Épisode 240 du podcast L'Académie du Podcast : Du salariat à l’entrepreneuriat grâce au podcast avec Sophie Gaignebet
septembre 19, 2022

Du salariat à l’entrepreneuriat grâce au podcast avec Sophie Gaignebet | E240

Tu es encore salarié, mais ton vrai projet t’appelle depuis des années.

Tu te dis que ce n’est pas le moment de lancer un podcast : tu n’as rien à vendre, tu n’es pas encore en affaires.

Et l’entrepreneuriat te fait peur, parce que tu l’imagines comme un chemin solitaire.

Dans cet épisode de L’Académie du Podcast, Marco Bernard reçoit Sophie Gaignebet, une académicienne qui a lancé son podcast alors qu’elle était encore salariée, et qui raconte comment il l’a aidée à basculer vers l’entrepreneuriat en moins d’un an. Bonne écoute de cette 240e émission!

Ce que tu vas apprendre dans cet épisode

  • Pourquoi lancer ton podcast avant même de devenir entrepreneur
  • Comment le podcast aide à trouver ta voix, et ta voie
  • Comment Sophie a dépassé sa peur de la solitude entrepreneuriale
  • Pourquoi passer de l’intuition à l’intention change les résultats d’un podcast
  • Ce que le collaboratif et le rythme hebdomadaire apportent à ta progression

Qui est Sophie Gaignebet?

Sophie Gaignebet est coach d’alignement professionnel et animatrice du podcast Le storytelling des héros, où elle fait parler ses invités autour de héros et de mentors pour inspirer leur propre parcours.

Pendant plus de vingt-cinq ans, elle a travaillé en entreprise, dans le marketing B2B, l’expérience client et l’expérience collaborateur. Elle est arrivée dans l’écosystème de l’Académie du Podcast il y a bientôt un an, lors du challenge de septembre 2021, et a lancé son podcast quelques semaines plus tard. Elle en est maintenant à plus de 40 épisodes.

C’est une personne que tout le monde veut avoir dans sa formation en ligne. Impliquée et généreuse de son temps ainsi qu’envers les autres, elle prend les éléments de notre formation et les applique à sa couleur. On revient aussi sur son parcours, passant de la formation Podcasteur Pro au Club Momentum, puis une amie rencontrée au Bootcamp Express de Paris et, depuis quelque temps, une membre du Club des Élites!

Faut-il lancer son podcast avant de devenir entrepreneur?

Oui, ça peut être un excellent terrain de jeu : le podcast te permet de trouver ta posture et ton message avant même d’avoir une offre à vendre.

Sophie nourrissait depuis dix ans l’intention de devenir coach. Mais quand tu parles toute la journée de marketing et de plans d’amélioration, ta façon de penser est celle de ta fonction. Passer de la posture de marketeuse salariée à celle de coach entrepreneure demande des réajustements. Il ne suffit pas de le décider : il faut le vivre, l’incarner, le réajuster.

J’ai besoin de ce terrain de jeu pour trouver ma voie. V-O-I-X et V-O-I-E. (Sophie Gaignebet)

Lors de sa première année vécue au sein de l’ADP, Sophie a décidé de basculer du salariat à l’entrepreneuriat. Elle nous a avoué que le podcast avait vraiment eu un impact important sur ce passage à l’action. Elle parle même d’un « coup d’accélérateur ».

Pourquoi le podcast plutôt que l’écrit pour transmettre un message?

Parce qu’à l’oral, tu peux faire vivre une émotion et une connexion qu’un long texte ne transmet pas sur les réseaux sociaux.

Sophie a d’abord essayé l’écrit. Ses histoires de héros, avec leurs freins, leur bascule et leurs super pouvoirs, devenaient des romans. Elle a compris que personne ne lirait des publications Facebook de cinq cents lignes. Le canal n’était pas le bon.

Elle est tombée sur le challenge de cinq jours de l’Académie. Même si on lui prêtait une « voix de fille de radio », le podcast n’était pas naturellement son truc. Mais en se demandant quelles histoires elle voulait raconter, ça a été une évidence fulgurante.

Comment le podcast aide-t-il à passer du salariat à l’entrepreneuriat?

En te donnant un rendez-vous hebdomadaire avec ton projet, une intention et un fil rouge, et en te faisant prendre conscience de la valeur que tu crées.

Salariée, Sophie animait déjà des ateliers, notamment dans des universités du bonheur au travail et du bonheur à l’école, mais pas chaque semaine, faute de temps. Le podcast lui a permis d’être dans l’essai-erreur, chaque semaine. Pour elle, quand tu démarres quelque chose de nouveau, il faut le faire tous les jours, ou au moins toutes les semaines. C’est aussi ce qu’on explique dans pourquoi la constance fait le succès d’un podcast.

La bascule s’est faite progressivement. Lancement du podcast en novembre, changement d’emploi en décembre, départ fin mai. Son projet est passé d’une « petite verrue » à quelque chose qui prenait toute la place. Deux déclics :

  • Elle a réalisé qu’elle créait beaucoup plus de valeur comme coach que comme salariée.
  • Son gestionnaire lui a suggéré de lancer un podcast sur son métier en entreprise. Sa réaction : « Je n’ai pas envie. Ce n’est pas là où j’ai envie d’être. »

Comment surmonter la peur de la solitude quand on devient entrepreneur?

En s’entourant d’une communauté qui avance avec toi : l’entrepreneuriat n’a pas à être un chemin solitaire.

Pour Sophie, l’entrepreneuriat symbolisait l’isolement. Seule quand ça va mal, seule quand tu as une bonne nouvelle à partager. Elle en était terrorisée. Ce qu’elle a découvert à l’Académie, c’est l’ambiance d’une entreprise où l’on partage des projets.

Elle avait besoin d’un miroir : pas quelqu’un qui juge, mais des personnes qui inspirent, des référents. L’accompagnement et la communauté, pour elle, l’un ne va pas sans l’autre. Elle a alors lâché prise sur la date de sa bascule, et elle s’est faite naturellement. Si la peur du jugement te freine encore, lis se lancer malgré le syndrome de l’imposteur.

Pourquoi passer de l’intuition à l’intention dans son podcast?

Parce qu’un podcast fait au gré du vent donne des résultats imprévisibles, alors qu’une intention claire guide l’auditeur vers une prochaine étape.

Au début, Sophie était en mode « freestyle » : elle diffusait des outils à fond, comme un feu d’artifice. Dans les trois derniers mois, son défi a été de se structurer, à travers une offre et des épisodes qui mettent en lumière les points clés de sa manière de coacher.

Si on a des résultats une fois sur vingt, on ne peut pas baser une entreprise là-dessus. Il faut une rigueur, une intention, un chemin. (Marco Bernard)

Elle se dit « au gros centimètre, pas encore au millimètre », mais chaque atelier et chaque feedback l’aident à cibler. C’est aussi ce qui l’a menée au Club des Élites : des podcasteurs avec une véritable intention business, qui se demandent comment le podcast nourrit leur entreprise. Pour un autre exemple de podcast mis au service d’un écosystème, écoute l’épisode scaler son entreprise grâce au podcast avec Cléo Maheux.

Qu’est-ce qui distingue l’accompagnement de l’Académie du Podcast?

Le collaboratif, dans un rythme hebdomadaire : chaque semaine, le groupe nourrit la problématique de chacun, comme dans un mastermind.

Sophie a suivi beaucoup de formations, en entrepreneuriat, en coaching, en psychologie positive. Ce qui fait la différence, selon elle, c’est ce rythme qui n’est « pas à coups de fouet », la diversité des ateliers et l’esprit d’équipe. On va beaucoup plus vite, et chaque semaine est une nouvelle découverte.

Pour Marco, son expérience de cadre, une sorte d’intrapreneuriat, et le travail fait dans son podcast lui ont permis de franchir en un an un chemin qui prend souvent plusieurs années. Je t’invite à écouter cette entrevue avec une personne exceptionnelle!

Questions fréquentes

Peut-on lancer un podcast quand on est encore salarié?

Oui. Sophie a lancé le sien alors qu’elle était salariée, pour trouver sa posture et son message de coach avant de faire le saut en entrepreneuriat.

Combien de temps a pris la transition de Sophie vers l’entrepreneuriat?

Environ un an : elle a fait le challenge en septembre 2021, lancé son podcast en novembre et quitté son emploi à la fin du mois de mai suivant.

Comment le podcast aide-t-il à trouver sa voix?

En t’obligeant à mettre des mots chaque semaine sur ce qui t’anime. Pour Sophie, c’était le terrain de jeu pour passer d’une posture de marketeuse à une posture cent pour cent coach.

Pourquoi l’entrepreneuriat fait-il peur?

Pour Sophie, il symbolisait l’isolement. C’est en trouvant une communauté et un accompagnement qu’elle s’est sentie prête à basculer.

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Mot de la fin sur du salariat à l’entrepreneuriat grâce au podcast avec Sophie Gaignebet

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Les liens pour rejoindre Sophie Gaignebet : 

Podcast Le storytelling des héros: https://podcast.ausha.co/storytelling-des-heros 

Le guide des 4 étapes du storytelling des héros: https://hemulfr.systeme.io/4etapes 

Son site web: http://www.hemul.fr/ 

Profil Linkedin: https://www.linkedin.com/in/sgaignebet/ 

Compte Instagram: https://www.instagram.com/sophie_elastic_girl/ 

Pour retrouver les liens mentionnés dans cet épisode : 

Le 2 cents de Marco: https://podcast.ausha.co/les-2-cents-de-marco 

Le Club des Élites: academiepodcast.com/220 

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Marco : Aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir une académicienne qui s'appelle Sophie Gaignebet. Sophie est arrivée dans l'écosystème de l'Académie du podcast il y a presque un an, jour pour jour. Elle a lancé son podcast quelques semaines à peine après être arrivée dans l'Académie. C'est vraiment l'académicienne, l'étudiante que tout le monde veut avoir dans sa formation. Si tu as une formation en ligne ou si tu penses en avoir une, quand tu auras une Sophie, tu vas comprendre : c'est quelqu'un d'impliqué, généreux de son temps, généreux envers les autres, qui prend les enseignements de notre formation et de notre écosystème, les applique, les met à sa couleur et les pousse plus loin, de façon encore plus professionnelle.

Marco : Je l'ai invitée non seulement pour discuter de podcast, évidemment, parce qu'on parle de podcast sur l'Académie du podcast, mais aussi pour parler de son passage du monde du salariat vers le monde de l'entrepreneuriat, parce que ça s'est produit pendant cette année-là. Sa première année au sein de l'Académie du podcast a été celle où elle a basculé du salariat vers l'entrepreneuriat. Elle nous a même indiqué que le podcast avait eu un impact important sur ce passage à l'action, et elle nous explique concrètement comment le podcast l'a aidée à basculer vers le monde des entrepreneurs.

Marco : Je suis vraiment heureux de te présenter cette entrevue avec une personne qui est d'abord devenue académicienne au sein de Podcasteur Pro et du Club Momentum. Ensuite, elle est devenue une amie, parce qu'on s'est rencontrés au Bootcamp Express de Paris. Par la suite, elle est devenue cliente du Club des Élites. Et elle est très, très impliquée dans l'ensemble de nos activités. On va d'ailleurs se revoir lors de notre bootcamp dans les Caraïbes, en République dominicaine, en novembre 2022.

Marco : Si tu veux aller jeter un coup d'œil à son podcast et à son écosystème, comme d'habitude, tous les liens pertinents sont dans les notes d'épisode. Je te présente tout de suite l'entrevue avec Sophie Gaignebet et nous, on se reparle la semaine prochaine.

Marco : L'Académie du podcast, c'est pour toi, podcasteur aguerri ou en devenir, qui veut projeter ton message aux oreilles du plus grand nombre de personnes possible. À chaque épisode, on traite d'un sujet qui va t'aider à amener ton message encore plus loin. Je te remercie de passer quelques minutes avec moi aujourd'hui. C'est parti.

Marco : Sophie Gaignebet, comment tu vas ?

Sophie : Super bien. Et toi, Marco ?

Marco : Ça va bien. Ça ne peut pas faire autrement que de bien aller quand je reçois une académicienne comme toi qui vient me parler de son podcast. Et en plus, tu es en transition professionnelle ces semaines-ci. Tu as décidé de faire le saut dans le monde de l'entrepreneuriat.

Sophie : Oui. Depuis trois mois.

Marco : Vas-y, raconte-nous un peu comment ça se passe jusqu'à maintenant.

Sophie : On vient de fêter les trois mois. C'est très fun. Mais surtout, le podcast m'a vraiment aidée à accoucher de cette bascule vers ce que j'ai activé de différentes manières depuis une dizaine d'années autour du coaching professionnel, du coaching d'alignement professionnel. Le fait de donner de la voix, de parler de ce projet-là, de le nourrir en faisant ces fameux exercices, de mettre des mots autour de ce qui m'animait, autour du parcours des héros, de le vivre vraiment au travers du podcast... Pour faire un petit clin d'œil à ton podcast à toi, j'ai eu un coup d'accélérateur.

Marco : Ah oui ?

Sophie : Un truc de dingue. À un moment donné, ça a été une évidence : donner pleinement la puissance à ce projet autour du coaching. En parallèle, j'étais marketeuse et j'avais une posture de coach. Mais développer son propre alignement et son propre coaching professionnellement, ce n'est pas exactement la même chose que quand tu as une autre casquette.

Marco : Non, clairement. Ce que je trouve particulier, c'est que tu as décidé de lancer ton podcast avant de devenir entrepreneure. Il y a beaucoup de gens qui se posent la question : « Est-ce que c'est réellement le moment de lancer mon podcast ? Je n'ai rien à vendre, je ne suis pas encore pleinement en affaires, je suis encore salarié. » Toi, c'est exactement ça que tu as vécu. Pourquoi tu as décidé de lancer ton podcast avant ? C'était quoi, la réflexion derrière ça ?

Sophie : Moi, je suis un pur produit de l'entreprise. J'ai fait plus de vingt-cinq ans en entreprise. J'étais un peu la petite fille sage qui vit dans une organisation, dans un groupe, et qui nourrit un projet qui n'est pas le sien. J'étais dans ce mindset-là. Mais j'avais une passion en parallèle. J'étais pleinement engagée dans mon travail de marketeuse, mais je sentais, et je t'en ai parlé depuis le début, que c'était le coaching qui m'animait. J'avais vraiment besoin de trouver ma voie, au sens de mon authenticité.

Sophie : Quand tu parles toute la journée de marketing, de plans d'amélioration, d'expérience client, d'expérience collaborateur, tout ce qui sort de ta bouche et tout ton mindset est lié à ta fonction de marketeuse. Tu sais que le pas entre la posture de marketeuse salariée et la posture de coach entrepreneure va nécessiter quelques réajustements. Il ne suffit pas de le décider, même si ça fait partie du jeu. Il faut aussi le vivre, l'incarner, le réajuster et le vibrer.

Sophie : Je suis donc allée chercher dans le podcast cette authenticité, au travers de ma posture et de ma voix, c'est-à-dire ma manière de penser coach, cent pour cent coach, pour m'exercer. Au départ, l'objectif était de me dire : j'ai besoin de ce terrain de jeu pour trouver ma voie. V-O-I-X et V-O-I-E. Je pense qu'on te l'a déjà faite, celle-là, mais elle est assez puissante, cette phrase-là. C'était ça, mon objectif.

Marco : Quand tu as décidé de lancer ton podcast, tu avais déjà en tête de devenir entrepreneure, et tu as pris ce chemin-là pour asseoir ta personnalité, ta couleur, et la découvrir en cours de route aussi, j'imagine.

Sophie : Exactement. Sachant que ça faisait dix ans que j'avais cette intention-là.

Marco : Et pendant dix ans, c'étaient un peu les couleurs de ton employeur que tu mettais de l'avant. Qu'on le veuille ou non, on a des balises à respecter quand on travaille pour quelqu'un d'autre, alors que là, tu voles de tes propres ailes.

Sophie : C'est ça. Et quand tu es salariée et que tu as accessoirement une vie personnelle, c'est assez difficile de trouver du temps pour ton projet parallèle. J'ai fait pas mal de choses en parallèle : des ateliers d'accompagnement, j'ai animé des ateliers dans des universités du bonheur au travail, du bonheur à l'école. Ma voix s'exprimait, mais pas toutes les semaines, parce qu'il y avait une problématique de temps. J'incarnais mon autre moi de coach, mais pas chaque semaine, ce n'était pas possible.

Sophie : Et là, le podcast m'a permis d'y mettre une intention, un fil rouge, d'être dans l'essai-erreur, et d'être pleinement là chaque semaine avec ce rythme. Je crois que c'est important, quand tu démarres quelque chose de nouveau, de le faire tous les jours.

Marco : Exact.

Sophie : Au moins toutes les semaines.

Marco : Ça fait maintenant un an que tu es avec nous dans l'Académie. Je pense que tu es passée par le challenge pour finalement devenir académicienne.

Sophie : Le challenge de septembre, oui.

Marco : Septembre 2021. C'était quoi, le plus grand défi que tu avais en tête avant de te présenter au challenge ?

Sophie : La communication. J'avais des messages à faire passer. Dans mon accompagnement, j'aide d'abord les personnes à sortir du cadre de l'entreprise, et je les engage dans un voyage complètement décalé, en prenant comme alliés des héros ou des mentors. J'avais besoin de faire vivre autre chose aux personnes que j'accompagnais. J'ai commencé par l'écrit. Sauf que c'étaient des romans, en fait. Ça n'en finissait pas.

Sophie : Quand j'ai commencé à écrire ces histoires pour que les gens puissent faire des parallèles entre la vie du héros, les problèmes qu'il rencontre, les freins, la bascule et ce qu'il déploie comme super pouvoirs pour y arriver, je me suis rendu compte que personne ne lirait mes publications. Qu'au bout de cinq cents lignes, les gens auraient décroché. Le canal de communication n'était pas le bon. Même si j'adorais écrire, je me suis bien rendu compte que faire des publications de dix kilomètres sur Facebook, ce n'était pas le bon moyen.

Sophie : Je me suis demandé : « Comment est-ce que je fais vivre cette émotion, cette connexion au héros, par un autre moyen ? » J'ai vu passer des choses autour du podcast et je suis tombée sur ton challenge. Je me suis dit : « Tiens, même si je ne suis pas du tout là-dedans, et même si des gens me prêtent soi-disant une voix de fille de radio, ce n'est pas naturellement mon truc. Je vais aller investiguer pour voir concrètement ce que c'est, qui fait ça, quelles questions se posent et comment ça se déroule vraiment. »

Sophie : J'ai fait le challenge de cinq jours et ça a été une évidence fulgurante, sans savoir ce que ça allait donner ni où ça m'amènerait. À l'instant où je me suis demandé : « Quelles histoires j'ai envie de raconter et à quoi j'ai envie que les gens se connectent ? », ça a été clairement une évidence. Et comme j'étais une empotée de tout ça, même si je suis marketeuse de formation, j'étais dans le B2B, pas du tout familière avec la communication sous cet angle-là, je me suis dit que ce serait bien d'avoir les bons conseils et les bons moyens pour ne pas me décourager à le faire seule dans mon coin et me prendre un mur direct. Quand j'ai commencé le challenge, je ne connaissais rien.

Marco : Justement, tu ne connaissais rien. Tu arrives dans le challenge, tu le fais, tu trouves des outils. À la fin de cette semaine-là, tu as déjà des outils pour te lancer, tu es déjà assez équipée pour faire un bout de chemin. Malgré la quantité d'informations reçues pendant ces cinq jours-là, qui était quand même appréciable, quels défis te restaient encore à régler ?

Sophie : Au départ, on peut s'accrocher au défi technique en se disant que tout le sujet est là. Mais je sais bien, surtout dans la posture de coaching, que tout ne se joue pas là. Mon vrai sujet, c'est que j'avais besoin d'un miroir. Pas quelqu'un qui me dise « c'est bien, ce n'est pas bien », mais plusieurs personnes qui puissent m'inspirer. Je n'avais aucune référence. J'avais dû écouter une centaine de podcasts dans ma vie, et c'étaient des podcasts très pointus de laboratoires de recherche, qui n'avaient rien à voir avec ce que je voulais faire.

Sophie : Je n'avais pas de référence et, en même temps, j'avais besoin de ne pas me sentir seule dans ce truc où je partais de zéro. J'avais besoin d'être coachée, de discuter, d'avoir des référents pour avancer dans ma quête.

Marco : C'était l'accompagnement de coaching derrière ça, ou la communauté ?

Sophie : C'est les deux. Je ne pourrais pas prioriser l'un ou l'autre, et pour moi, l'un ne va pas sans l'autre. Ta personnalité, ta manière de regarder les choses et d'accompagner les personnes, dans le challenge, sont un élément clé. Mais il y a aussi tout ce que tu offres au travers des personnes qui ont rejoint ta communauté et qui te ressemblent au final. Tu es en train de faire un défi fou qui n'a rien à voir avec ton travail, mais tu ne te sens pas seule. Un peu comme quand tu es dans une entreprise.

Sophie : Parfois, on me prend pour une chercheuse folle parce que je dis des trucs qui sortent de l'espace. Mais je ne sais pas faire, ou en tout cas je n'ai pas envie de faire les choses seule. Ça ne m'intéresse pas. Ça ne veut pas dire que je ne prends que l'avis des autres, mais cette intelligence de groupe est essentielle pour moi. Elle vient certes du leader qui l'insuffle, et aussi du groupe. L'un ne va pas sans l'autre.

Marco : J'aimerais qu'on prenne du recul sur la dernière année. Tu dis toi-même : « J'ai voulu lancer mon podcast pour évoluer, développer ma personnalité, développer ma propre voie », en sachant très bien que dans les mois suivants, viendrait le moment de quitter le salariat pour basculer vers l'entrepreneuriat. Dans ta tête, c'était déjà là depuis un certain temps. Mais tu as découvert le chemin en cours de route. Quelle est la plus grande pépite que tu as découverte au cours de cette année-là ?

Sophie : Pour moi, l'entrepreneuriat était symbolique de l'isolement. Tu es seule dans ta quête. Et ce que j'ai découvert autour de l'Académie du podcast, c'est qu'au final, c'était comme être dans une entreprise où on avait plein de projets qu'on partageait un peu tous ensemble. Je me suis retrouvée dans cette ambiance-là. Avant, je n'arrivais pas à faire le saut.

Marco : OK.

Sophie : Parce que j'étais terrorisée, je crois, au fond de moi-même. Terrorisée par l'image que j'avais de l'entrepreneuriat : tu es seule. Quand tu es au plus bas, tu es seule. Et quand tu as un truc super sympa à partager, tu es seule aussi.

Marco : Aussi seule, oui.

Sophie : Et c'est tellement contraire à qui je suis que je me disais : « Attends, Sophie, le coaching, c'est d'abord une posture. Si tu pars en vrille, ça ne marchera pas. » C'était très binaire : je dois être une coach alignée pour pouvoir aider mes clients à l'être. J'ai donc totalement lâché prise sur la date à laquelle je devais faire le saut. Je ne me suis fixé aucun défi, et ça s'est fait naturellement.

Marco : Quel a été l'élément déclencheur qui a fait qu'un jour, tu t'es levée et tu t'es dit : « Ça y est, c'est aujourd'hui » ?

Sophie : Ça s'est fait progressivement. Je pense que c'est la confiance en ce que j'avais en moi, que je commençais à exprimer et qui prenait forme. La confiance en ce deuxième projet, et la place qu'il a prise progressivement. À un moment donné, c'est une petite verrue, puis ça devient un gros machin qui t'empêche de faire autre chose. J'ai beau être une Elastigirl, j'étais rendue à du cinquante-cinquante.

Sophie : Les choses avançaient vite, beaucoup plus vite que dans l'entreprise où j'étais. Je trouvais du sens, je me rendais compte à quel point ça m'éclatait, même si ce n'était pas facile, même si ce n'était pas parfait, même s'il y avait plein de choses à faire et de nouvelles choses que je ne connaissais pas encore. Ça a pris une vraie place, qui a finalement poussé ce que je vivais avant comme une vocation pour l'entreprise dans laquelle je travaillais.

Marco : Quels sont les éléments qui t'ont réconciliée avec ce sentiment de solitude ? Dans les derniers mois précédant ton passage à l'entrepreneuriat, qu'est-ce qui a fini de te convaincre qu'il y avait moyen d'être entrepreneure sans être seule ?

Sophie : Il y en a eu deux. La première, c'est que je me suis rendu compte que je créais beaucoup plus de valeur en tant que coach qu'en tant que salariée. Je me suis dit : « C'est quand même un peu dommage. Est-ce que je suis vraiment à ma place ? Est-ce que ce n'est pas le temps de basculer ? » Le management m'a aussi aidée à me poser ces questions-là, parce que pour moi, ça n'allait pas assez vite, et il ne l'entendait pas forcément.

Sophie : Et le point clé, la clôture finale de tout débat sur le salariat, c'est quand mon gestionnaire m'a dit : « Tu n'as jamais pensé à lancer un podcast sur ton métier en entreprise ? » Et là, je me suis dit : « En fait, je n'ai pas envie. Ça ne m'intéresse pas. Ce n'est pas là où j'ai envie d'être. » Ce n'était pas une question de quoi faire.

Marco : C'est une excellente idée, mais ce ne sera pas moi qui vais le faire.

Sophie : C'est ça. Je me suis dit : « Tu sais faire ça aussi, tu es experte dans ton domaine, ce n'est pas difficile pour toi, mais ça ne t'anime plus vraiment. » C'est ça qui a été le déclic. Mais je pense que c'est aussi parce que je me suis offert cette possibilité de vivre mon projet parallèle et de le faire grandir.

Marco : C'est intéressant. Je vais te poser une question en deux temps. Si tu regardes les douze derniers mois et tous les accomplissements que tu as faits en lien avec ton podcast, de quoi es-tu la plus fière ? Et deuxième niveau : dans les trois derniers mois, alors que tu es maintenant une podcasteuse entrepreneure, est-ce qu'il y a quelque chose qui a basculé, qui te rend particulièrement fière ?

Sophie : Sur les douze mois, j'ai l'impression d'être quelqu'un d'autre. Professionnellement, j'ai totalement changé de priorité.

Marco : Et c'est le podcast qui t'a fait réaliser ça ?

Sophie : Je pense qu'il m'a vraiment accompagnée sur le chemin, complètement. Il ne faut pas oublier que j'ai lancé mon podcast en novembre, que j'ai changé d'emploi en décembre et que j'ai quitté ce nouvel emploi fin mai. En décembre, je me disais encore : « Le salariat, je m'accroche. » C'était essentiel pour moi d'être reconnue comme responsable de l'expérience client et de l'expérience collaborateur. J'ai retenté l'expérience dans une autre entreprise. Et plus ça allait, plus je m'éloignais de ce sujet-là.

Sophie : Ça a été de l'infusion pour moi aussi. J'ai essayé plein de choses. Le changement de poste en a fait partie, le podcast aussi. J'ai testé des choses et, en testant, j'ai vraiment changé de mindset, ça, c'est sûr.

Marco : Et les trois derniers mois ?

Sophie : J'avais un gros défi : il fallait que je me canalise. Avant, j'étais en mode freestyle. Je n'avais pas d'objectif en soi. Mon objectif, c'était de mieux communiquer, de découvrir, d'aller jusqu'au bout de mon concept au travers du podcast en faisant parler des héros, et en faisant parler mes invités autour de leur héros. Et d'y accrocher les outils de coaching qui me semblent essentiels dans ma manière d'accompagner avec le parcours du héros.

Sophie : Ces trois derniers mois, mon gros défi, c'était : « Super, maintenant, il faut que je me structure. » Et comme je suis un peu freestyle de nature, se structurer, ce n'est pas ma première nature. Ça a été un super gros défi, que j'ai relevé au travers d'une offre, et en commençant à être un peu plus fine. Je ne sais pas si ça se voit. On verra.

Marco : On a des événements qui s'en viennent qui nous permettront de faire le point là-dessus.

Sophie : Exactement. Au début, j'étais dans l'intuition, l'intuition de plein de choses, et dans le « tester et apprendre ». Et ces trois derniers mois, parce que j'ai aussi cette intention de créer une entreprise, j'ai posé des choses. Dans le podcast, je suis vraiment allée chercher certains points clés que je voulais mettre en lumière, afin d'infuser ma manière de faire, de donner un peu plus d'âme et de corps à ma manière de coacher, qui s'adresse aux décalés et qui est en soi décalée.

Marco : Je comprends. C'est intéressant ce que tu dis sur l'intuition et l'intention. Il y a plein de gens qui font du podcast au pif. Ils y vont comme ils le pensent, selon la direction du vent, et ils ont du plaisir à faire ça, il n'y a pas de souci. Après, certaines personnes s'étonnent qu'il n'y ait pas de résultats, ou pas de résultats prévisibles. C'est beau d'avoir des résultats, mais si on en a une fois sur vingt, on ne peut pas baser une entreprise là-dessus. À un moment donné, il faut une rigueur, une intention, un chemin, clairement.

Sophie : Complètement. Il faut déjà emboîter le pas. Moi, je sais que l'écart était tellement énorme que je n'aurais pas pu le faire toute seule. J'avais besoin de cet accompagnement. Je comprenais la philosophie, mais c'est au fur et à mesure que tu avances que tu l'affines. Le feedback des gens t'aide, les ateliers t'aident, ton feedback aussi, et les différents outils que tu déploies. Moi, je n'en suis pas encore au millimètre, je suis au gros centimètre.

Sophie : Mais ça te permet de cibler, cibler, cibler, pour être de plus en plus dans une intention calculée, et ce n'est pas négatif : optimiser ce que tu vas donner à tes auditeurs pour qu'ils fassent le bon chemin pour progresser sur ta thématique. Au début, je diffusais des outils à fond, parce que j'avais envie de donner, mais c'était un feu d'artifice. L'intention était bonne, mais la technique et la manière de faire nécessitaient des réajustements. Ça m'a quand même permis d'avancer. Mais il faut se professionnaliser, de toute façon, surtout sur un nouveau média.

Marco : Je te rejoins là-dessus. Tu me parles de millimètres, d'intention, de la façon dont tu as pu affiner les choses en cours de route. Je sais que tu as fait énormément de formations : sur l'entrepreneuriat, probablement sur plein d'autres domaines...

Sophie : Le coaching, la psychologie positive.

Marco : C'est ça. Et dans le cadre de ton travail de salariée, tu as dû en faire plein aussi. J'aimerais t'entendre sur ce qu'il y a de différent dans l'Académie du podcast, que tu ne retrouves pas nécessairement dans les formations que tu as suivies par le passé.

Sophie : Le collaboratif. Il y a chaque fois une intention que tout le monde alimente un même projet. C'est un peu ce qu'on appelle les masterminds, je pense que les gens comprennent mieux quand on parle de mastermind : ce vrai collaboratif qui consiste à soulever la problématique d'une personne pour que tout le monde puisse la nourrir. Chaque semaine, on a des moments clés pour être dans cette posture-là, avec toi et avec le groupe. Et ça, c'est vraiment essentiel pour moi, parce que c'est chaque semaine : tu gardes ton rythme.

Sophie : J'ai cette croyance forte que si tu ne te bouges pas dans un rythme serré, tu vas te décourager. Tu vas vite entrer dans la lassitude. Pour moi, le rythme est essentiel. Ce que je trouve génial, c'est ce rythme que tu nous fais vivre, qui n'est pas un truc à coups de pied ou à coups de fouet. Il y a une vraie diversité d'ateliers, un vrai esprit d'équipe qui nous permet naturellement, et plutôt avec joie, de poser des intentions chaque semaine, d'avancer, de grappiller de nouvelles idées, de nouveaux tests à réaliser. Globalement, on va beaucoup plus vite, et chaque semaine est une nouvelle découverte.

Marco : Et tu es devenue cliente de notre groupe des Élites il y a quelques semaines. C'était quoi, la réflexion derrière ça ? Tu étais déjà dans le Club Momentum, tu as eu accès à la formation pendant près d'une année. Le Club Momentum te donne déjà un accompagnement chaque semaine à travers des ateliers. Qu'est-ce qui a motivé ce passage aux Élites, et comment tu le vis depuis que tu es arrivée ?

Sophie : Ça me semblait être un chemin assez naturel. Au-delà du fait que les personnes du Club des Élites sont plus professionnalisées sur le média du podcast, même si ça ne leur interdit pas de revisiter totalement leur podcast, elles ont une véritable intention business. On est moins dans l'approche technique et dans « comment je me livre dans mon podcast », et plus dans « comment ça nourrit mon entreprise ». C'est l'étape complémentaire que je n'aurais peut-être pas franchie si j'étais restée salariée, pour une question de timing, ou parce que le besoin n'était pas exactement là.

Sophie : Moi, je suis un bébé entrepreneure, donc j'attrape cette balle au bond. Ça me permet de me mettre dans le mindset de créer l'écologie de ma communication dans une intention business, de faire concorder les deux et de les nourrir mutuellement. Je trouve ça passionnant, surtout quand tu commences à faire des ateliers, sortir des offres, réfléchir à ton plan d'affaires.

Marco : Sophie, je trouve ça très, très intéressant. J'ai eu la chance de te rencontrer au Bootcamp Express à Paris, et on aura la chance de se revoir dans quelques semaines au bootcamp pleine longueur en République dominicaine. Ce que je vois, c'est une podcasteuse qui anime des épisodes hyper bien présentés. J'ai déjà été reçu sur ton podcast, j'ai vu le processus, je sais ce que c'est que de passer à travers le processus du storytelling des héros. J'ai trouvé ça vraiment magnifique.

Marco : Ce que je trouve particulier dans ton histoire, c'est que tu dis : « Je suis une bébé entrepreneure. » Au sens très strict du terme, oui. Mais quand on est salarié et, entre guillemets, intrapreneur, quand on dirige un département ou qu'on a beaucoup de responsabilités dans une entreprise, c'est comme si une partie de l'entreprise était un peu notre entreprise. Ton département dépend de toi, c'est comme une petite entreprise à l'intérieur d'une plus grande. Toute l'expérience que tu es allée chercher dans cette posture-là, que tu le veuilles ou non, va te servir énormément comme entrepreneure.

Marco : Toute l'expérience que tu as vécue, et tout le travail que tu as fait dans ton podcast pour communiquer, structurer ton discours, avant même de faire le saut en entrepreneuriat, fait que ce que je vois présentement, c'est une entrepreneure en train d'éclore littéralement. Tu es rendue à une étape où des entrepreneurs qui n'ont pas fait ce chemin-là peuvent prendre plusieurs années à arriver. Toi, tu l'as fait en l'espace d'une année seulement, parce que tu as décidé de prendre le taureau par les cornes, d'aller chercher ta voie, de structurer ton discours et la façon de mettre tes coachings de l'avant, puis de faire le saut et d'aller chercher des ressources autour de ça.

Marco : Aujourd'hui, je vois une entrepreneure déjà établie, qui est en train de se mettre en selle de façon très solide. J'ai bien hâte de voir comment tout ça va exploser pour la suite. J'allais dire éclore, mais je pense que ce n'est pas assez fort.

Sophie : Moi aussi, j'ai hâte.

Marco : Merci beaucoup, Sophie. Évidemment, les liens vers ton podcast, Le storytelling des héros, sont dans les notes d'épisode pour que les gens puissent aller jeter un coup d'œil. Allez écouter les épisodes, spécialement si vous voulez quelque chose qui sort vraiment de l'ordinaire. Allez écouter les épisodes où Sophie fait parler des héros, c'est vraiment particulier et très intéressant. Je n'en dirai pas plus, je vais laisser les gens aller fouiller les différents épisodes de ton podcast.

Sophie : Merci, Marco, et merci vraiment beaucoup pour ton accompagnement. Je suis ravie de cette aventure avec toi et avec le groupe. C'est vraiment magnifique. Dix ans de quête, et voilà. C'est parti.

Marco : On y est. Merci, Sophie, à bientôt. Ciao, ciao.

Sophie : Ciao, ciao.

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À propos de l'Animateur

Marco Bernard

Marco Bernard anime L'Académie du Podcast et podcaste depuis 2014 (1 200+ épisodes au compteur).

Auteur du livre "Ton Podcast Ta Voix Influente", il a lancé l'ADP en 2018 et depuis, il a accompagné plus de 3 000 coachs, consultants et experts à utiliser le podcasting comme levier de croissance.

Sa philosophie : "Animer un podcast, c'est vendre. Et vendre, c'est servir."

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