Épisode 17 du podcast L'Académie du Podcast : Parlons Balado avec Maxime Duclos !
novembre 19, 2018

Parlons Balado avec Maxime Duclos ! | E017

Un passionné du balado québécois.

Tu veux animer un podcast à plusieurs, mais coordonner tout le monde te semble impossible?

Ou tu publies de façon irrégulière, et tu te demandes si tes auditeurs vont te pardonner?

Dans cet épisode de L’Académie du Podcast, Marco Bernard reçoit Maxime Duclos, animateur de Parlons balado et à la tête de Balado Québec. Il raconte comment une douzaine de collaborateurs font vivre un podcast sur le podcast depuis 2014, pourquoi la constance est essentielle, quels outils il utilise pour son son, et où s’en va le balado au Québec, en Europe et aux États-Unis.

Ce que tu vas apprendre dans cet épisode

  • Le parcours de Maxime Duclos, de la passion du son au podcast
  • Le podcast Parlons balado : une douzaine de collaborateurs, des questions fixes et une discussion libre
  • Pourquoi la constance compte autant, et pourquoi les auditeurs pardonnent quand même
  • L’écosystème du balado au Québec, comparé à l’Europe et aux États-Unis
  • Ses outils : Sony Vegas Pro, Auphonic, Audacity, Pocket Casts et l’AT2020

Comment se porte le balado au Québec?

Selon Maxime Duclos, le balado québécois approche de l’adolescence : il gagne en maturité grâce aux radios, à Radio-Canada et à des pionniers, même si les grands médias le boudent encore.

Maxime Duclos anime Parlons balado, un podcast sur la baladodiffusion au Québec. Il dirige aussi Balado Québec, une plateforme du milieu, dont il est vice-président associé depuis juillet 2017. Le site répertorie plus de 660 podcasts québécois, francophones comme anglophones, et ce sont souvent les auditeurs eux-mêmes qui ajoutent les nouveaux podcasts.

Il cite plusieurs moteurs du milieu : la gang de Magnéto, premiers à décrocher des subventions, Bruno Guglielminetti, qui fait connaître le podcasting québécois à l’étranger, Radio Talbot et Denis Talbot, à l’origine du boom des podcasts geek vers 2007, Mike Ward, et l’arrivée de QUB radio chez Québecor.

En Europe, le podcast est déjà connu des grands médias, avec des galas et des festivals. Aux États-Unis, c’est « la bête » : certains en vivent très bien. Au Québec, il reste de l’éducation à faire, car les grands médias présentent encore souvent le podcast comme un sous-média.

Comment animer un podcast avec plusieurs collaborateurs?

En laissant des passionnés se greffer naturellement au projet, et en gardant une structure simple : des questions de base fixes, puis une discussion libre.

Parlons balado a commencé à trois en 2014 : Maxime, Jean-Sébastien Chapleau et Yann Thériault. Puis des gens passionnés ont offert leur aide, comme Jean-Sébastien Hamel, qui remplissait bénévolement le répertoire du site. Aujourd’hui, ils sont une douzaine.

  • Le vrai défi : trouver des horaires qui conviennent à tout le monde, puisque personne n’en fait son travail principal. Les invités, eux, il y en a à la pelle.
  • Les questions fixes : qui es-tu, pourquoi et comment as-tu commencé, quel est ton matériel. Les auditeurs les réclament quand elles sont oubliées.
  • La durée : de deux heures et demie au départ, ils sont passés à environ une heure, une heure et quart, pour ne pas perdre les auditeurs.
  • L’esprit : tous les invités sont traités pareil, qu’ils aient 50 ou 50 000 téléchargements.

« Toujours mettre les invités en avant de nous autres, et non nous autres en avant d’eux. »

Maxime Duclos

Pour un autre exemple de podcast à plusieurs voix, écoute l’épisode avec Denis Martel des Engagés publics.

La constance est-elle vraiment importante en podcast?

Oui : pour Maxime, c’est une des choses les plus importantes, parce qu’elle crée l’habitude d’écoute et la connexion avec l’auditeur.

Si tu t’absentes trop longtemps, tu coupes cette habitude, et l’auditeur peut passer à un podcast plus stable. Par contre, les auditeurs de podcast pardonnent beaucoup plus que ceux de la télé : ils savent que la majorité des podcasteurs le font par passion. Marco raconte d’ailleurs l’anecdote de téléspectateurs de TVA offusqués qu’un épisode des Feux de l’amour ait été remplacé par une émission spéciale. Pour aller plus loin, lis notre guide sur la constance en podcast.

Quels outils utiliser pour améliorer le son de son podcast?

Maxime combine un logiciel de montage complet, un outil de mastering automatique et des macros qui appliquent ses réglages à chaque nouvelle piste.

  • Montage : Sony Vegas Pro, pour ses nombreuses options audio intégrées.
  • Mastering : Auphonic, qui égalise le son, retire des « hum » et réduit les silences trop longs.
  • Plugins : Audacity, pour ses macros et extensions.
  • Micros : l’Audio-Technica AT2020 en solo, des Ultravoice XM1800S abordables pour enregistrer à plusieurs, avec un noise gate.
  • Écoute : Pocket Casts, synchronisé entre Android, iOS et ordinateur.

Son ingrédient secret : des macros dans Sony Vegas qui appliquent automatiquement gains et filtres dès qu’il ajoute une piste. Il rappelle aussi de faire attention aux droits d’auteur : de plus en plus de podcasteurs retirent la musique qui n’est pas libre de droits avant de gagner en popularité.

Comment Maxime Duclos est-il tombé dans le podcast?

Il suit le podcasting depuis la création du fil RSS, et il a commencé à en faire en 2011, à l’invitation de Patrick Archambault, avec un micro à cinq dollars.

Tripeux de son et de musique, ancien rédacteur pour facteurgeek.com, il préfère l’audio à l’écrit. Dès qu’il a parlé dans un micro, il a eu la piqûre. Il anime aujourd’hui trois podcasts et aide même d’autres podcasteurs à corriger leurs problèmes de son. Pour aller plus loin, lis aussi comment faire un podcast qui génère des clients.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que Parlons balado?

Parlons balado est un podcast québécois animé par Maxime Duclos et une douzaine de collaborateurs depuis 2014. Il fait découvrir les podcasteurs québécois et leurs podcasts.

Qu’est-ce que Balado Québec?

Balado Québec est une plateforme d’hébergement et un répertoire participatif de podcasts québécois, francophones et anglophones, qui en comptait plus de 660 au moment de l’entrevue.

Quelle est la durée idéale d’un épisode à plusieurs animateurs?

Pour Parlons balado, environ une heure à une heure et quart. Les épisodes de deux heures et demie faisaient décrocher les auditeurs.

Que se passe-t-il si je publie mon podcast de façon irrégulière?

Tu risques de briser l’habitude d’écoute, et certains auditeurs passeront à un podcast plus stable. Les auditeurs pardonnent, mais il faut rester présent régulièrement.

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Pat Flynn : Hi, my name is Pat Flynn from Smart Passive Income. You're listening to L'Académie du Podcast, with your host Marco Bernard.

Narrateur : Vous désirez amener votre entreprise à un autre niveau, vous démarquer et créer du contenu différent et original? L'Académie du Podcast est l'outil qu'il vous faut. Marco Bernard est l'expert qui a formé le plus grand nombre d'entrepreneurs francophones à démarrer leur propre podcast sur la planète. Il vous enseigne les détails du podcasting en profondeur et partage avec vous les secrets des podcasteurs qui ont du succès. Bienvenue sur L'Académie du Podcast. Voici votre hôte, Marco Bernard.

Marco : Salut tout le monde et bienvenue dans cet épisode 17 de L'Académie du Podcast, le seul podcast dédié à l'industrie francophone du podcasting. Que vous soyez en train de penser à vous lancer ou que vous soyez déjà un podcasteur expérimenté, vous y trouverez une foule d'informations et d'inspiration pour amener votre podcast à un autre niveau. Cette semaine, je reçois un passionné qui anime un autre podcast qui parle de podcast, mais québécois cette fois : Parlons balado.

Mon invité d'aujourd'hui, Maxime Duclos, est aussi à la tête de Balado Québec, une plateforme d'hébergement pour les podcasts québécois. Il est dans le milieu du podcasting depuis belle lurette. Il anime Parlons balado depuis bientôt cinq ans et il est vice-président associé chez baladoquebec.ca. Le site Balado Québec regroupe un grand répertoire de podcasts disponibles essentiellement au Québec, dont ceux de plusieurs stations de radio et de différentes chaînes, comme Radio-Canada et RDS, ainsi que QUB, la toute nouvelle chaîne de podcasts de Québecor.

Avant de vous laisser à l'entrevue avec Maxime Duclos, je veux vous présenter le podcast de la semaine. Comme d'habitude, c'est une sélection de podcasts francophones que je fais, un podcast présenté chaque semaine. Ce sont mes découvertes, et plutôt vos découvertes, parce que beaucoup de gens m'envoient par courriel les podcasts qu'ils écoutent et qu'ils aimeraient que je présente. Certains, c'est leur propre podcast, d'autres, des podcasts qu'ils écoutent tout simplement. Je vous rappelle que vous pouvez m'envoyer vos sélections à parler@marcobernard.ca. Ça va me faire plaisir d'en prendre connaissance et peut-être de les présenter dans les prochains épisodes.

Aujourd'hui, à tout seigneur tout honneur, on va parler de Parlons balado. C'est un podcast animé par Maxime Duclos et une série impressionnante de collaborateurs. Il sort environ aux deux semaines, avec une soixantaine de minutes par épisode. On y parle de podcast québécois. Quand je dis, en entrée d'épisode, que je consacre mon podcast à toute l'industrie francophone du podcast, du côté de Parlons balado, on est encore plus précis : on parle vraiment de podcasts québécois.

Dans mon cas, il y a à l'occasion des gens qui viennent des États-Unis ou de l'Europe. Mais Parlons balado, c'est expressément québécois. C'est très bien fait. On y découvre des artisans, des gens qui animent des podcasts de toutes sortes ici au Québec. On apprend leurs trucs, comment ils animent leur podcast, quels équipements ils utilisent, leurs trucs techniques. Je pense que c'est particulièrement bien fait, et ça mérite d'aller y jeter un œil.

Je vous rappelle, en terminant, que je vous invite à m'envoyer les podcasts francophones que vous écoutez. Si vous désirez me soumettre un podcast, je vais analyser le tout et possiblement le présenter dans un futur épisode. Vous envoyez ça à parler@marcobernard.ca. Si vous m'écoutez présentement, vous êtes certainement un passionné de podcast, et sans doute francophone. Le groupe Facebook de l'Académie du Podcast est l'endroit tout désigné pour discuter podcast et découvrir les dernières tendances du podcasting dans la grande francophonie.

C'est l'endroit où les podcasteurs vont pour s'entraider, pour faire avancer leur podcast, que ce soit pour des trucs techniques, la recherche d'invités, ou de l'entraide pour faire exploser votre auditoire. Rendez-vous sur marcobernard.ca/groupe pour rejoindre le groupe Facebook de l'Académie du Podcast. On va vous poser deux petites questions en entrant, et l'une d'elles vous demande un mot de passe : c'est simplement « académie ». Au plaisir de vous croiser là-bas et de discuter podcast avec vous.

Je vous laisse à l'entrevue avec Maxime Duclos, mais je vous invite déjà à rester jusqu'à la toute fin, parce que je vais vous annoncer ce qu'on aura pour vous au prochain épisode, et je pense que vous allez particulièrement apprécier. Je vous laisse à l'entrevue avec Maxime et on se reparle tout de suite après.

Maxime Duclos baigne dans le monde du podcasting depuis déjà plusieurs années. Animateur de Parlons balado depuis bientôt cinq ans et vice-président associé chez Balado Québec depuis juillet 2017, il a vu l'évolution de ce milieu en pleine croissance. Ce sera en partie le sujet de cette entrevue, ainsi que son parcours et ce qu'il voit pour l'avenir du podcasting francophone. Maxime Duclos, un gros merci d'avoir accepté de passer sur L'Académie du Podcast. C'est super apprécié.

Maxime : C'est un grand plaisir de passer sur une autre émission de podcast. C'est vraiment le fun.

Marco : Il n'y en a pas beaucoup, des podcasts sur le podcast. Moi pis toi, pis toi pis moi, comme on dit en bon québécois. L'animation de Parlons balado a débuté en 2014. Vous êtes au 80e épisode cette semaine, avec différents coanimateurs, des invités, etc. Est-ce que c'est difficile de rester constant avec ce genre de format-là?

Maxime : Ce qui est difficile surtout, c'est qu'on est une douzaine derrière Parlons balado. Quand on fait un enregistrement, il faut essayer de trouver des horaires qui fittent pour le plus de monde possible. Et vu que ce n'est le travail principal de personne, la plupart des gens ont des contraintes. Il y en a qui travaillent le soir, il y en a qui ont des enfants, peu importe. C'est beaucoup de travail. Mais l'important, c'est la passion. Tant que la passion est là, on est capable de passer par-dessus la difficulté très rapidement.

Ce n'est pas tant de trouver des invités, parce que des invités, dans le podcasting, il y en a à la pelle. Ce n'est pas ça qui manque, et il en arrive toujours des nouveaux. Le plus difficile, c'est de rassembler l'équipe le plus souvent possible.

Marco : C'est ça, votre gros défi. Est-ce que la mission du podcast a changé en cours de route? Si tu compares ce qu'il était en 2014 et ce qu'il est aujourd'hui, est-ce qu'il a évolué?

Maxime : Il a évolué, mais le but reste le même : faire découvrir les podcasteurs et leurs podcasts. C'est sûr que la formule a changé. On a essayé beaucoup de choses nouvelles dans les quatre ans qu'on a fait ça, et dans les quatre prochaines années, on va encore en changer beaucoup. Mais parce qu'on est tous des passionnés de podcast, la mission reste la même.

Le contenu reste beaucoup le même, parce que j'ai créé l'émission dans l'esprit du podcast : c'est ouvert à tout le monde, il n'y a pas de jugement, tout le monde est sur un pied d'égalité. Que la personne ait 50 000 téléchargements ou qu'elle en ait 50, je la traite pareil. Il n'y a personne qui est plus haut qu'un autre. Notre stress, des fois, va changer selon l'invité. Mais les invités sont traités de la même façon.

C'est notre gros plus, je pense : toujours mettre les invités en avant de nous autres, et non nous autres en avant d'eux. C'est notre mojo, c'est ce qu'on veut représenter. En faisant ça, on s'est créé une belle place au fil des années, on est respectés par les autres podcasteurs. Donc la mission et le cœur sont restés les mêmes. C'est juste l'enrobage qui varie un peu selon les périodes, parce que dans le podcasting, il y a différentes périodes. Il faut essayer de suivre la vague.

Marco : Tu disais que vous êtes 12 collaborateurs sur ce podcast-là. Concrètement, comment réussis-tu à faire participer autant de monde au même podcast? Vous en êtes rendus à 80 épisodes. Ce n'est pas un accident de parcours, vous faites vraiment ça sur une base régulière. Comment ça se passe?

Maxime : Concrètement, on a commencé à trois : moi, Jean-Sébastien Chapleau et Yann Thériault. On a commencé en 2014, puis tranquillement, en faisant des émissions, des gens ont commencé à communiquer avec nous parce qu'ils voulaient nous aider. Jean-Sébastien Hamel, à un moment donné, est venu nous dire : « Je tripe sur votre produit, je voudrais vous aider. » À l'époque, on avait un répertoire sur Parlons balado, où on ajoutait tous les podcasts qu'on trouvait.

Lui est arrivé en disant : « Je vous donne les descriptions, les animateurs, les coanimateurs de toutes les émissions », et il nous donnait ça gratuitement. À un moment donné, je décide de lui parler de vive voix, et le gars est aussi passionné que nous autres. Alors je l'ai intégré à la gang. Tous mes collègues, c'est comme ça que ça s'est passé. C'est tout du monde passionné par le podcasting, qui se sont greffés tranquillement parce qu'ils voulaient apporter quelque chose à la cause du podcast.

Ça s'est fait tout seul. On n'a pas cherché à avoir des coanimateurs. Ils se sont greffés à nous autres comme une gang de chums, un chum en amène un autre, et ainsi de suite. C'est comme ça que tous les collaborateurs se sont alliés pour essayer de donner le produit le plus intéressant possible aux fans de podcast.

Marco : Mais concrètement, quand vous faites un épisode, comment décidez-vous du line-up? Est-ce que c'est selon les sujets qui vont être abordés? Qui a la charge de ça, premièrement? Et comment ça fonctionne?

Maxime : C'est moi qui me charge de tout : de l'enregistrement, d'aller chercher les invités. Pour le line-up, c'est une discussion libre. On a certaines questions qu'on pose à tous les invités : c'est quoi ton matériel? Comment tu as commencé? Pourquoi tu as commencé? Qui es-tu? Parce qu'on veut découvrir qui est le podcasteur, ou le technicien, en face de nous. On a des questions de base qu'on répète toujours, puis on suit le fil de la discussion et on se pose des questions mutuellement.

Des fois, c'est l'invité lui-même qui va nous poser des questions. On s'arrange pour que ce soit le plus homogène possible, pour que les gens puissent discuter librement entre eux. Ça fait de belles discussions. Avec le temps, on s'est rendu compte qu'au début, on faisait ça deux heures, deux heures et demie, et que c'était vraiment trop. On perdait les gens au fur et à mesure. Alors on a diminué ça à une heure, une heure et quart, ce qui est un bon temps.

On parle beaucoup de technique, jamais très profondément, mais on en parle beaucoup, parce que ça peut aider certains podcasteurs à améliorer leur produit ou leur donner des pistes de solution pour les problèmes qu'ils ont. Des fois, ça va bifurquer. Admettons qu'on t'invite, toi. Le sujet principal, c'est le podcast, mais à un moment donné, ça va bifurquer sur l'Halloween, je ne sais pas. On continue le sujet, puis on revient au podcast. On a des questions quasiment préétablies, et on suit le fil.

Ça fait des années qu'on pose les mêmes questions, et les gens ne sont pas tannés de les entendre. Quand on en oublie une, on se le fait dire.

Marco : À ce point-là? Les gens vous reviennent en disant qu'ils auraient aimé savoir la réponse à telle question que vous avez oubliée?

Maxime : C'est ça. « Vous avez oublié de demander c'était quoi son matériel. » OK, la prochaine fois, on va essayer de ne pas l'oublier. C'est vraiment le fun.

Marco : C'est la preuve que les gens sont intéressés par vos sujets et par votre format.

Maxime : Je pense qu'avec le temps, on a créé, pas une habitude d'écoute, mais une fidélité chez certains auditeurs. Ce ne sont pas tous les auditeurs qui nous écrivent. C'est probablement toujours les mêmes, et des fois, il y en a un nouveau qui arrive. Mais quand il manque telle affaire, on se le fait dire. Et quand ça fait trop longtemps qu'on n'a pas fait d'émission, on se le fait dire aussi.

Marco : C'est cool. Vous êtes là toutes les semaines?

Maxime : Non, à peu près aux deux semaines. Dans les derniers temps, j'ai été très occupé. Des fois, c'était trois, quatre semaines. Mais tranquillement, on revient à la normale et on va retomber aux deux semaines.

Marco : Justement, une petite dernière par rapport au podcast. Quelle importance accordes-tu à la constance? Est-ce que c'est quelque chose où tu te dis : « J'aimerais que ce soit comme ça, mais dans les faits, ça ne se fait pas pour telle ou telle raison »? On peut parler de Parlons balado, mais ça peut être pour n'importe quel podcast.

Maxime : La constance, c'est une des choses les plus importantes en podcast, je pense, parce que ça crée l'habitude d'écoute, ça crée une connexion entre toi et l'auditeur. Si tu t'absentes trop longtemps, admettons que tu publies aux deux semaines, puis que tu reviens un mois ou deux mois après, les gens peuvent se tanner, parce que tu coupes leur habitude d'écoute. Il y a tellement de podcasts qu'à un moment donné, ils vont juste passer à un autre qui est plus stable.

Je trouve que c'est extrêmement important, la constance. Par contre, les auditeurs de podcast pardonnent beaucoup. Ce n'est pas comme à la télévision, où s'il manque une émission une semaine, les gens ne savent plus quoi faire. Au pire, ils vont passer à un autre podcast, ça ne les dérange pas. Mais il faut vraiment que tu sois là régulièrement, que tu sois présent pour que les gens sachent que tu existes.

Marco : Tu dis que les auditeurs de podcast sont plus permissifs. Hier, je parlais avec une dame de TVA lors d'une conférence à laquelle j'assistais. Elle disait que des gens avaient appelé TVA parce qu'ils avaient enlevé Les Feux de l'amour de la programmation une journée, pour faire une émission spéciale au décès de René Angélil. Les gens étaient bien offusqués que Les Feux de l'amour ne soient pas là à quatre heures et quart. Mais effectivement, en podcast, les gens comprennent que la majorité des podcasteurs font encore ça par passion. Il n'y a pas énormément de gens qui en vivent. Il y en a aux États-Unis, mais au Québec, et même au Canada, il n'y en a pas énormément.

Maxime : Juste quelques-uns. On peut les compter sur les doigts d'une main, je pense.

Marco : Exactement. Parallèlement à ça, il y a Balado Québec, une super plateforme qui permet d'héberger des podcasts québécois. Tu occupes le rôle de vice-président associé. Quels sont les plus gros défis que vous rencontrez chez Balado Québec présentement?

Maxime : Le plus gros défi, c'est la visibilité, le travail sur les médias sociaux. Ça a l'air un peu niaiseux comme ça, mais c'est extrêmement important d'avoir une visibilité constante. Oui, on publie tous les nouveaux épisodes sur le fil Facebook, mais c'est aussi d'avoir une discussion, une interaction avec les gens, et d'aller chercher du nouveau monde pour améliorer la plateforme. Parce que, de la manière dont on fonctionne, si les gens ne sont pas là, la plateforme ne peut pas exister.

C'est très participatif. Les gens découvrent un nouveau podcast qui n'est pas sur le site, ils vont venir le proposer eux-mêmes. On a créé un outil sur le site : si tu découvres un podcast qu'on ne connaît pas, n'importe qui peut, en créant un compte, l'ajouter au répertoire. On est rendus à 660 et quelques podcasts québécois répertoriés. Uniquement québécois. Et on tient vraiment au mot québécois, parce qu'il y en a des anglophones et des francophones, ça n'a pas d'importance. Ce n'est pas une question de langue : on veut donner une chance de visibilité aux podcasteurs québécois.

Si c'est franco-ontarien, on lui donne de la visibilité aussi, il n'y a pas de problème. Mais un podcasteur de France, admettons, ne peut pas héberger gratuitement sur notre site. Sinon, on ne serait pas capables de payer les factures à la fin du mois, parce que les serveurs, ça coûte cher.

Marco : Clairement. Tu as été rédacteur sur facteurgeek.com, donc tu as beaucoup travaillé l'écrit. Tu as travaillé aussi sur d'autres podcasts. Je suis pas mal certain de ta réponse, mais as-tu une préférence entre l'audio et l'écrit? Et, comme je me doute que ce sera l'audio, qu'est-ce que tu aimes le plus dans le podcasting?

Maxime : Tu as raison, c'est l'audio que je préfère. Ce que j'aime le plus dans le podcasting, c'est de pouvoir m'exprimer, parler avec des gens, travailler le son. Je suis un tripeux de son, de musique. Je travaille les pistes sonores de mes projets, mais aussi, quand je vois que quelqu'un a un problème de son sur un de ses podcasts, je vais le contacter et aller travailler sa piste sonore pour qu'il puisse la remettre en ligne avec une bonne qualité.

Marco : Wow.

Maxime : Je tripe sur le son, je tripe à parler de ce qui m'intéresse, de ce qui me passionne. Et ce qui me passionne, c'est le podcasting. Ça va faire bientôt 18 ans que je suis le podcasting, depuis la création du fil RSS. Et j'ai la même passion qu'au début. Elle ne s'est pas dissipée. C'est juste que là, je veux m'impliquer. Et dans ma vie de tous les jours, je ne peux pas parler de jeux vidéo à ma job, admettons. Il y a plein de choses dont je ne peux pas parler au travail, parce que ce n'est pas la place.

Ce n'est même pas moi qui ai décidé d'en faire, en fait. C'est quelqu'un qui me l'a proposé à un moment donné : Patrick Archambault, de feu LPSN. Il m'a dit : « Ça te tente-tu d'essayer de faire un podcast? » Ça faisait déjà dix ans que je suivais ça. J'ai commencé en 2011, avec un micro à cinq piastres de chez RadioShack. Ça sonnait vraiment comme un micro à cinq piastres. Mais dès que j'ai commencé, j'ai eu la piqûre de parler dans les micros.

Avant, j'aimais beaucoup écouter, jouer avec le son. Mais quand j'ai vraiment parlé dans un micro, ça m'a passionné. J'ai plongé dedans. Et quand je ne parle pas dans un micro pendant longtemps, je m'ennuie, il manque quelque chose.

Marco : Tu parles de montage, d'améliorer ton son. Qu'est-ce que tu utilises pour faire tes montages et travailler ton son?

Maxime : J'utilise plusieurs programmes, mais mon programme principal, c'est Sony Vegas Pro. C'est un programme de montage vidéo professionnel. Je l'utilise parce qu'il y a énormément d'options de travail du son intégrées. Je peux faire tout ce que je veux à partir d'une seule plateforme. Après ça, pour le mastering, j'utilise d'autres programmes, comme Auphonic. C'est un service gratuit sur Internet : tu mets ton fichier WAV là-dedans, il va égaliser toute ta forme d'onde, enlever des « hum » si tu en as oublié, enlever les espaces blancs s'il y en a trop. Il peut faire beaucoup de choses.

Des fois, je vais même dans Audacity, parce que tu peux aller chercher des macros, des plugins que certaines personnes ont faits, et les intégrer facilement. C'est vraiment un ensemble d'outils.

Marco : Des raccourcis pour te simplifier la job, autrement dit.

Maxime : C'est ça.

Marco : En tant que gars qui trempe là-dedans depuis presque 20 ans maintenant, selon toi, où en est-on dans la baladodiffusion francophone? C'est quoi l'avenir? Au Québec, mais aussi un peu partout dans le monde, on s'en va vers quoi dans les prochains mois, les prochaines années?

Maxime : On commence par le Québec, parce que ça ne se passe pas comme ailleurs. En France, c'est différent, et aux États-Unis aussi. Au Québec, on est dans une belle ère. On approche l'adolescence, d'avoir bientôt une maturité. Regarde les chaînes de radio qui sont allées chercher de gros noms pour faire du podcasting : elles mettent de l'argent. Radio-Canada aussi met de l'argent. Il y a la gang de Magnéto, qui a peut-être un peu mal débuté dans le monde du podcasting, mais qui s'est fait un nom : ce sont les premiers à avoir réussi à aller chercher des subventions.

Ils font des podcasts qui sortent de l'ordinaire. Ils foncent pour faire connaître le podcasting d'une autre façon que juste parler. C'est super intéressant. Il y a des Bruno Guglielminetti qui, grâce à leur notoriété, vont dans plusieurs pays faire connaître le podcasting québécois. Il nous a ramené beaucoup d'auditeurs sur les plateformes. Il y a Radio Talbot, avec Denis Talbot, qui pousse depuis des années pour faire connaître le podcasting. C'est un des responsables du gros boom des podcasts geek au Québec vers 2007. À un moment donné, il n'y avait quasiment que ça.

Marco : Exact.

Maxime : Où est-ce qu'on s'en va? Je pense que tranquillement, ceux qui veulent faire de l'argent avec leur podcast vont peut-être être capables, pas d'en vivre tout de suite, mais d'en faire un peu. Ça commence déjà, avec Patreon et compagnie. Au Québec, on est rendus là. En Europe, ils ont un bien plus gros bassin qu'ici et ils sont déjà beaucoup plus en avance que nous sur le podcasting. Ils ont des galas de podcast, des festivals régulièrement un peu partout en France et en Europe. Il y a beaucoup de crossovers entre les podcasts là-bas. Le podcast est connu dans les grands médias, c'est un des équivalents des grands médias là-bas.

Aux États-Unis, c'est la bête. Le monde est capable d'en vivre. Il y a des radios qui diffusent des podcasts sur les ondes hertziennes. On en parle dans les médias, à la radio. Il y a du monde qui devient millionnaire à cause du podcasting. Et ça va juste continuer à monter, parce qu'ils ont un bassin de 300 et quelques millions, plus tous les autres pays, le Canada, l'Europe, qui écoutent des podcasts américains. Ce sont les rois du podcast, et ça ne changera pas. Ils vont toujours monter la barre plus haute.

L'Europe va courir après la barre pour essayer de les rattraper. Et je pense qu'à un moment donné, l'Europe va être capable de rattraper les États-Unis, avec la diversité qu'ils ont, et une maturité et une mentalité différentes. J'aime beaucoup ça. Tranquillement, la popularité du podcasting monte extrêmement vite, surtout à cause des États-Unis. Tout le monde veut copier les États-Unis. Serial, quoi qu'on en dise, a poussé beaucoup. Ils ont monté la barre haute, ils ont montré qu'il y a de l'argent à faire avec ça, et beaucoup d'auditeurs à aller chercher.

Marco : Penses-tu qu'il y a encore beaucoup d'éducation à faire auprès des auditeurs pour faire découvrir le podcast, ici au Québec ou dans la francophonie au sens large?

Maxime : Dans la francophonie, si on parle de l'Europe, pas mal tout le monde connaît le podcasting. Au Québec, c'est une autre histoire. Les grands médias ne veulent pas parler du podcasting. Ce que ça fait, c'est que le podcasting a de la misère à s'en sortir, parce que dès qu'il y en a un qui perce un peu, les gros médias vont, la plupart du temps, dénigrer un peu le podcasting comme si c'était un sous-média. Mais en même temps, il ne faut pas que les podcasteurs s'arrêtent à ça. Il faut qu'ils foncent. Il y en a plein qui l'ont fait.

Marco : Il y a QUB radio qui vient de sortir avec Québecor. C'est une compagnie de médias qui va travailler à pousser le podcasting vers l'avant. Parce que s'ils veulent que ça fonctionne et rentabiliser Dutrizac et compagnie, à un moment donné, il va falloir qu'ils fassent connaître la bête.

Maxime : Exactement.

Marco : Et Radio-Canada, qui est là depuis un certain temps, a déjà plusieurs bons podcasts. À peu près toutes les chaînes de télé et de radio se sont mises de la partie aussi. Donc, veut, veut pas, à un moment donné, les gens vont devoir se rendre à l'évidence que c'est quelque chose qui est là depuis un certain temps, mais qui est en pleine éclosion et qui est là pour rester.

Maxime : C'est ça. Il y a aussi Mike Ward, qui fait beaucoup parler du podcast en gagnant des trophées aux Olivier. Partout où il va, il parle de podcast. C'est un grand ambassadeur du podcast auprès des médias. Et QUB radio, justement, ce n'était pas capable d'avoir une fréquence hertzienne, c'était trop cher. Alors ils se sont tournés vers un autre média, Internet. Et finalement, c'est la meilleure décision qu'ils pouvaient prendre, parce que c'est le média le plus puissant au monde.

Marco : Et ça leur donne une possibilité de diversité aussi. On ne se contera pas de peurs : avec une fréquence du CRTC, ils n'auraient pas pu présenter tout l'éventail de produits qu'ils ont décidé de mettre de l'avant, et on sait qu'ils vont en ajouter d'autres. Au moment où on se parle, ils ont une diversité impressionnante de podcasts. Leur offre est déjà très bien garnie, et ils n'auraient jamais pu mettre tous ces sujets-là sous une même fréquence radio. Ça n'aurait juste pas cadré.

Maxime : Ça n'aurait pas cadré, et ils n'auraient pas la liberté qu'Internet leur offre. Que ce soit un podcast ou une webradio, ça n'a pas d'importance. Tu as une liberté qui, pour l'instant, n'est pas encadrée par le CRTC. Le CRTC n'a aucun droit sur ce qui se passe sur Internet. Par contre, il faut faire attention aux droits d'auteur : ce n'est pas le CRTC qui gère ça. Si tu décides de passer de la musique qui n'est pas libre de droits, soit tu paies, soit tu prends le risque. Mais si tu te fais pogner, ça va te coûter un bras.

Marco : Définitivement.

Maxime : Eux restent dans le légal. Et de plus en plus, même les podcasts un peu plus marginaux, issus du monde du podcast pur, enlèvent tranquillement la musique qui n'est pas libre de droits, pour mettre de la musique libre de droits ou plus de musique du tout. Parce qu'ils veulent être plus legit et pouvoir percer. Si tu veux aller chercher le plus grand nombre de monde, de la popularité, ça veut dire que le spotlight va être sur toi. Et si tu fais jouer de la musique pas super legit, à un moment donné, quelqu'un va revenir en arrière. Si tu as 150 podcasts avec de la musique en arrière, ça va te ruiner. Alors les gens font attention à ça.

Marco : Clairement. Maxime, on est rendus à la section des questions éclair pour l'invité. Première question, et encore une fois je suis pas mal certain de ta réponse, mais il y a peut-être des subtilités que tu veux apporter : c'est quoi ton application favorite pour écouter tes podcasts?

Maxime : C'est Pocket Casts. C'est l'application que j'ai trouvée qui avait le plus d'options et la plus grande stabilité, parce qu'elle est disponible sur Android, PC et iOS, et que tu peux lier les trois. Si tu passes de ton Android à ton iPhone, tu vas être rendu à la même place dans ton podcast. C'est super intéressant.

Marco : Donc ce serait la fonction que tu trouves la plus pratique dans cette application-là.

Maxime : Pas la plus pratique, mais une des plus intéressantes. Si tu as un éventail d'appareils chez toi, tu n'es pas bloqué à ton iPhone pour écouter tes podcasts. Si tu es dans ta voiture avec Android Auto, tu peux avoir Pocket Casts et il sera à la même place que toi.

Marco : C'est vrai que c'est une problématique quand on est dans deux univers différents.

Maxime : Oui, et Pocket Casts offre la solution. C'est payant, par contre. Mais si tu ne veux pas te casser la tête, tu le paies. Il y a une belle intégration, l'application est très solide et toujours en évolution. Elle est super intéressante.

Marco : Cool. Quel micro utilises-tu?

Maxime : J'en ai plusieurs, mais celui que j'utilise en ce moment, c'est l'Audio-Technica AT2020. C'est un bon micro d'entrée de gamme, ce n'est pas du haut de gamme. Je vois celui que tu as là, le SM7B : lui, c'est dans les tops. C'est mon rêve d'avoir ce micro-là. Mais le mien, en entrée de gamme, fait très bien le travail. Il faut une console qui suit le micro, mais c'est un très bon micro.

Marco : Excellent. Est-ce que tu en utilises d'autres, dans d'autres situations? Ça dépend de ton environnement, j'imagine.

Maxime : Ça dépend du podcast, parce que j'ai trois podcasts. Quand je suis tout seul par Internet, par Zoom, j'utilise mon AT2020. Quand je suis avec d'autres gens, j'ai plutôt des micros Ultravoice, le XM1800S. Ce ne sont pas de très bons micros, mais ils ne coûtent pas cher et on peut être plusieurs sans se ruiner. Ils ont quand même une bonne qualité. Si tu mets un noise gate, tu es correct. J'en ai d'autres aussi. Quand je dis que je suis un fan de son, j'ai trop de stock.

Marco : Les passionnés, c'est souvent ça. On est souvent des acheteurs compulsifs.

Maxime : Trop.

Marco : On voit un micro et on le trouve bien beau. Moi, j'ai mon micro ici, je l'ai acheté parce que je le trouvais beau : le Shure MV51. Il a l'air d'un micro vintage, c'est super beau. Mais je l'ai utilisé deux fois. Après ça, j'ai acheté celui-ci, et je ne l'ai plus jamais utilisé.

Maxime : C'est sûr, quand tu passes au SM7B, tu ne peux plus passer à autre chose. Le son est tellement bon, tellement riche.

Marco : Je suis d'accord avec toi. Dernière question : quel est l'ingrédient technique secret de ton podcast? Quelque chose que tu fais et que tu n'as pas nécessairement partagé avec bien du monde, ta petite sauce, ta petite épice.

Maxime : Méchante bonne question. C'est une fonction de Sony Vegas que j'aime bien : je me suis créé des macros, pour que dès que j'ajoute une piste, ça applique certains traitements que je n'ai pas besoin de refaire chaque fois. Dès que j'ajoute une piste, ça fait le traitement que je désire, avec des gains, des filtres, toutes sortes d'affaires. Ça se fait automatiquement. C'est aussi simple que ça. Ça rehausse un peu le son, et en même temps, ça m'enlève du travail.

Marco : Excellent. Maxime Duclos, je vais mettre dans les notes de l'épisode les liens pour te rejoindre. Je vais inviter les gens à aller vers toi pour discuter podcast. Tu es un passionné, ça se sent, ça s'entend. Et je sais que tu vas les recevoir et leur apporter le maximum possible. La meilleure des chances avec tes podcasts, et avec Balado Québec. Je pense que c'est nécessaire pour aider tout le podcasting au Québec, toute la communauté qui grandit à vitesse grand V. Longue vie à Balado Québec.

Maxime : Merci beaucoup. Et longue vie à ton podcast aussi.

Marco : On se reparle bientôt. Merci beaucoup.

Maxime : Merci. Salut.

Marco : Ciao. Un gros merci encore une fois à Maxime Duclos pour cette entrevue. Vous avez très bien pu constater à quel point Maxime est un passionné de podcast, tout comme moi. C'est super le fun de parler avec quelqu'un qui a vraiment à cœur non seulement le format, mais aussi tous les gens qui gravitent autour du podcast ici au Québec. Un gros merci à Maxime pour ce moment que j'ai passé avec lui.

Incidemment, j'ai aussi été interviewé par Maxime sur son podcast Parlons balado. Allez jeter un œil de ce côté-là également. Comme d'habitude, tous les liens pour rejoindre Maxime et son podcast seront dans les notes de l'épisode. Vous pourrez écouter l'entrevue que j'ai faite avec Maxime Duclos sur Parlons balado, et voir ce qu'on a fait ensemble de son côté. Après Dave Jackson, Bruno Guglielminetti et Cliff Ravenscraft, c'est un beau cadeau de recevoir Maxime.

Juste avant de vous parler de l'épisode de la semaine prochaine, n'oubliez pas de vous inscrire au groupe Facebook. Vous n'avez qu'à vous rendre sur marcobernard.ca/groupe. Que vous soyez déjà podcasteur, podcasteur en devenir ou simplement passionné du format, vous allez y trouver votre compte. Et le mot de passe, parce qu'on va vous en demander un à l'entrée, c'est tout simplement « académie ». Voilà qui termine cet épisode 17.

La semaine prochaine, je reçois rien de moins que John Lee Dumas, l'homme derrière Entrepreneur on Fire. Ce podcast américain est rendu à près de 2 100 épisodes au moment où on se parle. JLD, comme on l'appelle plus communément, a animé son podcast chaque jour pendant plus de cinq ans : un quotidien, avec des entrevues d'une trentaine ou d'une quarantaine de minutes. Et aujourd'hui, JLD fait six chiffres chaque mois avec son podcast EOFire. C'est un très grand du podcast américain.

Vous ne voudrez absolument pas manquer cet épisode avec JLD. Abonnez-vous à L'Académie du Podcast pour être avisés lorsque l'épisode sera en ligne, lundi prochain : ce sera l'épisode 18. D'ici là, osez porter votre message aux oreilles de tous et commencez à changer le monde, un auditeur à la fois. Ciao tout le monde, on se reparle la semaine prochaine.

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À propos de l'Animateur

Marco Bernard

Marco Bernard anime L'Académie du Podcast et podcaste depuis 2014 (1 200+ épisodes au compteur).

Auteur du livre "Ton Podcast Ta Voix Influente", il a lancé l'ADP en 2018 et depuis, il a accompagné plus de 3 000 coachs, consultants et experts à utiliser le podcasting comme levier de croissance.

Sa philosophie : "Animer un podcast, c'est vendre. Et vendre, c'est servir."

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