octobre 12, 2026

Les 3 questions à te poser avant d’appuyer sur Record | E452

Préparer un épisode de podcast : les 3 questions à se poser avant d’enregistrer

Tu peux passer une heure à préparer ton épisode.

Tu cherches des idées.
Tu structures tes points.
Tu prépares tes exemples.
Tu t’assures d’avoir assez de matière.

Puis tu appuies sur record.

Et en réécoutant, quelque chose sonne creux.

Tu as pourtant travaillé.

Tu as préparé.

Tu as donné de l’énergie.

Mais quelque chose manque.

La plupart du temps, ce n’est pas un problème de qualité.

C’est un problème de structure.

Et cette structure commence avant même de t’asseoir au micro.

Le problème commence avant d’ouvrir la bouche

Beaucoup de podcasteurs préparent leur contenu.

Ils préparent leurs points.
Ils préparent leurs exemples.
Ils préparent les idées qu’ils veulent transmettre.

Mais ils oublient de préparer la conversation.

Et un épisode de podcast, ce n’est pas un exposé.

C’est une conversation avec une seule personne.

Celle qui t’écoute maintenant.

C’est pour cette personne que tu dois préparer.

Pas pour “ton audience” en général.
Pas pour “les entrepreneurs”.
Pas pour “les gens qui veulent progresser”.

Une personne précise.

Avec un problème précis.

À un moment précis.

C’est là que ton épisode commence à connecter.

Tu n’as pas manqué de travail

Quand un épisode ne déclenche aucune réaction, on peut vite croire qu’on a mal travaillé.

Pas assez préparé.
Pas assez structuré.
Pas assez donné.

Mais parfois, ce n’est pas le travail qui manque.

C’est le point de départ.

Tu as peut-être commencé par le contenu avant de commencer par la personne.

Tu as peut-être pensé aux idées avant de penser à l’auditeur.

Tu as peut-être voulu enseigner avant de savoir ce que tu voulais que la personne retienne et fasse après.

Et c’est là que l’épisode peut flotter.

La structure ne tue pas le naturel

Il y a une croyance dangereuse dans le monde du podcast :

“Si je structure trop, je vais perdre mon naturel.”

Beaucoup de podcasteurs pensent qu’un plan va les rendre robotiques.

Qu’une structure va figer leur voix.

Que trop de préparation va faire sonner l’épisode faux.

Mais c’est l’inverse.

La structure te libère.

Quand tu sais exactement pour qui tu parles, ce que tu veux que cette personne retienne et ce que tu veux qu’elle fasse après, tu n’as plus besoin de gérer ces questions pendant l’enregistrement.

Tu peux être plus présent.

Plus naturel.

Plus clair.

Plus utile.

Le naturel sans structure, c’est souvent du bruit sympathique.

La structure sans naturel, c’est un manuel d’instruction.

Mais les bonnes questions font le pont entre les deux.

Pourquoi les premières minutes sont cruciales

Un épisode de podcast perd beaucoup d’auditeurs au début.

Marco explique qu’un épisode peut perdre en moyenne 20 à 35 % de son auditoire dans les cinq premières minutes, selon les données citées dans l’épisode.

C’est énorme.

Ça veut dire que les premières minutes ne sont pas juste une introduction.

Elles décident si l’auditeur reste ou décroche.

Et si ton épisode commence sans direction claire, sans personne précise, sans promesse forte, tu risques de perdre les gens avant même d’avoir livré le meilleur de ton message.

C’est pour ça que la structure avant le micro compte autant.

L’échec de Promo King

En 2014, Marco a lancé son premier podcast : Promo King.

Techniquement, tout était prêt.

Le micro.
Le logiciel.
L’hébergeur.
Le décor.
L’écran derrière lui.

Il avait tout ce qu’il fallait.

Mais après six épisodes, il a arrêté.

Pas parce que la technique avait lâché.

Mais parce qu’il ne s’était pas posé les bonnes questions avant d’enregistrer.

Pour qui je parle exactement ?
Qu’est-ce que je veux que cette personne retienne ?
Qu’est-ce que je veux qu’elle fasse après ?

Ces questions n’étaient pas réglées avant le micro.

Résultat : des épisodes amorphes, peu connectés, sans vraie direction.

Et surtout, l’impression de parler dans le vide.

La technique s’achète, les bonnes questions s’apprennent

Tu peux acheter un meilleur micro.

Tu peux investir dans un logiciel.

Tu peux améliorer ton décor.

Tu peux créer un studio plus propre.

Mais si ton épisode ne part pas du bon endroit, l’équipement ne réglera pas le problème.

La technique s’achète.

Les bonnes questions s’apprennent.

Et les trois questions suivantes peuvent transformer ta façon de préparer tes épisodes.

Question 1 : pour qui est-ce que cet épisode est ?

La première question à te poser est simple :

Pour qui est-ce que cet épisode est ?

Mais attention.

Pas “mon audience”.

Pas “mes abonnés”.

Pas “les entrepreneurs”.

Une seule personne.

Celle qui a exactement ce problème aujourd’hui.

Tu dois pouvoir visualiser cette personne.

Son âge.
Sa réalité.
Ce qu’elle vit.
Ce qui la bloque.
Ce qu’elle se dit dans sa tête.
Ce qu’elle a essayé avant.
Ce qu’elle n’ose pas encore faire.

Plus tu vois clairement cette personne avant d’enregistrer, plus elle va se sentir comprise dès les premières secondes.

Et un auditeur qui se sent compris reste plus longtemps.

Question 2 : qu’est-ce que tu veux qu’elle retienne ?

La deuxième question est :

Qu’est-ce que tu veux que cette personne retienne ?

Pas trois choses.

Pas cinq.

Une seule.

Si ton auditeur devait répéter une phrase de ton épisode à quelqu’un ce soir, quelle serait cette phrase ?

C’est une question très puissante.

Parce qu’elle t’oblige à choisir.

Et un épisode mémorable demande souvent un choix.

Un épisode avec une seule idée forte est beaucoup plus puissant qu’un épisode rempli de dix idées correctes.

Si tu ne choisis pas cette idée avant l’enregistrement, tu vas la chercher pendant.

Et ça s’entend.

Tu risques de tourner autour du sujet.

De multiplier les exemples.

De partir dans plusieurs directions.

De vouloir tout dire.

Alors que ton auditeur a besoin d’une idée claire à retenir.

Question 3 : qu’est-ce que tu veux qu’elle fasse après ?

La troisième question est :

Qu’est-ce que tu veux que cette personne fasse après l’épisode ?

Pas seulement “être inspirée”.

Pas seulement “avoir plus de clarté”.

Pas seulement “se sentir motivée”.

Un geste concret.

Tu veux qu’elle clique ?
Qu’elle s’inscrive ?
Qu’elle télécharge quelque chose ?
Qu’elle applique une technique ?
Qu’elle t’écrive ?
Qu’elle réserve un appel ?
Qu’elle revienne la semaine prochaine ?

Un épisode sans destination claire finit nulle part.

Et si l’auditeur est perdu après l’épisode, ce n’est pas forcément parce qu’il n’a pas compris.

C’est peut-être parce que tu ne lui as pas indiqué où aller.

Les trois questions qui changent tout

Ces trois questions sont simples :

Pour qui ?
Qu’est-ce que cette personne doit retenir ?
Qu’est-ce qu’elle doit faire après ?

Mais elles changent complètement la préparation d’un épisode.

Elles évitent de parler dans le vide.

Elles évitent de partir dans tous les sens.

Elles évitent de créer un contenu qui flotte.

Elles permettent de créer une vraie conversation.

Et elles donnent une direction à l’auditeur.

L’image du guide de montagne

Marco utilise une image très claire : un guide de montagne ne part jamais sans savoir trois choses.

Il sait qui il amène.

Il sait où il va.

Et il sait ce que les gens veulent vivre en arrivant au sommet.

Un épisode de podcast, c’est pareil.

Si tu ne sais pas qui tu amènes, où tu vas et ce que tu veux que l’auditeur vive ou fasse à la fin, ton épisode t’appartient à toi.

Pas à ton audience.

Mais quand tu réponds aux trois questions, la randonnée appartient à l’auditeur.

Tu l’emmènes quelque part.

Tu le guides.

Tu ne parles plus seulement pour toi.

Tu crées un chemin.

R0D3 et la structure des épisodes

Dans l’épisode, Marco parle aussi de R0D3, l’outil développé par l’Académie du Podcast.

R0D3 aide justement à intégrer ces questions dans la construction des épisodes.

Il demande notamment :

  • pour qui tu animes ;
  • ce que tu veux que l’auditeur retienne ;
  • quelle est ton intention ;
  • quel est ton appel à l’action ;
  • vers quelle direction tu veux amener la personne.

L’outil aide à ne plus oublier ces questions et à créer des épisodes plus structurés, plus mémorables et plus clairs.

L’atelier du 21 octobre

Marco annonce aussi un atelier prévu le 21 octobre.

L’objectif : aider les participants à lancer leur podcast ou améliorer leur podcast en travaillant la structure complète.

Pas seulement les trois questions.

Mais aussi la structure générale du podcast, puis celle des épisodes, pour que chaque enregistrement parte du bon pied dès la première minute.

C’est un atelier de 120 minutes pour poser les bonnes bases et éviter de créer un podcast sans direction claire.

Conclusion

Un épisode de podcast ne devient pas fort simplement parce que tu as beaucoup préparé.

Il devient fort parce que tu as préparé les bonnes choses.

La personne.
L’idée à retenir.
L’action à poser.

Avant ton prochain enregistrement, prends quelques minutes pour répondre à ces trois questions :

Pour qui est-ce que cet épisode est ?
Qu’est-ce que je veux que cette personne retienne ?
Qu’est-ce que je veux qu’elle fasse après ?

La structure commence avant le micro.

Et quand elle est claire, ton épisode devient plus naturel, plus précis et plus utile.

Pas parce que tu récites.

Mais parce que tu sais exactement où tu vas.

Pour aller plus loin : lis notre guide Syndrome de l’imposteur et podcast, ou parcours tous nos guides du podcast.

Écoute sur ta plateforme préférée
📄Transcription complète▼

Tu passes une heure à préparer ton épisode. Tu cherches des idées, tu structures tes points, tu t'assures d'avoir de quoi à dire. Puis t'appuies sur record et, en réécoutant, quelque chose sonne creux. T'as tout donné, vraiment, mais il y a quelque chose qui manque. C'est rarement un problème de qualité, ça.

C'est un problème de structure. Et la structure, elle commence avant même de t'asseoir au micro. T'as déjà enregistré un épisode dont tu étais super fier, mais il n'y a personne qui a réagi, aucun commentaire, aucune réponse, absolument rien. Tu te demandes ce que tu as raté avec ça. La plupart du temps, le problème s'est glissé avant même que tu ouvres la bouche, parce qu'on pense au contenu avant de penser à la personne à qui ça va s'adresser.

Aujourd'hui, je te donne les trois questions que tu dois te poser absolument avant chaque épisode, dans l'ordre exact où je me les pose, trois minutes avant la préparation, et tout ce qui suit va complètement changer ta façon de créer ton contenu sur ton podcast. La plupart des podcasteurs que je rencontre préparent trop. Pas trop en quantité, mais trop dans la mauvaise direction. Ils préparent leur contenu, préparent leurs points, préparent leurs exemples.

Ce qu'ils ne préparent pas, c'est la conversation. Parce qu'un épisode, ce n'est pas un exposé. C'est une conversation que tu vas avoir avec une seule et unique personne, celle qui t'écoute en ce moment. Moi, en ce moment même, j'ai une discussion avec toi. Et quand j'ai préparé cet épisode-là, j'ai pensé à toi.

Et pour que la personne qui nous écoute reste, pour qu'elle agisse après avoir écouté l'épisode, pour qu'elle revienne sur les prochains épisodes, il y a trois questions à régler avant même d'appuyer sur record. Et aujourd'hui, je te les donne. Et à la fin de cet épisode-là, tu vas aussi pouvoir te les poser avant ton prochain enregistrement et probablement sentir une très bonne différence au moment où tu vas enregistrer. Tu n'as pas manqué de travail, tu as manqué juste d'un point de départ. Et c'est différent, parce que tu prépares, tu t'investis, tu enregistres et tu as quand même un petit doute après.

Est-ce que ça va toucher quelqu'un ? Est-ce que tu vas pouvoir vraiment obtenir des réactions cette fois-ci ? Et ce doute-là, ce n'est pas un manque de talent. En fait, c'est le signal qu'il y a quelque chose dans ta séquence qui n'est pas dans le bon ordre, qui est dans le mauvais ordre. Et cet ordre-là, ça s'apprend en trois questions.

Il y a une vérité qui circule dans le monde du podcast, c'est-à-dire que la structure, c'est l'ennemi du naturel. Une structure derrière un épisode de podcast, ça nous empêche d'animer de façon naturelle et ça nous donne l'impression d'être très robotique lorsqu'on anime nos épisodes de podcast. Que si tu te poses trop de questions avant d'enregistrer, ça va sonner encore une fois très robotique, préparé, figé. Ça va avoir l'air faux. Puis pourtant, c'est l'inverse.

La structure, c'est ce qui va te libérer au micro. Présentement, j'ai une structure de ce que je veux te dire. Et pourtant, probablement que tu te rends compte qu'il n'y a rien de très robotique et qui sonne faux dans ce que je te dis jusqu'à maintenant. Parce que quand tu sais exactement pour qui tu parles, ce que tu veux qu'il retienne et ce que tu veux qu'il fasse après avoir écouté l'épisode, tu arrêtes de gérer ces espèces de questions-là pendant l'enregistrement. Puis là, tu es naturel, vraiment naturel.

Le naturel sans structure, c'est du bruit sympathique, c'est de l'improvisation, c'est ce qui guette la personne qui va se présenter dans tous les sens dans un épisode de podcast. C'est pour ça qu'il y a certaines personnes, des fois, qui disent : « Moi, quand je n'ai pas de plan devant moi, j'ai peur de partir un petit peu dans tous les sens. Puis je me retrouve avec des épisodes qui sont très longs et que je dois par la suite couper parce que je suis parti dans un sens. Puis là, après ça, je suis revenu. Puis je me suis raccroché sur mon plan pendant trois, quatre minutes. Après ça, je suis reparti dans un autre sens pour trois, quatre autres minutes. »

Puis ça fait qu'un épisode qui devait durer vingt, vingt-cinq, trente minutes dure quarante-cinq ou soixante minutes. Et ce n'est pas nécessairement en ajoutant de la valeur, parce que partir dans tous les sens, ce n'est pas nécessairement de la valeur pour l'auditeur. Alors le naturel sans structure, c'est du bruit sympathique. La structure sans naturel, ben, c'est comme un manuel d'instruction. Alors les trois questions, c'est ce qui fait le pont entre les deux. C'est ça que je vais te donner aujourd'hui et qui va justement te faire faire le pont entre les deux.

J'aimerais juste te rappeler une chose en lien avec les épisodes de podcast. Un épisode de podcast perd en moyenne vingt à trente-cinq pour cent de son auditoire dans les cinq premières minutes. Puis ça, c'est pas moi qui le dis, c'est NPR qui le dit. Donc c'est des données qui ont été analysées par quelqu'un, il s'appelle Nick Deprey, puis c'est quelqu'un qui est quand même assez en vue dans le monde du podcast. Vingt à trente-cinq pour cent dès les cinq premières minutes.

Donc le taux d'abandon est plus élevé dans les cinq premières minutes qu'à n'importe quel autre moment de ton épisode. Alors ce qu'il faut réussir à faire, c'est d'avoir une structure qui va te permettre de garder ces personnes-là qui sont là au début de l'épisode tout au long de celui-ci. C'est ça que tu veux vraiment réussir à avoir au final. Et si tu réussis à faire ça, si tu réussis à structurer tes choses, ben ça va te permettre de pouvoir le faire.

En deux mille quatorze, j'ai lancé mon tout premier podcast, qui s'appelle Promo King. OK ? J'avais mon micro, j'avais mon logiciel, j'avais mon hébergeur, j'avais mon écran derrière, super beau décor. J'avais tout fait mon bureau comme ça. J'étais prêt, j'étais littéralement, techniquement, je ne pouvais pas être plus prêt que ça. J'ai appuyé sur Enregistrer.

J'ai enregistré mes épisodes, j'ai publié. Puis après six épisodes, j'ai arrêté. Pas parce que la technique a lâché. Je te l'ai dit, techniquement, c'était parfait, mais plutôt parce que je ne m'étais jamais posé les bonnes questions avant d'enregistrer. Pour qui je parlais exactement ? Qu'est-ce que je voulais que cette personne-là, que je voulais attirer sur mon podcast, retienne après chacun des épisodes ?

Puis qu'est-ce que je voulais qu'elle fasse après avoir écouté mes épisodes ? Donc je répondais à ces questions-là parfois en enregistrant, parfois pas du tout, au lieu de les régler avant dans mon plan d'épisode. Alors le résultat, ça a été des épisodes complètement amorphes, des épisodes qui manquaient d'énergie, et au final, ben ça a fait en sorte que j'ai abandonné après le sixième épisode. Donc j'avais tout ce qu'il faut pour réussir en podcast. Micro, logiciel, temps, tout ça.

J'avais le décor, le studio. Mais c'est les trois questions à se poser avant d'appuyer sur Record qui me manquaient. J'ai arrêté après six épisodes. Pas parce que c'était difficile, parce que je parlais dans le vide, tout simplement. Et je savais même pas pourquoi.

Faut que tu comprennes que la technique, ça s'achète. Les bonnes questions, ça s'apprend. Puis aujourd'hui, ben, c'est ça que je veux qu'on regarde ensemble. Je t'ai parlé brièvement des différentes questions qu'il faut se poser. Je vais te présenter les différentes étapes. Trois belles étapes qui vont vraiment t'aider à pouvoir voir clair à travers un épisode de podcast.

Étape un : pour qui est cet épisode ? Pour qui tu veux créer cet épisode-là ? Pas ton audience en général, mais une seule personne, celle qui a exactement ce problème-là aujourd'hui. Donc prends deux minutes maintenant. Visualise cette personne-là, son âge, ce qu'elle fait, ce qui la bloque en ce moment.

Et au final, plus tu vas voir clairement cette personne-là avant d'appuyer sur le fameux bouton pour enregistrer ton épisode, plus elle va se sentir comprise dès les premières secondes. Puis un auditeur qui se sent compris, ben, c'est un auditeur qui va rester beaucoup plus longtemps sur tes épisodes de podcast. Donc ça, c'est notre étape un. Étape deux : qu'est-ce que tu veux qu'elle retienne à l'écoute de ton épisode ? Pas trois choses, pas cinq choses. Une seule chose. Une.

Si ton auditeur répète une phrase de ton épisode à un de ses amis ce soir, ça va être quoi, cette phrase-là ? Si t'as pas la réponse avant d'enregistrer, ben tu vas la chercher pendant. Tu vas chercher cette phrase-là qui pourrait être la phrase qui va être retenue pendant tes épisodes de podcast. Puis ça, ça s'entend. Un épisode avec une seule idée forte, c'est dix fois plus mémorable qu'un épisode avec dix idées juste correctes. Donc je t'invite à réfléchir à ce que tu veux que la personne retienne lorsqu'elle termine d'écouter ton épisode.

Et finalement, étape trois : qu'est-ce que tu veux qu'elle fasse après ? Pas des trucs du genre : « Ben, je veux qu'elle soit inspirée » ou « je veux qu'elle soit plus en clarté » ou « je veux qu'elle soit motivée ». Pas des trucs de ce genre-là. Un geste, quelque chose de concret. Tu veux que la personne prenne action. Tu veux que la personne bouge ses pieds.

Cliquer, s'inscrire, s'abonner, aller télécharger quelque chose, prendre action dans le sujet de l'épisode que tu viens d'animer. Ça peut être appliquer une technique, ça peut être revenir la semaine prochaine. Parce qu'un épisode sans destination claire, ça finit nulle part. Et c'est pas l'auditeur qui est perdu, c'est toi qui lui as pas dit où aller après l'épisode.

Donc ces trois questions-là, quinze minutes de préparation. Pour qui ? Qu'est-ce que tu veux qu'il retienne et qu'est-ce que tu veux que la personne fasse après l'épisode ? C'est tout ce qui sépare un épisode qui connecte d'un épisode qui va juste flotter et qui va faire en sorte que les gens vont abandonner en cours de route. Ça fait toute la différence.

Un guide qui t'amène au sommet d'une montagne, il part jamais sans trois choses. Il sait qui il amène, il sait où il va, puis il sait exactement ce que ces gens-là vont vouloir vivre en arrivant en haut. Penses-y deux minutes. Pas parce que c'est compliqué, tout ça. Juste parce que sans ça, la randonnée, elle lui appartient à lui, elle n'appartient pas au groupe.

Je ne sais pas si tu as déjà écouté un épisode de podcast où tu avais l'impression que l'animateur parlait pour lui-même. C'est ça, enregistrer sans les trois questions. Un guide de montagne part jamais sans savoir qui il amène, où il va et ce qu'il veut que ces gens ressentent en arrivant au sommet. Ton épisode, c'est la même chose. Trois questions avant même d'appuyer sur record.

Puis la randonnée appartient à ton auditeur. Elle ne t'appartient pas à toi. Tu amènes ta personne au sommet, tu l'amènes quelque part. Et ça, ça fait toute la différence. Parce que ces trois minutes-là que je te propose de prendre à chaque épisode, c'est tout ce que ça prend. OK ?

Pour qui, qu'est-ce que tu veux qu'il retienne, puis qu'est-ce que tu veux qu'il fasse après. Et ces questions-là, on a un outil dans l'Académie du podcast qu'on a développé qui s'appelle le R0D3. Entre autres, ce que fait cet outil-là, c'est qu'il te permet de bâtir des épisodes de podcast avec tout ce qu'on enseigne dans l'académie, dans son ventre, dans sa base de données. Et lui, ben il comprend tous les enseignements qu'on a mis de l'avant et il t'aide à les appliquer quand tu construis des épisodes de podcast.

Donc pour cette raison-là, une des premières choses qu'il va te demander, c'est justement pour qui tu animes, qu'est-ce que tu veux qu'ils retiennent, c'est quoi ton intention derrière l'épisode et qu'est-ce que tu veux qu'ils fassent après : quel est ton appel à l'action, vers quelle direction tu veux les amener. OK ? Donc ça, ça va faire en sorte qu'avec cet outil-là, t'oublieras plus jamais de te poser ces trois questions-là. Puis entre autres, évidemment, parce qu'il remplit dix-huit cases pour te permettre de réaliser un épisode qui va être mémorable pour tes auditeurs.

Présentement, à l'animation de l'épisode que tu écoutes en ce moment, je suis justement à la case C dix-huit. Cette case-là, puisque c'est la grille des 4C, nous permet de ne jamais rien oublier. Donc pose-toi ces trois questions-là avant ton prochain enregistrement. Pas après, avant l'enregistrement. Et écoute ce que ça va changer dans ta façon d'ouvrir la bouche. Simplement, juste dans la clarté que ça va t'amener lorsque tu vas enregistrer tes épisodes de podcast.

La structure commence avant le micro. Et maintenant, tu sais exactement comment le faire. La semaine prochaine, on se donne rendez-vous pour l'épisode quatre cent cinquante-trois. Si d'ici ce temps-là, tu fais exactement ce que je viens de te dire aujourd'hui, pour qui, qu'est-ce que cette personne-là doit retenir et qu'est-ce que tu veux qu'elle fasse après, et que ça a changé quelque chose dans ta façon d'enregistrer cette semaine, viens discuter avec moi sur Instagram. Tu nous trouves, l'Académie du podcast, ou moi-même, Marco Bernard, sur Instagram.

Tu cliques sur le bouton pour envoyer des messages privés et tu m'envoies un message pour me dire : « Hey Marco, j'ai essayé ce que tu nous proposes à ton épisode quatre cent cinquante-deux. » Puis dis-moi ce que ça aura changé dans ta façon d'animer ton podcast. Voilà pour cette semaine. On se donne rendez-vous la semaine prochaine. Ciao, ciao.

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À propos de l'Animateur

Marco Bernard

Marco Bernard anime L'Académie du Podcast et podcaste depuis 2014 (1 200+ épisodes au compteur).

Auteur du livre "Ton Podcast Ta Voix Influente", il a lancé l'ADP en 2018 et depuis, il a accompagné plus de 3 000 coachs, consultants et experts à utiliser le podcasting comme levier de croissance.

Sa philosophie : "Animer un podcast, c'est vendre. Et vendre, c'est servir."

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