Épisode 37 du podcast L'Académie du Podcast : Rémy Bigot du MSB show vient nous parler de son parcours de podcaster
avril 8, 2019

Rémy Bigot du MSB show vient nous parler de son parcours de podcaster | E037

Le parcours d’un podcasteur.

YouTube ou podcast? Tu tournes la question dans ta tête depuis des semaines.

La vidéo te semble incontournable. Mais chaque tournage te vide.

Rémy Bigot a vécu exactement ça. Et il a tranché.

Dans cet épisode de L’Académie du Podcast, Marco Bernard reçoit Rémy Bigot, entrepreneur français, fondateur de Monter son business et animateur du MSB show. Il raconte comment son podcast est né de sa chaîne YouTube, pourquoi il est passé au tout audio et comment il a trouvé un concept que presque personne ne fait.

Ce que tu vas apprendre dans cet épisode

  • Le parcours de Rémy Bigot, du web marketing à Monter son business
  • Comment il a lancé le MSB show, d’abord sur YouTube puis en podcast
  • Pourquoi le podcast est plus facile à tenir que la vidéo, techniquement et mentalement
  • Le concept unique de sa saison 4 : régler chaque semaine le problème concret d’un entrepreneur
  • Ses leçons de podcasteur, ses outils et son micro

Que retenir du parcours de Rémy Bigot?

Rémy Bigot raconte son parcours de podcasteur avec le MSB show : un entrepreneur qui a suivi les questions de sa communauté, d’un blogue à YouTube, puis au podcast.

Ses débuts, ses apprentissages et ce que le podcast lui a apporté. Web marketeur depuis 2003, il lance le site Monter son business en 2010. En répondant aux lecteurs de son blogue, il remarque que ce sont toujours les mêmes questions : quel statut choisir, comment créer un site, faut-il un comptable. En 2014, il lance le MSB show sur YouTube, une vidéo tutoriel par semaine. Plus de cent mille vues la première année.

Au moment de l’entrevue, le MSB show compte plus de cent trente épisodes en quatre saisons, auxquels s’ajoutent dix-huit épisodes de son Bitcoin Show.

Comment passer d’une chaîne YouTube à un podcast?

En commençant par publier l’audio de tes vidéos dans un flux de podcast, quand ton contenu se comprend sans l’image.

Ses abonnés lui disaient qu’ils écoutaient ses vidéos dans le métro, juste en son. Encouragé par Gary Vaynerchuk et par Ling-en Hsia, un des premiers en France à faire du podcast de façon professionnelle, Rémy utilise PodMyTube pour transformer automatiquement ses vidéos YouTube en épisodes de podcast. Ce n’est pas idéal, mais ça fonctionne parce que ses vidéos n’ont pas besoin d’être vues pour être comprises.

Aujourd’hui, il produit avec Ausha, un outil français, et monte ses épisodes sur Filmora.

Pourquoi choisir le podcast plutôt que la vidéo?

Parce que le podcast demande beaucoup moins de préparation, ce qui le rend plus facile à tenir chaque semaine, même seul.

Pour Rémy, tenir une vidéo par semaine sans équipe, c’est l’enfer : la lumière, le cadre, le micro-cravate, la présentation. Avec son micro branché à l’ordinateur, il lui faut huit secondes pour commencer à enregistrer. Ça change tout au niveau mental.

  • La production est beaucoup plus simple, avec moins de risques techniques
  • La motivation : dans une semaine, tu trouves plus facilement l’heure où tu es dans le bon état d’esprit pour appuyer sur deux boutons
  • La relation : on a l’impression de parler à quelqu’un au téléphone, l’effet de proximité est plus fort

Il garde la vidéo pour l’exceptionnel, comme ses entrevues avec Gary Vaynerchuk. Et il est convaincu que l’écrit, l’audio et la vidéo vont cohabiter. Pour tirer le maximum de chaque épisode sur tous ces formats, lis comment transformer un épisode de podcast en contenus pour les réseaux.

Comment trouver un concept de podcast unique?

Cherche un format que peu de gens font dans ta niche, plutôt que de faire une pâle copie de ce qui existe déjà.

Pour sa saison 4, Rémy règle chaque semaine le problème concret d’un entrepreneur qui a rempli un formulaire sur son site. Il étudie son site, ses enjeux techniques, puis répond en profondeur dans l’épisode. La personne découvre la réponse en même temps que les auditeurs, et profite d’une visibilité gratuite. Depuis ce changement, il reçoit plus de retours.

Rémy avoue avoir du mal avec le format entrevue quand l’invité n’est pas connu. Marco lui répond que ces invités poussent souvent davantage l’épisode à leur réseau, et que la valeur unique peut aussi venir de l’animateur.

« Tu pourrais très bien reprendre un format d’entrevue et y amener ta valeur unique, comme John Lee Dumas l’a fait en posant les mêmes questions à tout le monde. »

Marco Bernard

Pour aller plus loin sur le sujet, lis comment se démarquer vraiment avec son podcast, et écoute le parcours de John Lee Dumas d’Entrepreneurs On Fire.

Et pour que ton format serve aussi tes affaires, lis comment faire un podcast qui génère des clients.

Questions fréquentes

Qui est Rémy Bigot?

Un entrepreneur français, web marketeur depuis 2003, fondateur de Monter son business et animateur du MSB show, d’abord sur YouTube puis en podcast.

Qu’est-ce que le MSB show?

Le Monter son business Show : d’abord des tutoriels vidéo répondant aux questions des entrepreneurs, puis un podcast audio où Rémy règle chaque semaine le problème concret d’un entrepreneur.

Faut-il faire de la vidéo pour avoir un podcast?

Non. Rémy est passé au tout audio parce que la vidéo était trop lourde à produire seul chaque semaine, et réserve la vidéo aux épisodes exceptionnels.

Quel micro utilise Rémy Bigot?

Un Zoom H1 : compact, sur pile, avec enregistrement direct sur carte SD.

Passe à l’action

Tu veux trouver ton format, lancer ton podcast et le tenir semaine après semaine? Rejoins le Campus de l’Académie du Podcast. Résiliable à tout moment.

Tu veux aller plus loin? Commence par les guides gratuits de l’Académie.

Écoute sur ta plateforme préférée
📄Transcription complète▼

Pat Flynn : Hi, my name is Pat Flynn from Smart Passive Income. You're listening to L'Académie du Podcast with your host Marco Bernard.

Annonceur : Vous désirez amener votre entreprise à un autre niveau, vous démarquer et créer du contenu différent et original? L'Académie du podcast est l'outil qu'il vous faut. Marco Bernard est l'expert qui a formé le plus grand nombre d'entrepreneurs francophones à démarrer leur propre podcast sur la planète. Il vous enseigne les détails du podcasting en profondeur et partage avec vous les secrets des podcasteurs qui ont du succès. Bienvenue sur l'Académie du podcast. Voici votre hôte, Marco Bernard.

Marco : Salut tout le monde et bienvenue dans cet épisode 37 de l'Académie du podcast, le seul podcast dédié à l'industrie francophone du podcasting. Que vous soyez en train de penser à vous lancer dans le podcast ou que vous soyez déjà un podcasteur expérimenté, vous y trouverez une foule d'informations et d'inspiration pour amener votre podcast à un autre niveau. Aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir le très réputé marketeur Rémy Bigot, qui avait été mon invité lors de l'émission 75 de L'Accélérateur, en février 2018.

Dans cet épisode, il va être question du parcours de Rémy Bigot. C'est un entrepreneur français qui a créé son entreprise, Monter son business, avec pour mission de faire découvrir les petites entreprises françaises par le biais du marketing Internet. Il a également une très grosse chaîne YouTube, toujours Monter son business, en plus d'avoir lancé différents podcasts et d'opérer un blogue. On va avoir énormément de sujets à aborder avec lui tout au long de cet épisode.

Je vais tout de suite passer à la présentation du partenaire de l'épisode, pour ensuite vous laisser à l'entrevue avec Rémy Bigot, parce qu'on a énormément de contenu dans cette entrevue et je veux laisser à Rémy tout le temps possible. Souvent, les gens me demandent ce que ça rapporte de faire un podcast. Je leur réponds que c'est d'abord une façon de créer du contenu, comme à l'écrit et comme à la vidéo, mais dans un mode beaucoup plus efficace en termes de temps et d'engagement des auditeurs.

Mais quand on me demande comment on lance un podcast, comment on en fait la promotion pour faire grandir notre audience, et surtout comment on peut arriver à faire de l'argent avec un podcast, je réponds tout simplement : avez-vous une petite heure à me consacrer? J'ai donc mis sur pied un webinaire qui divulgue en détail le parcours que j'ai fait pour lancer mon podcast, pour le promouvoir et pour le monétiser, et comment vous aussi, vous pouvez y arriver. Je vous invite donc spécialement, chers auditeurs, à ce webinaire qui se tiendra tout prochainement. Vous pouvez vous inscrire gratuitement au marcobernard.ca/6secrets. Au plaisir de vous voir là-bas.

Rémy Bigot est un entrepreneur bien connu en France. Il a lancé la plateforme Monter son business. Son objectif était d'aider les petites entreprises en France à se démarquer grâce au marketing sur Internet. Depuis 2014, il a également sur YouTube son émission, le MSB Show, qui a eu plus de cent mille vues lors de sa première année seulement. MSB, podcast, vidéo : on a plein de sujets à discuter avec Rémy. Merci beaucoup, Rémy Bigot, d'avoir accepté l'invitation de venir sur l'Académie du podcast. C'est super apprécié.

Rémy : Merci à toi, Marco, c'est toujours un plaisir. Je crois que c'est la deuxième fois qu'on discute en podcast ensemble. Bienvenue à tous les auditeurs, j'espère que ça va leur plaire.

Marco : On s'était parlé sur les ondes de L'Accélérateur en 2018, si ma mémoire est fidèle. On avait eu une bonne discussion ensemble. Depuis, on a collaboré sporadiquement sur quelques petits projets. Aujourd'hui, je veux qu'on parle plus à fond de ton podcast, de comment tu as démarré ça. Il y a un volet YouTube avec les vidéos, il y a un volet audio avec le podcast. Je veux que tu nous dises quelle est ta stratégie à travers tout ça, parce que des gens se posent encore la question : est-ce que je devrais lancer une chaîne YouTube, ou un podcast?

Je veux que tu nous donnes ton avis : quelle réflexion tu as faite derrière ça, quelles ont été tes raisons de pousser à fond Monter son business, et comment tu l'as développé. D'entrée de jeu, qu'est-ce qui t'a poussé à démarrer Monter son business en 2003? Et ensuite, on parlera de la façon dont tu l'as développé au fil du temps.

Rémy : Bien sûr. Je corrige juste une toute petite erreur : j'ai commencé à être web marketeur en 2003, mais le site a été lancé en 2010. C'était juste pour corriger, sinon les gens vont dire que je suis un menteur.

Marco : C'est moi le menteur, pas toi.

Rémy : Non, ce n'est pas grave. J'ai effectivement commencé à travailler dans le domaine du web marketing en 2003, j'ai fait pas mal de projets. Et Monter son business, c'est venu d'une idée très simple. Je me suis rendu compte que beaucoup de gens, en France et dans le monde francophone en général, se posaient beaucoup de questions sur l'entrepreneuriat. C'était quelque chose qui arrivait de plus en plus, dans le domaine du web ou ailleurs. Je me suis dit : je vais créer un blog. À cette époque-là, j'adorais écrire, et j'adore toujours écrire. J'ai donc lancé le blog tranquillement.

Assez rapidement, je me suis rendu compte que les gens me posaient toujours les mêmes questions, inlassablement. Je me suis dit : est-ce que je ne pourrais pas créer quelque chose qui répondrait à ces questions plus facilement? Et au début, plus naturellement que le podcast, c'est la chaîne YouTube qui est venue. J'ai commencé par YouTube. MSB Show, ça veut dire Monter son business Show. Je crois que c'était en 2014, tu as raison, dans ces eaux-là.

Le concept était très simple : chaque semaine, une vidéo un peu tutoriel où je répondais aux questions qui revenaient sans cesse. Comment on crée un site Internet? Quel statut choisir pour son entreprise? Est-ce que la France est un paradis ou un enfer pour entreprendre? Petite info : c'est un paradis, même si on ne sera pas toujours d'accord avec moi. Est-ce qu'il faut que je m'installe ailleurs? Est-ce qu'il faut que j'appelle un comptable? Chaque semaine, on répondait à une question et on proposait aux gens d'en poser une nouvelle pour la suite. Ça a commencé comme ça.

Marco : Je veux savoir à quel moment le podcast est arrivé dans cette stratégie-là. Il y a eu la vidéo sur YouTube, et à un moment donné, le podcast s'est greffé à ça. Quel a été le déclic de ton côté?

Rémy : Ce qui a fait que le podcast s'est ajouté, c'est que beaucoup de gens me disaient : « La vidéo, c'est sympa, mais ton contenu ne nécessite pas forcément de vidéo. » Je faisais des tutoriels, des conseils intéressants, et beaucoup de gens me disaient : « Souvent, je l'écoute juste dans le métro, je le mets juste en son. » Et c'est vrai qu'avec YouTube, ce n'est pas pratique.

Il y a aussi eu, il faut l'avouer, cette vague qui est arrivée. Comme tu le sais, je suis l'intervieweur en France de Gary Vaynerchuk, que j'ai déjà eu deux fois et que j'aurai une troisième fois cette année. Lui, il a poussé très fort là-dessus. Il disait : il faut y aller. Et souvent, il ne se trompe pas. Je me suis dit que j'allais quand même me renseigner. J'ai contacté Ling-en Hsia, que tu connais peut-être, un autre entrepreneur français, l'un des premiers en France à avoir fait des podcasts de manière professionnelle. Il m'a dit : « Écoute, vas-y, tu vas voir, c'est génial. »

J'ai trouvé un service que je vous partage ici, qui est vraiment pas mal, qui s'appelle PodMyTube et qui permet de transformer directement tes vidéos YouTube en podcast. Ce n'est pas idéal, parce qu'évidemment, une vidéo est faite pour la vidéo, et un audio pour l'audio. Mais dans mon cas, ça fonctionnait très bien, puisque mes vidéos pouvaient très bien s'écouter sans se regarder : il n'y avait pas de tableau blanc ou de choses comme ça. Ça a commencé comme ça.

Et puis, je vais te faire rire, j'ai décidé que j'en avais marre de la vidéo. Pourquoi? Parce que quand tu veux faire une vidéo, c'est toujours l'enfer. On a beau dire : « Je filme avec un iPhone, un petit trépied, un petit micro », malgré tout, c'est difficile. Quand on veut vraiment produire une vidéo par semaine, la faire lors d'événements, faire des tutoriels spécifiques, suivre sa communauté et ne pas tourner vingt épisodes d'un coup, c'est extrêmement difficile. À chaque fois, il faut refaire sa présentation, bien se préparer, avoir l'air présentable.

Les gens disent qu'on peut le faire à l'arrache, mais en réalité, de moins en moins, parce que YouTube s'est professionnalisé. Ceux qui font les choses à l'arrache, c'est plutôt sur Instagram, sur Snap ou sur d'autres réseaux maintenant. Je me suis dit : j'en ai marre. J'ai envie de pouvoir me lever le matin en slip et enregistrer quelque chose. Et pour ça, il n'y a qu'une solution.

Marco : Tu défais la magie, là, Rémy.

Rémy : Il n'y a qu'une solution, ça s'appelle le podcast. Mon micro, ici, qu'on ne voit pas mais que vous entendez, est branché à mon ordi. Ça me prend à peu près huit secondes pour l'allumer, et j'enregistre direct. Il n'y a rien de mieux, c'est efficace. Je peux le faire aussi bien en slip sur ma terrasse, vous me passerez l'expression, que bien habillé. Je me rends compte que la production est beaucoup plus facile, la préparation est plus simple, et du coup, au niveau mental, c'est plus facile.

Parce qu'en fait, il y a des moments dans ta vie où tu es très motivé et tu vas pouvoir faire ce que tu as envie de faire. Mais il y a des moments où tu n'es pas motivé, il n'y a rien à faire, ça ne s'explique pas. Et si tu dois installer ton barda, mettre tes micros correctement, ton micro-cravate, t'installer dans un beau cadre, faire une bonne lumière... Quand tu as une équipe pour t'aider, comme Gary, c'est facile. Mais moi, ce n'est pas le cas. Je ne suis pas un professionnel technique de la vidéo et je n'ai pas envie de l'être. J'adore ça, j'aime avoir un beau cadre, une belle lumière, mais si je devais faire ça toutes les semaines, je deviendrais fou.

Marco : Je trouve intéressant ce que tu dis sur l'aspect mental du podcast versus la vidéo. J'aimerais qu'on approfondisse. Tu dis que dans une journée où tu es dans un marasme, où rien ne sort, où il n'y a pas d'idée, tu trouves plus facile de créer du contenu quand c'est seulement de l'audio, et au final, tu finis quand même par produire un épisode parce que c'est plus facile. C'est ça que j'entends?

Rémy : Non, parce que si dans la journée tu n'es vraiment pas motivé, tu ne le feras pas. Par contre, dans la semaine, tu vas trouver plus facilement un moment, une heure où tu vas être dans un meilleur mood et où tu vas te dire : « C'est facile, je n'ai qu'à appuyer sur deux boutons et j'enregistre. » Et l'autre chose, c'est qu'il y a une relation avec les gens qui t'écoutent en podcast qui est, je trouve, encore plus authentique qu'en vidéo. On ne triche pas en vidéo non plus, mais je trouve que c'est plus facile. On a vraiment l'impression de parler à quelqu'un au téléphone, c'est aussi simple que ça.

Marco : Il y a un effet de proximité plus important.

Rémy : Voilà. Et c'est plus naturel pour nous. Parler dans un micro, même s'il ne ressemble pas à un micro de téléphone, ça reste plus naturel. Il n'y a pas cette caméra ou cet iPhone qui te filme. Moi, ça ne me dérange pas, j'adore être devant une caméra. Mais je sais tout ce qu'il y a derrière. Je sais que si la lumière n'est pas bonne, ça va être moche. Et vu que je suis tout seul, il va falloir que je règle tout ça moi-même. J'ai plus de risques d'avoir des problèmes techniques, parce qu'il y a l'image en plus de l'audio. Et je vais être honnête, Marco, il m'est arrivé tellement de problèmes en vidéo.

Je ne dis pas que c'est impossible. Il y a des gens que je connais qui arrivent à faire de la vidéo aussi facilement que moi je fais de l'audio. Mais je peux vous assurer que si on veut faire les choses vraiment nickel sans se prendre la tête, c'est souvent plus compliqué.

Marco : Au fil du temps, tu as sûrement rencontré et surmonté plusieurs défis. Tu nous as même donné l'outil que tu utilisais, PodMyTube, pour transformer l'audio de ta vidéo et le pousser automatiquement dans ton flux de podcast. Donc au début, tes épisodes de podcast, c'était exclusivement l'audio de tes vidéos, publié de façon automatisée. À quel moment ça a changé, et c'est devenu seulement de la production audio?

Rémy : Pour faire simple, le MSB Show en est à sa quatrième saison. Il y a plus de cent trente épisodes au moment où on se parle. Et depuis deux épisodes, et un troisième la semaine prochaine, c'est de l'audio, de nouveau à un rythme hebdomadaire. Pourquoi j'ai fait ça? Je l'ai un peu expliqué tout à l'heure : la vidéo, ça me sort par les trous de nez. J'adore le faire, mais je ne souhaite plus le faire comme je l'ai fait pendant des années, avec toutes ces galères-là.

J'avais deux possibilités. Soit je continuais la vidéo et il fallait que je prenne quelqu'un pour le faire, que je le forme, ce qui aurait pris du temps. Il y a plein de raisons qui m'ont fait éliminer cette solution-là. La deuxième solution, celle que j'ai choisie et qui est, je pense, la meilleure dans mon cas : je passe en full audio. Mes épisodes, c'est de l'audio pur, point barre.

En plus, j'ai changé le concept. Maintenant, chaque semaine, on règle le problème concret d'un entrepreneur qui m'a posé sa question sur la page podcast de mon site. C'est très clair, très efficace. D'ailleurs, ça fonctionne mieux depuis que j'ai lancé ce format-là, j'ai plus de retours. Par contre, je ne m'interdis pas de faire des épisodes exceptionnels, notamment lors de gros événements à Paris, en France ou à l'étranger. Là, je passerai probablement en vidéo. Ce seront des épisodes bonus, hors de la saison quatre, en vidéo mais qu'on peut écouter si on n'a pas le temps de regarder.

Marco : Je comprends. Tu as aussi fait un podcast sur le Bitcoin, le Bitcoin Show. Au total, on parle de cent trente-quatre épisodes plus dix-huit épisodes du Bitcoin Show. C'est vraiment énorme : cent cinquante-deux épisodes au total, et ça continue d'augmenter chaque semaine. Tu as parlé de Gary Vaynerchuk tantôt, qui disait qu'il y avait un gros avenir de ce côté-là. Qu'est-ce que Rémy Bigot pense de l'avenir de la création de contenu par le podcast?

Rémy : Je pense que c'est un très bon outil, très simple à mettre en place. Aujourd'hui, pour tout ce qui est production, j'utilise un outil qui s'appelle Ausha, A-U-S-H-A, un super outil que je vous invite à aller voir. Un outil français d'ailleurs, c'est rare : ce ne sont pas toujours les Américains qui font des super outils. Vous avez sûrement des super outils aussi au Canada, mais en tout cas, celui-là mérite qu'on fasse un benchmark.

Je pense que ça dépend des personnes. Moi, aujourd'hui, je me rends compte que les trois formats m'intéressent : l'écrit, l'audio et la vidéo. L'écrit, parce que j'ai toujours aimé écrire. J'ai déjà écrit deux livres, et c'est quelque chose qui me détend. Quand il y a un problème très spécifique dont j'ai envie de parler sur Monter son business, j'écris. Parfois, j'ai plus envie de le mettre en audio, parce que j'ai envie de faire passer des sentiments avec ma voix, mon ton.

Et parfois, ça mérite une vidéo parce que c'est quelque chose d'exceptionnel. Quand j'interviewe Gary Vaynerchuk, j'ai envie que ce soit en vidéo, pour que les gens voient que j'étais avec lui pour de vrai, et pas lui à New York et moi à Cannes ou à Paris. Et parce que c'est exceptionnel, ça fait rêver. Et c'est quelqu'un de très visuel : j'adore l'écouter en podcast, mais j'adore le voir aussi. Il a beaucoup d'expressions de visage.

Marco : Il y a beaucoup qui passe dans le non-verbal chez Gary.

Rémy : Exactement. Donc j'aime bien les deux, et je pense que les trois formats sont très efficaces. Quand j'entends des gens dire que le blogue est mort, ça me fait mourir de rire. Je n'ai jamais eu autant de trafic sur mon blogue qu'aujourd'hui. Il y a peut-être moins de gens qui lisent, et encore, ça reste à prouver. Pour moi, l'avenir, c'est que les trois vont cohabiter très clairement.

Il y en a un quatrième, ce que j'appelle les stories, que ce soit sur Instagram, sur Facebook ou sur Snap. Pour moi, c'est un format exceptionnel, pour plein de raisons, et qui rend les gens accros : cette sensation de manquer le contenu parce qu'on est arrivé vingt-quatre heures ou une heure trop tard. C'est une puissance assez phénoménale, et ça génère des communautés très rapidement et très fort.

Mais le podcast, pour moi, devrait évoluer. J'espère qu'il va évoluer, parce que je trouve qu'il y a encore des petits soucis techniques. Il y a des gens qui pourraient se lancer, mais qui ont encore peur en se disant qu'il faut utiliser tel logiciel, etc. Ils se mettent encore des barrières, et je pense que ça pourrait être beaucoup plus simple. Mais il y a pas mal d'outils qui se développent, et à mon avis, ça va être très fort.

Et pour la création de contenu, il faut être clair : il y a peut-être 0,1 % de la population mondiale qui produit du contenu, et 95 % de la population mondiale qui en consomme. Le fait d'en produire vous donne déjà un avantage énorme sur les autres.

Marco : Clairement. Quels sont les objectifs pour la prochaine année pour le MSB Show, la version podcast? Tu viens de passer à une production uniquement audio. Qu'est-ce qu'on peut prévoir?

Rémy : Pour la prochaine année, c'est un épisode par semaine où on règle le problème d'un entrepreneur précis. Pour te donner une idée, le premier épisode, c'était une start-up qui cherchait des bêta-testeurs pour son application mobile. On lui a donné quelques pistes auxquelles elle n'avait pas pensé, et on a eu de bons retours. Le deuxième, ça n'a rien à voir : une personne qui a une papeterie à Paris, qui a lancé une boutique en ligne il y a quelques mois et qui me posait des questions sur le référencement naturel, qui est mon premier métier sur le web.

Elle voulait savoir comment développer son référencement sans faire appel à une agence, parce qu'elle s'était déjà fait avoir. Je lui ai donné plein d'astuces, même un peu plus que ce qui était prévu. L'objectif, c'est d'essayer chaque semaine d'aider quelqu'un pour de vrai. Ça peut paraître bullshit, mais ça ne l'est pas du tout. J'ai vraiment une mission professionnelle : aider un maximum d'entrepreneurs à réussir en France. Je dis en France parce que je suis Français, mais on pourrait élargir ça à la francophonie.

C'est quelque chose qui me drive, parce que je pense que la France, le Canada, la Belgique, la Suisse et tous les pays du monde ont intérêt à ce que leurs entrepreneurs créent et développent leur activité. C'est ça qui nous permet de rester à flot et de développer nos économies. Certains vont dire que des entrepreneurs ne sont pas cool. Mais ce n'est pas parce que quelques personnes font les choses mal qu'il faut jeter tout le monde avec l'eau du bain.

On est dans un monde qui va de plus en plus vers l'entrepreneuriat, et il faut aider ces gens-là, parce qu'ils le méritent. Parfois, ils ont de l'or dans les mains et ils ont du mal à se faire connaître, à développer leur activité. Si on peut leur donner un petit coup de main, on est très content de le faire.

Marco : Donc le nouveau concept, ce n'est pas sous forme d'entrevue : la personne laisse simplement une question sur le site, et toi, tu y réponds en solo?

Rémy : Elle pose une question sur le site. J'ai mis en place un petit formulaire via Typeform avec quelques questions simples. Si la personne est sélectionnée, je lui envoie un message pour mieux comprendre son problème, pour être sûr que j'ai bien compris. Ensuite, j'y réponds dans le podcast. Et elle reçoit l'épisode en même temps que les auditeurs. Elle ne sait pas ce que j'ai dit.

Marco : Intéressant.

Rémy : Ce qui est génial, c'est que les gens me disent : « C'est cool, parce que notre problème est réglé, ou en tout cas, on a un début de réponse. » Attention, je ne dis pas que je règle tous les problèmes, je ne suis pas Madame Irma. En plus, ça leur fait une publicité gratuite. Et les auditeurs, qui ont probablement souvent des problèmes similaires, ou même les mêmes, ont aussi une solution pour eux.

Marco : Très intéressant. Toi qui as fait des entrevues, des épisodes solo et aussi des panels, quel format préfères-tu, et pourquoi?

Rémy : C'est très intéressant, je vais revenir un peu sur la genèse. La première saison du MSB Show, c'étaient des tutoriels. La deuxième saison, c'étaient les coulisses de la start-up qu'on a créée avec deux partenaires, que je salue, Olivier et Baptiste. On enregistrait nos réunions d'associés et on disait tout, sans filtre. C'était dingue. J'avais adoré cette saison-là, mais malheureusement, elle n'a pas fonctionné. Je pense que c'est parce qu'on ne l'a pas fait assez longtemps. On a dû se séparer pour différentes raisons, on est en très bons termes, mais on a arrêté le projet. Pour moi, ce format a un énorme potentiel.

La troisième saison, c'était un modèle événementiel : j'allais à des événements comme VivaTech, Web Summit ou BPI Inno Génération, des événements autour de l'entrepreneuriat et des start-ups, et j'interviewais des gens. J'ai eu la chance d'avoir Xavier Niel, Nicolas Sarkozy, Maurice Lévy dans l'émission. Attention : je les ai eus, mais je les ai « hackés ». Ils ne savaient pas qu'ils allaient être dans l'épisode. Ça, c'est une autre histoire.

Marco : Ça compte.

Rémy : Ça compte. Et j'ai eu Gary Vaynerchuk deux fois, comme tu le sais. Pour la quatrième saison, c'est un peu tôt pour te répondre, on n'est qu'au début, mais je sens que je vais m'éclater. En fait, j'ai aimé tous les formats, c'est ça qui est fou. Celui que j'ai peut-être le moins aimé, ce sont les tutoriels, peut-être parce que ça ne me convenait pas. Je préfère faire de grosses formations que de petits tutoriels de cinq minutes. Mais je sais que d'autres font ça mieux que moi.

Les interviews, maintenant. C'est mon avis personnel, mais j'ai du mal à écouter des interviews de gens qui ne sont pas, pour moi, des stars. Ce n'est pas péjoratif, je sais très bien que des gens « normaux » sont très intéressants. Mais j'ai du mal à consommer beaucoup d'interviews quand je ne connais pas la personne d'avance. Je ne l'explique pas, c'est comme ça. Et du coup, j'ai du mal à proposer ce type d'épisode de mon côté. Je sais que c'est absurde.

Je me dis : « Rémy, si tu enregistres un épisode avec Gary Vee, Maurice Lévy ou Xavier Niel, ça vaut le coup, les gens vont se connecter rien que pour le nom. Mais si tu interviewes quelqu'un qui a une start-up comme toi, qui n'est pas spécialement connu, pour l'instant en tout cas, est-ce que c'est vraiment intéressant? » J'ai cette peur-là. Je pense qu'elle est complètement irrationnelle, mais je l'ai. C'est peut-être le format que j'aime le moins, mais il va falloir que je refasse des tests, parce que c'est quand même un format sympa.

Marco : Il faudra faire un peu d'acupuncture là-dessus, je pense, Rémy.

Rémy : Tu crois? Comment tu vois ça, toi? Ça ne te pose pas ce problème-là?

Marco : Non. J'essaie d'aller chercher le maximum de valeur chez l'ensemble des invités que je reçois. C'est sûr qu'un épisode avec un gros nom est presque vendu d'avance. Quand tu as Gary Vaynerchuk sur ton show, tu n'as pas besoin de faire beaucoup d'efforts de marketing pour convaincre les gens de l'écouter. Mais souvent, les gens « normaux », comme tu disais, vont t'aider encore plus à pousser ton show.

Rémy : Ça, c'est vrai.

Marco : Ils sont contents d'être sur ton show, et ça va te faire découvrir par des gens de leur réseau. Il y a du bon et du moins bon de part et d'autre. Et je pense que si tu animes un podcast avec des invités, c'est bon d'avoir les deux.

Rémy : Il y a un autre problème aussi : je trouve qu'il y a des gens qui le font mieux que moi. Et si c'est pour faire une pâle copie d'un truc qui est mieux fait ailleurs, non. L'avantage du concept que je lance dans la saison quatre, c'est que je n'en ai pas vu beaucoup comme ça. Peut-être que ça existe, mais je n'en connais pas, et pourtant je consomme beaucoup de vidéos et de podcasts.

Il y a eu des Ask Pat Flynn, des Ask Gary Vee, mais c'est différent, parce que je vais vraiment au fond. Je vais sur le site de la personne, je regarde vraiment les problèmes techniques qu'elle peut avoir, si c'est un problème technique ou un problème web. Je prends vraiment le temps. Par exemple, il y a un épisode qui dure vingt-cinq minutes. Ce n'est pas juste : « Salut, il faut que tu fasses ça, ciao. » On passe vraiment du temps. Je pense que ça peut vraiment fonctionner, et que j'ai peut-être la possibilité, à terme, de devenir le meilleur dans ce domaine spécifique.

Alors que les interviews, aujourd'hui, il y en a cinquante qui font ça dans le domaine francophone, et je suis très loin d'être aussi bon qu'eux. Si je voulais les rattraper, il faudrait peut-être que je fasse deux cents épisodes. Il y a aussi cette problématique-là.

Marco : Je pense que tu as mis le doigt sur le bobo. Tu as trouvé un concept à valeur unique : unique par sa rareté, mais aussi par son format. Mais tu pourrais très bien reprendre un format d'entrevue et y amener ta valeur unique, comme John Lee Dumas l'a fait en posant les mêmes questions à tout le monde pendant deux mille épisodes. Et ça a fonctionné : il est rendu tout près de deux mille cinq cents épisodes aujourd'hui, toujours avec les mêmes questions. Il l'a juste amené avec sa proposition de valeur à lui.

Ce qui est intéressant, c'est que le podcast nous permet cette liberté-là, de vraiment s'éclater dans un nouveau format. Et ce que je trouve intéressant dans le tien : dans le cas de Ask Pat, ce sont des clients à lui, des gens qui sont déjà passés par un de ses programmes et qui ont bien progressé. Il présente la version 1 de la personne, puis la version 12. Alors que toi, c'est un quidam qui arrive sur ton site et qui pose une question, et tu y réponds.

Rémy : En fait, si tu es suffisamment bon pour remplir le formulaire, je vais te sélectionner, et tu vas avoir accès à la totalité du truc sans avoir donné un euro. C'est parce que j'ai vraiment envie d'aider les gens. Je ne dis pas que Pat ne veut pas aider les gens, ce n'est pas le même concept. Et je m'amuse énormément à faire ça, tout simplement. J'ai envie que les gens me posent des questions concrètes, sur un problème qu'ils ont là, tout de suite, que je puisse les aider à régler. J'ai de super retours pour l'instant.

Marco : Comme à l'habitude, on va laisser dans les notes de l'épisode le lien où les gens peuvent aller te poser une question. Tu auras peut-être plus de questions de Canadiens.

Rémy : Avec grand plaisir. Je n'en ai pas pour l'instant. D'après ce que j'ai vu, je n'ai que des Français. En même temps, je n'ai pas demandé le pays, mais les sites que j'ai vus étaient tous français a priori.

Marco : Petites questions éclairs pour toi, Rémy Bigot. Premièrement, quelle application utilises-tu pour écouter tes podcasts?

Rémy : iTunes, tout simplement. J'ai un iPhone, donc c'est assez simple. Je sais qu'il y a pas mal d'applications qui sont sorties, mais je n'ai pas pris le temps de les tester, pour être honnête. iTunes, ce n'est pas parfait, c'est un truc un peu archaïque, surtout quand on doit produire et publier dessus, mais ça fonctionne pour moi. Toi, je ne sais pas si tu es sur iPhone?

Marco : Oui, je suis sur iPhone, mais j'utilise Overcast. Il y a plus de fonctionnalités : la possibilité de faire des listes, entre autres. C'est un outil gratuit. Rien que le principe des listes intelligentes : moi, je segmente mes podcasts par moment de la journée. Le matin, quand je fais mon entraînement, j'écoute tel type de podcast, etc.

Rémy : C'est vrai que c'est très mal foutu, iTunes, pour ça, quand j'y pense.

Marco : Quel micro utilises-tu, Rémy?

Rémy : J'ai un Zoom H1, qui fonctionne très bien, que j'ai depuis très longtemps. Je sais qu'il existe des micros plus performants, mais le son de celui-ci me convient. Peut-être que je changerai, mais pour l'instant, j'en suis satisfait. Je sais qu'on parle beaucoup du Yeti, mais je ne vois pas trop l'intérêt de changer.

Marco : Personnellement, je trouve le Yeti mal calibré.

Rémy : L'avantage du H1, c'est qu'il est vraiment compact et que je peux l'amener partout très facilement. Il fonctionne avec une pile, donc il est vraiment indépendant de tout le reste. Il a une carte SD pour enregistrer directement dessus, et une petite bonnette pour protéger le micro. Honnêtement, en rapport qualité-prix, c'est vraiment pas mal du tout.

Marco : Excellent. Dernière question : quel est l'ingrédient technique secret de ton podcast? Est-ce que tu fais du montage, est-ce que tu corriges, est-ce que tu mets des effets dans ton son?

Rémy : Il y en a deux. Je suis, je pense, l'un des rares podcasteurs à avoir fait fabriquer ses propres musiques. Je vous conseille quelqu'un d'extraordinaire là-dedans, beatmaker à la base, un ami d'enfance, fan de Michael Jackson comme moi. Il m'a fabriqué cinq ou six morceaux spécifiquement pour moi. Je n'ai pas de musique libre de droits, j'ai mes propres musiques. Ça, c'est le premier truc.

Le deuxième, ce serait Filmora. Vous allez me dire : « Mais Filmora, c'est un outil pour faire de la vidéo. » Eh bien oui, je monte mes podcasts sur Filmora. J'utilisais cet outil, qui ressemble un peu à Final Cut ou Adobe Premiere en beaucoup plus simple, mais qui a pourtant beaucoup de fonctionnalités. Je me suis rendu compte qu'il se débrouillait très bien pour l'audio. Vu que j'avais l'habitude de l'utiliser, je n'avais pas envie de retourner sur Audacity, et je suis resté là-dessus, tout simplement.

Marco : Excellent. J'aimerais que tu m'envoies le lien vers la personne qui fait tes jingles musicaux.

Rémy : Il s'appelle Miraï Chris. Je t'enverrai le lien, vous le retrouvez assez facilement sur SoundCloud.

Marco : Parfait. On le mettra dans les notes de l'épisode pour les gens qui veulent faire faire leur musique. D'ailleurs, ça peut m'intéresser moi-même. Merci beaucoup, Rémy, c'est toujours un plaisir de te parler. On sent la passion derrière tous les sujets qu'on traite ensemble. Comme à l'habitude, on va mettre tous les liens dont on a parlé dans les notes de l'épisode. J'invite les gens à aller jeter un coup d'œil à tes podcasts, parce que tu communiques très bien l'ensemble des sujets que tu traites.

Même l'entrevue que tu as faite avec Gary Vaynerchuk, où tu avais à peu près deux minutes trente-sept, avec un temps coupé au couteau, tu as réussi à aller chercher beaucoup de valeur. Chapeau. Et quand tu parlais des entrevues tantôt : moi, je trouve que tu fais très bien ça.

Rémy : Merci. C'est vrai que j'ai l'impression que le niveau des interviews que j'ai pu entendre d'autres podcasteurs est tellement élevé que j'ai du mal à me comparer. Je me dis : « Rémy, est-ce que ça vaut vraiment le coup de te mettre face à eux? Ils font déjà ça très bien. Ou est-ce que tu fais ton propre truc, et on dira : Rémy, lui, il fait bien ça? »

Marco : Je pense que ta couleur, ta passion, tout ce que tu apportes avec ta personnalité transparaît tellement que les qualités d'intervieweur que tu ne te reconnais pas vont être surpassées par tout le reste.

Rémy : On verra. Et il y a une grosse nouvelle qui arrive : je vais travailler avec WeDoBiz dans les prochaines semaines. Il va probablement y avoir beaucoup d'interviews, de talk-shows, de choses super géniales. Je suis très content de travailler avec cette équipe très passionnée, qui ne fait plus seulement les entrepreneurs, mais aussi les artistes, les artisans, les sportifs. Je pense que ça va être de la grosse qualité en termes de podcast.

Marco : Ce nouveau projet est lancé quand?

Rémy : WeDoBiz existe déjà, vous pouvez aller voir. Moi, je vais commencer à travailler avec eux à la fin du mois d'avril. Je ne sais pas quand vous allez écouter ce podcast, mais fin avril 2019, je serai dans l'équipe de WeDoBiz.

Marco : Excellent. On va suivre ça avec grand intérêt, Rémy. Merci énormément encore une fois de ton passage sur l'Académie du podcast, et on se reparle bientôt.

Rémy : C'est un vrai plaisir. Et si on peut apporter encore plus de valeur à ton académie, n'hésite pas. Ciao.

Marco : Un gros merci encore une fois à Rémy Bigot d'être venu partager son parcours de podcasteur et la façon dont il a su arrimer tout son parcours d'entrepreneur avec le podcast. Je pense que vous avez vraiment pu apprécier toute la passion qu'il a pour communiquer avec les gens, comme il le fait chaque semaine avec ses différents podcasts. Il a déjà démarré plusieurs podcasts et il a tout près de deux cents épisodes derrière la cravate. Vous allez trouver dans les notes de l'épisode tous les liens pour rejoindre les podcasts et les sites internet de Rémy Bigot. C'est quelqu'un qui mérite d'être connu, et si vous ne le suivez pas déjà, je vous invite définitivement à le faire.

Je vous rappelle l'invitation à vous joindre au prochain webinaire de l'Académie du podcast, au marcobernard.ca/6secrets. Vous pourrez vous inscrire à ce webinaire qui se tiendra dans quelques jours. Voilà qui termine cet épisode 37. Je vous donne rendez-vous lundi prochain pour l'épisode 38. D'ici là, osez porter votre message aux oreilles de tous et commencez à changer le monde, un auditeur à la fois. Ciao tout le monde, on se reparle lundi prochain.

🎯

Pas sûr quel programme ADP te convient?

Réponds à 8 questions pour découvrir ton stade podcast et la prochaine étape pour le faire grandir.

Faire le quiz →

AUTRES ÉPISODES À NE PAS MANQUER...

Marco Bernard - L'Académie du Podcast - Rond

À propos de l'Animateur

Marco Bernard

Marco Bernard anime L'Académie du Podcast et podcaste depuis 2014 (1 200+ épisodes au compteur).

Auteur du livre "Ton Podcast Ta Voix Influente", il a lancé l'ADP en 2018 et depuis, il a accompagné plus de 3 000 coachs, consultants et experts à utiliser le podcasting comme levier de croissance.

Sa philosophie : "Animer un podcast, c'est vendre. Et vendre, c'est servir."

Subscribe to get the latest updates
>