ce mot. Je n'aurais même pas pu chercher « plateforme de diffusion de podcast ». J'aurais peut-être cherché « comment diffuser un podcast ».
Ensuite, en suivant la formation, j'avais fait ma petite vignette pour le podcast, je m'étais abonnée, et là je me suis dit : « Maintenant, il faut que j'enregistre. Mais comment j'enregistre? » J'ai contacté ma capitaine à l'ADP, en panique : « J'enregistre comment? Avec un enregistreur vocal? Avec mon téléphone? » Elle m'a guidée pas à pas : « Tu vas télécharger l'application Audacity, et tu vas appuyer sur le bouton Enregistrer. »
Avant ça, j'avais aussi commandé un micro, parce que c'est une question aussi : qu'est-ce qu'il nous faut comme matériel? On a appris grâce à l'Académie qu'on n'est pas obligé d'avoir un micro hyper high-tech, mais il faut quand même un moyen d'enregistrer sa voix. Ce que j'ai apprécié, c'est l'accompagnement. J'ai tout de suite fait des entrevues, et parfois il y avait des bruits parasites sur la piste de l'autre personne. Comment les annuler quand moi je parle? J'ai demandé à la capitaine, elle m'a dit : « Viens, je t'explique, c'est très facile. » J'ai pu progresser très vite dans la technique, et ce n'est plus devenu un problème.
Et ce que j'ai apprécié aussi, c'est le challenge Janvoix au mois de janvier. Ça m'a boostée à fond, parce que j'ai dû me lancer et arrêter de me prendre la tête. Pour les premières entrevues que j'ai faites et que j'ai dû monter, pour une heure d'enregistrement, je passais quatre heures à réécouter, à me demander quoi couper. Ça me prenait un temps fou. Le challenge Janvoix m'a appris à tester des choses rapidement, et à me dire : « Ce n'est pas parfait, mais c'est OK. »
C'est important aussi : quel est l'objectif? Le principe du 80/20, la loi de Pareto : arrêtons de couper les cheveux en quatre. Si le son n'est pas nickel, tu vas apprendre et t'améliorer. Donc lance-toi, fais les premiers épisodes. Et le fait que tu nous aies dit : « De toute manière, tant que tu ne dis pas que tu l'as lancé, personne ne le saura, personne n'ira l'écouter », ça m'a enlevé une peur aussi. Je publie déjà, je m'entraîne, personne ne le sait puisque je ne l'ai pas annoncé, et au pire, je peux enlever l'épisode. Au moins, je me suis entraînée.
Marco : Excellent. Merci les filles pour vos préoccupations, je trouve ça vraiment intéressant. Valérie et Laetitia, vous avez parlé de créer des épisodes en série, quotidiennement. Dans le cas de Laetitia, on parle de Janvoix, je te laisserai l'expliquer dans tes propres mots. Mais je suis curieux pour Valérie. Ce que je comprends, c'est que ton calendrier de l'avent avait déjà été livré dans le passé, mais sous une autre forme que le podcast.
Valérie : C'était un contenu recréé chaque année.
Marco : Oui, c'est ce que je veux dire : il avait déjà été fait sous une autre forme. Je suis curieux de savoir quelle a été la différence dans la réception de tes auditeurs cette fois-ci, en audio, par rapport aux autres années, à l'écrit ou en vidéo.
Valérie : Le contenu était un petit peu différent, mais le fait de créer de l'audio m'a vraiment permis d'amener une couleur, une ambiance. C'était un calendrier de l'avent, donc autour de l'univers de Noël, bien sûr. C'étaient des podcasts qui duraient cinq minutes, et c'était comme si je venais juste murmurer quelque chose à l'oreille de mes auditeurs. C'était absolument délicieux. Dans cette énergie de Noël, j'ai pris un plaisir fou à le faire, et ça fait probablement une grande différence aussi.
J'étais dans une énergie de produire chaque jour pour le lendemain, dans l'urgence. Je pense que ça se sentait, que mes auditeurs le sentaient, parce que j'étais vraiment présente avec eux. Il s'est opéré quelque chose de magique que je n'avais pas eu avec ce que je diffusais avant, en visuels sur les réseaux sociaux ou même en vidéo. J'ai eu plus de mille cinq cents écoutes en vingt-cinq jours. Ça a tout de suite fait écho. Et surtout, ça m'a validée : j'ai vu que j'avais du plaisir, que j'étais à l'aise, et mes auditeurs en redemandaient.
Ça a ouvert la porte pour la suite, et c'était vraiment génial. Cet univers qu'on arrive à toucher avec les mots, avec les sons, les intonations, les modulations de la voix, c'est beaucoup plus proche que l'image. Je trouve ça vraiment intéressant.
Marco : Très intéressant. Mathilde, de ton côté, je ne sais pas si tu as expérimenté le format quotidien. Mais je suis curieux de savoir, par rapport à ce que tu faisais dans le passé comme contenu, quel genre de retours tu as déjà eus de tes auditeurs de podcast.
Mathilde : J'ai fait un peu Janvoix, mais pas tous les jours, vraiment allégé. Par contre, j'ai adoré sortir de ma zone de confort encore une fois, ne pas me mettre la pression de la perfection et juste me dire : c'est un test, j'expérimente. Et je vois que je suis capable de faire plus que ce que je fais d'habitude. C'était vraiment super.
Par rapport aux retours sur le format podcast comparé à Instagram, les personnes me disent vraiment : « J'ai l'impression que tu me parles à moi. » Une personne a parlé de moi sur sa chaîne YouTube et disait : « Quand j'écoute le podcast, j'ai l'impression qu'à chaque fois ça s'adresse à moi, et ça me correspond tellement. » Il y a quelque chose de beaucoup plus proche, de beaucoup plus intime.
Je partage aussi des choses intimes de ma vie pour aider l'autre à prendre conscience qu'il faut arrêter avec les tabous et parler des choses. Ça crée quelque chose de beaucoup plus proche avec les personnes, et beaucoup plus d'échanges en profondeur.
Marco : Excellent, merci. Laetitia, tu as parlé de Janvoix. Je suis curieux de savoir quel genre d'impact ça a eu sur ton podcast. Prends d'abord quelques secondes pour nous expliquer ce qu'est Janvoix exactement, et ensuite ce que tu as vu comme différence au niveau du contenu.
Laetitia : Le principe de Janvoix, c'est un défi pendant tout le mois de janvier : publier un épisode par jour avec, chaque jour, une contrainte différente. J'ai bien aimé cette notion de contrainte, et c'est contre-intuitif : plus on a le champ libre, moins on sait quoi dire, quoi faire. Et plus on est contraint, plus on a plein d'idées qui nous viennent. Ça m'a amenée à me jeter à l'eau.
Je l'ai pris en cours de route. Je l'ai vu passer parce que j'écoutais le podcast d'autres membres de l'ADP qui en parlaient, et je me suis demandé : « C'est quoi ce truc? » J'ai décidé de l'adapter un petit peu, parce que je me suis rendu compte que tous les jours, ça n'allait pas être jouable. Je l'ai fait tous les jours pendant deux semaines. Et ça m'a obligée à aller sur la créativité et à tester mon outil de montage.
Par exemple, il y avait un épisode sur les effets sonores. J'ai enregistré les bruits de mes enfants. Je me suis baladée avec mon enregistreur pour attraper des cris, des pleurs, quand ils se chamaillent, et aussi des moments sympas. Et j'ai travaillé sur les effets : des effets d'écho, d'autres effets. J'ai adoré, parce que j'ai appuyé sur chaque bouton : « Qu'est-ce qui se passe quand je fais ça? » Ce n'est pas pour autant que je les utilise encore, mais je sais maintenant qu'on peut s'amuser et faire des trucs super sympas avec un enregistrement basique.
Par exemple, un effet bocal : à un moment donné, je disais que j'ai parfois l'impression d'être dans un bocal quand mes enfants crient. Je me suis enregistrée en disant ça, j'ai mis un écho, et ça donnait vraiment l'impression que j'étais dans mon bocal. S'il n'y avait pas eu Janvoix, je n'aurais pas osé faire ça.
Marco : C'est ça qui est intéressant quand on anime un podcast indépendant : on peut se permettre de se lâcher un peu sur ce genre de truc, de dire : « On va tester ça. » On s'amuse avec les auditeurs. Alors que d'autres podcasts, ceux des grandes chaînes de radio et de télé par exemple, sont beaucoup plus carrés comme livraison. Nous, on peut se lâcher, faire un paquet de trucs, tester certaines choses. Parfois avec un succès relatif, mais on peut s'amuser, tester, avoir des retours des auditeurs et voir comment les gens réagissent. C'est vraiment hyper intéressant.
Dernière question avant de vous laisser aller. Je vais commencer par Mathilde. Je suis curieux de savoir quel trésor t'a réservé le podcast. Ça peut être dans l'Académie, dans ton podcast, dans la vie de tous les jours. Quel trésor as-tu découvert grâce au podcast, que tu n'aurais jamais pensé trouver avant d'arriver dans cet univers?
Mathilde : Ce à quoi je pensais tout à l'heure en t'écoutant, c'est la créativité. J'ai fait l'expérience de commencer à écrire sur un sujet en me disant au début : « Je ne vais rien avoir à en dire. » Et en fait, quand je me mets à écrire, j'ai trop à en dire et ça ne s'arrête plus. Je trouve ça vraiment génial, parce que ça montre qu'on n'est jamais en panne. Mais il faut oser, il faut y aller. C'est une question de processus, il faut se donner l'espace pour ça.
Autre chose que j'ai réalisé : comme je parle de prise de conscience, de poser de la conscience sur nos expériences de vie, le fait de me déposer à travers mes épisodes m'a permis d'aller encore plus loin avec certaines expériences. Le fait de les partager, de les poser sur le papier, c'est comme si je passais des caps de compréhension encore plus grands. Je trouve ça vraiment génial.
Et sur un côté complètement différent : être soutenue par une équipe, accompagnée, avoir des moments où on se retrouve, c'est stimulant. Je sais que je suis une personne qui a besoin de ça, je m'en suis rendu compte en faisant partie de différentes écoles. Avoir un lieu où on se retrouve régulièrement, où on peut parler de ce qui bloque, où on est soutenu s'il le faut, et où on est stimulé à continuer d'avancer parce qu'on parle tous d'un même thème, ça amène vraiment à aller plus loin.
Marco : Super, merci beaucoup. Valérie, de ton côté?
Valérie : Il y en a plein, des trésors. Une belle découverte pour moi, c'est l'impact de ma voix. C'est un beau cadeau que m'ont fait mes auditeurs en me renvoyant ça. Je n'en avais pas conscience.
Marco : Quels mots utilisent-ils quand ils parlent de ta voix, par exemple?
Valérie : Ils parlent de douceur, d'apaisement, d'un vrai bien-être. C'est là que j'ai vraiment compris que la voix est un outil merveilleux pour aller toucher les gens au cœur. Je crois que c'est le plus beau cadeau, le plus beau trésor que j'ai eu. Et puis, comme le disait Mathilde, la créativité. Quand on découvre le podcast, on s'affranchit assez vite des formats classiques dont tu parlais tout à l'heure, et on se dit : « Qu'est-ce que je fais avec ça? »
Je peux tout créer : tous les formats, tous les timings, toutes les fréquences, tous les contenus. Tout est à inventer. Donc ça ne peut être qu'un podcast qui me ressemble. Personne d'autre ne peut faire ce podcast-là à part moi, et je ne pourrai jamais reproduire le podcast de quelqu'un d'autre. C'est vraiment précieux. Et j'ai aussi découvert l'univers des podcasteurs, que je ne connaissais pas du tout.
Il y a une vraie famille, une vraie communauté, une complicité. Je trouve que c'est assez joyeux, assez léger, et il y a de l'entraide, mais aussi beaucoup d'encouragement les uns envers les autres. C'est un vrai bonheur.
Marco : C'est vrai qu'on n'a pas le sentiment de compétition. Je ne sais pas si c'est propre à l'Académie, mais dans notre univers, quand quelqu'un réussit, tout le monde réussit. Tout le monde est content de la réussite de l'autre. Il n'y a pas le sentiment de compétition qu'on peut voir dans plein d'autres sphères, sur les différentes plateformes de médias sociaux, par exemple, entre les créateurs. Chose qu'on ne retrouve pas vraiment dans notre univers.
Valérie : C'est vrai, en tout cas dans ce que j'en découvre. Et j'ai l'impression qu'il y a beaucoup d'entrevues aussi, comme ce que tu fais aujourd'hui avec nous. Il y a une espèce d'émulation collective : on avance tous ensemble. Il y a un vrai plaisir à accueillir l'autre, à découvrir son travail, à écouter les podcasts des autres. J'ai découvert des personnes absolument merveilleuses.
Marco : Super, merci Valérie. Laetitia, de ton côté?
Mathilde : Est-ce que je peux juste rebondir?
Marco : Bien sûr.
Mathilde : Merci Valérie pour ton partage, parce que ça me ramène à ce qui m'a fait lancer le podcast. J'avais partagé un audio de trois minutes et j'ai eu des retours tellement touchants, auxquels je ne m'attendais absolument pas, que je me suis dit : il y a quelque chose à faire avec ça. Depuis, c'est ce qu'on continue de me dire, et je n'avais jamais pris conscience que ma voix pouvait apporter quelque chose. Merci à Valérie, parce que j'avais envie de le nommer aussi. Je trouve important de pouvoir s'honorer dans ce qu'on découvre à travers cet univers.
Marco : Tu avais partagé, tu dis...
Mathilde : Sur Instagram, juste un audio que j'avais mis en reel. C'était pour mon anniversaire, je me faisais le cadeau de me remercier pour le chemin parcouru. C'était juste avant le live, l'année dernière, où je t'ai découvert. Quelques jours après, je te vois sur scène et je me dis : « Non, là, il faut que je fasse quelque chose. » Et l'aventure a commencé. Depuis, je continue d'avoir ces retours. J'ai fait une méditation il y a quelque temps et j'ai eu des retours incroyables.
Marco : Très intéressant. Laetitia?
Laetitia : Moi, je pense que ça m'a aidée à continuer ce travail de détachement, de libération de l'image de soi. Quand j'enregistre un podcast, j'ai l'impression d'être parfois plus à l'intérieur de moi. Je réfléchis moins à mon aspect extérieur, je suis plus sur le fond.
Marco : Tu es connectée sur le ressenti plus que sur le côté visuel.
Laetitia : Tout à fait. C'est un beau trésor. Et aussi la rencontre de la communauté des podcasteurs, et voir l'évolution des gens. Ça, j'adore. Il y a une podcasteuse que j'écoute qui avait lancé sa bande-annonce, et elle hésitait, elle attendait, elle se demandait si c'était bien. Moi, je l'avais trouvée sensationnelle : le thème, la façon de l'aborder, sa voix. Rien qu'avec la bande-annonce, je lui disais : « Lance, j'attends les épisodes 2, 3, 4, 5! »
J'ai suivi toute sa première saison. Ensuite, elle a fait une pause entre la saison 1 et la saison 2, et toutes les semaines je lui demandais : « Quand est-ce que tu lances la deuxième? J'attends! » Elle vient de lancer le premier épisode de la deuxième saison, et la différence, waouh. J'étais aussi au bootcamp à Paris, donc j'ai pu la voir travailler justement là-dessus, au tout début. C'était au mois de mai, on est au mois de juillet. Je lui ai dit : « Ton épisode est juste génial. Tu as amené ton histoire, imbriquée avec ce que tu proposes, avec ton lead magnet. Tout était goupillé. »
Encore une fois, ça me donne envie de suivre l'étape d'après. C'est super motivant de voir l'évolution. Parce que parfois, quand on admire quelqu'un, on se dit : « J'y arriverai jamais », parce qu'on le voit à un moment T. Là, on a l'occasion de se suivre les uns les autres. On avance chacun à une vitesse plus ou moins grande. Et parfois, certaines personnes s'autosabotent et se disent : « C'est nul ce que je fais. » Le fait de me dire : « Mais punaise, elle s'autosabote alors que c'est génial », ça me permet de me demander si moi aussi, je ne m'autosabote pas.
Et les conseils que je reçois, aussi dans les Élites, c'est génial. Ma première session dans les Élites, c'était une analyse de moi-même que je n'avais pas faite moi-même. Et l'autre pépite que je retiens de l'univers de l'ADP, c'est une histoire que tu partages souvent, Marco : avant de lancer l'ADP, tu avais commencé une version pilote, tu hésitais à vraiment lancer l'ADP, et un jour, quelqu'un qui a découvert que tu avais ce projet sans le lancer t'a dit : « Mais bon sang, lance-le! »
Ça me booste vraiment, parce que j'ai cette idée d'accompagner les mamans entrepreneures qui traîne, j'y travaille depuis plus de deux ans, presque trois ans je crois. J'y réfléchis, j'y travaille régulièrement, mais je ne lance pas. Le fait de t'entendre dire ça m'a permis de mettre en place, petit à petit, des jalons qui me font avancer de plus en plus vite vers ce projet. De me dire : « N'aie pas peur. Même si une seule personne a besoin de ça, c'est toujours une personne. Il faut commencer par une personne. »
Comme tu le disais tout à l'heure, Mathilde, tu as des projets où tu vois grand. Mais parfois, voir grand nous fait peur, et on se dit : « Oui, j'ai envie de faire des choses grandioses, mais si je n'ai pas tout de suite ce grandiose... » Mais on ne l'a pas tout de suite, en fait.
Marco : Il n'y a jamais personne qui l'a tout de suite.
Laetitia : Voilà. Et ça m'a apporté tout ça. L'ADP et le podcasting m'ont apporté plein de trésors.
Marco : Merci de nous partager ça. C'est vraiment très intéressant ce que vous faites, et ça nous permet d'entrer encore plus dans votre réalité de podcasteuses et de personnes. Laetitia, tu as parlé d'un podcast que tu apprécies vraiment et dont tu attendais la deuxième saison. Est-ce qu'on peut lui rendre hommage?
Laetitia : Je pense qu'on peut rendre hommage au podcast : c'est La gestion dans son plus simple appareil, de Stéphanie. C'est une belle rencontre. Lors d'un challenge, on avait une entrevue de 10 minutes à faire, et j'ai dit : « Je vais recevoir Stéphanie. » Et ça a matché. Maintenant, on est en lien continuel, on s'entraide, on se donne des feedbacks, et c'est top.
Marco : Très cool. Je fais un dernier tour de table. En 30 secondes : qu'est-ce qui s'en vient pour votre podcast, pour vous comme animatrices? Je sais que dans le cas de Valérie, un deuxième podcast a été lancé. Est-ce qu'il y a des projets, suite à la trentaine d'épisodes que vous avez déjà réalisés de part et d'autre? Valérie.
Valérie : Le gros projet qui arrive, c'est de lancer des entrevues. J'ai très envie d'aller à la rencontre de personnalités inspirantes et de leur demander dans quel environnement elles vivent. En général, on connaît plein de choses de ces personnalités, mais on ne connaît pas leur maison, leur relation à leur maison. Dans quoi elles se lèvent le matin? Qu'est-ce qui les fait vibrer à cet endroit? Comment ont-elles choisi leur lieu? Pourquoi est-il organisé de cette façon? Est-ce qu'elles y travaillent? Comment s'y ressourcent-elles? Comment y vivent-elles avec leurs amis, leurs proches?
Ça me tient vraiment à cœur. Je vais être sur le lancement d'un gros événement pour moi au mois de septembre, mais les entrevues vont commencer au mois d'octobre. Et je serais ravie, Marco, de pouvoir t'accueillir en entrevue sur mon podcast.
Marco : Avec grand plaisir. Ça résonne beaucoup avec moi. Désolé pour les gens qui n'ont pas accès à l'image : pendant l'entrevue, on se voit. Je ne vais pas te faire de cachette, je suis en train de montrer un plan à l'écran : on est littéralement en train de faire évaluer et de trouver le bon endroit pour faire bâtir notre maison de rêve. Donc ça résonne beaucoup avec moi, définitivement.
Valérie : Je serais très heureuse de t'accueillir.
Marco : Super, merci. Mathilde, de ton côté, qu'est-ce qui s'en vient?
Mathilde : Ce sont des idées qui ne sont pas encore concrétisées, parce que j'ai beaucoup de choses à mettre en place en ce moment avec mes accompagnements. Mais dans l'idée, j'aimerais beaucoup avoir une autre chaîne de podcast pour la méditation, pour vraiment dissocier le côté où on se pose et où on est simplement dans son corps, et le côté où on discute et où on est plus dans l'introspection.
Et les entrevues aussi, c'est quelque chose que j'ai très envie de faire, pour ramener de la simplicité, par exemple avec des coachs qui sont des amis. Montrer que ces personnes qui guident maintenant les autres ont aussi leur chemin difficile, leurs prises de conscience, leurs moments compliqués. Venir partager ça pour que chacun puisse se dire : toi comme moi, comme l'autre, on a tous des moments compliqués, et c'est en en parlant qu'on peut apaiser les choses et moins se tendre dans notre tête. Ce seraient ces deux projets que j'aimerais mettre en place à la fin de l'année, ou peut-être au début de l'année prochaine.
Marco : Intéressant. C'est le côté pervers des réseaux sociaux : souvent, on ne voit que le beau. On suit des gens qui ont des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers d'abonnés. On ne voit que le beau, et on présuppose que ces gens-là ne vivent que dans le beau parce qu'ils ont X abonnés, ou des centaines de milliers ou des millions de dollars derrière eux. Mais dans les faits, ils ont tous des moments dans le creux de la vague, comme monsieur et madame Tout-le-Monde. C'est intéressant de mettre ça de l'avant, ne serait-ce que pour se reconnecter avec la réalité des choses. Merci. Laetitia, de ton côté?
Laetitia : Moi, c'est de continuer la deuxième saison, pour qu'elle puisse être un tremplin pour le lancement de mon programme. Et j'aimerais bien recevoir encore quelques femmes célèbres qui sont mamans, pour qu'elles nous parlent de leur réalité. Comme toi, Mathilde, dans les entrevues que j'ai faites jusqu'à présent, je m'attendais à ce qu'elles nous parlent de moments difficiles.
J'aimerais vraiment qu'on parle de ces moments difficiles, parce que ce n'est pas toujours évident d'être maman et entrepreneure. On a tendance à dire que c'est tout beau : « C'est génial d'être maman, c'est merveilleux! » Mais il y a des moments qui sont durs, des moments où on se demande si on va y arriver. J'aimerais que des femmes célèbres, dont on se dit qu'elles gèrent tout, puissent nous dire : « Il y a des moments où j'ai eu envie de jeter un enfant par la fenêtre parce que je n'en pouvais plus. »
Marco : Et quand on habite au douzième, c'est plus compliqué.
Laetitia : Et ça, ce n'est jamais dit. On n'ose pas le dire.
Mathilde : Et du coup, ça ferme les portes. Si personne n'en parle, on laisse les choses sous le tapis. Alors que plus on en parle, plus on montre que c'est aussi notre force, et ça va ouvrir les portes pour tout le monde. C'est super chouette.
Marco : Exact. Merci mesdames. Comme je l'ai dit au début de l'épisode, les liens vers vos podcasts respectifs sont dans les notes d'épisode. Allez jeter un petit coup d'œil, allez tendre une oreille sur ces podcasts, sachant que vous avez eu un accès privilégié à ce qui s'en vient dans les prochaines semaines. Au moment d'enregistrer, il reste encore quelques semaines avant la diffusion officielle de cet épisode, donc certaines choses que ces merveilleuses dames nous ont annoncées seront peut-être déjà en déploiement quand vous allez découvrir leurs podcasts. Merci mesdames de continuer d'inspirer vos communautés respectives, et on se reparle très bientôt.
Mathilde : Merci. Ciao ciao, à bientôt.
Marco : J'espère que les trois histoires que tu as découvertes aujourd'hui t'ont plu, et peut-être inspiré à lancer ton propre podcast ou à développer davantage celui que tu animes déjà. Quoi qu'il en soit, je veux que tu saches que l'Académie du Podcast peut t'aider là-dessus. Je t'invite simplement à prendre rendez-vous avec un membre de notre équipe, pour qu'on puisse évaluer les besoins que tu as en ce moment et te proposer les meilleures ressources pour obtenir les résultats que tu souhaites.
Rien de plus simple : tu peux prendre rendez-vous sur academiepodcast.com/appel. Un membre de notre équipe va d'abord discuter avec toi de tes différents besoins, puis te présenter les ressources qui peuvent t'aider à obtenir les résultats que tu souhaites avec ton podcast. Donc academiepodcast.com/appel pour prendre rendez-vous. Et nous, on va t'attendre de l'autre côté du miroir pour travailler avec toi à faire de ton podcast le succès que tu souhaites. Voilà pour cette semaine. On se parle la semaine prochaine. Ciao ciao.