Marco : Je t'ai déjà parlé des bootcamps de l'Académie du podcast. Mais peut-être que tu penses que Marco est biaisé quand il parle des résultats ou de ce qu'on vit à l'intérieur d'un bootcamp de l'Académie du podcast. Aujourd'hui, je vais te donner la preuve que non, parce qu'on sort tout juste d'un bootcamp : le premier bootcamp au Québec, à Bromont. Ça faisait longtemps qu'on voulait faire ça, mais la pandémie nous en a évidemment empêchés. On vient tout juste de sortir de cet événement absolument extraordinaire, vécu au pied des pentes, directement à côté de la montagne de Bromont.
Marco : Pour une première au Québec, on a été très satisfaits de la foule qu'on avait sur place : plus de trente participants, c'était exceptionnel. C'était un bootcamp express. La différence entre un bootcamp express et le bootcamp régulier, entre guillemets, c'est que le bootcamp express se fait sur deux jours, alors que le bootcamp régulier, qui a toujours lieu dans les Caraïbes, se tient sur quatre jours. Et plus souvent qu'autrement, les gens l'étirent de deux, trois, quatre ou cinq jours pour faire des vacances. On est donc en contact avec les gens cinq, six, huit, dix jours lors d'un bootcamp régulier.
Marco : Aujourd'hui, j'ai pensé inviter trois personnes qui ont vécu l'expérience du bootcamp express à Bromont, simplement pour parler de comment elles ont vécu ça. Une de nos invitées, Lucie, a vécu les trois bootcamps qu'on a faits jusqu'à maintenant, et elle est déjà inscrite au quatrième, qui se tiendra en République dominicaine du quatorze au vingt novembre prochain. On a déjà une vingtaine de participants inscrits pour aller là-bas, donc vraiment un super bootcamp qui s'annonce encore.
Marco : Lucie a vécu le Mexique, le premier bootcamp de l'histoire de l'Académie du podcast, en novembre deux mille vingt et un. Elle a vécu Paris en avril dernier, Bromont en août deux mille vingt-deux, et elle s'apprête à nous rejoindre en République dominicaine en novembre deux mille vingt-deux. Je voulais te donner une idée de ce que ça a l'air, un bootcamp vu de l'intérieur, vu par les participants. J'ai invité trois participantes qui ont des expériences de podcasteuses différentes. Pour moi, c'est important d'avoir à la fois la podcasteuse hyper expérimentée qu'est Lucie, avec plusieurs centaines d'épisodes réalisés, et des podcasteuses beaucoup plus novices, pour voir comment chacune a pu y trouver son compte.
Marco : Je te laisse tout de suite à cette table ronde avec des invitées issues du dernier bootcamp de l'Académie du podcast, et on se reparle la semaine prochaine. Incidemment, si tu veux te renseigner ou venir nous rejoindre en République dominicaine, je t'invite tout simplement à nous écrire à support@academiepodcast.com. Support, S-U-P-P-O-R-T, arobase academiepodcast.com. Ça va nous faire extrêmement plaisir de te diriger vers les bons endroits pour que tu saches quels sont les tarifs, comment ça fonctionne, etc. Je te laisse à cette entrevue avec trois femmes absolument exceptionnelles.
Marco : L'Académie du podcast, c'est pour toi, podcasteur aguerri ou en devenir, qui veut projeter ton message aux oreilles du plus grand nombre de personnes possible. À chaque épisode, on traite d'un sujet qui va t'aider à amener ton message encore plus loin. Je te remercie de passer quelques minutes avec moi aujourd'hui. C'est parti.
Marco : Bonjour Chantal, bonjour Édith, bonjour Lucie. J'espère que vous allez bien, mesdames ?
Édith : Bonjour Marco, ça va très bien, et vous ?
Marco : Ça va super bien. Ça ne peut pas faire autrement : on va créer une entrevue avec trois femmes exceptionnelles. Il y a eu quelques petits aléas techniques, mais l'important, c'est qu'on réussisse à faire notre fameuse entrevue avec ces trois merveilleuses dames qui ont participé au bootcamp express de l'Académie du podcast, une première au Québec, à Bromont. Je suis curieux de savoir comment vous avez vécu ça, assises dans la salle, parce que moi, je suis pas mal resté debout tout le long.
Marco : Je vais commencer par Lucie. Toi, tu as vécu les trois bootcamps de l'Académie du podcast : celui du Mexique en novembre deux mille vingt et un, celui de Paris en avril deux mille vingt-deux, et là, en août, celui de Bromont, une première au Québec. Tu as vécu l'évolution. Qu'est-ce que tu as pensé de la façon dont cet événement-là a évolué ?
Lucie : Effectivement, d'avoir vécu les trois, ça ne me donne que de beaux souvenirs, mais surtout des contacts avec des personnes extraordinaires, parce que chaque endroit a été différent. On voit ton évolution, Marco, et l'évolution de ton équipe aussi. Je trouve que vous vous ajustez rapidement pour répondre aux besoins. Vous êtes toujours de plus en plus efficaces, c'est toujours de plus en plus intéressant. Pour moi, les bootcamps amènent mon expérience podcast vraiment ailleurs. Ça m'amène à avoir des gens en vrai, et ça, c'est non négligeable.
Marco : Ça dévirtualise.
Lucie : C'est beaucoup plus le fun d'avoir des gens en vrai, mais surtout d'être capable d'échanger sur nos enjeux. On a peut-être moins échangé sur nos enjeux technologiques cette fois-là, mais beaucoup plus sur nos enjeux de podcasteurs, pour réaliser qu'au final, on passe tous par les mêmes étapes, peu importe où on en est.
Marco : Je trouve ça intéressant, et on va y revenir un peu plus tard. Là, on était au Québec, dans une salle. La majorité des gens n'avaient pas à se déplacer beaucoup, ils demeuraient à une heure ou deux de l'endroit. Même chose à Paris : il y a eu des Québécois qui se sont déplacés en Europe, mais essentiellement, les Européens n'avaient pas trop à se déplacer. Il y en a même qui demeuraient presque de l'autre côté de la rue. Mais au Mexique, et en République dominicaine pour le prochain bootcamp, il faut se déplacer beaucoup plus loin. On doit coucher là, il y a plus de nuitées, on est en contact plus longtemps.
Marco : Je veux qu'on revienne là-dessus. Mais juste avant, je veux parler à Chantal et à Édith, qui sont à des étapes différentes de leur parcours de podcasteuse. Lucie, c'est notre vétérane dans le panel d'aujourd'hui, avec déjà plusieurs centaines d'épisodes. Vous, Chantal et Édith, vous avez vécu ça beaucoup plus tôt dans votre parcours. À quoi vous vous attendiez avant d'arriver, et qu'est-ce que vous avez finalement obtenu ? Je vais commencer avec Chantal.
Chantal : Premièrement, quand je suis arrivée là-bas, je n'avais pas d'attentes. C'est rare, hein, mais je ne m'en étais pas fixé. Je m'étais fixé un objectif : aller chercher des outils pour me mettre en action. Ça fait un an que je suis dans l'Académie du podcast, mais j'ai traîné de la patte à cause d'un événement qui m'est arrivé. J'étais certaine que j'allais avoir tout mon temps pour créer, mais j'ai découvert que l'énergie et la création n'étaient pas là du tout. J'ai appris à écouter ça.
Chantal : Je me disais : « J'y vais-tu, j'y vais pas ? Je ne suis pas avancée, je n'ai même pas d'épisode de créé, je n'ai même pas vraiment fait de test. » Et c'est le plus beau cadeau que je me suis fait. D'y aller, d'être sur place, comme le dit Lucie, de rencontrer de belles personnes. Je suis encore un petit peu en apprentissage avec la technologie, c'est un défi, mais je vais y arriver. Il faudrait que tu fasses un camp uniquement techno, Marco. Je serais la première inscrite.
Chantal : J'étais vraiment contente d'être sur place, parce qu'être sur place et suivre des formations en virtuel, c'est loin d'être pareil. Moi, ça me manque énormément. J'ai enseigné pendant quinze ans, j'ai fait des conférences, donc le contact est super important pour moi. Ce que j'ai vécu là m'a donné des ailes et des outils pour avancer. Là, je dois mettre ça en application. Quand est-ce que je vais plonger vraiment ? Ça ne devrait pas tarder : on va mettre ça dans le coin de ma fête, le sept septembre. J'aime toujours me faire des cadeaux comme ça. J'ai un défi à relever au niveau technique, mais tout ce que vous nous avez offert pendant le bootcamp, c'était extraordinaire. Je vais laisser parler Édith.
Marco : C'est parfait. Merci, Chantal. Édith, qu'en as-tu pensé ?
Édith : Moi, même chose que Chantal. En partant, je n'avais pas vraiment d'attentes. J'avais une idée de ce qu'était un bootcamp, parce que j'en avais déjà fait dans d'autres cadres de travail. Par contre, ce qui m'a vraiment emballée, c'est la connexion entre les gens. C'est ce que je retiens du bootcamp, ce qui m'a le plus impressionnée. C'est sûr qu'un petit groupe comme ça, ça paraît. Dans d'autres bootcamps que j'ai faits, on était plus nombreux, donc ça connectait moins. Et il y avait peut-être aussi le fait que tout le monde était dans la même sphère : c'étaient tous des podcasteurs. Moi, je ne suis même pas une bébé podcasteuse, j'étais encore en gestation.
Marco : Bienvenue, Édith.
Édith : C'est un peu la même chose qui m'est arrivée que toi, Chantal. Un événement personnel a fait que tout a bloqué pendant des mois, et je m'étais un peu perdue là-dedans. Le but d'aller au bootcamp, c'était aussi de me retremper vraiment dedans. Et ça m'a énormément stimulée. Tu n'as même pas idée. Après être partie du bootcamp, il fallait que je m'arrête en cours de route pour m'enregistrer des notes, parce que les idées explosaient.
Marco : C'est cool. Ça veut dire que ça t'a aidée à faire ta connexion. Et de ton côté, y a-t-il une date arrêtée pour le lancement ?
Édith : Oui : trois jours après la fête de Chantal, le vingt.
Marco : Faites votre party en même temps, entre les deux ! Très cool.
Marco : Je veux faire du pouce là-dessus, parce que vous me parlez de l'expérience globale. Je vais creuser un peu plus du côté de Lucie. Si je t'avais posé la question pour chacun des bootcamps, tu m'aurais probablement donné une réponse différente. Si tu veux répondre pour l'ensemble des bootcamps, pas de problème. C'était quoi, la pépite d'or extraordinaire de Bromont ? On parlera un peu plus tard de la différence entre les bootcamps express sur deux jours et les bootcamps réguliers, plus longs.
Lucie : En fait, je dirais que la pépite est la même dans les trois bootcamps : la création d'une grande famille. C'est beaucoup plus que des contacts. Quand on se fait des contacts d'affaires, ce sont des gens qu'on va recroiser, à qui on demande ce qu'ils font dans la vie. Mais c'est rare que ça aille jusqu'à : « Hey, j'ai besoin d'aide », je lève la main, et il y a trois, quatre personnes qui lèvent la main pour dire : « Je suis prête à t'aider. »
Lucie : La création d'une famille d'entraide fait toute une différence. Et ça, Marco, je dois te lever mon chapeau, parce que tu as cette capacité d'amener les gens à être vraiment dans l'entraide et dans la connexion, de connecter les bonnes personnes ensemble. On parle de choisir sa famille de cœur : une famille pour qui on est prêt à tout faire, et dont on sait que si on a besoin d'aide, trois ou quatre personnes vont lever la main. C'est ce que j'ai retrouvé dans les trois bootcamps. Je sais que ce seront des amitiés à vie, pas des amitiés temporaires avec quelqu'un que j'ai rencontré une fois. La pépite, c'est vraiment ça pour moi.
Marco : Ce n'est pas étranger au fait qu'on attire les gens qui nous ressemblent quand on fait des affaires, spécialement sur le web. Moi, je suis toujours prêt à aider. Forcément, les gens qui m'entourent sont comme ça, et tu en fais partie aussi. Merci, Lucie. Édith, je vais commencer par toi cette fois-ci. S'il y a une pépite à sortir de ça, c'est quoi ?
Édith : La connexion avec les gens, c'est sûr : j'abonde totalement dans ce que vient de dire Lucie. Mais plus personnellement, c'est le parcours du client parfait. J'ai plein d'idées, des fois je pars dans tous les sens. Quand tu as présenté ça, c'est comme si tous les morceaux du casse-tête tombaient à la bonne place. Toutes les choses auxquelles je pensais : « Ah oui, ça, ça va là, et ça, ça va là. » Le podcast que je vais faire doit s'inscrire dans quelque chose de plus global. Toi aussi, Lucie, ton podcast s'inscrit dans ton entreprise, ça va plus loin que juste faire un podcast.
Édith : Et pour ce qui est des gens, j'ai eu plein d'idées : « Mon Dieu, cette personne-là, si elle est d'accord, je vais pouvoir lui demander de venir dans un de mes épisodes. » Des liens comme ça, c'est très précieux.
Marco : Merci. Juste pour préciser, Édith parle d'un atelier qu'on a fait pendant le bootcamp sur le client parfait, l'auditeur parfait. C'est le parcours que la personne va franchir à travers son historique d'écoute de notre podcast, puis à travers notre entreprise. Comment on va positionner tout ça ? La thématique du dernier bootcamp, c'était « Créer pour convertir ». Forcément, on se devait de parler de conversion, et c'est pour ça qu'on a présenté le parcours du client parfait. Chantal, de ton côté ?
Chantal : Je suis d'accord avec Édith, je suis d'accord avec Lucie. Premièrement, la connexion des gens qui étaient là, c'était extraordinaire. C'était tellement bien organisé pour rencontrer le plus de gens possible, avec notre petit nom à différentes tables et tout ça. Bravo. Et le client parfait, moi aussi : quand on a fait ça, j'ai vu plein de possibilités auxquelles je pensais, mais ça les a vraiment éclaircies. Je l'avais même écrit dans le questionnaire d'appréciation de la fin de semaine : c'était mon moment fort d'avoir fait cet exercice-là.
Chantal : Et comme dit Lucie, c'est vraiment une belle famille de podcasteurs. L'énergie est belle, les relations sont belles. Ce ne sont pas juste des connaissances : les gens sont vraiment là pour l'entraide. C'est extraordinaire. C'était mon premier bootcamp à vie, et j'ai adoré l'expérience. Il y en a qui vont avoir la barre haute.
Marco : On va parler de cette barre-là avec Lucie dans quelques instants. Je voulais juste souligner qu'au Mexique, on était neuf participants, douze personnes au total. À Paris, dix-neuf ou vingt participants, entre vingt-cinq et trente personnes. Là, on était trente et un participants, entre quarante et quarante-cinq personnes. Ça tend à grossir, avec l'équipe en place. Avec la pandémie, il y a eu des difficultés de déplacement pour l'équipe, ce qui fait que pour certains membres de l'équipe, c'était aussi leur premier bootcamp. Et l'équipe a vraiment tripé : être là, rencontrer le monde, ne plus les voir juste en virtuel. Dévirtualiser tout ça, les membres de l'équipe ont vraiment adoré.
Marco : Lucie, j'aimerais t'entendre sur deux choses. D'abord, les notions qu'on a vues. La grille de création de contenu, ce n'était pas nouveau pour toi, on l'avait vue plusieurs fois ensemble, même si on l'a présentée dans un autre contexte. Le parcours de l'auditeur parfait, du client parfait, aussi : tu l'avais déjà vu et tu avais commencé à travailler avec. Moi, l'image que j'ai d'un bootcamp, ce sont des gens qui rampent dans la boue sous des barbelés, qui se mettent en action, qui franchissent un parcours du combattant.
Marco : Cette fois-ci, on demandait de travailler sur un épisode, puis de le relier à notre parcours du client parfait. Comment vis-tu le fait que des notions reviennent sous des angles différents et que tu doives te mettre en action là-dessus ? Est-ce que c'est redondant pour toi, ou est-ce que ça te demande un exercice supplémentaire ?
Lucie : J'ai vécu ce bootcamp-là, comme tu dis, avec des éléments que j'avais déjà vus. Oui, j'ai créé un épisode, mon épisode sur le Costa Rica, où je vais expliquer aux gens qu'on va faire des voyages découvertes dans le but d'acheter là-bas. Mais au-delà de ça, quand tu as beaucoup d'épisodes en main, et ça va faire presque deux ans que je fais du podcast, tu y vas dans l'optique d'aider les autres et de partager ton expérience. Mon objectif premier, c'est : comment je peux aider ?
Lucie : Dans une famille, c'est ça aussi : il y a des personnes que tu vas aider parce qu'elles commencent, et d'autres qui vont t'aider parce qu'elles sont plus compétentes dans leur domaine. Dans les échanges, on va toujours aller chercher une petite pépite ici, une petite modification là, une petite idée là. C'est cet ensemble-là qui fait qu'on s'améliore tous les jours. Je l'ai répété pendant plusieurs jours aux nouveaux : « Vous essayez d'être parfaits, mais on ne sera jamais parfaits. »
Lucie : Moi, je ne veux pas être parfaite dans la vie. Je suis juste la meilleure version de moi-même aujourd'hui, et demain, je vais être encore meilleure parce que j'aurai appris autre chose. C'est comment je peux aller chercher ces petites pépites un peu partout dans les échanges, en donnant mon expertise, en aidant ces gens-là à mieux performer, à mieux comprendre ce qu'ils ont à faire, comment le faire et comment avoir du fun à le faire. C'est ça qui m'a nourrie pendant ce bootcamp : même si ce sont des choses que j'ai déjà vues, comment je peux aider et partager avec les autres. Parce qu'une famille, c'est ça aussi.
Marco : Je te donne une analogie, et peut-être que Chantal et Édith pourront partager là-dessus aussi. Les gens qui ont déjà vu les notions, qui ont déjà plusieurs dizaines ou centaines d'épisodes, viennent chercher des millimètres. Et le millimètre fait parfois toute la différence : quand la fusée veut aller sur la Lune et qu'elle décolle avec un millimètre d'écart, elle passe à côté de la Lune. Il faut s'aligner comme du monde.
Marco : Les autres, en parallèle, viennent chercher comment bâtir la rampe de lancement, comment s'assurer que la fusée va bien s'aligner, avec le bon réacteur. L'un n'est pas moins important que l'autre. Si on n'a pas la motivation pour lancer, pas la bonne rampe de lancement, ou si on est mal aligné d'un millimètre, il y a de bonnes chances qu'on n'atteigne pas la bonne cible. Est-ce que c'est comme ça que vous l'avez vécu ? Chantal d'abord.
Chantal : Oui, ça fait beaucoup de sens. J'ai même entendu des gens qui avaient plusieurs dizaines d'épisodes dire, pendant l'exercice du client parfait : « Oh mon Dieu, il faut vraiment que je me réajuste. » Et moi, qui étais à mes débuts, je me trouvais chanceuse, parce que je vais pouvoir partir de la bonne manière. Comme tu dis, ceux qui sont plus expérimentés vont chercher le petit côté qui va les propulser encore plus loin. Ils ont peut-être moins de rectifications à faire pour avancer encore plus vite.
Chantal : Mais ce que j'ai senti, c'est que peu importe notre niveau, au bootcamp, on était tous pareils. Je n'ai pas senti de différence. Au début, je me suis dit : « Mon Dieu, qu'est-ce que je vais aller faire là ? Je n'ai rien de fait. » Je savais qu'il y en avait qui étaient très expérimentés. Mais au contraire, j'ai eu des conseils de ces personnes-là, des trucs, des petits coups de pied dans le derrière pour avancer.
Marco : Avec amour, bien sûr. Et j'imagine que même toi, quand les autres déposaient leurs problématiques, parce qu'on faisait aussi des petites séances de hot seat, ton opinion était aussi valable que celle de n'importe qui, même face à quelqu'un qui a cent ou deux cents épisodes. Tu te mets dans les souliers d'un auditeur qui écoute le podcast de cette personne-là.
Chantal : Exactement. C'est ce qui est arrivé. J'ai donné des conseils qui ont été super bien reçus. On m'a dit : « Merci, je n'avais même pas pensé à ça. » On se met dans les souliers d'un auditeur. J'ai adoré.
Marco : Édith, de ton côté ?
Édith : Pour continuer sur la lancée de Chantal : peu importe l'étape à laquelle on est rendu, on arrive tous avec un bagage, des apprentissages, des expériences, des formations. Dans l'ensemble, il y avait plusieurs siècles de connaissances dans la salle. Mon leitmotiv, ça a toujours été de ne pas réinventer la roue. Ce qu'on apprend, on peut l'adapter, le transférer ailleurs. Ce n'est pas parce qu'on est une bébé podcasteuse qu'on n'a pas un bagage de vie qui peut aider quelqu'un de plus expérimenté. Et je n'ai jamais senti de différence entre les plus expérimentés et ceux qui commençaient. Ça ne se sentait pas du tout. La synergie était vraiment extraordinaire.
Lucie : Il y a quand même une reine, mais sinon, le reste, c'est tout correct.
Marco : En fait, on avait une reine qui a été détrônée, et on a eu une nouvelle reine à ce bootcamp-là. Il faut que les gens sachent qu'à chaque bootcamp, on nomme un peu comme une reine du carnaval : la reine du bootcamp. Ça a donné deux fois une reine, mais ça pourrait éventuellement être un roi.
Lucie : Ça pourrait. Même s'ils sont généralement moins présents dans les bootcamps, on va les accepter quand même.
Marco : C'est une bonne façon de rebondir sur ce dont je voulais te parler pour le mot de la fin, Lucie. Au bootcamp du Mexique, on avait autant d'hommes que de femmes. À Paris, le ratio avait un peu changé, il y avait un peu plus de femmes. À Bromont, il y avait beaucoup plus de femmes que d'hommes. Mais je veux t'entendre sur la différence de vivre au moins sept jours avec les mêmes personnes. Au Mexique, je pense que la personne qui est restée le moins longtemps est restée huit jours. Côtoyer ces personnes-là pendant huit jours, chacun dans sa chambre, évidemment.
Lucie : On va peut-être avoir des mariages en bootcamp, étant donné que tu es célébrant. Tout est possible.
Marco : Sait-on jamais. Je veux savoir comment tu vis cette différence-là.
Lucie : Premièrement, je dois te lever mon chapeau, Marco, tu es un hôte extraordinaire. Tu as à cœur le bien-être de tous tes invités, je l'ai vu dans les trois bootcamps. Tu nous reçois comme si tu nous recevais chez toi, et tu t'assures qu'on est bien, qu'on est heureux, qu'on a tout ce qu'il faut. On voit que tu es un homme de cœur, jusqu'au bout des ongles. Ça nous met dans une ambiance où, quand on est plusieurs jours ensemble... Et je suis sûre que les filles vont être d'accord avec moi : un bootcamp express, c'est tellement express qu'on aurait le goût que ça continue. On voudrait que ce soit plus long.
Édith : Deux jours, ce n'est pas assez.
Lucie : C'est ça, ce n'est pas assez. Imaginez, les filles, sept jours ensemble. Le soir, on est autour du feu ou dans la mer, on jase de business, de podcast, de la vie. On est capable d'aller beaucoup plus en profondeur dans nos relations avec les autres, et c'est ça qui crée encore plus, qui donne encore plus. Plus on est longtemps ensemble, plus on est capable de créer des liens beaucoup plus forts et beaucoup plus vrais. Ce n'est pas que les bootcamps express ne sont pas vrais, c'est que c'est tellement court qu'on en veut encore plus. J'ai tellement hâte à celui de novembre que je compte les jours.
Marco : Tu comptes déjà les dodos, Lucie ? Novembre 2022, on compte les dodos.
Lucie : Je vis pour les voyages de toute façon, tu le sais, Marco. Et je vais avoir le bonheur de rester là-bas pendant plus de deux semaines, parce que mes clients vont venir me rejoindre après le bootcamp du podcast. C'est ça, vivre une immersion. En immersion, tu vas apprendre beaucoup plus et enrichir beaucoup plus ton expérience que dans une formation. Le côté immersif sera toujours beaucoup plus fort.
Marco : Et au niveau de l'endroit, de l'environnement ? Paris, c'était en milieu urbain, quasiment au centre-ville. À Bromont, on était plus à la campagne, au pied des pentes de ski, un environnement assez joli. Au Mexique, on était carrément au bord de l'océan, les pieds dans le sable, là où il fait super chaud. Est-ce que tu vois une différence ?
Lucie : Quand tu es bien reçu et que tu es heureux d'être avec les gens autour de toi, peu importe l'endroit, il sera toujours extraordinaire, parce que tu es bien accompagné. Et tu es un hôte extraordinaire. Si Marco fait un événement, je suis la première à lever la main, tu le sais.
Marco : Il aurait pu y avoir des orages, et on serait allés dans l'océan pareil.
Lucie : On l'a vécu, d'ailleurs ! Il y avait un orage, toute notre gang était dans la mer, il pleuvait tellement fort qu'il fallait se fermer les yeux. Et on a eu du plaisir. Ce sera un moment mémorable dont on se souviendra toute notre vie. C'est ça, une immersion.
Marco : On était les seuls de tout le complexe en train de chanter pendant que les autres se cachaient dans leur chambre.
Lucie : Mais ce qui se passe au Mexique, en République dominicaine, à Bromont ou à Paris, ça reste là.
Marco : Et voilà. Les filles, merci beaucoup d'avoir pris le temps de venir me raconter ça. Je voulais l'entendre de personnes qui ont vécu l'expérience. Sur place, on discute toujours avec les gens, mais c'est différent quand on a pris le temps de se déposer après, que ça fait déjà quelques jours ou quelques semaines que c'est fini. La poussière est retombée et on prend la pleine mesure de ce qu'on a vécu.
Marco : Je prends en note, Chantal et Édith, que les bootcamps express sont le fun, mais que ce serait le fun que ce soit plus long. J'ai presque envie de vous dire : vous n'avez qu'à venir en République dominicaine. On a quatre jours de formation, entre guillemets, mais dans les faits, on a déjà une vingtaine de personnes qui vont être sur place, même un peu plus, et la personne qui va rester le moins longtemps va être là six jours. L'an dernier, quelqu'un avait réservé pour sept jours. Rendu à la septième journée, le taxi l'attendait, et il a demandé s'il pouvait rester deux jours de plus. Il a changé son vol pour rester deux jours de plus.
Marco : Tout ça pour dire que ça se tiendra du quatorze au vingt novembre prochain. Vous êtes les bienvenues, mesdames, si le cœur vous en dit et que vous voulez venir vivre cette expérience-là en République dominicaine. Merci beaucoup Chantal, merci Édith, merci Lucie d'avoir pris ce moment avec nous. Au plaisir de vous recroiser dans un bootcamp, format pleine longueur ou format express.
Édith : Un gros merci à toi. C'était un plaisir.
Marco : Ciao, ciao.
Lucie : Bye.