Marco : Je me fais souvent poser la question : le fameux Club Momentum, qu'est-ce qui se passe là-dedans? Ce club réunit une soixantaine de podcasteurs francophones qui viennent de neuf pays différents à travers la francophonie et qui sont là pour s'entraider, codévelopper leur podcast et vraiment s'élever au niveau des résultats de leur podcast.
Les gens me demandent ce qui se passe dans ce groupe-là. Alors je me suis dit : quoi de mieux que de simplement te présenter une des réunions qui se passent à l'intérieur du Club Momentum? Ce que j'ai décidé de faire aujourd'hui, c'est de te présenter une reprise d'une séance de hot seat. C'est quoi, un hot seat? C'est simplement la possibilité pour quelqu'un de présenter deux épisodes et de recevoir le feedback de ses pairs. Je te présente ça dans l'épisode d'aujourd'hui, et on se parle tout de suite après.
L'Académie du podcast, c'est pour toi, podcasteur aguerri ou en devenir, qui veut projeter ton message aux oreilles du plus grand nombre de personnes possible. À chaque épisode, on traite d'un sujet qui va t'aider à amener ton message encore plus loin. Je te remercie de passer quelques minutes avec moi aujourd'hui. C'est parti!
Marco : Le Club Momentum, comme on l'appelle, c'est quelque chose d'extrêmement utile pour les gens qui veulent améliorer les résultats de leur podcast. Si ça t'intéresse d'y jeter un coup d'œil, tu peux te rendre au academiepodcast.com/club-momentum. Ça va te donner une idée des activités qu'on y trouve et de ce qu'on peut obtenir d'une participation au Club Momentum. Mais je t'invite à rester jusqu'à la toute fin pour vraiment goûter à ce que ça a l'air, un meeting dans le Club Momentum, et voir à quel point la synergie entre les membres est intéressante. Je te laisse, et on se reparle tout de suite après.
Marco : Comment allez-vous? Membre B : Ça va bien, et vous? Membre A : Ça va très bien aussi. Membre B : J'ai juste cogné des clous vers trois heures. J'étais à mon bureau, je lisais quelque chose sur l'ordinateur et je cognais des clous. Je me suis levée, je suis allée me chercher un yogourt, et là, ça va mieux.
Marco : Une chance que Séverine n'est pas là, elle se demanderait bien de quoi on parle. Elle ajouterait ça dans son dictionnaire. Bon, on a eu des beaux épisodes à écouter pour ce hot seat-là. Il y a des gens qui m'ont dit, Marie-Ève, qu'ils allaient mettre leurs notes dans les commentaires. Alors on va commencer. Si vous avez écouté les épisodes et que vous voulez vous prononcer, c'est l'heure.
Membre A : Je peux commencer. Marco : Tu peux te mouiller? À la bonne heure.
Membre A : Tout d'abord, Marie-Ève, c'est un très bon podcast. Je trouve ça vraiment cool. Je n'ai pas tant de commentaires négatifs, donc c'est le fun, mais je pense que Marco va peut-être pouvoir te donner un peu plus de conseils. Quand j'ai entendu parler de la communauté des Heureuses, je trouvais ça vraiment cool, j'aimais le nom. J'aime aussi comment tu t'exprimes. Pour te connaître dans le mastermind, quand je t'ai écoutée dans le podcast, c'était exactement la même personne, la même façon de t'exprimer.
J'étais comme : c'est le fun d'entendre ça en podcast. Des fois, j'en écoute des plus « by the book », donc c'est le fun pour ça. Ton son, pour vrai, je le trouvais bon. À l'épisode trente-sept, il y a peut-être une ou deux fois où je pense que je t'avais perdue, mais je ne sais pas si c'est mon casque ou si c'est vraiment le montage. À l'inverse, j'ai écouté l'épisode trente directement de mon ordinateur, et j'ai l'impression que ça sonnait plus clair. Je sais que tu avais dit que tu avais fait des changements avec ton son.
Je ne sais pas si c'est moi, ou si c'est la différence entre un casque et un ordinateur. Des fois, on n'entend pas de la même façon. J'avais bien aimé aussi le petit exercice, quand tu parlais des sentiments de frustration. Je pense que ça peut aider à mettre concrètement en pratique ce que tu expliques dans tes épisodes. J'aime aussi la durée. Je ne sais pas si c'est voulu, ou si tu sais que ton persona, selon l'endroit où il t'écoute, a ce temps d'attention-là.
Mais je trouve que c'est un temps parfait. Une quinzaine de minutes, tu vas directement au but, avec un peu de storytelling. Je trouvais ça vraiment bien. Au niveau du son, je sais que j'ai aussi ce problème-là avec mon micro : peut-être que des fois tu bouges, ou tu es expressive quand tu racontes une histoire. Il se peut que tu te recules du micro ou que tu te tasses, et c'est peut-être pour ça que j'entendais moins bien. J'ai le même problème, alors l'entendre chez quelqu'un d'autre, je me suis dit : OK, c'est peut-être ça aussi.
Marco : Amélie fait comme : je ne dirai pas ça, moi. C'est pleinement accepté dans le monde du podcasting, cette affaire-là. Membre A : Pour vrai, c'était vraiment juste ça. Comme je disais, j'ai écouté l'épisode trente-sept et l'épisode trente, et j'aimais vraiment le style. Très bon podcast.
Marco : Cool, merci. Bonjour à nos nouveaux arrivants, Loupin et Mélissa. Comment ça va, vous deux? Loupin : Ça va bien, et vous autres? Marco : Ça va. Vas-y.
Membre B : Moi, j'avais écouté l'épisode trente-six, je pense quand tu l'avais sorti la semaine passée. Avec l'épisode trente-sept, pour vrai, le son était bon en titi. Après ça, je suis allée réécouter le début de l'épisode trente-six pour voir la différence dans le son, et il y a une différence. On voit que tu as changé quelque chose. Marie-Ève : Ah oui, hein, ça fait moins cacane un peu.
Membre B : Oui, c'est ça. Ton son est clair. Pour le trente-six, j'avais noté que, je ne sais pas si c'est juste moi, on aurait dit que ça résonnait un peu. Dans le trente-sept, c'était clair, ta voix était parfaite, ça sortait bien. Dans l'autre, ce n'était pas un écho, mais il y avait comme un rebond dans ta voix, je ne sais pas trop comment le dire. Mais sinon, pas de commentaire négatif. Je te trouve pas mal bonne. Ça fait comme dix, quinze épisodes que j'écoute de ton podcast.
Marco : Une auditrice assidue. Aguerrie. Membre B : C'est une Heureuse aguerrie. J'ai même fait une vidéo pour son groupe Facebook des Heureuses. Elle nous avait lancé un défi une journée, et je l'ai fait. Marco : Excellent.
Membre C : Je vais y aller, parce qu'il faut que je parte à et demie, alors je vais avoir le temps de parler un peu. Bonjour tout le monde. Ce que j'ai bien aimé, c'est ta façon de parler, parce que tu parles comme tu parles au quotidien. Moi, j'essaie de faire ça aussi. Je trouve que c'est plus humain, plus authentique, et on se sent comme si on te connaissait. Le choix de la musique est super bon aussi. Et pour la différence de son, je l'ai vraiment entendue entre le trente-six et le trente-sept. Il y a une méga différence, bravo pour tes changements. Qu'est-ce que tu as fait comme changement?
Membre B : Elle a patenté quelque chose. Marie-Ève : J'ai patenté, avec l'aide de mon chum, une boîte de son. Membre B : Comment tu as fait ça?
Marie-Ève : Écoute, ça vient d'Amazon, ça a coûté vingt piastres. C'est un rouleau de panneaux, avec du caoutchouc d'un bord et de la mousse de l'autre. Le panier vient du Dollarama, c'est un panier normal. On a fait un trou en arrière pour passer le fil du micro quand je le mets dedans. Mon chum a eu la brillante idée de l'attacher avec des pinces. Moi, j'essayais de faire tenir ça avec du tape de déménagement, mais ça ne tenait pas parce que c'est trop pesant, alors ça tombait.
Et j'ai mal calculé mes affaires. Je ne sais pas pourquoi, dans ma tête, j'ai fait trois fois trente, cent centimètres, tout va bien, et je suis en comptabilité! J'ai oublié qu'il y avait quatre côtés et un fond, mais ce n'est pas grave. Ça a quand même fait une bonne différence. Honnêtement, ça a coûté vingt-deux piastres avec la boîte, le tape et les pinces, et c'est le jour et la nuit. La seule affaire, c'est que je dois faire attention, comme quelqu'un le disait tantôt, je pense que c'est Amélie, parce que mon micro est maintenant sur mon bureau. Il n'est plus dans les airs avec mon bras. Des fois, je tape sur ma table ou je bouge, et on entend clic, clic.
Membre B : Ton micro, tu le mets dedans? Marie-Ève : Oui, je le mets dans la boîte, avec le fil qui passe. Je l'ai remis sur son pied. Je pense que ce que je vais faire, c'est remettre mon micro sur mon bras et le rentrer dans la boîte quand je fais mes podcasts, parce que je trouve ça un peu bas. Il faut faire attention, surtout avec le Rode, il est tellement sensible : tu souffles dessus et on l'entend.
Marco : Très cool. Je pourrais vous envoyer ça aussi dans le groupe si ça vous intéresse. Moi, j'ai acheté ça il y a six mois, mais je n'ai pas eu le temps de les poser encore. Je vais me faire une boîte comme ça, mais de la grandeur de mon bureau, avec des panneaux qui vont monter vers le plafond et que je vais juste décrocher. Ça va être une boîte amovible. Marie-Ève : Oh! Loupin : Comme un genre de Transformer. Marco : Exactement.
Marco : J'ai acheté ça sur Amazon, ça coûte vingt piastres pour un paquet, je pense qu'il y en a une vingtaine dedans. Je vais coller ça sur des panneaux de Coroplast, l'espèce de plastique simili carton qui sert à faire les pancartes d'agents immobiliers. Et ta boîte, tu dis que tu l'avais achetée au Dollarama? Marie-Ève : Oui, c'est un panier.
Marco : Un panier comme ça, il y en a chez IKEA aussi. D'après moi, les panneaux fitteraient pile-poil sur les quatre côtés et le fond. Pas besoin de gosser, ce serait juste à coller sur les parois. Ces panneaux-là font douze par douze, donc ça te prend une boîte de ce format-là. Si c'est plus grand, à la limite, tu découpes et tu viens le coller dedans. Ça fait vraiment une différence. Pour moi, c'est mon takeaway de tes deux épisodes : ça a vraiment fait une différence au niveau de ton son.
Marco : Continue. Membre C : Tu vulgarises bien les trucs aussi. J'ai l'impression que tu parles comme si tu allais prendre un café avec ton amie. Je trouve ça bien facile à comprendre. Je trouve que ça peut créer un engagement envers ta communauté, une bonne façon de bâtir un attachement. Et je trouve que tout fitte ensemble chez toi. Si je compare avec moi, dans mon podcast, je ne parle pas de mon yoga et de la méditation. Peut-être que ma communauté, ça va être du monde des huiles essentielles, mais qui ne seront pas nécessairement en lien avec mes autres services. Chez moi, ça fitte moins que chez toi, c'est plus un melting pot. Alors je trouve ça bien.
Marco : Cool, merci. David, comment ça va? David : Ça va bien. J'essaie de regagner le contrôle sur plein de petits chapitres de ma vie, surtout mes activités professionnelles. J'ai beaucoup de contrats du côté de la traduction. Avant la Covid, avant le confinement, je préparais une semaine à l'avance, et là, c'est un jour à la fois. C'est dur de revenir. Marco : I know what you mean. David et Loupin, vous êtes les deux qui restent, si vous voulez vous prononcer sur le podcast de Marie-Ève.
Loupin : Je veux bien. Très bon podcast, Marie-Ève, c'est vraiment facile à écouter. J'ai noté quelques petits trucs. Je me suis attardé en premier à ton son, évidemment. J'ai remarqué qu'il y avait encore un petit peu de chemin à faire. Sur l'épisode trente-sept, c'est vrai que c'est mieux, sauf que j'ai quand même noté encore un peu de cacane. Tu utilises quel logiciel pour monter ou enregistrer ton podcast? Marie-Ève : GarageBand. Mais là, je me suis abonnée à Audition.
Loupin : Tu vas aimer ça. Moi, j'utilisais Audacity, et c'était un peu gossant de jouer avec les réglages et de configurer des presets. Depuis que je suis passé à Audition, j'utilise juste le preset podcast, et ça vient régler tous les soucis. Premièrement, ça empêche de peaker, si jamais tu es un peu trop proche de tomber dans le rouge. Ça vient éclairer ta voix et y mettre un peu plus de basses. Il y a plein de presets déjà faits qui font en sorte que même si ton son n'est pas top, juste de jouer un peu avec ces effets-là devrait vraiment t'aider.
Loupin : Mis à part le fait que tu n'as peut-être pas assez joué dans tes presets, ton son est audible et super clair. Tu as un bon micro, alors d'après moi, c'est surtout ça le problème. Et comme Marco l'a dit, ajouter le fond de la boîte va faire une grosse différence, parce que tu parles vers le fond, donc c'est sûr que ça rebondit. S'il y en a un qui est important, je pense que c'est celui du fond. Ils sont tous importants, mais je n'ai pas de bac là-dedans. Marco : Ça ferait du sens. Loupin : Sinon, la différence est drastique, mais d'après moi, tes presets avec Audition vont tout faire la différence.
Loupin : J'aime la musique du jingle, vraiment cool, c'est entraînant. Et la façon dont tu livres ton jingle, c'est super. J'ai noté juste une affaire, sur ton introduction. Tu parles de ton titre, par exemple l'épisode trente-sept, « Lâche l'élastique ». On s'attend à ce que tu nous en parles, sauf que tu commences à en parler seulement à une minute quarante-quatre. En tant que nouvel auditeur, si c'est la première fois que j'écoute, j'aurais aimé avoir un hook de plus avant une minute quarante-quatre, pour m'inciter à me dire : OK, je vais écouter tout le reste de ce qu'elle a à me dire.
Loupin : Je ferais peut-être une petite modification : aller un peu plus loin pour renforcer ton titre, pour qu'on se dise : je veux vraiment savoir ce qu'elle va aborder, un peu plus de « what's in it for me » dans cet épisode-là. Et après ça, enchaîner avec les autres annonces que tu fais. La référence que tu fais à tes épisodes précédents, je trouve ça super pertinent, parce que tu vends ton épisode d'avant. On se dit : une pierre, deux coups, je vais écouter cet épisode-là, et je vais peut-être aller écouter l'autre après, surtout si le sujet me parle. Ça, c'est brillant.
Loupin : Sinon, tu remercies ton auditoire, tu parles de façon très humaine, très engagée, tu donnes des exemples. On voit que c'est bien préparé, mais en même temps, c'est livré de façon naturelle. C'est du bonbon, c'est très facile à écouter. Voilà ce que j'ai noté. Marco : Merci, Loupin. David?
David : Ça fait un bout que j'avais écouté des épisodes, et je suis d'accord avec ce que j'ai entendu depuis que je suis arrivé : le ton, quand tu t'adresses à la personne qui n'est pas devant toi quand tu enregistres, c'est très bon. J'étais plus prêt à parler du micro, parce que c'est ce dont on vient de parler. Tu avais montré ta boîte dans le groupe. Je ne sais pas si Marco en a déjà parlé, mais comment tu te places par rapport à ton micro? Ça aussi, ça peut jouer pour amplifier ou non les échos. Si tu es loin du micro, tu augmentes beaucoup le gain, et tu augmentes aussi les petits sons.
David : Ça dépend aussi si le micro est dynamique ou à condensateur. Comment tu te places par rapport à ton micro quand tu enregistres? Marie-Ève : Je suis à peu près à ça de mon micro. Si je me mets plus proche, ça fait des bruits. David : Tu n'aimes pas ça. OK. C'est quand même proche, un petit peu plus qu'un poing de distance. Donc ce n'est pas une question de ça, ce serait vraiment une question de mieux isoler. Tu as ta boîte placée sur un bureau, j'imagine, et en arrière de toi, c'est un espace ouvert? Marie-Ève : Exact.
David : Je vais te montrer quelque chose qui peut aider. Marie-Ève : Avant, j'enregistrais dans mon garde-robe, mais là, j'en suis sortie. David : Le garde-robe, c'est génial. D'ailleurs, il y a des podcasts où ils font souvent la blague : « Ah, toi, t'es dans ton garde-robe. » Marie-Ève : Oui, mais c'est vrai que ça marche mieux.
David : Moi, ça, c'est mon écran vert, et en dessous, j'ai une couverture lourde. Quand je cherchais à améliorer mon son, au début, j'avais un autre type de micro, très sensible. Il y a un gars sur YouTube qui s'appelle Booth Junkie, qui évalue des micros, et lui fait du voice-over. Il a fait un test : si tu n'as qu'une seule place où mettre du padding, mets-le juste derrière toi quand tu parles, parce que ça coupe la réflexion. La voix va dans le mur en arrière et revient retardée dans ton micro. Avec ça, ça ne se produit pas.
David : Je vais te montrer : l'affaire que j'ai en dessous, c'est une espèce de support pour mettre des vêtements, et moi, je l'utilise pour ça. C'est une solution simple, pas chère, qui pourrait aider, avec une couverture lourde, pour couper le petit bout d'écho qu'il y a. Après, je ne connais pas Audition, j'utilise Reaper, mais c'est vrai que par logiciel, il y a des choses très intéressantes qui peuvent se faire. Si tu t'en vas là-dedans, ça peut aider.
Marco : Quand tu as un son à huit sur dix et plus, souvent, le logiciel va te permettre d'aller chercher le dernier bout. Loupin : Même les petits sons ambiants dont tu parlais tantôt, ce type de son-là pourrait facilement être ciblé et éliminé avec le logiciel. David : C'est ça. Et si tu peux être encore plus proche du micro, je pense que tu pourrais avoir une voix encore un peu plus chaleureuse et avec moins d'écho, parce que tu pourrais baisser le gain un peu. Marie-Ève : Je l'ai mis à moins dix-huit quand j'enregistre, et après, je le monte. Ça fait une différence aussi.
David : L'idée, c'est qu'à la fin, ton setup ait le moins de gain possible pour que le bruit de fond soit le plus bas possible. Sinon, en me rappelant ce que j'avais écouté il y a assez longtemps, et en voyant le travail que tu essaies de faire avec ton image, ton cover que tu nous as présenté, tout va très bien en termes de feeling de ton podcast, comme auditeur, comme utilisateur. Je n'ai rien à dire là-dessus. Marie-Ève : Ah ben merci beaucoup pour les trucs. David : Avec plaisir. Marco : Merci, David.
Marco : Moi, j'ai noté quelques petits trucs. On a parlé du son. J'ai trouvé que tu as facilement gagné : mettons qu'on était à six, six et demi, on est rendu plus à huit, huit et demi à mon avis. Et comme Loupin le disait, le reste, fort probablement, c'est juste avec un preset, soit podcast, soit animateur de radio. Tu feras des tests pour voir lequel des deux sort le mieux, mais un de ces deux presets-là devrait améliorer les choses et aller te chercher un neuf, neuf et demi en principe. Évidemment, il faut faire attention aux fameux coups sur la table, surtout si ton micro est directement sur la table et pas sur le bras.
Marco : Ensuite, j'ai noté quelque chose en lien avec ce que Loupin a dit, sur le début de ton épisode. Je suis d'accord avec Loupin : j'aurais aimé que tu m'en dises plus sur l'émission du jour, que tu ouvres ta parenthèse psychologique plus grande pour que je sois déjà accroché avant que tu me parles de ce qui est arrivé la semaine passée. Logiquement, si je suis un auditeur aguerri, j'ai déjà écouté l'épisode de la semaine passée. Et si je ne l'ai pas écouté, que tu m'en parles dans la première minute ou après trois minutes, ça ne changera rien. Marie-Ève : OK.
Marco : Ce qui prime, c'est ce qui se passe maintenant, parce que je suis en train d'écouter maintenant. Moi, je prendrais une bonne minute, une minute et demie pour ouvrir ma parenthèse psychologique, faire ton ouverture avec ton jingle et tout ça. Tu peux même t'étirer jusqu'à deux minutes avant de parler de ce qui s'est passé la semaine dernière, qui, de toute façon, pour 80 % ou 90 % de ton monde, correspond à quelque chose qu'ils ont déjà écouté.
Marie-Ève : Question de précision : est-ce que je commencerais tout de suite en parlant de ça, ou est-ce que je peux quand même saluer les gens avant de parler de mon sujet de la semaine? Marco : Tu peux prendre trois secondes pour saluer les gens, ce n'est pas un problème. Ce que je veux dire, c'est qu'il faut qu'on soit dans le vif du sujet tout de suite, il ne faut pas que ça prenne trente secondes. À un moment donné, tu parles un peu du sujet, ensuite tu as ton jingle, tu salues les gens, tu nous présentes la semaine passée, et après ça, tu reparles de ton sujet.
Marco : Moi, j'irais plutôt avec ton sujet du jour, saluer les gens, ton sujet du jour encore, et après ça, ramener la semaine d'avant. J'irais plus dans cet ordre-là. Même après le jingle, je réengagerais encore sur le contenu de la semaine. Est-ce que c'est après le jingle que tu as parlé de la semaine passée, ou avant? Marie-Ève : C'est avant. Marco : Tu peux mettre ça après le jingle. Marie-Ève : OK. Donc je dis salut, merci, ce dont on parle cette semaine, jingle, semaine passée.
Marco : Ou même l'inverse. Le salut, le merci et tout ça, ça peut attendre aussi. Ça peut venir après une minute, une minute et demie, il n'y a pas de problème. Loupin : Moi, je parle juste du hook, je mets le jingle, et après ça, je remercie mes auditeurs. Marco : C'est ça. Parce que sinon, il se peut que les gens ne soient déjà plus là quand tu les remercies.
Marco : Ensuite, et je vais être un peu paradoxal avec ce que je t'ai déjà dit, le début de tes épisodes, je le rendrais plus tight. Plus tight dans le sens de moins d'hésitation. Des fois, quand tu présentes ce qui s'en vient dans ton épisode du jour, on sent un peu d'hésitation. Des hésitations après dix minutes, je n'ai pas de trouble avec ça. Mais au début de l'épisode, il y avait un peu d'hésitation dans ta présentation du sujet, et ça m'a aussi un peu insécurisé par rapport à ce qui s'en venait. Tu comprends? Marie-Ève : OK, oui.
Marco : Sans nécessairement le scripter, mais l'enrober un peu plus. Marie-Ève : Ça, ce n'était pas scripté. Marco : Ah, tu vois, moi, je ferais l'inverse. Juste être plus tight, surtout sur l'intro. Une fois que je suis engagé et que j'ai commencé à t'écouter, si tu hésites rendu à la septième minute, je m'en fous, je suis déjà dedans, ça va passer.
Marco : Ton jingle, c'est le même que tu as enregistré au départ, right? Marie-Ève : Oui, dans mon bureau. Marco : Je pense qu'il est dû pour être refait. Je t'explique pourquoi. J'ai l'impression que tu cours pendant que tu fais ton jingle. Le tempo de ta voix avant, pendant et après ton jingle n'est pas pareil pantoute. On dirait que tu fais un sprint de cent mètres. Comme si : mon coach m'a dit qu'il fallait que je rentre dans vingt secondes, regarde-moi bien aller. Et ça défile en tabarouette. Je ferais juste attention à ça.
Marco : J'en profiterais pour le refaire. Même musique, même affaire, ça peut même être le même texte, ou tu le modifies un peu si tu en as besoin, mais sur un tempo beaucoup plus posé, le même tempo que tu utilises pour animer tes épisodes. Ton rythme était probablement beaucoup plus saccadé au début, mais aujourd'hui, tu prends le temps de te déposer quand tu fais tes trucs. Marie-Ève : Ça tombe bien, parce que j'y pensais justement. Je me disais que c'était dû. Moi aussi, je trouvais que je courais quand j'écoutais les jingles des autres, qui sont plus dans la discussion. Je suis contente que tu me fasses le commentaire, ça va me donner un coup de pied dans le derrière pour le faire.
Marco : En passant, tu as un rat dans ton lit, je ne sais pas si tu le sais. Just saying. Marie-Ève : C'est un Bambi qui a eu un bébé avec un rat. C'est ça que ça a donné.
Marco : Dernière chose : il y a une chose que tu fais super bien. Je ne sais pas si tu le fais consciemment, mais si ce n'est pas le cas, rends-t'en compte, parce que c'est vraiment puissant : c'est l'utilisation des silences. Des fois, tu vas juste déposer quelque chose, puis à un moment donné, tu vas repartir. Ce petit silence-là donne toute la place au monde pour se faire une image, accueillir ce que tu viens de dire et pouvoir partir sur autre chose après. Réécoute ton trente-sept : tu l'utilises à la toute fin, et tu l'as aussi utilisé à peu près au tiers.
Marco : Dans la dernière minute, à un certain moment, tu t'es déposée, et il y a eu une bonne seconde de silence. Ça peut même être plus long que ça. Quand tu viens de déposer quelque chose de vraiment puissant pour ton auditoire, les laisser réfléchir, leur garrocher ça et faire : OK, à cette heure, digérez ça, et on va repartir sur autre chose après. C'est extrêmement puissant. C'est quelque chose à utiliser de façon consciente. Marie-Ève : OK, cool, merci.
Marco : C'est ça que j'avais. Comme je t'ai dit, il y a d'autres personnes qui vont déposer des trucs dans les commentaires. Quelqu'un d'autre vient d'arriver : salut, Mariève, ça va bien? J'en profite pour vous dire, parce que je sais que ce n'est pas tout le monde qui était là quand j'en ai parlé : le 20 novembre, mettez ça à votre agenda, le quatre à six pour accueillir les nouveaux membres de l'Académie. Ils sont une trentaine qui vont arriver dans le mastermind pour trois mois.
Marco : Les gens vont avoir quelques secondes pour se présenter, et après ça, on va apprendre à connaître le groupe. Je pense que ça va être un gros brise-glace de quarante ou quarante-cinq personnes. Donc le 20 novembre, de quatre à six pour Québec, et de vingt-deux heures à minuit pour l'Europe. Il y a des gens de partout à travers le monde : on est rendu à neuf pays représentés dans l'Académie. Marco : Oui, neuf pays, c'est vraiment cool. Et je n'ai pas compté le Portugal, David. David : Onze. Marco : Ça pourrait.
Marco : C'est vraiment tripant. Il y a déjà un paquet de liens à faire avec tout le monde qui est ici : sur vos podcasts, des invités éventuels, des podcasts où vous allez pouvoir aller comme invités aussi. Je pense que ça va être une super belle synergie qui va se développer à partir de ça. Eux vont être là pendant trois mois, donc jusqu'à la fin février. Après ça, il va probablement y en avoir une partie qui va rester au sein du mastermind, mais c'est inclus comme un bonus dans leur achat.
Marco : Avant de laisser la parole à Mariève, si elle a quelque chose à dire à Marie-Ève, je vais juste prendre deux secondes pour vous remercier, parce que je ne le fais pas assez souvent et c'est important pour moi de le faire. Merci beaucoup d'être là. Merci de votre support et de votre énergie, parce que ça a été un argument de vente solide pour l'Académie du podcast, pour Podcasteur Pro, de pouvoir vendre l'énergie du groupe. Cette énergie-là était déjà là dans le groupe de lancement, alors ça a suivi la vague. C'est la même énergie qu'on retrouve dans le groupe.
Marco : Merci beaucoup de faire partie de cette aventure-là, parce que c'est vraiment un beau groupe. Tous et chacun amène son grain de sel, sa petite goutte d'eau de temps en temps, et ça paraît. Je voulais juste prendre quelques instants pour vous dire un gros merci. Marie-Ève : C'est parce que tu es une bonne personne, alors il y a des bonnes personnes qui se collent à toi, Marco. Marco : Ah ben merci. Membre B : Merci à toi d'être là pour nous autres tout le temps. Loupin : Quand on est toujours entouré de gens extraordinaires, c'est parce qu'on est une personne extraordinaire. Marco : On dit qu'on est la somme des cinq personnes qu'on côtoie le plus.
Mariève : Tu es juste entouré de femmes. Marco : Ah ben non, regarde, j'ai deux hommes aujourd'hui. Mariève : Il y a David. C'est rare qu'ils sont là. Loupin : On va venir plus souvent. Marco : Dans la gang qui arrive, je pense qu'il y a encore plus de femmes que d'hommes. Il y a quand même un beau ratio, mais à l'œil, je dirais probablement soixante-quarante, peut-être même soixante-cinq, trente-cinq, femmes et hommes. Je n'arrive pas à l'expliquer. Loupin : Peut-être que les femmes parlent plus. Marco : J'irais peut-être pas jusque-là, Loupin. La lumière rouge flashe encore en haut à gauche, je ne sais pas si tu as remarqué.
Mariève : C'est qui, ton persona? Une fille ou un gars? Marco : J'ai deux personas. Mariève : Je pense que tu es peut-être mieux de mettre plus d'emphase sur ton persona de fille. Marco : Je ne sais pas. Ou l'inverse, peut-être. Honnêtement, je n'ai pas fait l'exercice. Il faudrait que je regarde s'il y avait plus de gars ou de filles parmi les inscrits au lancement. Il y en avait quand même mille sept cents. Je pourrais passer à travers une liste de cent ou deux cents, et le ratio va probablement être similaire. Ce serait juste pour voir ce que ça a attiré. Est-ce que ce sont les pubs, la manière dont c'était fait, le wording? Ou simplement le média?
Marco : C'est peut-être juste que les femmes ont l'impression de ne pas être assez entendues, et que là, comme il y a un média et un moyen qui leur est offert pour se faire entendre, elles sautent dessus. Ça se peut que ce soit aussi simple que ça. Mariève : J'ai l'impression que c'est parce qu'il y a beaucoup de filles qui veulent se cacher physiquement, et le podcast permet de ne pas être visible. Marco : Ça se peut très bien. Loupin : Je n'haïs pas ça moi non plus. Je reste en pyjama. Mariève : C'est ça. Sinon, par exemple sur YouTube, tu n'as pas le choix de te maquiller pour faire tes capsules, alors qu'avec le podcast, tu n'as pas à faire ça.
Marco : Ça a du sens, ça peut très bien expliquer ça. Tout ça pour dire que je vais faire l'exercice, parce qu'il me reste encore quelques petites analyses à faire pour le lancement, qui a été un franc succès, mais qui va probablement faire l'objet de modifications dans le futur. Et il y a quelque chose qui s'en vient pour vous autres, que vous allez vraiment triper : une nouvelle façon de monétiser, de faire du podcast, que je vais mettre de l'avant très bientôt. J'ouvre la parenthèse psychologique, et je ne la fermerai pas tout de suite, mais ça va être vraiment trippant. Vous allez aimer ça, je le sens. David : Content de t'y retrouver aujourd'hui.
Marco : Mariève, as-tu quelque chose à dire à Marie-Ève sur l'écoute des deux épisodes, ou tu vas y revenir? Mariève : Je voulais juste avoir votre énergie et venir vous voir. Marie-Ève, je vais pouvoir t'écrire. Avais-tu un épisode en particulier que tu voulais? Marco : Trente-six et trente-sept. Mariève : Parfait. Marco : Cool. Merci d'être là, merci tout le monde.
Marco : On se reparle vendredi, au Q&A. Mardi prochain, je ne me souviens plus de ce qu'on a. Et vendredi le 20, c'est là que la nouvelle gang arrive. Il y en a déjà sept qui se sont inscrits au groupe du mastermind. Ils n'ont pas encore été acceptés, ils sont en attente. J'attends le 20 pour les laisser entrer. Les chevaux sont déjà arrivés à la barrière, ils attendent juste qu'elle ouvre pour partir. Loupin : Combien tu as dit qu'il y en avait, de nouveaux? Marco : Une trentaine. On va tomber à peu près à une cinquantaine de membres, grosso modo, si tout le monde s'inscrit, parce qu'il se peut que certains décident de passer à côté de cette opportunité-là, et c'est très correct.
Mariève : Comment tu vas gérer les Q&A? Comme on va être beaucoup, est-ce qu'il va falloir t'envoyer les questions au préalable? Marco : On va les faire comme ça. Je pense qu'il va y avoir un taux de participation plus élevé dans la nouvelle gang au départ, parce qu'ils ont évidemment pas mal plus de questions au stade où ils sont. Par contre, ils ont déjà droit à un autre Q&A, le lundi, dans leur groupe, plus axé sur leur réalité. Le vendredi, il y en a qui vont venir, mais d'autres vont se dire : je vais y aller le lundi, je n'aurai pas besoin d'y aller le vendredi.
Marco : Au final, dans les Q&A, sur la vingtaine qu'on est, on se retrouve souvent entre cinq et dix, donc entre vingt-cinq et cinquante pour cent. Sur cinquante, on devrait être une vingtaine. Au début, on va peut-être frôler la trentaine, mais après ça, d'après moi, on va tourner autour d'une vingtaine. C'est très correct, ça va fitter, et les gens vont pouvoir déposer leurs questions dans le chat et échanger.
Marco : Dans le groupe Facebook, le lundi, je le fais avec StreamYard, et les gens peuvent juste déposer leur question dans le chat. Quelqu'un m'a demandé cette semaine pourquoi on ne fait pas ça sur Zoom. J'ai dit : parce qu'on est trois cents dans le groupe. Si ça prend de l'engouement et qu'on se retrouve à cinquante ou soixante sur Zoom, ça n'a juste pas de sens. Donc à court terme, ça va être ça, et après, on verra. Il y a toujours la possibilité de faire des salles distinctes dans Zoom : on propose deux thématiques, une gang part dans la salle A, l'autre dans la salle B, et moi, je me promène entre les deux. Ça pourrait faire l'objet de quelque chose qu'on regarde.
Marco : On va voir comment ça va évoluer, mais à court terme, je n'anticipe pas vraiment de problème. On a déjà fait des Zoom à douze, quinze, et ça ne causait pas de problème. Si on est vingt ou vingt-cinq, je ne pense pas que ce sera cacophonique pour autant. Mariève : Peut-être juste faire en sorte que les personnes qui se joignent en retard, comme moi, aient le micro fermé tout de suite. Marco : Ça va être fait aussi.
Membre B : Moi, j'ai un groupe, des fois le vendredi soir, où je regarde leur Zoom, et ils sont au-dessus de deux cent vingt chaque fois. Mais tout le monde est en sourdine. Marco : Oui, tu peux faire en sorte que tout le monde soit en sourdine et que personne ne puisse parler. Mais si on veut avoir des échanges comme on a là, je suis obligé de laisser les micros ouverts. Je peux faire en sorte que les micros soient fermés d'office quand les gens arrivent, tout en leur donnant la possibilité de les ouvrir. Si tout le monde est en sourdine, je clique pour inviter la personne à parler, et là, ça fonctionne. Ce qui va arriver, c'est qu'on va mettre tout le monde en sourdine en partant, et ça devrait bien se passer.
Marie-Ève : Je peux juste dire quelque chose avant de partir, parce que je suis vraiment contente? Hier, j'ai eu cinquante-deux téléchargements, et c'est mon maximum depuis le début de mon podcast. Marco : Wow! Tu as eu d'autres choses aussi cette semaine, si tu veux le partager, sur ta liste courriel. Marie-Ève : Ah oui. J'ai eu seize personnes de plus sur ma liste courriel, et aujourd'hui, je suis rendue à trente-huit téléchargements. C'est fou.
Marie-Ève : C'est à cause de mon cover : ça a été une tellement bonne porte d'entrée. Je suis dans plein de groupes Facebook, en développement personnel, des groupes de femmes entrepreneures. Les premières personnes à qui j'ai demandé leur avis sur mon cover, c'est vous autres, dans le mastermind. J'ai vu que ça avait pogné. D'habitude, je ne fais jamais rien dans les groupes, je ne participe pas, je ne suis pas sur les réseaux, sauf pour faire du contenu. Je me suis dit : je vais faire un test, comme Marco me l'avait dit, et essayer d'engager dans les groupes Facebook.
Marie-Ève : Je dois être rendue à trois cents commentaires, parce que là, j'y ai pris goût. Je l'ai fait dans quatre, cinq autres groupes tantôt, mais hier, je suis allée dans trois groupes, et j'ai eu au-dessus de deux cents commentaires du genre : moi, je veux la numéro un, la numéro deux. Ça a amené du monde sur le podcast. Clairement, c'est à cause de ça que j'ai eu autant de téléchargements, et ça continue d'augmenter aujourd'hui. Seize personnes se sont inscrites à ma liste courriel, alors que d'habitude, ça ne monte jamais. Et mon site est laid, je suis en train de le refaire.
Marie-Ève : J'ai trouvé ça vraiment cool. On dirait que ça a juste fait un gros boum. Il y a du monde qui s'est inscrit à ma liste courriel, qui est clairement allé sur le podcast, sur mon Instagram. On dirait que la machine est partie d'un coup. Alors truc : si vous êtes dans des groupes Facebook dans votre domaine d'expertise et que vous voulez tester un cover, même si ce n'est pas pour vrai, ce n'est pas grave, testez-le pareil. Loupin : Changez-le chaque semaine. Mariève : Moi, j'appelle ça des pubs pas pubs. Loupin : Bonne idée.
Marie-Ève : Ce n'est pas comme : hey, venez écouter mon podcast. Je ne ferais jamais ça, je me sentirais bien trop mal à l'aise, surtout dans des groupes privés. Je ne veux pas abuser de l'accueil. Mais je trouve que c'est une bonne façon de dire : regardez, j'ai du contenu. Et tu sais quoi? Cette semaine, il y a eu un mouvement, je ne sais pas si vous l'avez vu passer, du genre « Entraidons-nous » : tout le monde le met sur son mur, et si vous avez votre entreprise, mettez-la en dessous. Ça doit être quelqu'un des réseaux sociaux ou du marketing qui a parti ça.
Marie-Ève : J'ai à peu près huit cents amis sur Facebook, et c'est tout du monde de MLM. C'est pas mal ma clientèle cible aussi, je m'en suis rendu compte comme ça. Alors je me suis fait un petit texte. Au lieu de dire : moi, j'ai rien à vendre, en tout cas pas encore, j'ai répondu à ces publications-là en disant : je n'ai rien à vendre, mais j'ai un podcast qui peut aider les femmes à prendre leur place. Un petit texte de trois, quatre lignes, avec le lien de mon site web.
Marie-Ève : Écoute, ça a pogné au boutte. Tout le monde était comme : merci d'avoir partagé, je vais aller écouter ça. Il y en a même qui m'ont dit : je le sais, je l'écoute déjà, ton podcast. J'étais comme : oh my God, c'est vraiment cool. C'est un autre truc. Dans la dernière semaine, avec toutes les poussées que Marco a faites aussi, merci mille fois d'avoir mis mon podcast dans les infolettres avec le lancement, et avec la petite madame qui a acheté ma formation qui n'était même pas à vendre, on dirait que tout a déboulé. Je fais « refresh » aux heures sur mes statistiques. Je suis comme : oh my God, je suis rendue à combien?
Marco : Félicitations d'abord, parce que c'est vraiment hot. Un autre petit truc : tu pourrais aussi réactualiser ton persona avec ça, parce que là, tu viens de découvrir qui t'écoute réellement. Marie-Ève : Ça fait un bout que je le sais. Marco : Non, mais là, il y a du monde qui dit : ah oui, je l'écoute déjà, ton podcast. Tu ne le savais peut-être pas. Marie-Ève : Non, c'est sûr que les filles qui ont dit ça, je ne le savais pas. Il faudrait que je revoie mes commentaires. Marco : Va les voir. Ça va te permettre d'actualiser ton persona en te basant sur de vraies infos.
Marie-Ève : Je trouvais ça vraiment spécial, parce que les deux photos sont similaires, mais en même temps tellement différentes. Elles ont deux énergies complètement différentes. Pour vrai, c'était vraiment cinquante-cinquante, je ne peux pas te dire laquelle a le plus pogné. Marco : En bout de ligne, ça ne t'a pas aidée pantoute. Marie-Ève : Ça ne m'a pas aidée pantoute, mais j'ai quand même choisi celle que j'allais prendre. J'ai juste mis un peu plus de lumière.
Marie-Ève : Mais j'ai compris quelque chose. Ceux qui disaient que c'était la deuxième, j'allais voir leur profil. Pas tous, mais une gang. C'était tout du monde plus flyé, moins carré finalement. La majorité de ceux qui disaient que c'était la première, où j'étais assise avec ma tasse de café, me disaient : ça fait plus professionnel, plus posé, on a envie de se confier, d'aller prendre un café avec toi. Il y en a même une qui a dit que sur la deuxième, j'avais l'air d'avoir envie de faire pipi! Mais j'ai trouvé ça intéressant d'aller voir.
Marie-Ève : Je me suis rendu compte que j'avais deux personas, parce que c'était toujours les mêmes raisons qui revenaient, et les deux pognaient. Les gens disaient : je prendrais celle-là parce que ça me donne le goût d'écouter ton podcast à cause de telle affaire. Et pour la deuxième, c'était la même chose, pour la raison contraire. Finalement, oui, ça m'a aidée, parce que j'ai fait une mini étude de marché sans le vouloir. Je me suis rendu compte qu'il y avait de la place pour tous les types de personnalité dans mon marché cible, mais que j'avais deux types de personnalités différentes. Mariève : Tout le monde a besoin de bonheur, hein. Marco : Ben oui. Une belle étude de cas, ça.
Mariève : J'ai fait la même chose que toi cet été, quand j'ai fait mes recherches de cover. Marco : Oui, je me rappelle. Marie-Ève : Oui, c'est toi qui m'as donné l'idée. Mariève : Il faut que vous profitiez des pubs pas pubs. J'en fais souvent. Ça marche, parce que les gens aiment tellement donner leur opinion. C'est aussi simple que de demander : une photo couleur ou une photo noir et blanc?
Mariève : Marco dit souvent de renouveler son jingle, environ aux six mois. Ta photo, ça devrait être la même chose : quand tu changes ton jingle, change ta photo. Et profites-en pour aller dans les groupes faire la même affaire : hey, by the way, en donnant trois ou quatre choix grand maximum, avec des expressions totalement différentes, comme tu as fait. Les gens aiment tellement dire ce qu'ils préfèrent. Tu peux aussi le faire avec ton jingle, le un ou le deux. C'est de la pub gratuite sans que ça ait l'air d'une pub, parce que tu demandes l'avis du monde, même si au fond, tu sais laquelle tu vas choisir. Profitez-en, des pubs pas pubs dans les groupes. Marie-Ève : Ça m'enlève tellement mon sentiment de culpabilité. Merci, Mariève.
Marco : Sur ces belles paroles, on finit ça, c'est parfait. Loupin : Ça promet pour la prochaine. Marco : Bonne soirée tout le monde, on se voit vendredi. David : Ciao, salut tout le monde. Marco : Ciao tout le monde. Marie-Ève : Merci beaucoup.