Es-tu tanné de devoir y aller au feeling avec la création de contenu sur ton podcast? Clairement, c'est un problème qui est récurrent. Très souvent, les nouvelles personnes qui arrivent dans l'Académie du Podcast ne savent pas trop de quoi parler dans leur premier épisode, et c'est pareil même après plusieurs épisodes : comment déterminer les sujets, comment on peut arriver à vraiment bien faire au niveau de l'animation de nos épisodes de podcast? Je vais te donner quelques trucs aujourd'hui pour gagner en structure sur les épisodes de ton podcast.
Ça peut être frustrant de devoir tâtonner, d'avancer un peu au feeling, comme si on voulait juste mouiller le bout de notre doigt pour voir de quel côté tourne le vent aujourd'hui, sans avoir vraiment de direction claire pour animer des épisodes de podcast, sans savoir un peu où on s'en va avec la création de contenu sur notre podcast à moyen et à long terme. Je te rassure tout de suite : on est tous, sans exception, passés par là à titre d'animateurs, d'animatrices de podcast. J'ai été dans ce groupe-là de gens qui, à un moment ou à un autre, se sont retrouvés devant le micro avec le syndrome de la page blanche, le syndrome de ne pas savoir quoi dire pour l'épisode de la journée.
Aujourd'hui, ce que j'ai envie de faire, c'est de te donner des outils, des astuces en fait, qui vont te permettre de structurer ton contenu pour t'aider à créer des épisodes qui vont à la fois aider ton public, aider les gens qui viennent écouter ton podcast, mais qui vont en plus pouvoir être mémorables. Je te le dis tout de suite : quand on parle de création de contenu, spontanément, il y a beaucoup de gens qui vont penser que c'est facile de créer du contenu, et que dès qu'on a un peu de facilité à s'adresser à une foule ou juste à prendre la parole en public, on a cette aisance-là de pouvoir dire des choses et d'animer des épisodes de podcast.
Je te le dis tout de suite, la majorité de ces gens-là sont ceux qui vont se buter le plus rapidement au syndrome de ne pas savoir quoi dire. Ou bien ils vont dire plein de choses, mais soit ils vont se répéter, soit ils vont dire n'importe quoi. Donc il y a une structure à avoir derrière ça, et il y a certains éléments qui vont vraiment t'aider à amener ton contenu à un autre niveau, à être toujours aussi pertinent pour tes auditeurs, mais surtout à arrêter de te creuser la tête pour trouver des sujets pour tes épisodes d'une semaine à l'autre.
C'est normal de penser ça, parce que quand on ne l'a jamais fait, il y a beaucoup de gens qui vont penser que c'est très aisé, très facile de le faire, parce que spontanément, ils savent qu'ils ont plein de sujets à traiter. Et il y en a d'autres, au contraire, qui vont être rebutés par ça, qui vont même avoir peur de ça. C'est le cas avec les gens qui joignent notre Académie : les gens sont soit dans un des deux camps, tout simplement. Et c'est normal de penser de cette façon-là. Tu n'es pas la seule personne à penser comme ça. La majorité des gens finissent toujours par se buter à ce genre de truc.
Moi, je comparerais ça un peu à un GPS. Si tu t'imagines partir en voyage sans carte, sans GPS, tu peux très bien arriver quelque part, parce que t'es en train de rouler en véhicule, mais pas forcément là où tu voulais aller. On est d'accord? Si tu ne sais pas trop comment fixer d'abord l'endroit où tu veux te rendre avec ton podcast, forcément, ça va être difficile pour toi d'avoir des résultats tangibles, et aussi d'offrir aux gens qui viennent écouter ton podcast une ligne claire, pour qu'ils sachent que lorsqu'ils se présentent sur ton podcast, ils vont trouver épisode après épisode des infos pertinentes pour les amener à un autre niveau. Donc avoir une espèce de structure, de stratégie de contenu, c'est un peu comme ton GPS de podcast, ça va t'aider de cette façon-là.
Ce que j'ai envie de faire avec toi maintenant, c'est de te donner d'abord une idée globale : quatre points qui vont illustrer très clairement la réalité de la structure d'un contenu. Dans le cas qui nous occupe, évidemment, on va traiter de contenu audio. Mais tu t'aperçois très certainement que la majorité du temps, les sujets qu'on traite sur le podcast de l'Académie du Podcast peuvent aussi s'appliquer à de la vidéo, à des posts sur Facebook, sur Instagram, ou même à la limite à des courriels. Il y a beaucoup de stratégies qu'on aborde dans ce podcast-ci qui peuvent s'appliquer à n'importe quel format de création de contenu.
Donc les quatre éléments que j'ai envie de partager, qui vont bien illustrer tout ça : la première chose, c'est que tu vas très certainement vivre une réalité de démarrage. C'est-à-dire que la plupart des gens qui commencent à créer du contenu, qu'ils soient podcasteurs ou blogueurs, vont rencontrer tout ça, spécialement s'ils n'ont pas de formation spécifique. Ce qu'ils vont faire, c'est qu'ils vont tout simplement avancer à tâtons. Ils vont essayer des trucs, ils vont essayer quelque chose qui fonctionne bien, mais ils ne sauront pas pourquoi ça a bien fonctionné.
Souvent, c'est ça qui va se passer, et c'est difficile dans ce temps-là de répliquer les choses. C'est difficile de refaire ce qui a bien fonctionné quand on ne sait pas pourquoi ça a bien fonctionné. Donc ça, c'est la première chose : la réalité du démarrage. Si on n'est pas bien accompagné, ça se peut justement qu'on soit obligé d'y aller un peu à l'improvisation.
La deuxième chose, c'est la nécessité de la structure. Un contenu qui est bien structuré va augmenter les chances d'avoir de l'engagement de la part de tes auditeurs, et va aussi faciliter un peu la création de tes épisodes de podcast. Pourquoi? Tout simplement parce que tu vas arrêter de te poser des questions à savoir c'est quoi la suite des choses, où tu peux t'en aller sur le prochain épisode. Quand la structure de ton podcast, à la base, est bien fignolée, quand tu comprends bien aussi les gens qui viennent écouter ton podcast, ça facilite énormément la ligne directrice au niveau des sujets que tu vas aborder sur ton podcast.
La troisième chose, c'est l'évolution, clairement. Avoir une stratégie de contenu, ça va te permettre d'évoluer beaucoup plus rapidement et d'augmenter non seulement la visibilité de ton podcast, mais aussi, de façon significative, les résultats que tu vas pouvoir obtenir grâce à ce podcast-là. C'est essentiel d'avoir une stratégie qui va te permettre d'évoluer très rapidement. Et ça, la structure va te permettre de le faire.
Et la quatrième et dernière chose, qui est peut-être une évidence, c'est la grande valeur que tu peux attribuer au feedback. Les retours de tes auditeurs, c'est tellement riche. C'est la raison pour laquelle, quand quelqu'un vient vers toi pour te donner un commentaire ou pour t'adresser la parole en lien avec un épisode de podcast qu'il vient d'écouter, tu dois porter attention et engager la conversation avec ces gens-là. Parce que ce qu'ils vont te livrer dans la discussion que tu t'apprêtes à avoir avec eux, c'est extrêmement précieux pour être capable d'affiner ton approche.
Donc ça, ce sont les quatre points que, de façon inévitable, tu vas rencontrer lorsque tu crées du contenu. Ce sont quatre piliers, je te dirais, que tu vas rencontrer, que tu le veuilles ou non. Moi, au début, le premier podcast que j'ai créé, on recule jusqu'en 2014, mais je l'ai vraiment lancé en 2015, au départ, c'était pour faire une version audio d'un blogue que j'animais avec brio. J'avais énormément de succès avec mon blogue. Je partageais aussi des articles sur LinkedIn, et j'avais beaucoup de succès sur LinkedIn.
J'avais découvert à ce moment-là le média qu'est le podcast, et je me suis dit : « Marco, je pense que ça peut être intéressant de prendre ce que tu fais à l'écrit et d'en faire des versions audio pour aller chercher peut-être une nouvelle clientèle, aller toucher différents types de personnes, aller chercher une nouvelle audience. » Et graduellement, je me disais que je pourrais peut-être diminuer un peu la création de contenu, parce que j'étais rendu à trois articles de blogue par semaine. Donc peut-être réduire un peu le nombre d'articles de blogue pour en faire plutôt des épisodes de podcast, prioriser les épisodes de podcast.
La seule et unique raison derrière ça, et c'était la même stratégie derrière le blogue aussi, c'était juste de partager des histoires, partager mon expérience et mon savoir en lien avec le marketing, l'entrepreneuriat et la vente. C'était vraiment littéralement juste de partager mes connaissances. Et puis, il y a une histoire qui est arrivée dans mon écosystème et qui a tout chamboulé. Après dix mois d'animation de mon podcast, j'avais décidé de faire un sommet virtuel.
Dans le fond, ce que je voulais faire, c'était d'amener des experts que j'avais reçus sur mon podcast, que j'avais interviewés, à intervenir sur leur sujet d'expertise dans un sommet virtuel. J'avais réussi à amalgamer 21 conférences de 21 experts qui étaient passés sur mon podcast jusque-là. Et pendant ce sommet virtuel, à un moment donné, il y a quelqu'un qui m'a appelé, qui s'appelle Jean-François. Il m'a dit : « Marco, premièrement, j'écoute ton podcast. J'ai découvert via ton podcast que tu allais organiser un sommet virtuel. Je me suis inscrit et j'adore ce que tu fais, c'est super bon. »
« Ce que j'aimerais par contre... J'ai appris que tu avais bâti toi-même la plateforme qui sert à l'animation du sommet virtuel. J'aimerais ça que tu m'en bâtisses une pour moi, pour être capable d'enseigner la danse folklorique québécoise sur le Web. » C'était tellement invraisemblable comme histoire, et ça m'a tellement pris par surprise, que j'ai cru que c'était juste un ami qui avait bloqué son numéro de téléphone pour que je ne le reconnaisse pas, et peut-être même modifié sa voix pour me faire une mauvaise blague. C'était tellement gros, ça n'avait aucun sens. Qu'est-ce qui était en train de se passer? Cette personne-là me disait : « Je veux que tu me bâtisses une plateforme pour de la danse folklorique sur le Web. » Ça ne faisait aucun sens.
Donc le premier réflexe que j'ai eu, c'est de demander à cette personne de me rappeler la semaine suivante, parce que je me suis dit que c'était sûr que c'était une mauvaise blague. Premièrement, il m'appelait à un mauvais moment, mais j'étais certain que c'était une mauvaise blague. Pourtant, je lui demande de me rappeler le lundi suivant, et le lundi suivant, à neuf heures tapant, le téléphone sonne, et c'était JF qui me rappelait. Et là, il me dit : « Oui, j'ai fait faire des estimés un peu partout, et le meilleur estimé que j'ai eu, c'est un estimé de 40 000. » Et là, je me suis dit : « Wow, 40 000 pour une plateforme que j'ai bâtie moi-même. »
Oui, j'ai mis plusieurs heures à bâtir ça. Mais maintenant que la plateforme est bâtie, la seule chose que j'ai à faire, c'est de prendre la plateforme, la dupliquer, la mettre à ses couleurs à lui, avec son logo et tout ça, puis peut-être ajuster certains détails. Le tour est joué, c'est terminé. Donc je lui dis : « OK, parfait, Jean-François, je t'envoie un estimé plus tard dans la journée et tu me diras ce que t'en penses. » Je trouvais tellement ça invraisemblable, le truc du 40 000, que j'étais gêné de mettre le même chiffre. Donc j'ai réduit le chiffre, je suis allé à 25 000, et mercredi matin, j'avais 25 000 dollars qui avaient été virés dans mon compte.
Donc si je fais un retour en arrière sur ce que je t'ai dit au départ dans cet épisode : je t'ai dit que si t'as pas de structure claire derrière ton contenu, et si tu ne connais pas clairement les gens qui viennent écouter ton podcast, il va se passer certains résultats ponctuels sur ton podcast, mais tu ne comprendras pas pourquoi c'est arrivé. C'est exactement ce qui est arrivé avec Jean-François. Ce contrat-là est arrivé de nulle part. Oui, c'est quelqu'un qui écoutait mon podcast. Oui, il a découvert que j'allais faire un sommet virtuel. Oui, il a vérifié sur mon site Web si j'offrais ce service-là, puis il a découvert que ce n'était pas le cas.
Donc il a trouvé mon numéro de téléphone pour finalement m'appeler et ultimement faire affaire avec moi. Mais cette personne-là, je ne l'ai jamais rencontrée, même à ce jour. Ça date de 2018, ce contrat-là, et à ce jour, je n'ai jamais rencontré JF. Je lui ai bâti sa plateforme et après, on s'est perdus de vue. Je ne sais même pas s'il a utilisé la plateforme en question.
Mais par contre, tout de suite après, ce que je me suis empressé de faire, c'est de tout mettre en œuvre pour comprendre pourquoi Jean-François avait ultimement converti sur une offre qui, en réalité, n'était même pas une offre. Pourquoi Jean-François avait décidé de me donner 25 000? J'ai trouvé des réponses, évidemment, du côté de la proximité. T'es en train d'écouter un épisode de podcast en ce moment. Tu m'écoutes probablement dans des écouteurs ou dans ton véhicule. Tu es peut-être en train de marcher, de t'entraîner, de faire la popote ou de te déplacer vers le bureau.
Ça, c'est déjà une réalité en soi. La proximité qu'on a ensemble, cette relation-là qu'on a ensemble semaine après semaine, c'est quelque chose qui est unique au monde du podcast audio. Et oui, je le savais, mais je n'avais pas réalisé toute la puissance derrière ça. Mais au-delà de ça, il n'y avait pas d'intention derrière. Je n'avais pas l'intention de structurer mes épisodes de façon à provoquer ce genre de conversion. Et je ne comprenais pas pourquoi il y avait eu la conversion, mis à part le fait que JF m'appelle, me tutoie, m'appelle Marco, trouve mon numéro de cellulaire.
Mis à part ça, on avait ce côté proximité, mais je ne pouvais pas dire pourquoi il y avait eu la conversion, et ce que je pouvais faire épisode après épisode pour potentiellement avoir ce type de conversion de façon récurrente. Sans dire que ça arrive à chaque épisode, mais au moins pour me donner une chance dans la structure, pour être capable de répliquer ça, de prendre une forme de création de contenu qui va encourager ce type de réaction chez les auditeurs de mon podcast. Donc je devais comprendre ce qui s'était passé à ce moment-là.
Et c'est un peu ça qu'est devenue, dans le fond, la formation qu'on a dans l'Académie du Podcast. Parce que cette compréhension-là, je l'ai poussée plus loin : j'ai essayé de comprendre ce que j'avais fait qui avait mené à cette conversation-là, et ultimement à ce dépôt de 25 000 dans mon compte en banque. Et on a essayé par la suite de systématiser ça et d'optimiser le tout. C'est ce qui donne aujourd'hui les accompagnements qu'on a au sein de l'Académie du Podcast.
Donc l'idée, c'est de comprendre pourquoi j'avais eu ce succès-là, de le systématiser pour être capable de l'enseigner par la suite, de redonner ça à nos académiciens, et de pouvoir sortir du « on y va au pif », comme on dit ici au Québec, c'est-à-dire au hasard. « Aujourd'hui, j'ai des résultats. Bon, bien, cool, je ne sais pas trop pourquoi, mais j'ai eu des résultats. Et là, je vais être trois mois sans en avoir. Oups, je vais en avoir un autre, et je ne comprendrai pas plus pourquoi. » Donc l'idée, c'est vraiment de mettre en place une structure qui va t'aider à propos de ça.
Parce que dans le fond, c'est un peu comme un chef cuisinier : même s'il maîtrise parfaitement toute la cuisine, il travaille toujours quand même avec une recette. Cette recette-là, c'est un peu le guide pour produire des plats qui vont être constants au niveau de la qualité. Parce que sinon, à un moment donné, oups, ça va être un peu plus salé, oups, ça va être un peu plus crémeux, un peu moins épais, etc. Ça ne sera pas constant.
Tandis que s'il y a une recette à suivre avec des ingrédients précis, ça va t'aider à avoir un résultat qui va être constant, et c'est ce que tu souhaites avoir. Une fois que t'as compris que tu pouvais avoir des résultats avec un épisode de podcast, tu vas être capable de répliquer tout ça, d'obtenir des résultats probants épisode après épisode. Et là, je vais partager huit étapes que tu pourrais mettre en place tout de suite, qui vont t'aider à gagner en structure pour que ta création de contenu soit un peu moins le fruit du hasard, un peu moins au feeling, et qui vont ultimement faire une différence sur le taux de conversion que tu vas obtenir.
La première étape, c'est de définir le plus clairement possible tes objectifs. Parce que, comme je te l'ai dit, quand j'ai commencé à créer mon premier podcast, le seul objectif que j'avais, c'était de transmettre mes connaissances. Alors pas étonnant que je n'aie pas eu de résultats pendant les huit premiers mois de mon podcast, parce que la seule chose que je voulais faire, c'était de transférer des connaissances. Il n'y avait pas de stratégie : les informations partaient de moi et s'en allaient vers les auditeurs, mais il n'y avait rien qui partait des auditeurs et qui revenait vers moi, parce que mes épisodes n'étaient pas structurés de cette façon-là.
Donc si tu veux être capable d'avoir un retour de la part des auditeurs, que ce soit sous forme de commentaires, d'engagement ou de conversion, tu dois structurer de la bonne façon, et tu dois surtout savoir où tu veux les amener. Donc : définition des objectifs. La deuxième étape, c'est de bien connaître ton audience. C'est absolument essentiel si tu veux être capable d'atteindre ton objectif, parce que tu ne peux pas t'adresser à tout le monde.
Si tu t'adresses à quelqu'un de précis dans ton audience, un persona très précis, tu vas savoir exactement quelles histoires tu peux utiliser. Tu vas savoir exactement où ces gens-là veulent aller, quels défis ils rencontrent, quels sont leurs désirs. Tu vas comprendre tout ça, et automatiquement, tu vas aligner le contenu que tu veux créer sur les besoins, les défis, les désirs de ces gens-là.
La troisième chose, c'est la planification à long terme. C'est utile. Au début, c'est plus difficile, mais éventuellement, quand ça fait cinq, dix, quinze épisodes que tu crées, tu peux commencer à étirer un petit peu ta planification pour qu'il y ait un certain lien entre tes épisodes. Et ça devient extrêmement riche de pouvoir relier les épisodes entre eux lorsqu'ils sont planifiés à l'avance. Je t'en ai parlé dans les derniers épisodes : on faisait comme un build-up vers l'épisode 300, qui était le dernier épisode que t'as écouté.
Peut-être que tu n'as pas encore écouté l'épisode 300. Si c'est le cas, je t'invite à faire un petit retour en arrière pour aller l'écouter, parce que je pense que tu vas apprécier ce qu'on est en train de mettre en place justement dans les 13 épisodes qui s'en viennent, le premier étant aujourd'hui. Relier les épisodes entre eux, on le fait régulièrement à l'Académie du Podcast. Si t'as écouté des épisodes passés, peu importe à quel endroit t'as commencé à les écouter, tu te rends compte que très souvent, on va faire des liens entre les différents épisodes. Et la planification à long terme va te permettre de relier les épisodes entre eux.
Ensuite, l'autre chose qui peut être extrêmement utile pour arrêter d'y aller au feeling, c'est de préparer tes épisodes de podcast sous forme de bullet points, c'est-à-dire de liste à puces en bon français. Mais je trouve tellement que ce n'est pas joli, cette expression-là, « liste à puces ». Peut-être parce que les puces, pour nous, ce sont des trucs qui nous piquent. Bref, tout ça pour dire qu'il y a des gens qui pensent que lorsqu'ils font un épisode de podcast, ils doivent tout scripter de A à Z.
Je pense que t'es à même de comprendre, si tu as déjà écouté des épisodes de ce podcast, ou là, au moment où on se parle, on a déjà 25 minutes de faites dans cet épisode-là, qu'il n'y a pas de script dans les épisodes. Pourquoi? Parce que pour connecter avec un animateur ou une animatrice, le côté authentique et vulnérable prend toute la place. Donc tu comprends très bien que ça se peut que je bégaie à certains moments, que je me reprenne dans une phrase, qu'il y ait des erreurs de diction. Toutes ces choses-là, ça se peut.
Et c'est OK, parce que ça humanise la communication qu'on a ensemble. Et ultimement, lorsqu'on fait de la business, c'est une personne qu'on achète avant d'acheter un produit, c'est une personne qu'on achète avant d'acheter un service. On connecte avec la personne, et c'est ce qui va faire qu'on va prendre la décision d'aller plus loin avec elle. C'est la même chose avec mon podcast, et c'est la même chose avec le tien. Les gens qui arrivent dans notre Académie me le disent : ils ont connecté avec moi, ils ont reconnu en moi une énergie qui était complémentaire à la leur ou la même que la leur, et des valeurs similaires aussi.
Mais ça, c'est beaucoup plus difficile à livrer via un script que via des points listés dans des bullet points. C'est beaucoup plus facile de le faire de cette façon-là, parce que ça nous donne libre cours sur la structure des phrases et sur la structure des idées aussi. Quoiqu'on a quand même une structure derrière les idées, parce qu'on a des points. Présentement, la liste que j'ai devant moi, c'est ma liste à puces. Le point un, c'était définition des objectifs. Le point deux, connaissance de l'audience. Le point trois, planification à long terme. Le point quatre, script ou bullet points.
Ça fait quoi, là? 90 secondes que je parle de script ou bullet points, mais j'ai pourtant juste ces quatre mots-là devant moi. Alors ça te permet d'expliquer de belle façon, en toute authenticité, avec tes propres mots, ta propre énergie, ta propre couleur, exactement ce que tu veux décrire. Et les gens ont l'impression, lorsqu'ils écoutent le podcast, d'être en train de converser avec toi directement. Ça fait toute la différence. Parce que lorsqu'ils te rencontrent en personne, ou dans la vraie vie, même si c'est virtuel, et qu'ils ont une discussion avec toi, le plus beau cadeau qu'ils peuvent te faire, c'est de te dire : « Je t'écoute sur ton podcast. Je t'ai vu dans un webinaire, ou en personne, dans une conférence, ou on a fait un appel découverte ensemble, peu importe, et la communication est la même partout. »
La personne que je rencontre lorsque j'ai une discussion un à un et la personne que j'entends sur le contenu, pour moi, c'est la même personne, c'est le même discours, c'est le même choix de mots, ce sont les mêmes expressions, c'est la même énergie. Et lorsqu'on est en adéquation de cette façon-là, ça nous aide à créer de l'engagement et à créer des conversions.
Ensuite, la cinquième étape, c'est de connaître les désirs et les défis de tes auditeurs. Ça revient à la connaissance de l'audience, la deuxième étape, mais si tu veux être vraiment performant dans la création de ton contenu et le choix de tes sujets, les défis et les désirs de tes auditeurs, ce sont deux points sur lesquels tu dois mettre une attention particulière. Plus tu vas comprendre ça, meilleur va être ton contenu. Je t'invite à poser des questions aux gens qui sont dans ton entourage. Si t'as accès à une communauté, si t'as déjà un groupe Facebook, si t'as déjà une liste de courriels, ou si tu fais partie de certaines communautés, ça n'a pas besoin d'être une communauté qui t'appartient, juste une communauté qui parle de la thématique de ton podcast, n'hésite pas à te présenter dans cette communauté-là et à poser la question.
« Je suis en train de planifier mon contenu pour les trois prochains mois pour mon podcast sur telle thématique. J'aimerais connaître vos enjeux, vos défis, vos désirs en lien avec cette thématique-là. Vous pouvez cliquer ici pour répondre au sondage, ça prend juste quelques secondes, ça va vraiment m'aider. » Tu vas avoir plusieurs réponses qui vont découler de ça. Les gens aiment ça parler d'eux, donc ils vont être là, ils vont pouvoir t'aider par rapport à ça.
La sixième étape, c'est la formation continue. Peu importe à quel niveau on se trouve, on doit continuer de se former. On est entrepreneur, on est coach, on est expert, on est consultant : il faut continuer de se former. Moi, j'investis encore à ce jour plusieurs dizaines de milliers de dollars pour continuer de me former. Présentement, je fais partie de deux masters, un aux États-Unis et un au Québec et en Europe, donc un en français et un en anglais.
Et quand je me présente par exemple dans des webinaires de ces masters-là, ou quand j'assiste à des conférences, je dirais que 90, 95 % de ce qui est présenté, je le connais déjà. Mais c'est le petit millimètre que je vais chercher qui fait souvent la différence, le petit 1 % ou le petit 5 % qui reste. Lorsque je réussis à aller chercher ça, ça fait toute la différence au monde. Donc la formation continue, c'est extrêmement riche.
J'ai un exemple pour toi d'une de nos clientes. C'est une entrepreneure aguerrie, établie, qui a déjà une entreprise qui roule à merveille, et qui, malgré tout, lorsqu'est venu le temps de lancer son podcast, s'est tournée vers nous à l'Académie pour qu'on puisse l'assister. On l'a aidée à lancer son podcast, on l'a aidée surtout à structurer, à mettre une belle stratégie sur les premiers épisodes de son podcast. Qu'est-ce qui est arrivé? Elle a multiplié par trois la taille de son équipe de vente dans les 20 premiers épisodes de son podcast.
Pourquoi? Parce qu'elle avait une belle structure, ce qui faisait que les gens étaient encore plus enclins à vouloir en savoir plus sur ses produits. Et là, soudainement, elle n'avait pas assez de personnel au sein de son équipe de vente pour capter toutes les demandes qu'elle pouvait recevoir. Tout ça pour te dire que c'était quelqu'un qui faisait déjà énormément de contenu sur YouTube, en vidéo, sur Instagram, et qui a un super gros following. Malgré tout ça, quand est venu le temps de lancer son podcast, elle s'est tournée vers nous. Pourquoi? Pour aller chercher les petits millimètres qui font la différence. Et ça a fait une différence : elle a triplé son équipe de vente.
Et aujourd'hui, quand on lui en reparle... Au départ, elle n'était pas tellement convaincue de vouloir lancer son podcast. C'est son partenaire et amoureux dans la vie qui l'a poussée à venir vers nous, en lui disant : « Je pense que ce serait un bon actif pour toi d'ajouter ça dans ton écosystème. » Une fois qu'elle l'a fait, c'est sûr qu'elle ne retournerait plus jamais en arrière. Donc la formation continue, c'est quelque chose d'extrêmement riche qui va te permettre de poursuivre ton apprentissage et ton développement à titre de podcasteur.
Ensuite, la septième étape, c'est de regarder pour établir des collaborations. Ça aussi, c'est extrêmement riche. Ça peut même se faire en amont, dès le début de ton podcast. Mais dès que t'as fait plusieurs épisodes, regarde pour développer des collaborations avec des podcasteurs qui sont peut-être dans le même domaine que toi, ou qui évoluent dans des thématiques complémentaires à la tienne. Je pense que ça peut être très utile pour te faire connaître auprès d'autres personnes, mais aussi pour gagner en structure encore une fois.
Parce que lorsque tu côtoies d'autres personnes qui le font bien, forcément, il y a des structures, il y a des façons de faire de ces gens-là qui vont peut-être t'inspirer toi aussi et venir teinter ce que tu vas faire pour la suite des choses. Et la huitième et dernière étape, c'est de demander des feedbacks et de faire des ajustements, même quand ça fait plusieurs dizaines ou plusieurs centaines d'épisodes que tu fais.
L'épisode d'aujourd'hui, l'épisode 301, c'est le premier d'une séquence de 13 épisodes qui va mener vers un livre blanc. On te l'a annoncé au dernier épisode, et si tu l'as raté, je t'invite à reculer pour aller l'écouter. On a fait un plan de match pour augmenter de façon significative la visibilité du podcast sur 13 semaines, et on va documenter tout ça. On va te dire, à la fin de cette série de 13 épisodes, ce qu'on a fait, combien de temps ça nous a pris et quels ont été les résultats.
La première étape qu'on a faite, c'est de revisiter qui est notre persona. Demander aux gens : quels sont vos défis? Quels sont vos désirs? Qu'est-ce qui vous fait peur dans la thématique du podcast? Pour orienter ce qu'on allait créer comme contenu. Donc on a demandé du feedback, on a ajusté d'abord le persona, et on a ajusté par la suite le contenu des 13 épisodes que tu commences à écouter aujourd'hui. Donc la huitième étape, feedback et ajustement, c'est absolument essentiel si tu veux vraiment avoir une belle structure et arrêter d'y aller au feeling dans la création de ton contenu.
Maintenant, si jamais tu veux savoir comment on peut t'aider à activer tout ça, à bien te positionner, à bien faire une structure qui va t'aider à arrêter d'y aller au feeling avec ton podcast, ça va me faire extrêmement plaisir. C'est simple : on a quelqu'un qui est disponible pour toi, juste pour te parler, premièrement, de ta stratégie avec ton podcast, de tes besoins, et de comment on peut t'aider avec les différentes ressources qu'on a de disponibles. On a des ressources gratuites, on a des ressources dans plein de gammes de prix. On a des accompagnements un à un, on a des formations en ligne où tu es complètement autonome, et on a l'hybride entre les deux, c'est-à-dire des accompagnements en groupe, avec des communautés.
Il y a vraiment toute une gamme de ressources qu'on peut t'offrir, gratuites comme payantes. Et notre expert va pouvoir te guider vers ce qui semble être le meilleur outil pour toi dans le moment présent. Donc je t'invite à passer sur academiepodcast.com/appel. Ce que tu vas trouver à cet endroit-là, c'est tout simplement un petit formulaire à remplir qui va déjà commencer à cibler un peu tes besoins, et par la suite, tu vas avoir l'option de réserver un appel avec un de nos experts pour qu'on puisse approfondir la discussion avec toi. Donc academiepodcast.com/appel, si tu veux poursuivre cette aventure-là, si tu veux comprendre comment on peut t'aider à arrêter d'y aller au pif avec la création de ton contenu.
Alright, excellent. On continue notre série de 13 épisodes la semaine prochaine. J'espère que ça t'a plu. D'ailleurs, si ça te plaît, cet épisode-là, et si tu penses que ça peut être utile à un de tes amis, pourquoi ne pas le lui partager sur les réseaux sociaux? Et n'hésite pas à me taguer. C'est facile de me trouver : je suis Marco Bernard, au long, sur n'importe quelle plateforme de réseaux sociaux. Utilise la plateforme qui te semble la plus conviviale pour toi ou pour l'ami avec qui tu veux partager cet épisode, et n'oublie pas de me taguer. On pourra discuter ensemble de la suite des choses avec ton podcast, de comment on peut t'aider, et peut-être aussi ton ami. On se donne rendez-vous la semaine prochaine.