Épisode 5 du podcast L'Académie du Podcast : Révolution Digitale: un podcast pour inspirer
décembre 31, 2021

Révolution Digitale: un podcast pour inspirer | E005

Tu as l’idée de ton podcast depuis des mois. Peut-être des années.

Le micro est acheté. Le studio est prêt. Et pourtant, tu ne lances pas.

Et si tu te lançais, tu aurais peur d’entendre les criquets.

François-Paul Lambert connaît ça par cœur : son studio était prêt en 2015, son épisode zéro enregistré en 2016, et il ne s’est lancé qu’en décembre 2017.

Dans cet épisode de L’Académie du Podcast, Marco Bernard reçoit François-Paul Lambert, la voix de Révolution Digitale. Ce podcast est décrit comme l’émission des nouveaux entrepreneurs : chaque semaine, un nouvel invité, un entrepreneur francophone de différents domaines d’expertise. L’objectif de ce balado est d’inspirer et de partager avec les auditeurs les conseils des invités pour aider les gens à réaliser leurs rêves les plus fous et à accomplir leur passion d’entrepreneur. Au niveau personnel, François-Paul Lambert est aussi consultant en aérospatiale et en hautes technologies, mais c’est pour discuter du podcast qu’il anime et opère avec sa conjointe, Hélène Baron, qu’il est reçu à L’Académie du Podcast.

Ce que tu vas apprendre dans cet épisode

  • Comment l’idée de Révolution Digitale est née d’un désir de liberté
  • Pourquoi le modèle d’Entrepreneurs on Fire de John Lee Dumas a servi de base au podcast
  • Les chiffres réels des premiers mois : téléchargements, objectifs ratés et croissance
  • Pourquoi produire un podcast en saisons plutôt qu’en continu
  • Le matériel utilisé par François-Paul et son « ingrédient secret »

Comment est née l’idée du podcast Révolution Digitale?

Révolution Digitale est né d’un désir de liberté : montrer, à travers le parcours d’entrepreneurs francophones, que l’entrepreneuriat et le digital permettent de sortir d’un cadre de travail qui ne nous ressemble pas.

François-Paul est juriste de formation. Il a évolué dans les grandes entreprises, les grands groupes et les grandes administrations. Autour de lui, il entendait sans cesse des gens se plaindre de leur emploi, avec ce sentiment d’être prisonniers d’un cadre qui les dépasse.

Le déclic : une étude qui affirmait qu’un fort pourcentage de jeunes diplômés en France rêvaient de rejoindre l’administration publique. Pour lui, c’était renoncer à son potentiel pour une illusion de sécurité et de confort.

Le constat qui a suivi : l’ère du digital a tout changé, et il n’a jamais été aussi facile de lancer son projet. Entrepreneuriat plus digital, c’est une forme de révolution. D’où le nom : Révolution Digitale.

« Il n’a jamais été aussi facile de lancer son projet, de lancer sa propre affaire qu’aujourd’hui. »

François-Paul Lambert

Cette phrase résume l’esprit du podcast.

Pourquoi s’inspirer d’un podcast existant pour lancer le sien?

Parce qu’un modèle qui a fait ses preuves te donne une structure claire : François-Paul a proposé à John Lee Dumas d’appliquer le modèle d’Entrepreneurs on Fire à la francophonie.

François-Paul utilise le podcast comme un coach personnel. Entrepreneurs on Fire l’a marqué par son format : des entrevues courtes avec des entrepreneurs de tous les milieux, toujours avec les mêmes questions, pour comparer les réponses et en tirer un schéma à reproduire.

Ses autres recommandations :

  • Startup Camp, de Dale Partridge, auteur de People Over Profit;
  • The James Altucher Show, notamment l’épisode avec Garry Kasparov;
  • Vlan, de Grégory Pouy, notamment l’épisode avec Mo Gawdat;
  • La Tranchée, d’Olivier Lambert, et les podcasts de Stan Leloup;
  • L’Accélérateur, de Marco Bernard, et The Joe Rogan Experience.

Son ingrédient secret? Ne pas réinventer la roue, tout en restant original. « We are standing on the shoulders of giants. »

Pourquoi attendre trop longtemps avant de lancer son podcast?

Parce que tu ne peux rien planifier ni ajuster tant que ton podcast n’est pas en ligne : il faut appuyer sur Enregistrer et ajuster en cours de route.

L’équipement de Révolution Digitale était prêt en 2015 et l’épisode zéro enregistré en 2016. Le lancement? Décembre 2017. François-Paul l’admet en riant : « Honte à nous! » Il met ça sur le compte du syndrome de l’imposteur. Si tu te reconnais, lis notre article sur le syndrome de l’imposteur et le podcast.

Marco résume : tant qu’on n’appuie pas sur le bouton Enregistrer, il ne se passe absolument rien. Et même après deux mille épisodes, il n’y aura pas de perfection.

À quoi s’attendre comme résultats les premiers mois d’un podcast?

À un démarrage plus lent que prévu, puis à une croissance qui dépend surtout du bouche-à-oreille et du partage par tes invités.

Les chiffres de Révolution Digitale :

  • lancement avec trois épisodes début décembre 2017, puis quatre autres avant la fin du mois, pour environ 5 000 téléchargements au total;
  • un objectif Instagram de 40 à 5 000 abonnés en un trimestre, terminé à environ 200 : « un gros flop »;
  • un objectif de 15 à 20 % de croissance mensuelle des téléchargements, largement dépassé;
  • en juillet 2018, une croissance de plus de 1 000 % depuis le lancement, et plus de 10 000 abonnés sur Facebook.

Le tout sans stratégie de presse ni contact avec les médias. François-Paul met aussi en garde contre l’« addiction » à vérifier ses statistiques chaque matin.

Quel était le repère? Selon une fourchette citée par Rob Walsh, de Libsyn, et reprise dans Podcasters’ Paradise, un podcast américain à environ 1 200 téléchargements par épisode se situe dans les premiers 20 %.

Comment monétiser un podcast en commençant par sa communauté?

En comprenant d’abord les besoins et les points de douleur de ton audience, puis en lui offrant un service qui y répond : c’est le modèle d’Entrepreneurs on Fire que Révolution Digitale applique.

Au moment de l’entrevue, le podcast n’était pas encore monétisé. Mais une communauté engagée, la Tribu Digitale, interagissait déjà avec Hélène et François-Paul. Cette logique de relation avant la vente, c’est aussi celle de la vente relationnelle par le podcast.

Ce que le podcast leur a apporté :

  • un apprentissage accéléré du marketing et de l’entrepreneuriat, au contact des invités;
  • une communauté de gens passionnés et humbles;
  • une discipline d’organisation, avec des réunions hebdomadaires et des systèmes.

Et sa clé du succès : ne pas l’avoir fait seul. Hélène gère le business, ce qui a fait « toute la différence ». Côté son, le couple enregistre sur le coin de la table de cuisine, mais fait l’effort supplémentaire pour une qualité impeccable.

Pourquoi produire un podcast en saisons?

Les saisons permettent de faire évoluer le podcast selon les retours de l’audience, de laisser respirer les auditeurs et de proposer un contenu adapté à chaque étape de leur parcours.

La saison 1 de Révolution Digitale (64 épisodes) était une saison d’inspiration, avec des invités d’Afrique, de France, du Québec, des États-Unis, d’Australie et d’Amérique du Sud. La saison 2 passe à un format plus court et plus concret : comment se faire connaître de la presse, bâtir une stratégie Instagram ou un tunnel de vente. Le cœur de l’audience : des gens qui ont un emploi et qui rêvent de se lancer.

Les saisons ne sont pas une excuse pour disparaître, au contraire : elles donnent un rythme. Pour tenir ce rythme, découvre pourquoi la constance fait le succès d’un podcast.

Quel matériel utilise François-Paul Lambert pour son podcast?

  • Applications d’écoute : Apple Podcasts et SoundCloud pour lui, Google Podcasts et Spotify pour Hélène, et Spreaker pour l’émission Fade to Black.
  • Micro principal : Audio-Technica AT875R, un micro canon à condensateur, choisi après un podcast de Fizzle, qui capte peu les côtés et l’arrière.
  • Micro de secours : Samson Q2U, un micro dynamique USB et XLR, idéal pour débuter.

Pour découvrir pourquoi Marco a créé un outil francophone pour lancer un podcast, écoute l’épisode précédent : L’outil francophone qu’il faut pour lancer son podcast.

Les questions posées à François-Paul Lambert lors de cette entrevue

  • Es-tu toi-même un consommateur de podcasts et, si oui, quels sont ceux que tu affectionnes particulièrement et pourquoi?
  • Comment est venue l’idée de lancer Révolution Digitale?
  • Depuis son lancement, est-ce que tu observes un changement dans l’audience? Dans la croissance de ton podcast?
  • Concrètement, qu’est-ce que ça rapporte à Hélène Baron et à François-Paul Lambert d’animer un podcast sur les nouveaux entrepreneurs?
  • À quand la reprise des activités pour Révolution Digitale, et à quelles nouveautés doit s’attendre la Tribu Digitale?

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Questions fréquentes

Qui anime le podcast Révolution Digitale?

François-Paul Lambert, juriste de formation et consultant en aérospatiale et hautes technologies, avec sa conjointe Hélène Baron, qui gère le business du podcast.

Quel podcast a inspiré Révolution Digitale?

Entrepreneurs on Fire, de John Lee Dumas. François-Paul a proposé à John Lee Dumas d’appliquer son modèle à la francophonie.

Combien de téléchargements un nouveau podcast peut-il espérer le premier mois?

Il n’y a pas de norme. Révolution Digitale a obtenu environ 5 000 téléchargements au total pendant son premier mois, avec sept épisodes publiés.

Quel micro utilise François-Paul Lambert pour son podcast?

Un Audio-Technica AT875R, un micro canon à condensateur, et un Samson Q2U, USB et XLR, comme micro de secours.

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Ton studio est prêt mais ton podcast ne sort toujours pas? Le Campus de l’Académie du Podcast t’aide à passer de l’idée au lancement, avec une structure claire et un rythme régulier. Résiliable à tout moment.

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Annonceur : Vous désirez amener votre entreprise à un autre niveau, vous démarquer et créer du contenu différent et original? L'Académie du Podcast est l'outil qu'il vous faut. Marco Bernard est l'expert qui a formé le plus grand nombre d'entrepreneurs francophones à démarrer leur propre podcast sur la planète. Il vous enseigne les détails du podcasting en profondeur et partage avec vous les secrets des podcasteurs qui ont du succès. Bienvenue à L'Académie du Podcast. Voici votre hôte, Marco Bernard.

Marco : Salut tout le monde et bienvenue dans cet épisode 005 de L'Académie du Podcast, le seul podcast dédié à l'industrie francophone du podcasting. Que vous soyez en train de vous lancer dans le monde du podcast ou que vous soyez déjà un podcasteur expérimenté, vous y trouverez une foule d'informations et d'inspiration pour amener votre podcast à un autre niveau. Cette semaine, je reçois l'animateur du podcast Révolution Digitale, François-Paul Lambert.

Révolution Digitale, c'est un podcast qui entend inspirer et offrir les outils pour obtenir cette liberté qu'est l'entrepreneuriat. François-Paul discute avec des entrepreneurs qui ont réussi et partage leur expérience avec ce qu'il appelle la Tribu Digitale, c'est-à-dire la communauté qui est au cœur du mouvement. J'ai très hâte de vous le présenter, puisque j'ai moi-même été invité sur Révolution Digitale lors du dernier épisode de la saison 1. J'ai eu beaucoup de plaisir avec François-Paul Lambert : beaucoup de plaisir à communiquer avec lui, à voir comment il travaillait, à constater à quel point lui et sa femme étaient professionnels dans le milieu du podcast.

Je pense que Révolution Digitale est un podcast qui est là pour rester. D'ailleurs, la saison 2 débute sous peu. Je vous invite à aller y jeter un œil. Vous allez trouver Révolution Digitale facilement sur iTunes, et de toute façon, comme à l'habitude, dans les notes de l'épisode, avec les liens pour rejoindre François-Paul Lambert.

Aujourd'hui, comme à l'habitude, je vais vous présenter un podcast de la semaine. Je me permets de vous rappeler de m'envoyer les podcasts que vous écoutez, ou simplement votre propre podcast, à parler@marcobernard.ca. Ça va me permettre de découvrir votre podcast ou ceux que vous écoutez, puis de faire une sélection pour les prochains podcasts de la semaine.

Cette semaine, à tout seigneur tout honneur, le podcast de la semaine est Révolution Digitale. C'est un podcast inspiré par le mentor de François-Paul Lambert et d'Hélène Baron, les deux initiateurs de ce podcast : John Lee Dumas, le podcasteur américain, à l'origine également d'une grosse école de podcast qui s'appelle Podcasters' Paradise. François-Paul et Hélène sont derrière ce podcast qui met en lumière les entrepreneurs de la nouvelle économie.

Ce sont des épisodes bihebdomadaires, présentés en saisons, et un podcast produit avec une qualité sonore exceptionnelle. Le contenu est très serré, avec des capsules qui reviennent à chaque épisode, et c'est intéressant de comparer les réponses d'un invité à l'autre, puisque les questions sont sensiblement les mêmes. Les épisodes durent entre vingt et quarante-cinq minutes, selon que l'invité est bavard ou pas. Dans mon cas, on a approché les quarante-cinq minutes, parce que je sais que je suis difficile à arrêter quand je parle de mes trucs.

Je vous invite à y jeter un œil. Révolution Digitale, c'est vraiment très bien fait, et je pense que vous allez apprécier le contenu. Je vous rappelle encore une fois de me soumettre votre podcast à parler@marcobernard.ca. Laissez-moi découvrir les podcasts que vous écoutez, ou simplement le vôtre. Ce sera avec plaisir que j'en prendrai connaissance.

Avant de vous laisser à l'entrevue avec François-Paul Lambert, j'aimerais vous rappeler que si vous désirez vous lancer dans le monde du podcast, vous pouvez vous rendre au marcobernard.ca/academie. Vous y découvrirez L'Académie du Podcast, le cours incluant soixante-dix vidéos pour vous lancer dans le monde du podcasting dans les trente prochains jours. N'hésitez pas à y jeter un œil, et on se revoit après l'entrevue.

François-Paul est la voix de Révolution Digitale. Il est aussi consultant en aérospatiale et en haute technologie, mais c'est pour discuter du podcast qu'il anime et opère en compagnie de sa conjointe qu'on le reçoit aujourd'hui à L'Académie du Podcast. François-Paul Lambert, merci beaucoup d'avoir accepté cette invitation. C'est super apprécié.

François-Paul : Salut Marco! Le plaisir est pour moi. Et j'adore passer comme ça avec cette magnifique voix québécoise que tu as. Tu es fait pour ça, il faut le dire.

Marco : Merci beaucoup, François-Paul. Je te renvoie la pareille, parce que pour écouter les épisodes de Révolution Digitale et faire partie de la Tribu Digitale, je dois te dire que ce que tu fais est particulièrement intéressant. C'est d'ailleurs pour ça qu'on te reçoit aujourd'hui. D'abord, François-Paul, je te laisse quelques instants pour te présenter à ma communauté, pour que les gens sachent un peu qui est François-Paul Lambert.

François-Paul : Merci, Marco. Je vais essayer de faire assez court. Je suis l'hôte de Révolution Digitale, le podcast dont on va parler dans quelques instants. Je ne suis pas du tout issu du monde du podcast, ni même du monde de l'entrepreneuriat. J'ai une formation de juriste à la base, et j'explique d'ailleurs tout mon parcours dans l'épisode zéro de Révolution Digitale.

J'ai évolué dans les sphères des grandes entreprises, des grands groupes et des grandes administrations. Ce passage m'a fait réaliser certaines choses sur le plan personnel : sur ce que je voulais faire de ma propre vie, de mes propres ambitions, de mes propres objectifs. Je suis vraiment issu du monde tout tracé, j'ai envie de dire, du monde des employés, du salariat, avec une formation de juriste. Et j'ai créé ce podcast, Révolution Digitale, notamment pour partager l'expérience que je vis maintenant, en transition du monde de l'employé vers le monde de la consultance et de l'entrepreneuriat.

À part ça, je suis Belge, je pense que ça s'entend un peu à l'écoute. Je suis né dans le sud de la Belgique et j'ai grandi près de Bruxelles. Puis j'ai fait mon petit tour du monde, j'ai vécu un peu partout en Europe avant de venir m'installer avec Hélène, ma compagne et partenaire dans Révolution Digitale, ici en Australie, d'où je te parle maintenant. Voilà, dans les grandes lignes, qui je suis. N'hésite pas à me poser des questions si tu veux en savoir plus. Sinon, j'invite les auditeurs à aller voir Révolution Digitale.

Marco : Exactement. C'est ce que j'allais dire : sur le site de Révolution Digitale, il y a énormément de détails, et c'est super bien fait. Comme à l'habitude, les gens vont trouver dans les notes de l'épisode les façons de te rejoindre et de rejoindre le podcast. C'est annoncé sur le site du podcast que John Lee Dumas a été un mentor pour vous, quelqu'un qui vous a vraiment influencés, autant dans le format que dans le podcast lui-même. J'imagine donc que tu es un consommateur de podcasts. Quels ont été tes premiers contacts avec le monde du podcast? Et y a-t-il des podcasts que tu affectionnes particulièrement et que tu pourrais recommander à nos auditeurs?

François-Paul : Oui, tout à fait. On ne peut rien cacher : j'adore les podcasts. C'est d'ailleurs pour ça qu'on est ici. C'est marrant que tu mentionnes John Lee Dumas. Je ne sais pas si beaucoup d'auditeurs en francophonie, au Québec, en France, en Afrique ou ailleurs, connaissent son podcast, qui s'appelle Entrepreneurs on Fire. C'est eofire.com. Je pense que le nom a un peu changé depuis, mais c'est vraiment le podcast qui a déclenché chez moi l'envie de créer un podcast.

Je suis un peu de la vieille école en termes de podcast. Aujourd'hui, on voit cette effusion de podcasts qui devient un véritable phénomène, avec les grands noms de l'industrie qui s'y mettent aussi, que ce soit Apple, Google, etc. Mais moi, en tant que vieille école, j'utilise plutôt le podcast comme un système de coaching virtuel. On voit beaucoup de podcasts de divertissement, avec des histoires, et c'est très chouette. Mais moi, dès les débuts, j'ai utilisé le podcast comme un outil pour apprendre, pour m'instruire, pour m'améliorer. Ce que j'adore particulièrement, et ce n'est pas vraiment une surprise, ce sont les podcasts sur le business, sur celles et ceux qui ont lancé leur propre affaire, leur propre projet.

C'est ce qu'a fait John Lee Dumas. C'est un podcast américain, et il y avait déjà pas mal de podcasts sur ce sujet, mais il a lancé un podcast où il interviewait, dans un petit format, des entrepreneurs de plein de milieux différents, avec un format très concret où revenaient les mêmes questions. Tu pouvais comparer leurs réponses et te faire une idée de ce qui marche pour certains et de ce qui ne marche pas. Tu pouvais en tirer un schéma à reproduire. Oh là là, on est francophones, et je commence à faire des anglicismes effroyables!

J'ai vraiment adoré écouter ces histoires. J'adore écouter des histoires de gens qui ont créé des choses, qui se sont lancés et qui les expliquent généreusement aux autres. Finalement, je n'écoute pas tellement de podcasts autres que des podcasts business. C'est peut-être un peu triste. Il faut dire qu'on est un peu noyés dans l'information aujourd'hui sur Internet, avec Netflix, YouTube, etc. En vidéo, on ne sait plus quoi regarder. Alors si on commence à avoir des séries en podcast, ce sera super, je n'en ai aucun doute. Mais pour moi, le podcast, c'est vraiment un outil. C'est mon coach personnel, et j'ai ma playlist.

Je vais te donner quelques noms de ce que j'écoute. J'en écoute tellement que je suis moi-même victime de ce que je viens de dire avec Netflix : il y a une telle pléthore que c'est difficile de faire son choix. Mais petite parenthèse : quand je dis que j'écoute les podcasts pour m'instruire, ce n'est pas tout à fait vrai à cent pour cent. Je suis un peu de la génération de Tim Ferriss, et j'ai découvert le concept du podcast autour des années 2000. Je crois que le premier podcast que j'ai écouté, c'était un talk-show américain qui s'appelait Coast to Coast AM. C'est en fait une émission de radio qui était rediffusée en podcast. C'était une émission sur le paranormal, présentée à l'époque par Art Bell, qui est décédé maintenant, je pense, et qui est aujourd'hui animée par George Noory, et aussi par un monsieur qui s'appelle Jimmy Church. J'adorais écouter ça. C'est peut-être le seul détour que j'ai fait dans le podcast de divertissement.

Pour en revenir aux podcasts business que j'écoute, il y a évidemment Entrepreneurs on Fire, de John Lee Dumas et Kate Erickson. J'invite vraiment tes auditeurs à le découvrir s'ils parlent anglais, parce que c'est ce podcast-là qui a été ma fondation personnelle, et c'est lui qui sert de modèle à Révolution Digitale. Il y a aussi un podcast que je tiens à nommer, Startup Camp, de Dale Partridge, beaucoup moins connu, mais ce monsieur est vraiment très intéressant. Il a une personnalité très particulière : on aime ou on n'aime pas. Il a écrit un livre qui s'appelle People Over Profit, « les gens avant le profit », si je peux traduire, et il a lancé une société qui s'appelle Sevenly, qui ne dira peut-être pas grand-chose à nos auditeurs francophones. Mais c'est quelqu'un qui a une grande expérience du lancement d'entreprise et qui m'a beaucoup aidé.

J'aime aussi beaucoup le podcast américain de James Altucher, The James Altucher Show. Pardon my English! J'invite d'ailleurs tout le monde à écouter son épisode avec Garry Kasparov, qui est vraiment pas mal. En francophonie, quand je me suis lancé, j'avoue que je n'écoutais pas beaucoup de podcasts francophones, et c'est un peu pour ça que je me suis lancé. Mais quelques podcasts m'ont beaucoup impressionné. Il y a le podcast Vlan, de mon ami Grégory Pouy, qui est vraiment très bien. J'invite les gens à écouter son épisode avec Mo Gawdat, un épisode assez récent avec ce monsieur de chez Google, qui m'a vraiment reboosté. Et comme je suis vraiment très nul en marketing, j'ai beaucoup écouté les podcasts d'Olivier Lambert, dans ton pays, le podcast La Tranchée. Les podcasts de Stan Leloup sont pas mal aussi en francophonie.

Il y en a évidemment plein d'autres, mais ce sont ceux que j'écoute ou que j'ai écoutés et qui m'ont aidé. Bien évidemment, on ne pourrait pas ne pas nommer L'Accélérateur, c'est obligé! Je l'ai découvert très récemment, grâce à toi. Toutes ces approches et ces angles différents permettent d'en apprendre tellement. Et si je dois en citer un dernier, sans donner toute ma liste, c'est un que j'écoute de temps en temps, parce que c'est parfois assez rigolo : The Joe Rogan Experience. C'est en anglais. Parfois il va vous faire grincer des dents, parfois il va vous faire éclater de rire, mais c'est un des podcasts un peu à l'ancienne, et je le recommande personnellement. Désolé, j'ai été long.

Marco : Non, non, ça va, aucun problème, François-Paul. Joe Rogan, d'ailleurs, c'est un des podcasts qui reçoit le plus grand nombre d'auditeurs chaque semaine. C'est vraiment impressionnant, ses statistiques.

François-Paul : C'est un ancien, lui. Enfin, pas un ancien si on fait l'histoire du podcast en tant que tel, mais c'est vraiment un de ceux qui se sont imposés il y a déjà pas mal de temps.

Marco : Exactement. François-Paul, parmi ces podcasts que tu as écoutés, tu dis qu'Entrepreneurs on Fire et John Lee Dumas t'ont particulièrement influencé. Et probablement aussi que tu voyais qu'il n'y avait pas beaucoup de présence dans le podcasting francophone. C'est sans doute pour ça que tu as décidé de lancer Révolution Digitale. Comment est venue l'idée, initialement, de lancer ce podcast?

François-Paul : C'est une super question, parce que la naissance de Révolution Digitale est un peu complexe. Dans l'épisode zéro, je dis qu'il n'y avait pas beaucoup de podcasts en français sur l'entrepreneuriat, et c'était vrai dans une certaine mesure. Mais la vérité, c'est que l'idée elle-même remonte à longtemps pour Hélène et moi. Je dirais vers 2004, 2005, ou peut-être même avant. L'idée du podcast lui-même est venue plus tard, vers 2012. Dans mon cas, je me suis évidemment inspiré du podcast de John Lee Dumas pour la structure et pour le modèle, et je vais revenir sur ce choix. Il y a quand même un modèle d'affaires derrière ce podcast.

Mais l'idée de Révolution Digitale, qui est de mettre en avant des entrepreneurs francophones et de présenter leur parcours pour inspirer d'autres personnes à se lancer, est venue d'un désir que j'avais moi-même : ce désir de liberté. J'avais ça au fond de moi. J'ai suivi un parcours traditionnel, peut-être pas celui que j'aurais choisi naturellement. Et à l'époque, dans mes emplois, j'entendais toujours les gens se plaindre de leur job, être négatifs, avec ce sentiment d'être prisonniers d'un cadre qui les dépasse. Ça fait réfléchir.

Un jour, j'ai lu un article sur une étude, je ne me souviens plus du tout de son nom, qui soutenait qu'un fort pourcentage de jeunes diplômés du bac, en France, rêvaient de rejoindre l'administration publique. Je ne sais pas pourquoi, ça m'a choqué. Je suis tout à fait conscient qu'on a besoin de structures publiques pour faire fonctionner un système social. Mais ces structures sont là justement pour soutenir les innovations, la création, et aider tous ces petits projets qui permettent à l'humanité d'avancer. Ça peut paraître grandiloquent, mais l'idée que des jeunes n'aient qu'une ambition, rejoindre l'administration après leurs études, franchement, ça m'a fait flipper.

Pourquoi? Pour un sentiment de sécurité? De confort? Si tu vas vraiment au fond des choses, tu te rends compte que ce sont un peu des formes d'illusion. C'est la première chose qui a créé cette petite boule à l'intérieur, ce sentiment qu'il fallait que je fasse moi-même quelque chose par rapport à ça. Révolution Digitale est né de cette idée qu'aujourd'hui, beaucoup de gens sont malheureux dans leur travail de salarié. Ils se sentent inaccomplis, ils rêvent de liberté, d'une vie qui a du sens, et ils ne trouvent pas ce sens, cette liberté et cet épanouissement dans les structures telles qu'elles existent, qu'elles soient corporatives ou administratives.

Et mon état d'esprit était complètement aligné là-dessus, en tant qu'enfant du parcours tout tracé : études de droit, travail, gestion d'entreprise. C'est pour ça que j'ai commencé à écouter des podcasts business. Je me disais : j'ai fait ces études, je ne suis pas un businessman, comment font tous ces gens? J'avais lu La Semaine de 4 heures de Tim Ferriss vers 2007, 2008. Et en écoutant, on se rend compte que l'ère du digital a vraiment tout changé. Il n'a jamais été aussi facile de lancer son projet, sa propre affaire, qu'aujourd'hui. La preuve avec tous ces podcasts, les blogues, ces jeunes qui créent des applications et qui se font financer par du capital de risque.

On en est arrivés à la conclusion que l'entrepreneuriat et le digital étaient deux clés possibles pour accomplir ce rêve de liberté. Finalement, c'est une forme de révolution permise par le digital. D'où Révolution Digitale. Je sais, ça fait un peu simpliste quand on y réfléchit comme ça, mais c'est de là qu'est venu le nom. Et c'est comme ça qu'on a commencé à plancher sur le podcast. À ce moment-là, il n'y avait effectivement pas beaucoup de podcasts en français sur le sujet.

En matière d'entrepreneuriat, il faut quand même rendre à César ce qui appartient à César. Quand on a envisagé de lancer le podcast, vers 2015, 2016, il y avait déjà des podcasts comme celui de Morgane Février, une Française, qui s'appelle Le podcast de l'entrepreneur, et le podcast de Ling-en Hsia. Je m'excuse auprès de lui si j'ai déformé son nom.

Marco : Non, c'est bien dit.

François-Paul : Stan Leloup était déjà là. Et évidemment, les grands noms comme Radio France, L'Interview de l'éco. Tous ces podcasts étaient déjà là, et il y en a bien d'autres que je ne mentionne pas ici, ils et elles m'excuseront. Pour en revenir à John Lee Dumas, et c'est encore moi qui parle beaucoup, j'en suis désolé : j'écoutais beaucoup ces podcasts américains, parce que c'étaient eux qui m'inspiraient vraiment par rapport à là où je me trouvais. Et je faisais partie de la communauté de John Lee Dumas, qui forme des gens à faire du podcast. Je m'y étais inscrit pour rencontrer des gens et comprendre comment lancer un podcast, parce que c'est vraiment l'outil avec lequel je me suis dit : voilà, j'ai envie de faire quelque chose.

Comment je peux le faire? Est-ce que le podcast est un bon médium pour le faire en francophonie? Il n'y avait pas tant de podcasts qui touchaient exactement ce point-là comme j'avais envie de le faire. Je me suis donc mis en relation avec lui et je lui ai proposé d'appliquer son modèle à la francophonie. Tout est parti de là. Et pour tout te dire, quand tu es excité, on avait déjà tout le matériel, les micros, le studio était prêt en 2015. L'épisode zéro a été enregistré en 2016, et je ne sais pas pourquoi on a attendu si longtemps : on s'est lancés en décembre 2017.

Honte à nous! Honte, honte, honte. On va dire que c'est le syndrome de l'imposteur. Probablement. Mais finalement, on est là. Je pense qu'on s'est lancés dans la dernière vague, celle dont les livres d'histoire du podcast parleront comme de la troisième ou de la quatrième vague. C'est de la théorie, mais je pense qu'on est entrés juste au dernier moment pour profiter de la grande explosion. Et on est excités de créer et de développer cette communauté, la Tribu Digitale, autour de ce podcast, et de réaliser un peu notre rêve. J'espère que ça répond à ta question.

Marco : Oui, tout à fait. Présentement, on est soixante-quatre épisodes plus tard, entre la saison 1 et la saison 2. Depuis le lancement, as-tu observé des changements dans l'audience? Y a-t-il eu de la croissance? Dans les communications que les gens ont avec Hélène et toi, voyez-vous une évolution de l'audience de Révolution Digitale?

François-Paul : Oui, clairement. C'est là qu'on parle des montagnes russes de l'entrepreneur. Tous ces médias, que ce soit le podcast, les réseaux sociaux, un blogue ou des vidéos sur YouTube, t'emmènent dans une sorte d'addiction : celle de regarder tous les matins où en est ton audience. C'est absolument horrible. Tous les matins, tu te réveilles, tu allumes ton ordinateur ou ton téléphone et tu regardes combien de téléchargements a eu ton podcast, combien d'abonnés tu as sur tes réseaux sociaux. Je ne m'attendais pas à ça. Mais en dehors de cette addiction absolument abominable, on a appris énormément.

On ne savait pas trop à quoi s'attendre. C'est vraiment une grande expérimentation. Pour te donner des chiffres concrets, on est assez étonnés nous-mêmes : on a une croissance d'un peu plus de mille pour cent depuis notre lancement en 2017, et on est, à l'heure où on se parle, en juillet 2018.

Marco : Mm-hmm.

François-Paul : Ça fait environ cent quarante pour cent de croissance par mois, si je ne me trompe pas. Je suis juriste, je ne sais pas calculer, j'espère que quelqu'un me corrigera! Mais on trouve que ce n'est pas mal. Il ne faut pas oublier qu'on a lancé ce podcast alors qu'on était d'illustres inconnus, qu'on ne connaissait rien au podcast, rien au marketing, rien en stratégie de transformation ou de développement digital. On n'avait pas de stratégie de presse, on n'a contacté aucun média. La seule stratégie qu'on avait, c'était un compte Instagram, qui est peut-être le réseau qui marche le moins pour nous, et un compte Facebook qui réplique un peu notre compte Instagram et qui, lui, a explosé : la Tribu Digitale, nos abonnés sur Facebook, a dépassé les dix mille ce mois-ci.

Notre objectif, c'est d'atteindre environ cinq cent mille écoutes ou téléchargements du podcast d'ici la fin de l'année, et je pense que c'est réalisable. Je sais qu'on n'est pas parmi les podcasts les plus écoutés dans certaines régions, en France par exemple. Mais en considérant qu'on est partis de rien, qu'on est inconnus, et qu'on a fait ces résultats de croissance en six mois, on est plutôt contents. Ce qui a fonctionné pour nous, c'est surtout le bouche-à-oreille, et le partage par nos invités qui viennent sur le podcast. Maintenant, on travaille sur une stratégie de presse, une stratégie média, qui va, on l'espère, nous faire connaître d'une plus large audience.

Pour le moment, ce bouche-à-oreille nous a permis de nous concentrer sur une audience peut-être plus petite que certaines, mais qui interagit avec nous, qui nous pose des questions et qui a l'air d'être assez fan. C'est un peu l'objectif de ce podcast : créer cette audience, cette communauté, et comprendre ses problèmes. C'est comme ça qu'on envisage de le monétiser, mais c'est peut-être un point qu'on discutera plus tard.

Marco : Justement, tu parles d'expérimentation. Au départ, aviez-vous des objectifs derrière ça? Parce que dans Podcasters' Paradise, avec John Lee Dumas, on nous parle de statistiques, d'interprétation des statistiques, de ce à quoi on doit s'attendre, de ce qu'on devrait être capable d'aller chercher. Est-ce qu'il y avait des attentes lorsque l'épisode 1 a été mis en ligne?

François-Paul : Oui, clairement. Comme dans tout projet, quand tu crées quelque chose, tu penses que ton bébé, c'est le top du top. Tout le monde va l'adorer, se l'arracher, tu vas sortir dans la rue, on va t'arracher tes vêtements, te mettre sur un piédestal, et il y aura des paparazzis partout. Dans notre cas, on est sortis et on a entendu les criquets. Je crois que c'est un peu l'expérience de beaucoup de monde.

En termes d'attentes, je connaissais les chiffres. On a hébergé notre podcast sur plusieurs plateformes. Celle qu'on utilise maintenant s'appelle Libsyn, qui est, je pense, une des plus utilisées. Et un des dirigeants de Libsyn... oh là là, j'ai oublié son nom, tu le connais peut-être.

Marco : Rob Walsh.

François-Paul : Oui, voilà, exactement. Je n'ai pas les chiffres exacts, mais il avait donné une certaine fourchette, qui était reprise aussi dans Podcasters' Paradise. Pour les podcasts américains, je crois que si tu étais à mille deux cents téléchargements par épisode, tu étais au-delà de quatre-vingts pour cent de tous les podcasts...

Marco : Dans le premier vingt pour cent.

François-Paul : Dans les premiers vingt pour cent, voilà. Nous, on n'était pas du tout là. On a lancé avec trois épisodes début décembre, puis quatre autres épisodes ont suivi jusqu'à la fin du mois. Et je crois qu'à la fin de décembre, on avait environ cinq mille téléchargements au total.

Marco : Ce qui est quand même excellent.

François-Paul : Mais tout compris, hein, pas par épisode. Donc on s'est dit : OK, c'est chouette. On ne s'était pas fixé de KPI. Je ne connaissais pas cette statistique de Rob Walsh et de Libsyn à l'époque, même si Podcasters' Paradise nous donnait un peu des lignes directrices. Par contre, ce qui était important pour nous, c'est qu'on s'était fixé des objectifs trimestriels. Des objectifs dont on s'est rendu compte qu'ils n'étaient basés sur rien du tout : on les avait un peu tirés de notre tête. On s'était fixé des objectifs pour le podcast et pour les réseaux sociaux.

Par exemple, on s'était dit qu'on allait faire passer notre compte Instagram d'environ quarante abonnés à cinq mille pendant le premier trimestre. Finalement, je crois qu'on en avait deux cents à la fin du trimestre : un gros flop. Pour les téléchargements, on ne s'était pas fixé d'objectif particulier, mais il fallait une croissance d'au moins quinze à vingt pour cent de mois en mois. Et là, on a complètement explosé ce chiffre-là. C'était important pour nous d'avoir des chiffres et des KPI, parce que ça nous permet de mesurer. Maintenant, on est en train de les raffiner, en discutant avec des pros, avec des gens comme toi, avec la communauté de Podcasters' Paradise, avec notre propre communauté et avec beaucoup d'entrepreneurs qui ont des statistiques en dehors du podcast, sur les réseaux sociaux par exemple.

C'est en mettant tout ça ensemble qu'on a pu raffiner nos objectifs. Mais pour en revenir à ta question : au début, on n'avait pas d'attentes particulières. Tout ce qu'on savait, c'est qu'il était temps. Il fallait mettre ce podcast en ligne, arrêter de procrastiner, et on allait pivoter, bouger et évoluer une fois qu'il serait là. On ne pouvait pas planifier tant qu'on n'était pas lancés. Donc on a lancé le podcast sans trop d'attentes, avec quelques petits objectifs, qu'on est maintenant en train d'affiner.

Marco : Excellent. De toute façon, tant qu'on n'appuie pas sur le bouton Enregistrer, il ne se passe absolument rien.

François-Paul : Exactement.

Marco : L'idée, c'est d'enregistrer, sans nécessairement viser la perfection, parce qu'on sait que même après deux mille épisodes, il n'y aura pas encore de perfection. Il faut juste se mettre en action et y aller.

Marco : Tu parlais aussi de ce que ça vous apporte. Concrètement, qu'est-ce que ça rapporte à Hélène Baron et à François-Paul Lambert d'animer un podcast, à travers la Tribu Digitale?

François-Paul : Qu'est-ce que tu entends par « rapporter »? Au niveau personnel? Au niveau financier?

Marco : Personnel, notoriété, financier, popularité, peu importe. Qu'est-ce qui est différent aujourd'hui chez Hélène et François-Paul, qui n'était pas là en décembre 2017?

François-Paul : C'est sûr que se lancer dans un projet comme ça, quand ce n'est pas son propre corps de métier, apporte beaucoup de choses auxquelles on ne pense pas nécessairement. Dans notre cas, ça nous a ouverts non seulement au monde du business et de l'entrepreneuriat, mais aussi à un monde digital qui nous était peu familier. Sur le plan personnel, le podcast nous a permis d'apprendre de tous nos invités, des meilleurs. Notre but, c'est d'interviewer des gens et d'apprendre, au même titre que notre communauté, la Tribu Digitale : apprendre de leurs erreurs, de leurs réussites, et voir comment nous aussi, on peut mettre en action les conseils qu'ils nous donnent.

Je me répète peut-être, mais je suis peut-être un excellent expert juridique, comme il y a peut-être dans notre communauté d'excellents comptables, on peut citer tous les métiers du monde. Quand j'ai lancé ce podcast, je ne connaissais rien à la création d'entreprise ni à la stratégie marketing. C'était nul. Aujourd'hui, c'est très différent. Je te parlais des KPI, de ce à quoi s'attendre. Un peu plus de six mois après, Hélène et moi, on essaie d'être assez organisés, alors on fait des réunions hebdomadaires. Et on se retrouve dans ces réunions à parler de nos stratégies de marketing entrant, de comment on va créer des tunnels de vente... Et là, on se regarde et on éclate de rire en se disant : mais comment on parle? C'est quelque chose que tu apprends au fur et à mesure grâce à un podcast. Et on a envie que le podcast devienne un business à terme, c'est clair.

Ça, c'est juste un petit exemple. Il y a aussi le côté communauté. Pour nous, c'était important de créer une communauté avec ce podcast. Je te parlais du pourquoi on l'a créé, de cette petite colère qu'on avait de voir des gens gaspiller leur potentiel. Encore une fois, je n'ai pas envie de me mettre à dos toute la communauté des gens qui travaillent dans les administrations, j'y ai moi-même travaillé. Mais c'est cette idée d'abandonner tout son potentiel et ses talents pour une illusion de sécurité et de confort.

Marco : Oui.

François-Paul : De ne pas mettre cette énergie à contribuer, à créer, à pousser l'humanité vers l'avant. C'est là que le podcast m'apporte le plus. C'est cette communauté de gens passionnés, super humbles, qui nous contactent, nous donnent leur retour d'expérience et qui partagent finalement les mêmes idées et les mêmes intérêts que nous. Au-delà du business, le podcast, c'est surtout une superbe aventure humaine. Ça fait très romancé, mais c'est vraiment ça qui m'a apporté le plus.

Évidemment, ce n'est pas facile tous les jours. Il y a beaucoup de contraintes techniques, et il faut quand même créer ce podcast. Ça nous apprend à être organisés. Moi, je suis quelqu'un de complètement désorganisé, qui procrastine. Je dois trouver des systèmes pour me canaliser et me concentrer. D'ailleurs, je remercie beaucoup Hélène : c'est pour ça qu'elle est en charge du business, parce qu'elle arrive à canaliser cette énergie. À deux, on essaie de mettre en place des systèmes pour s'organiser. Et je ne vais pas mentir, ce n'est pas tout rose tous les jours. Parfois, on a des peurs, du stress. Est-ce qu'on va tenir cette échéance? Cet invité nous a fait faux bond, comment on va faire? Où en est le budget? Ce sont les contraintes de tous les entrepreneurs, parce que le podcast, c'est un projet entrepreneurial en soi. Il ne faut pas le nier.

Sur le plan financier, pour le moment, le podcast est tout frais, tout neuf, on ne l'a pas encore monétisé. Mais on applique vraiment le modèle d'affaires d'Entrepreneurs on Fire : se concentrer d'abord sur la communauté, comprendre ses besoins, ses points de douleur, et à terme, peut-être, être capable de lui offrir un service qui comble ce besoin. On a déjà pas mal d'idées en tête. Pas mal de gens sont maintenant en contact avec nous, que ce soit des entrepreneurs qui sont passés dans le podcast ou pas, et on commence tout doucement à comprendre leurs besoins. On va en parler un peu plus au lancement de la saison 2, et dans la saison 3, au tout début de 2019, les choses seront plus concrètes. Voilà, en résumé, pas très structuré, ce qu'on en retire sur ces deux ou trois plans.

Marco : OK. Vous avez terminé la saison 1 avec soixante-quatre épisodes, et la saison 2 arrive dans quelques semaines, pour la rentrée. Avant que tu nous parles de ce qui s'en vient dans la saison 2, et peut-être 3, 4, 5, peu importe : pourquoi avoir choisi de faire un podcast en saisons, plutôt que de façon ininterrompue comme John Lee Dumas, dont le podcast est quotidien? On comprendra qu'il ne fait que ça dans la vie. Mais pourquoi ce choix des saisons?

François-Paul : Encore une super question. J'ai envie de dire que c'est un mélange de plusieurs choses. D'abord, peut-être un effet de mode. Il y a aujourd'hui une façon de consommer les médias, que ce soit la vidéo ou autre, en saisons. Ce n'est pas tout nouveau, évidemment, mais ça donne une sorte de cachet : il y a une forme de croissance, une forme de changement. Et c'est là-dessus qu'on voulait mettre l'accent. On savait que notre podcast était là pour durer, sur le long terme, et qu'il allait évoluer en fonction des retours de nos auditeurs, de nos invités, de nos propres aspirations, des changements dans les technologies, dans le tissu socio-économique, dans les idées.

Faire ça en saisons, c'était une façon d'utiliser ce que les plateformes nous proposent : iTunes, par exemple, permet maintenant de diviser un podcast en saisons. Et c'était aussi une façon de montrer que le podcast évolue, tient compte des retours de ses auditeurs et offre de la variété et du changement. La première saison, c'était la saison de lancement, la saison de l'inspiration. Ça va se refléter non seulement dans les plateformes de diffusion, Apple Podcasts, Spotify, etc., mais aussi sur le site web, où on va séparer les saisons par thèmes. Pour la première saison, on est allés chercher des gens partout : en Afrique, en France, au Québec, aux États-Unis, en Australie, en Amérique du Sud et en Europe. Des gens qui étaient là pour inspirer, avec des conseils assez généraux, un peu moins concrets.

Pour la saison 2, on a écouté notre audience. Tu me dis si j'empiète sur ta prochaine question, mais on va entrer davantage dans l'action. C'est cette idée de faire évoluer le podcast, de laisser respirer les gens aussi, d'avoir un canevas. Peut-être que dans un ou deux ans, des gens vont découvrir Révolution Digitale à différents stades de leur projet entrepreneurial. Certains auront plus besoin d'inspiration et seront plus intéressés par la première saison, avec ses soixante-quatre épisodes. Ça fait beaucoup, mais ils savent où aller l'écouter. D'autres seront plus dans le « comment je fais ci, comment je fais ça », et seront plus intéressés par la saison 2, qui va les emmener vers plus de concret, plus de conseils applicables. Et pour les saisons 3, 4, 5, s'il y en a autant, on n'en sait rien encore. Mais c'est cette idée d'évolution : couper, faire respirer, s'améliorer constamment.

Marco : OK. Tu parlais déjà de quelques nouveautés de la saison 2. Sans révéler des secrets que la Tribu Digitale ne connaît pas encore, qu'est-ce qui s'en vient dans la prochaine saison, ou les prochaines, qu'on peut déjà annoncer?

François-Paul : Tout à fait. De toute façon, un secret ne reste jamais vraiment un secret, surtout dans le monde des podcasts. Vu que cet épisode sera sans doute encore écouté dans un an, ce ne sera déjà plus un secret. On est en juillet 2018, je ne sais pas quand cet épisode passera, mais la saison 2 reprend à la rentrée. On fait un petit hiatus de quelques semaines, et on va passer à un format plus concret, plus accessible. C'est vraiment le retour qu'on a eu de notre audience. Dans la première saison, on a fait des entrevues très générales, et nos invités ont donné beaucoup de bons conseils qui étaient, au final, très similaires. On avait un peu bouclé la boucle.

Maintenant, ce qui nous intéresse, c'est d'entrer davantage dans le détail. On va revenir à un format plus court, plus axé sur le comment, concrètement. Par exemple : comment se faire connaître auprès de la presse? C'est quoi, une bonne stratégie média? Une bonne stratégie Instagram? Une bonne stratégie pour créer un tunnel de vente? Notre but n'est pas de marcher sur les plates-bandes d'autres podcasts. Ce en quoi on croit vraiment beaucoup, c'est que tous les podcasts sont là pour se compléter. On est là pour apporter différents angles. On ne veut pas devenir un podcast de marketing, ni de vente, ni de tunnels de vente. Par contre, on veut vraiment être un podcast pour les entrepreneurs qui veulent se lancer. Le cœur de notre audience, ce sont des gens qui ont déjà un travail et qui rêvent de se lancer.

Marco : Oui.

François-Paul : On veut vraiment leur offrir cette perspective : comment passe-t-on d'un CDI à lancer un business? Tout le monde n'a pas la confiance ou les informations nécessaires pour le faire. On aimerait entrer dans ces outils-là. La saison 2 va lancer ce concept, et on espère, dans les saisons suivantes, aller chaque fois un peu plus près des besoins de notre audience, en invitant ou en réinvitant les bonnes personnes, pour offrir une information dont les gens peuvent s'inspirer pour reproduire ces étapes eux-mêmes. Je parle de manière très générale, mais je pense que tout le monde aura compris : on passe de l'inspiration générale, qui fait du bien, qui fait dire « oui, moi aussi, je peux le faire », à « je peux le faire, mais comment je le fais? ».

Marco : Comment je passe à l'action maintenant?

François-Paul : Voilà, exactement.

Marco : Excellent. Je suis convaincu que la Tribu Digitale a déjà très hâte d'entendre cette saison 2, qui devrait arriver au courant du mois de...

François-Paul : Septembre.

Marco : Au courant du mois de septembre. Excellent. François-Paul, on est rendus à la série des questions éclairs pour l'invité du jour. D'abord, quelle est ton application favorite pour écouter tes podcasts?

François-Paul : Je ne vais pas être très original à ce niveau-là. Je vais séparer ta question en deux, parce qu'il y a moi, mais il y a aussi Hélène, et on utilise des outils différents. Moi, je suis complètement imbriqué dans l'écosystème d'Apple. J'écoute mes podcasts sur mon iPhone et sur ma tablette iPad, évidemment au travers d'Apple Podcasts. Mais j'utilise aussi beaucoup SoundCloud. Les podcasts se retrouvent un peu sur les deux, mais c'est une plateforme que j'aime beaucoup parce que j'aime écouter et découvrir de la musique. Révolution Digitale est d'ailleurs sur SoundCloud aussi. Hélène, elle, est dans l'écosystème Android. Très récemment, c'est Google Podcasts, et je pense qu'elle écoute beaucoup sur Spotify aussi. Ce sont les quatre applications qu'on utilise.

J'ai quand même envie de mentionner que j'écoute toujours de temps en temps ma petite émission sur le paranormal, Coast to Coast AM. J'adore un de ses animateurs, Jimmy Church, qui a une émission qui s'appelle Fade to Black. C'est très « wouhou », mais c'est très chouette aussi. C'est sur Spreaker, une application où on trouve aussi des podcasts, mais il n'y a pas beaucoup de podcasts en français dessus. Je crois que même nous, nous n'y sommes pas, je n'ai pas encore compris comment y être. Mais c'est une application que j'utilise.

Marco : Parfait. Quel est le micro que tu utilises pour enregistrer tes épisodes?

François-Paul : Le micro que j'utilise, et que j'utilise d'ailleurs présentement, ce n'est pas du tout le micro que tu imagines pour faire des podcasts. Il y a une longue histoire derrière lui. La marque, c'est Audio-Technica, et le modèle, c'est le AT875R. C'est un micro canon, un shotgun, pas du tout un micro fait pour l'enregistrement en studio. Il est plutôt utilisé pour la vidéo. C'est un micro à condensateur, pour les experts ou les passionnés. J'ai choisi ce micro après avoir écouté un podcast de Fizzle, une société américaine que certains connaîtront.

Marco : Oui.

François-Paul : C'est un micro que j'adore parce que je bouge beaucoup. On a des studios un peu partout, on est un peu nomades. Même s'il est à condensateur, donc très sensible et qu'il a besoin d'une alimentation supplémentaire pour fonctionner, il ne prend rien de derrière ni sur les côtés. Ça me permet d'avoir ce son chaud et riche qui va bien avec ma voix. Parce que je n'ai pas la grosse voix des animateurs de radio, tu vois ce que je veux dire. J'ai une voix un peu fluette.

Marco : On n'est pas dans le Tony Robbins.

François-Paul : On n'est pas dans la fréquence de Tony Robbins, tu as compris! C'est pour ça que j'aime bien ce micro. Et aussi parce que je peux l'utiliser autant pour la vidéo, donc de loin, que pour le podcast. En postproduction, il y a toujours moyen d'enlever un peu les échos et la réverbération. Sinon, j'ai un micro de secours, si celui-là lâche, ce qui n'est pas encore arrivé. C'est un micro d'entrée de gamme qui est super : le Samson Q2U. C'est un micro à la fois USB et XLR. Pour ceux qui se lancent dans le podcast, ça veut dire que tu peux le brancher en USB sur ton ordinateur et l'utiliser quand tu veux, ou le brancher sur une console de mixage qui utilise le format XLR. C'est un micro dynamique, une autre technologie. Le son sera un petit peu moins chaleureux, mais pour un podcast, on ne verra pas trop la différence. Ce sont les deux micros que j'utilise pour le moment, et j'en suis très content.

Marco : Super, merci pour ce partage. Dernière question : quel est l'ingrédient technique secret de ton podcast?

François-Paul : Mais Marco, si c'est un ingrédient secret, je ne peux pas le révéler! Je ne sais pas s'il y a un ingrédient technique secret. Il y a cette citation en anglais : « We are standing on the shoulders of giants. » On s'inspire toujours de ce qui existait avant. Il faut le faire, il ne faut pas réinventer la roue, et je ne réinvente pas du tout la roue. J'ai fait partie de la communauté de John Lee Dumas dans Podcasters' Paradise, qui enseigne les techniques du podcast. Toi-même, avec L'Académie du Podcast, tu vas enseigner les rouages du podcast à de futurs podcasteurs. On s'inspire tous les uns des autres, de ce qui se fait de mieux. L'ingrédient technique secret de mon podcast, c'est à la fois de ne pas avoir tenté de réinventer la roue et d'avoir essayé d'être original.

Et le secret de mon podcast, c'est Hélène : c'est elle qui gère tout! Non, mais c'est vrai que notre technique, c'est qu'on ne l'a pas fait tout seul. J'aurais pu lancer ce podcast en solo, mais comme j'ai une activité à côté en tant que consultant, le fait qu'Hélène soit montée à bord pour diriger le business derrière a vraiment fait toute la différence. C'est là que j'ai envie de mettre l'accent : ne pas avoir été seul et avoir eu cette aide, c'est vraiment ce qui a permis au podcast d'être ce qu'il est aujourd'hui. On n'en est qu'au tout début, évidemment, mais ce serait un des ingrédients du podcast. Un peu moins technique, mais quand même technique dans le sens de l'organisation, du soutien, de la stratégie.

À part ça, il faut savoir qu'on n'est pas des ingénieurs du son. Dans le podcast, aujourd'hui, ce qui plaît, c'est aussi ce côté authentique, fait sur le coin de la table de la cuisine. Pour nous, le faire comme ça, sur le coin de notre cuisine, littéralement, mais en faisant l'effort, je ne vais pas dire de perfectionnisme, pour que le son soit le meilleur possible par respect pour notre audience, je pense que c'est ça qui plaît aussi. On a un son qui est propre. Nos invités font évidemment le plus grand effort possible avec les moyens qu'ils ont, mais nous, on repasse derrière pour que, quand on écoute notre podcast, on ait l'impression que c'est « waouh ». On rigole, évidemment, mais sur la qualité, on ne rigole pas. On met vraiment l'accent sur la qualité, et on fait le petit effort supplémentaire pour ça. Je pense que cette conjonction d'efforts mutuels, avec un œil sur la qualité, c'est vraiment ce qui fait la patte et le succès de ce podcast.

Marco : Définitivement. J'encourage d'ailleurs les gens à aller sur le site de Révolution Digitale pour jeter un œil aux différents épisodes de la saison 1. Pour avoir écouté plusieurs de vos épisodes, je suis particulièrement impressionné par la qualité de votre son, justement. C'est vraiment exceptionnel. Outre le contenu et la qualité des invités que vous recevez, la qualité du son que vous diffusez est vraiment très pure. Je pense que c'est un ingrédient essentiel pour que les gens ne soient pas distraits, qu'il n'y ait pas d'éléments irritants dans le son qui font qu'à un moment donné, les gens décrochent, comme sur certains autres podcasts. Ce n'est pas du tout le cas chez vous, au contraire. Vous êtes un exemple au niveau de la qualité sonore. Continuez dans cette veine-là. Comme je le disais, les liens seront dans les notes de l'épisode pour aller consommer votre contenu.

François-Paul : Merci beaucoup, Marco.

Marco : Merci beaucoup, François-Paul, de ton passage à L'Académie du Podcast, et on se reparle bientôt.

François-Paul : Merci beaucoup, au revoir tout le monde.

Marco : Ciao! Merci énormément à François-Paul Lambert. Comme lors de mon passage sur Révolution Digitale, qui s'était avéré probablement un des épisodes les plus longs des soixante quelques épisodes de la saison 1, c'est la même chose à L'Académie du Podcast : on est déjà rendus à cinquante-trois minutes. Quand on parle à quelqu'un comme François-Paul Lambert, qui a beaucoup de vécu dans le monde du podcast et dans l'entrepreneuriat, et énormément de choses à raconter, l'épisode s'allonge automatiquement. Mais je pense que la valeur que François-Paul nous a livrée justifiait amplement ces quelques minutes de plus.

La semaine prochaine, on va parler de comment bâtir sa marque grâce à un podcast. Ne manquez pas cet épisode, parce qu'on va découvrir tout l'univers qu'on est capable de bâtir autour d'un podcast. Je vais me servir de L'Accélérateur, l'autre podcast que j'anime, pour vous donner quelques exemples vraiment marquants. D'ici là, osez porter votre message aux oreilles de tous et commencez à changer le monde, un auditeur à la fois. Ciao tout le monde, on se reparle la semaine prochaine.

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À propos de l'Animateur

Marco Bernard

Marco Bernard anime L'Académie du Podcast et podcaste depuis 2014 (1 200+ épisodes au compteur).

Auteur du livre "Ton Podcast Ta Voix Influente", il a lancé l'ADP en 2018 et depuis, il a accompagné plus de 3 000 coachs, consultants et experts à utiliser le podcasting comme levier de croissance.

Sa philosophie : "Animer un podcast, c'est vendre. Et vendre, c'est servir."

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